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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC

Il y a un mystère dans ma vie (...) dont la base est que je ne suis pas né à Marseille le 4 septembre 1896, mais que j’y suis passé ce jour-là, venant d’ailleurs, parce que, en réalité, je ne suis jamais né et que je ne peux pas mourir. Pour les ânes médico-légaux, c’est du délire; pour certains de la poésie; pour moi, c’est de la vérité comme un bifteck pommes frites ou un coup de vin blanc au comptoir d’en face”                                                                                 Antonin Artaud

 

Petite fleur - Photo BMC

En 1957 j’habitais en Belgique, un triste jour je reçu du consulat de France une convocation pour rejoindre au plus vite Brive la Gaillarde afin de remplir mes obligations militaires, c’est comme ça que l’on disait à l’époque. C’était la guerre d’Algérie, “la pacification”, enfin vous connaissez la suite... J’avais la ferme intention d’être objecteur de conscience, malheureusement la famille veillait, mon père crut bon de me rappeler comment son frère était mort à la guerre. Comme si cela allait m’encourager! Enfin j’abandonnais cette idée qui a été probablement le plus grand regret de ma vie. Je suis arrivé à Brive avec 11 jours de retard, c’était déjà ça de gagné. J’étais attendu de pied ferme, à peine passé le poste de garde on m’amena manu militari jusqu’au bureau du capitaine commandant la compagnie. - Ça fait longtemps qu’on vous attendait ! - Excusez-moi Monsieur, mais comme j’habite en Belgique, le temps que je reçoive mes papiers... A voir sa tête je voyais bien ce qu’il devait penser : “il me prend pour un idiot ou quoi ! ” - Bon en tout cas il faudra que vous rasiez votre barbe, et puis sachez qu’ici il n’y a pas de Monsieur, vous devez m’appeler mon capitaine. - Non Mon cap.. j’ai l’intention de garder, ma barbe. Le capitaine qui commençait à ne pas apprécier la plaisanterie me répondit que dans ce cas je devrai faire une demande au colonel par voie hiérarchique. Bien m’en pris, j’obtint l’autorisation de la garder à condition de laisser tout pousser sans la tailler. Depuis Napoléon (au fait c’était quoi son prénom à celui-là ?) une loi stipulait que seul les marins, allez donc savoir pourquoi, avaient le temps de tailler correctement leurs barbes, mais à Brive la gaillarde il n’y avait pas de marine.  Je fus grâce à ce subterfuge, barbu exempté de garde et de défilé. Monsieur le capitaine prit congé de moi en ces termes: - Bon comme vous voulez, vous serez affecté à la première section en temps que grenadier voltigeur (Ce n’est que plus tard qu’à ma demande je suis devenu infirmier). L’expression me plut beaucoup, je n’imaginais pas que des militaires pouvaient à ce point faire preuve de poésie. Moi qui n’ai jamais pu lancer une grenade à plus de trois mètres, ce n’était pas ce qui me convenait le mieux, pour la voltige non plus je n’étais pas très doué, mais bon ici on ne discute pas. Le jour même, avec mes futurs “coreligionnaires” nous étions convoqué dans une salle, où un quelconque sous officier demanda à ceux qui savaient écrire de bien vouloir noter leur première impression, l’un d’eux résuma très bien la situation en six mots:
“Ciel gris, murs gris, matière grise” Et nous voici maintenant 28 mois (moins 11 jours) après le jour où j’aurais normalement dû faire mes premiers pas au service de la France. Il leur aura fallu tout ce temps pour s’apercevoir que finalement je n’étais pas  de la bonne graine à fusil. je suis enfin libéré, et comme il n’est pas question que je retourne en Belgique, c’est tout naturellement que je décide de m’installer à Paris, ville des arts, des musées et de tout ce qui me passionne. En ce temps là il suffisait d’ouvrir le journal à la page des petites annonces, et c’était dans la poche. Comme je ne pouvais pas espérer vivre de ma peinture, j’ai commencé ma carrière comme commercial, 50.000Fr. par mois payés en espèces dans une enveloppe marron, c’était pas terrible mais ça permettait de survivre.
C’est Boulevard de Courcelles, dans les beaux quartiers face au parc Monceau que j’ai négocié le prix de ma chambre de bonne, la propriétaire en voulait 13.000 Fr.  Je lui ai expliqué que comme j’étais superstitieux ça me posait problème, sans doute ai-je été suffisamment convaincant le loyer fut ramené à 12.000. A vrai dire ça ne méritait pas davantage, après avoir passé l’entrée de service de l’immeuble il fallait descendre quelques marches, tourner au niveau des poubelles pour ensuite remonter 7 étages à pied. La pièce minuscule   se trouvait tout au fond d’un interminable couloir Kafkaïen, elle était éclairée par un demi œil de bœuf. Elle aurait très bien convenue à un moine trappiste, le mobilier était réduit à un petit lit en fer, une table de toilette un broc, une cuvette, une table et une chaise, pas de chauffage et l’eau à l’autre bout du couloir. Pas question de brancher le moindre appareil électrique, les plombs de l’étage sautaient et plongeait tout le monde dans l’obscurité.
Pardonnez-moi cette introduction un peu longue, mais je crois qu’il était important de planter le décor. Et c’est maintenant que tout commence : Un soir, qui allait sans doute devenir le moment le plus important de ma vie, après une journée tout ce qu’il y a de plus banale, je m’étais endormi comme  d’habitude, je crois me souvenir qu’il faisait très froid. Au milieu de la nuit j’ai subitement  pris conscience de me trouver en train de flotter au dessus de mon corps, c’était bizarre je me regardais dormir et pourtant j’étais au dessus, je n’avais pas conscience d’être dans un autre corps, je ressentais très bien ma respiration, c’est tout. J’avais une curieuse impression celle d’occuper tout l’espace de la pièce, une chose était certaine Je ne rêvais pas, j’étais dans un état de conscience différent, je me sentais capable de résoudre tous les problèmes, jamais je n’avais été aussi lucide, jamais je ne m’étais senti aussi bien. je prenais conscience des objets de l’intérieur, je ne vois pas comment le dire autrement. Des objets en question irradiait une lumière bleue. Beaucoup plus tard j’ai eu l’occasion à la centrale atomique de Saclay de me retrouver sur “le plongeoir” (c’est comme ça qu’on l’appelle)  de la pile atomique au cœur de la piscine, et le bleu qu’irradiaient les barres me rappela mon expérience c’était exactement la même lumière. Jamais de ma vie je ne m’étais senti si bien, la chambre n’était pas bien grande je me trouvais près du plafond et c’est à ce moment qu’est survenu une chose bien étrange: je suis passé à travers le mur, je voyais tout en perspective, il devait être tard l’immeuble en face avait quelques fenêtres allumées, c’est à ce moment que j’ai pris conscience du vide en dessous de moi j’ai été pris de vertige et instantanément j’ai regagné mon corps physique, celui-ci me paraissait lourd comme du plomb. Ne vous étonnez pas si plus tard dans mes séries de peinture il y en a une qui s’intitule “Le poids de la matière”. Jusqu’au matin je ne me suis pas rendormi, je venais de vivre une expérience exceptionnelle, je prenais conscience de l’événement que cela représentait. Je savais maintenant que l’esprit pouvait exister en dehors du corps, je savais aussi que plus jamais je n’aurai peur de la mort, tout ça je le savais avec toute ma masse, rien ni personne ne pourra jamais me faire douter de cela. Non l’esprit ne demeure pas dans le cerveau comme le pensent les occidentaux. Il n’est pas non plus dans le cœur comme le disent les orientaux, pourquoi serait-il situé dans un organe? Et maintenant se posait la grave question, fallait-il en parler ? J’allais passer pour un doux dingue. J’imaginais ce que penseraient mes interlocuteurs : “Tu as fumé la moquette ou quoi ? ”, une ou deux fois j’ai essayé, cela provoquait généralement un petit sourire en coin qui en disait long. “Ah oui ce rêve ue tu m’as raconté”. Non ce n’était pas un rêve. A cette époque personne n’avait jamais  entendu parlé de ce genre de baliverne. Je pris donc le partie d’enfouir tout ça dans le cimetière de mon jardin secret, à cette époque il y avait encore un peu de place. Bien sûr j’ai cherché dans la littérature existante ce qu’il pouvait y avoir sur le sujet. Mais en dehors des livres d’occultisme, il n’existait rien. J’ai lu et relu la méthode de dédoublement personnel de Charles Lancelin. Je suis même allé chez un pharmacien demander que l’on me fasse une préparation censée aider à sortir de mon corps, malheureusement celle-ci contenait certaines drogues illicites, et bien entendu, je n’avais pas d’ordonnance. Je me rappelle la tête du potard lorsque je lui ai expliqué l’usage que je voulais en faire. Enfin en 1975 paraissait un ouvrage sérieux sur le sujet, le docteur Raymond Moody publiait “La vie après la vie”. Dans ce livre de nombreux témoignages faisaient état de sorties hors du corps, et à un niveau bien supérieur à celui que j’avais connu. Tous racontaient la même histoire, quelle que soit leur nationalité ou leur religion, les enfants aussi (voir leurs dessins). Cela commençait toujours par la décorporation telle que je l’avais vécue suivie du passage dans un tunnel qui menait à une lumière blanche très forte mais qui n’éblouissait pas. Ceux qui s’y sont “baignés” disent avoir ressenti une impression d’amour, de chaleur intense, inimaginable sur terre. Parfois la personne voit en quelque secondes défiler sa vie. Le temps et l’espace semblent ne plus exister à ce niveau. Comme je ne vais pas vous raconter tout le livre du célèbre docteur, je vous conseille de le lire. Cet ouvrage fit beaucoup parler et ceux qui avaient vécu ce genre d’histoire se décidèrent enfin à dire des choses, les langues se délièrent. De nombreux médecins, particulièrement des anesthésistes, s’intéressèrent à la question. Le docteur Moody et bien d’autres firent paraître de nombreux autres ouvrages sur le sujet. En parler n’était plus tabou.

 

Comment expliquer que le peintre Jérome Bosch (1453 - 1516 ) peignit le fameux tunnel?

 Les expérimentateurs (c’est ainsi qu’on les nomme) ne sont pas forcément des mystiques, ils n’ont pas forcément une croyance particulière, ce sont des gens comme vous et moi. Parfois certains ajustent leur expérience en fonction de leur religion, mais c’est quand même toujours le même schéma de base, même si pour certains la lumière au bout du tunnel est assimilée à leur Dieu. Après avoir vécu ce genre d’événement on voudrait bien le vivre à nouveau.  J’ai  lu et relu le livre des morts tibétains, lui aussi racontait la même chose. Aux tibétains on pouvait faire confiance, cela ne faisait jamais que plus de 3.000 ans qu’ils étudiaient le problème, et comme de plus ils ne sont pas déiste leur connaissance est plus basée sur la philosophie et l’expérimentation que sur une quelconque foi religieuse. Pour eux l’expérience post-mortem semble encore faire partie du Samsara, mais ne compliquons pas les choses. Même les scientifiques se sont intéressés à la question voir, entre autres le livre du physicien Jean E. Charon : “Mort voici ta défaite”.Dans cet ouvrage le célèbre physicien explique que les électrons entrant dans la constitution de notre corps ressemblent à de minuscules “trous noirs”. Ces éléments enferment un espace et un temps différents. Cet espace-temps nouveau possède des qualités qu’il faut bien se résoudre à qualifier de spirituelles. Ce serait dans ces électrons “pensants” appelé éons que notre esprit tout entier serait contenu. Ces particules ayant une vie pratiquement éternelle, dans le passé comme dans le futur, je vous laisse imaginer la suite. Pour en savoir plus lire le livre de J.E.Charon. Voir aussi les recherches menées par Elisabeth Kubler Ross. Les témoignages sont trop nombreux pour êtres cités dans ce billet. La plupart des expérimentateurs ont vécu ces expériences après avoir subi  un accident violent. Souvent alors même qu’ils sont endormis par anesthésie ou considérés comme “mort clinique” parfois depuis plus d’une heure, ils reviennent et curieusement le plus souvent ils semblent ne pas garder de séquelles de leur passage de l’autre coté du miroir. Voir plus loin quelques témoignages vidéo. Parfois cela peut arriver durant le sommeil, mais c’est plus rare, mon histoire personnelle en témoigne. Souvent les victimes, endormies artificiellement, inconscientes, vont à leur réveil faire des déclarations étonnantes, révéler des choses qu’elles ne pouvaient pas voir, pourquoi tel chirurgien s’est-il comporté de telle ou telle façon, pourquoi tel autre n’avait pas les mêmes vêtements. Parfois elles rapportent des conversations que nul n’avait pu répéter, conversations parfois tenues loin de la salle d’opération ? Après cette expérience leurs vie est le plus souvent transformée, les valeurs matérielles ne comptent plus, une expérimentatrice qui avant son expérience était professeur de danse à son réveil se retrouve sculpteur. Un homme qui était garagiste ne comprend pas pourquoi le mot quanta “le poursuit” alors même qu’il ne sait pas ce que cela veut dire, pour se débarrasser du problème il ira chez un libraire et racontera un gros mensonge “figurez-vous c’est pour un concours, on me demande des renseignement concernant quanta?” le libraire lui trouva un livre sur la physique des quantas et l’homme s’aperçut à son grand étonnement qu’il comprenait presque tout. Il y a des cas plus dramatiques : celui d’un homme qui venait d’avoir un accident de moto et voyait les urgentistes discuter pour savoir si sur l’homme en question on pouvait prélever le cœur, et lui d’en haut voulait crier “arrêtez je suis vivant”, de retour dans ce que vous appelez le monde de la réalité  il a bien dû raconter cette histoire mais sans doute pas aux médecins. De quoi faire réfléchir sur les dons d’organes...

Les expérimentateurs disent tous, lors de leurs expériences, lire dans la pensée des personnes, elle savent à l’avance ce qu’elles vont dire. De même la vue n’est plus directive, on voit de tous les cotés à la fois sur 360 degrés. Pour se déplacer il suffit de penser à l’endroit où l’on veut se rendre, l’effet est immédiat. Comme les images valent souvent mieux qu’un long discours voici quelques documents que je vous conseille de consulter, il en existe des quantités sur le net.
                    
                                                  
                                              
Quelques liens sur ce blog            
                                      
                             

Sortie hors du corps                  
            

 

                              
                             
Elisabeth Kübler-Ross, l’ange de la mort
                          

                     
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