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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

 

  Pour des raisons que vous connaissez sans doute, et sur lesquelles je n’insisterai pas davantage, je n’ai le droit de reproduire, à mon plus grand regret, que des peintures d’artistes décédés depuis au moins 70 ans. Dans mon musée imaginaire, il n’y aura donc que des œuvres relativement anciennes, mais contrairement à ce que disait Vlaminck un musée n’est pas forcément un cimetière, les œuvres qui sont là sont bien vivantes, même si leurs auteurs ont disparu depuis longtemps. Je me propose de vous raconter à chacun de mes passages, la petite histoire d’un tableau, sachant que les critères de sélection sont tout à fait subjectifs. N’y voyez aucun classement, ces tableaux entrent dans mon musée de façon anarchique en fonction de mes caprices du moment.

 

 

Jan Van Eyck, La Vierge du Chancelier Rolin

 

 

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Peint par Jan Van Eyck vers 1435, plus de soixante ans avant La Joconde, c’est un tableau de petite taille 66 x 62 cm. Tempera et huile sur panneau de bois. C’est probablement un des premiers tableaux à entrer dans les collections du Louvre (le seul Van Eyck). Jusque-là le tableau se trouvait à la chapelle Saint-Sébastien à Autun, c’est à la suite de la destruction de cette église qu’il “atterrit” au Louvre en 1793. Malheureusement le transfert ne se fit pas sans dégâts, le cadre “disparut”, et ce qui est plus grave c’est que le fameux cadre comportait la date de création du tableau et la signature de Jan Van Eyck.

 

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Le cadre actuel

 

 

 Il n’y a aucun doute sur l’authenticité de l’œuvre. La technique de Jan Van Eyck est très particulière et facilement reconnaissable.

 

 

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Détail du tableau

 

 

 

 

Léonard de Vinci, “La Vierge, l’Enant Jésus et sainte Anne”

 

 

 

Léonard de Vinci, “La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne”

 

Ce tableau se trouve au Musée du Louvre.

Dimensions :168 x 130 cm

Huile sur panneau de peuplier

 

 

C’est d’abord à Florence que vont être créées les premières ébauches, plusieurs dessins sur lesquels figure également  Saint Jean-Baptiste enfant qui sera finalement remplacé par Jésus tenant un agneau.

 

 

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Il était d’abord destiné à Louis XII pour célébrer la naissance de sa fille Claude. Son destinataire n’en verra jamais la couleur. Selon l’hypothèse la plus vraisemblable, le tableau aurait été acheté par François I° à Salaï (le petit ami de Léonard) et cela pour une forte somme d’argent, il existe des documents à ce sujet.

 

Commencé en Italie vers 1500, le tableau transita en même temps que son maître vers la France. Sans doute fut-il terminé vers 1510 - 1513 (de nombreuses parties semblent inachevées).

 

 

Il était d’abord destiné à Louis XII pour célébrer la naissance de sa fille Claude. Son destinataire n’en verra jamais la couleur. Selon l’hypothèse la plus vraisemblable, le tableau aurait été acheté par François I° à Salaï (le petit ami de Léonard) et cela pour une forte somme d’argent, il existe des documents à ce sujet. Commencé en Italie vers 1500, le tableau transita en même temps que son maître vers la France. Sans doute fut-il terminé vers 1510 - 1513 (de nombreuses parties semblent inachevées).

 

 Dos du tableau, bien malin qui peut y voir trois dessins

 

En décembre 2008, le tableau est décroché afin d’être examiné en vue d’une restauration, ce n’est pas la première fois qu’il va être passé au crible des restaurateurs. Sylvain Laveissières du département des peintures photographie le dos du panneau et à la surprise générale il s’exclame : “mais il y a un dessin !”. À l’œil nu c’est pratiquement impossible à voir. Il faudra utiliser une caméra réflectographique infrarouge pour découvrir pas un mais trois dessins. Une tête de cheval, un crâne et un enfant jouant avec un agneau, probablement exécuté au graphite, ces dessins n’étaient pas faits pour être conservés, cela explique qu’ils n’aient pas été remarqués jusque-là.  Tout laisse à penser qu’il s’agit bien de dessins du maître.

 

 

En décembre 2008, le tableau est décroché afin d’être examiné en vue d’une restauration, ce n’est pas la première fois qu’il va être passé au crible des restaurateurs. Sylvain Laveissières du département des peintures photographie le dos du panneau et à la surprise générale il s’exclame : “mais il y a un dessin !”. À l’œil nu c’est pratiquement impossible à voir. Il faudra utiliser une caméra réflectographique infrarouge pour découvrir pas un mais trois dessins. Une tête de cheval, un crâne et un enfant jouant avec un agneau, probablement exécuté au graphite, ces dessins n’étaient pas faits pour être conservés, cela explique qu’ils n’aient pas été remarqués jusque-là. Tout laisse à penser qu’il s’agit bien de dessins du maître.

 

Tête de cheval

 

Contrairement à la Joconde qui semble avoir passé avec succès l’épreuve du temps. Sainte Anne a besoin d’une sérieuse toilette ; il faut débarrasser la peinture de couches de “vernis parasite”, éliminer de nombreux repeints dus à de précédentes restaurations, redonner de l’éclat aux couleurs qui ont viré.

Aujourd’hui les restaurations sont faites avec une très grande rigueur et des moyens techniques sans comparaison avec ceux du passé. Une pratique couramment utilisée autrefois consistait à décoller la couche de peinture d’un tableau pour la transférer sur une toile neuve. Cette technique fit bien des dégâts, imaginez ce que seraient devenus les dessins de Leonard, et les panneaux probablement oubliés dans un quelconque comble. Les dessins n’auraient jamais été retrouvés. Beaucoup de repeints étaient exécutés avec de la peinture à l’huile, aujourd’hui ils sont faits avec une peinture qui peut facilement être retirée sans pour autant abîmer l’œuvre originale.

 

 

Tête de cheval Contrairement à la Joconde qui semble avoir passé avec succès l’épreuve du temps. Sainte Anne a besoin d’une sérieuse toilette ; il faut débarrasser la peinture de couches de “vernis parasite”, éliminer de nombreux repeints dus à de précédentes restaurations, redonner de l’éclat aux couleurs qui ont viré. Aujourd’hui les restaurations sont faites avec une très grande rigueur et des moyens techniques sans comparaison avec ceux du passé. Une pratique couramment utilisée autrefois consistait à décoller la couche de peinture d’un tableau pour la transférer sur une toile neuve. Cette technique fit bien des dégâts, imaginez ce que seraient devenus les dessins de Leonard, et les panneaux probablement oubliés dans un quelconque comble. Les dessins n’auraient jamais été retrouvés. Beaucoup de repeints étaient exécutés avec de la peinture à l’huile, aujourd’hui ils sont faits avec une peinture qui peut facilement être retirée sans pour autant abîmer l’œuvre originale.

 

Le cadre

 

 

Polémique sur la restauration (Voir l'article du Point)

 

 

 

 

 

Dans mon musée imaginaire Gérard Gasiorowski.(1930 – 1986)

 

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Gérard Gasiorowski – Giotto

 

 

Gérard Gasiorowski était un étrange personnage, il a débuté sa carrière par une série hyperréaliste. Petit à petit il va, si l’on peut dire, détruire d’une main ce qu’il construit de l’autre. Il y a chez lui une sorte d’acharnement à “tuer la peinture”, son œuvre est une critique permanente du marché de l’art, une sorte de suicide. À compter de ce moment les galeristes ne lui pardonnent pas cet acharnement, il va maintenant créer l’Académie Worosiskiga (anagramme de Gasiorowski) dirigée, par un soi-disant tyran (!), époque où il peint une série de chapeaux signés de noms de peintres connus.

 

En 1981, il a 51 ans, la galerie Maeght (encore elle !) lui consacre sa première exposition personnelle. C’est un bide total.

 

Gasiorowski continue dans la provocation et la destruction, je passe sur les détails. Il va “peindre” ce qu’il appelle des “Tourtes”, œuvres composées d’excréments, qu’il dispose sur la toile à la façon des pommes de Cézanne. Le “jus de tourtes” servira à créer une autre série : “Les Jus”.

 

Il faudra que le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris lui consacre une exposition en 1983 pour que l’on daigne enfin s’intéresser à son travail...

C’est, à mon avis à ce moment-là qu’il va créer la série la plus intéressante, sur de grandes toiles ; une ligne va se suivre passant d’un tableau à l’autre créant ainsi une œuvre unique et fractionnable.

 

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Gasiorowski est étonnant car il est capable du pire comme du meilleur. Je vous l’ai dit, sa série des lignes est passionnante, son saint François est un chef d’œuvre, j’ai personnellement été très marqué par l’original. En revanche je ne  suis pas intéressé par ses œuvres destructrices, “Les Tourtes”, “Les Fleurs”, et ses installations à base de jouets, même si je comprends très bien sa démarche.

 

L’œuvre de Gasiorowski est déroutante, mais ce n’est pas une raison pour la rejeter en bloc.

 

Peut-être n’ai-je pas tout compris. Mais j’aime tellement ces deux toiles que je voulais absolument qu’elles figurent dans mon Musée Imaginaire.

 

 

 

 

Dans mon musée imaginaire Hans Holbein le jeune

 

 

 

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Hans Holbein le jeune, portrait de Boniface Amerbach, 1519. Huile sur panneau de pin, 28,5 x 27,4 cm. Bâle, Kunstmuseum.

 

 

 

 

 

 

Rembrandt dans mon musée imaginaire

 

 

 

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Rembrandt – Philosophe en méditation

Huile sur bois – 415 x 500 cm – 1632

Musée du Louvre

 

 

Il y a des tableaux qui laissent une trace indélébile dans l’esprit du spectateur. Chaque fois que je me suis rendu au Musée du Louvre je n’en suis jamais reparti sans le revoir une fois encore, jamais reparti tout à fait indemne. C’est pourtant un petit tableau, il se trouve entouré d’autres Rembrandt tous plus beaux les uns que les autres, mais celui-ci a ma préférence, peut-être le sujet y est-il pour quelque chose, la simplicité de la composition, la lumière, l’escalier en est le thème principal, le philosophe, et la servante qui attise le feu, émergent dans un second plan, le maître fait ici apparaître toute sa science du clair obscur.

 

À voir et à revoir sans modération.

 

 

☐☐☐

 

 

 

 

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