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ENTREZ LIBRES

Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
La semaine dernière, une émission relativement célèbre proposait un thème ö combien passionnant : le titre du sujet était  "Je m'sens pas belle" ...
Dommage qu'ils aient pas fait "je m'sens con", il y aurait eu du monde pour les sélections.

On a tous des soucis avec l'image que l'on renvoie, les femmes apparemment plus que les hommes. Je veux bien qu'on ait un problème avec son physique, qu'on se fasse refaire si c'est vraiment pathologique.
En l'occurence, c'était plutôt pathétique...

Que sera la femme de quarante ans une fois qu'elle aura tout fait refaire ??? Elle se regardera moins le nombril ??? J'en doute ...


J'ai un nez qui me plait pas, j'ai des complexes aussi, le complexe du corn-flakes comme dirait Matthieu Chédid. Peut-être même que je me ferais lifter, qui sait ? Peut-être que moi aussi j'aurais envie d'être un clone de toutes ces beautés soi-disant parfaites qu'on nous catapulte en pleine gueule à longueur de journée...
Mais merde, merde, et trois fois merde... Cassez vos miroirs et ouvrez vos livres, allez voir des expos, occupez-vous des autres, faites du macramé, je sais pas moi, mais détournez-vous de votre petite personne !!!
Les narcisses du vingt-et-unième siècle sont particulièrement inquiétants...
Désolée, mais moi, l'histoire d'un mec qui s'est noyé dans son reflet, ça ne m'a jamais fait fantasmer...




 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars


 

Une bande dessinnée qui s'intitule Le combat ordinaire avait tout pour me plaire...

Le combat ordinaire, c'est celui qu'on mène tous les jours, chacun à sa petite échelle, chacun avec ses armes.

Le héros de Manu Larcenet a des armes bien à lui et nous les fait partager sans états d'âme... Il se pose des questions, se remet en question dans ce monde qu'il ne comprend pas toujours.

Manu aborde par des dessins ludiques des situations tantôt graves, tantôt pleines d'humour, un patchwork fort semblable à la vie.

Le lecteur a parfois la gorge serrée, parfois le sourire aux lèvres, et éprouve un certain ravissement à trouver dans une bande dessinée les questionnements que lui-même se pose, des raisonnements qui frôlent la philosophie.

Le troisième tome du Combat ordinaire vient de sortir, et je trouve ça drôlement extraordinaire ...


http://tempsperdu.over-blog.org/
 
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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C’était en ???? (mes quatre neurones ont fondu au soleil … faut pas trop leur en demander !) Enfin, au siècle dernier …
Dans le sud de la France.

Reçu une invitation pour le vernissage d’une expo ( Schnabel ?? … sais plus trop. Gonflez pas mes neurones ..).

Oui, d’accord, vous savez ce qu’on pense des vernissages mais ils ont l’avantage de vous permettre de visiter l’expo gratos … après quoi on n’a pas forcément les moyens de faire face aux dépenses inhérentes à la muscu desdits neurones).

Bref, on se prépare. Ca se passe au Musée d’Art Contemporain. Tout le gratin sera là. Enfin, on fait le minimum syndical, faut ce qu’il faut. 


Quand on sort de la maison, il fait déjà nuit. Mais la nuit est douce par chez nous.

Douce … jusqu’à ce qu’on tombe sur de drôles de zèbres, tout de noir vêtus, casque intégral, matraque à la main et visiblement très nerveux… En plein sur le chemin ! Manifestement, les passants obliquent, ils esquivent … C’est quoi-t-est-ce ?
Moi, c’est pas difficile, je vais de là à là : la route la plus courte, c’est la ligne droite.
Donc : “Bonjour, Monsieur. Nous nous rendons à tel endroit. Comment on fait ?”
 
 


Manifestement, il savait pas. Pas de chez nous, l’alien !... Remarquez, fallait pas réfléchir longtemps pour deviner qu’il fallait contourner par la gauche… Mais j’aime bien que les choses soient claires.
Nerveux de chez nerveux, l’athlète répond par de grands gestes un truc genre “vous passez au loin”. Déjà, c’est pas poli, mais bon..
Comme on est curieux, on a demandé pourquoi… (non mais, c’est vrai des fois, tu sors de chez toi, y a un mec qui décide que t’iras pas plus loin… pis quoi encore ?)
Alors, tranquillou, on insiste gentiment. “Mais est-ce qu’on peut nous dire ce qui se passe ?” Le nerveux prend sur lui. D’une voix sèche et hachée (comme un robot mal fignolé), il nous explique que Jean-Marie vient éructer un discours à l’hôtel d’à côté… Et que, de ce fait, personne, j’ai bien dit personne, n’a le droit d’approcher !

Vu l’allure du monsieur et le nombre de ses sombres accolytes … on fait le grand tour (on n’est pas des martyrs, non plus !) – non sans l’avoir remercié avec force salamalecs. “Alors, vous dites, c’est par ici.. Puis, après, on tourne par là.. Ah, d’accord, monsieur. Merci, monsieur. Trop aimable, monsieur. Bonne soirée, monsieur…”


Morts de rire (ou verts de gris), on continue.
Puis, à force, on finit par arriver.

Grands falbalas autour du Musée. Le maire ne va pas tarder à arriver avec ses courtisans. Très en vogue à cette époque, le maire. Sais pas ce qu’il est devenu.
Visite de l’expo. Lumière crue. Bavardages champanisés (à mon avis, on devait être en retard). Mouvements de foule bon chic-bon genre.

Nous, on regarde les tableaux. On est bien. On est même très bien. On a largement le temps de faire au moins deux fois le tour de l’expo = tout le monde se presse au buffet, on est quasiment les seuls à regarder.
Deux jeunes mecs nous croisent alors et me gratifient d’un regard entendu, limite foutage-de-gueule…
Je ne leur ai rien fait. Les connais même pas. Ne peux en aucun cas être leur genre. Regard circulaire et circonspect … pas de doute, c’est bien à moi que ça s’adresse. D’un coup, je ne suis plus si bien que ça… Je veux bien braver des gardes du corps casqués et uniformisés … mais pas cette incertitude.
Alors, ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?

Recherche d’une surface (insolente mais) polie permettant de refléter mon anatomie et, horreur, malheur…

J’avais enfilé à toute berzingue une vieille jupe toute pourrie, faite maison, genre jupon avec volants, voyez ? (Mais NOIRE. Important ça, le noir. Après vous mettez un top noir, des bottines noires et vous prenez l’air entendu … et tout passe).

Sauf que
1)    la jupe était à l’envers
2)   c’est moi – la plus nulle des couturières – qui l’avais bricolée. A savoir (c’est dommage que j’ai pas de tablette graphique !) : trois kilomètres d’ourlets voyants, de fils inutiles, pendant, glandouillant et … accrochant un max la lumière !

Solutions :
a)    sortir en pleurant = pas possible, le rimmel, ça pique trop les yeux (encore que côté look, j’eusse été au top),
b)   trouver les chiottes et s’y précipiter pour retourner la chose (et si je re-croise les deux mecs – sans parler de tous les autres qui ont poliment détourné le regard – ils vont ouvertement se payer ma tronche, cette fois…)
c)    assumer. Après tout, la mode a assimilé le mouvement grunge. OK, je SUIS grunge (sans le vouloir). Et après, y en a que ça gêne ?

  

C’est seulement une fois sortis que j’ai fait remarquer à mon Mi-Amor-à-moi-que-j’aime (quand même) qu’il aurait pu s’en apercevoir avant (dans ces moments-là, faut attaquer = quoi ?? C’est de ta faute, patin, couffin).
Mais le problème, c’est que plus zen que lui, y a pas.. Il s’en foutait comme de l’an quarante.
De toutes façons, à part les oeuvres d’art, les livres et les chats, il voit rien.
Il peut venir passer la soirée chez vous et ne pas vous reconnaître le lendemain dans la rue, si vous le croisez à un endroit inattendu. En revanche, six mois plus tard, il pourra vous décrire en détails chaque tableau, chaque bibelot et le titre de la plupart de vos bouquins. Sans parler du nom de votre chat et de la couleur de ses yeux..

Moralité : si vous voulez vieillir tranquille, grossir tranquille, vous clochardiser tranquille … devenez Muse (le tout, c’est d’en trouver un comme le mien et alors là, bon courage !).

 
☮☮☮☮☮☮☮☮
 
Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
Par Bob Art

 
QU’EST –CE QU’UN BOBART ?


À ne pas confondre avec bobard (avec un « D ») qui est une sorte de mensonge souvent fait sous forme de plaisanterie. Toutefois on l’utilise également à propos des hommes politiques ou des médias qui nous racontent souvent des bobards, mais là ce n’est plus drôle du tout.
À ne pas confondre non plus avec le « beau bar » sur lequel nous dégusterons pendant longtemps je l’espère l’Art-maniac que nous aimons.
Non, c’est bobart ,vec un « T » à la fin.
Je vous explique :
Prenons par exemple un peintre (ou un sculpteur ou un photographe) qui lors d’un vernissage va se mettre à expliquer avec des phrases parfois incompréhensibles et alambiquées devant un auditoire recueilli ce qu’il a voulu exprimer par l’intermédiaire de son « art » (peinture,   sculpture, photographie …. ). « j’ai voulu exprimer, n’est-ce pas, dans cette œuvre, n’est-ce pas,  la détresse et la grandeur de l’homme, n’est-ce, pas, face à la vie et à la mort, etc…n’est-ce pas !!!…re-ect… et re n’est ce pas !) .
Sachant qu’un art est un mode d’expression,  ( et parfois le seul moyen d’expression qu’ont trouvé certains individus bizarres appelés « artistes » (je reviendrai la dessus lors d’un prochain bobart))  , ou comme le dit plus généralement le petit Robert (aussi avec un T à la fin mais là c’est normal) c’est un : « ensemble de moyens, de procédés réglés qui tendent à une certaine fin ».  On peut se demander alors pourquoi un artiste éprouve le besoin d’expliquer son « œuvre » alors que s’il s’est exprimé correctement par son art, il n’aurait pas eu besoin de le re-faire avec des mots.
Et bien voilà c’est le type même du bobart . Je dirai même c’est LE bobart de base, le VRAI bobart, Celui que tout le monde  peut (?) ou en tout cas doit être capable de reconnaître.
Comment reconnaître un bobart ? C’est assez simple. Si a la fin du discours d’un artiste savant l’expression « plutôt que de le dire peints le ! » nous vient à l’esprit, alors à coup sûr c’est un vrai bobart.
Cela peut sembler un peu sévère comme affirmation car après tout il y a des œuvres comme on dit « difficiles » à comprendre. Mais cette expression beaucoup trop souvent répétée sans réflexion préalable n’est pas tout à fait juste. Deux exemples à ce sujet :
Premier exemple,
À la fin de la première du sacre du printemps de, et par Stravinsky une Dame très snobe s’approche du « Maître » en gesticulant et en criant : « Maître, Maître je n’y comprends rien » et le « Maître » lui répond simplement et avec beaucoup de calme : « Ce n’est pas grave ». (à méditer)
Deuxième exemple,
Un documentaire que j’ai regardé récemment sur la 5 (ou ARTE je ne sais plus), qui concernait justement le sacre du printemps. Il devait être interprété par l’orchestre de Berlin (l’un des meilleurs au monde).
Il s’agissait à la demande du chef d’orchestre d’inclure dans le ballet, des jeunes de 10 à 16 ans qui n’avaient jamais approché de près ou de loin la danse et ce genre de musique. Beaucoup d’entre eux étaient en échec scolaire  et bien que volontaires au départ, ils rechignaient à travailler sérieusement et n’écoutaient pas le chorégraphe. Au bout de la première semaine (sur 5 semaines de répétition prévue) bon nombre d’entre eux avaient envie d’arrêter. Ils trouvaient ça « nul ». Les répétitions étaient catastrophiques. Petit à petit, à force de ténacité, le chorégraphe arrive à entraîner les jeunes. Le documentaire suit les jeunes pendant les 5 semaines jusqu’au concert. Leur progression est très difficile bien que la chorégraphie ait été conçue pour des débutants. Et doucement la lumière apparaît à certains. Ils sont de plus en plus disciplinés  et intègrent de mieux en mieux la musique qui devient « moins nul ». Le spectacle final est superbe et les jeunes font preuve d’un sérieux étonnant et l’on peut dire d’un vrai professionnalisme.
La moralité de ces deux exemples contradictoires c’est que la pratique vaut bien mieux que tous les bobarts qu’on peut écrire.
Si ce documentaire est rediffusé je vous incite vivement à le regarder.
Revenons à notre définition du bobart.
Il existe une variété plus répandue du bobart. Par extension, un critique d’art écrit lui aussi des bobarts  bien sûr et plus généralement encore, toute personne qui s’exprime sur un art ou une œuvre fait un bobart.
C’est ce que je fais actuellement si vous ne l’aviez pas remarqué.
Nous en resterons donc à cette définition simple.
Alors ?
QUESTION  : y a-t-il de bons  et de mauvais bobarts ?
RÉPONSE : Il y a sans doute de bons et de mauvais bobarts mais ils sont aussi délicats à départager que les bons chasseurs et les mauvais chasseurs.
QUESTION  : Si je dis « je n’aime pas cette œuvre » est-ce un bobart.
RÉPONSE : oui c’est un bobart, un peu trop court pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur, mais c’est un bobart tout même. (Essayez de comprendre en vous-même pourquoi vous n’aimez pas et essayez de l’expliquer à d’autres, vous ferez peut-être un « bon » bobart).
QUESTION  : Pourquoi ne pas utiliser tout simplement le terme bobard ?
RÉPONSE : ???????!!!!!!!!!!!!!....................... T’a rien compris ou quoi ?
QUESTION  : Quelqu’un qui écrit ou dit des bobarts est-il systématiquement un imbécile ?
RÉPONSE : Non, la preuve… …….moi….. (quoique ???……)
QUESTION  : Je n’ai pas bien compris l’intérêt d’écrire des bobarts.
RÉPONSE :Justement moi non plus mais comme le dit le Dalaï Lama : « nous avons besoin de nos défauts pour commencer notre progression car c’est tout ce que nous avons comme outils au départ. » (Elle est envoyée celle-là hein !).
QUESTION : Depuis quand écrit-on des bobarts ?
RÉPONSE : Depuis que l’art existe et que l’on sait écrire
QUESTION  :Depuis quand dit on des bobarts ?
RÉPONSE : Depuis que l’art existe et que l’on sait parler.
QUESTION : Pendant combien de temps encore les bobarts existeront-ils ?
RÉPONSE : Les bobarts s’éteindront d’eux-mêmes le jour où tout le monde sera artiste.
QUESTION : Qu’est ce qu’un artiste ?
RÉPONSE :???????????????????????????????????
QUESTION : Dessine moi un mouton
RÉPONSE : Ta gueule !
Je vous sens un peu fatigué ? Voire même peut être consterné pour certains d’entre vous ?
Mais il faut, pour en finir, que je vous dise enfin pourquoi j’ai envie d’écrire des bobarts. Un jour, mon cousin (heureusement qu’il existe) m’a dit cette phrase : « aujourd’hui, non seulement on laisse parler les imbéciles, …. Mais en plus on les écoute. » Ça m’a vachement encouragé.
Allez je vous laisse, c’est assez (c’est tassé………. Cétacé… hum.),… je veux dire c’est assez tassé  pour aujourd’hui.


FIN DE MON PREMIER BOBART. 
 
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Publié le par Bob Art
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Par Bob Art

« IL FAUT ALLER PLUS VITE QUE LA BEAUTÉ »


En voilà une phrase bizarre. Qu’est-ce que ça veut dire : Aller plus vite que la beauté ? Comment peut-on associer la vitesse à la beauté ? C’est sûrement un truc d’artiste. Une phrase vide de sens pour faire de l’esbroufe. Un bobart quoi !  UN VRAI une fois de plus ! Et puis d’abord qui a dit ça ? Sans doute un ‘artiste’ en quête de publicité pour mieux vendre ses ‘œuvres’. On l’imagine en train de pavoiser devant les médias en expliquant : « qu’il faut aller…. N’est-ce pas…. plus vite que la beauté…… ».
     
Bon et d’abord, elle vient d’où, et de qui cette affirmation fantaisiste ?
….. C’est Jean Cocteau qui raconte (je n’ai pas retrouvé le bouquin qui le raconte, mais croyez- moi, c’est un vieux con qui vous le dit….. donc c’est vrai….. le vieux con c’est moi pas Cocteau) :
« Un jour nous discutions Picasso et moi sur la notion de BEAUTÉ. Et Picasso m’explique tout d’un coup qu’il fallait aller plus vite que la beauté, parce que la beauté n’est pas statique, elle n’est pas immuable. Elle n’est pas une fois pour toute où l’on croit qu’elle est. Elle n’est pas permanente. Elle bouge  (Et l’on ne parle même pas du fameux phénomène de mode). Il faut donc chercher, chercher encore et chercher toujours pour aller au-delà, en avant de la ‘beauté, plus vite que la beauté, et ainsi amener petit à petit le spectateur vers une autre beauté que celle qu’il a l’habitude de retrouver (ha ! l’habitude !!..) ».
C’est souvent la raison pour laquelle les artistes, en général, sont des bosseurs (comme Picasso). Non pas parce qu’ils aiment le travail, mais parce qu’il y a une chose qui les tenaille ; exprimer au mieux ce qui est en eux, par leur moyen d’expression : l’art qu’ils pratiquent. Et ce qu’ils ont en eux est un grand mystère qu’ils veulent rendre ‘beau’ afin qu’il (le mystère) soit mieux compris.
Si l’on adhère à quelque chose de beau, on comprend mieux… me semble-t-il. on pourrait le dire dans l’autre sens : Si l’on comprend mieux, c’est que l’on adhère à quelque chose de beau. C’est amusant non ?
On reconnaît un artiste d’après moi, non pas à son ‘talent’, ce qui ne veut pas dire grand chose, mais à la ténacité qu’il met pour continuer, coûte que coûte, vaille que vaille, à chercher, et à chercher encore à se rapprocher de ce qu’il a en lui pour le faire mieux comprendre. (Qu’il vende ses œuvres ou non fait partie d’autres mystères qui sont ceux de l’offre, de la demande et de pleins d’autres trucs mystérieux mais pas artistique du tout).

Il y a déjà plusieurs siècles de cela, raconté cette fois par Platon, un autre dialogue concernait la beauté :
-« Le beau c’est une belle fille » dit Hippias (qui est un sophiste (débrouillez vous pour savoir qui est Hippias et qu’est-ce qu’un sophiste.)) ***
Donc disais-je, Hippias dit à Socrate « Le beau c’est une belle fille »
à quoi Socrate lui répond :
« Le beau ce peut être aussi une belle marmite .»

Socrate avait-il déjà compris qu’il fallait aller plus vite que la beauté ?
 
ATTENTION CECI N’EST PAS UNE MARMITE (je n’écris pas ça pour paraphraser Magritte mais parce que je n’ai pas de marmite sous la main)

FIN DE MON DEUXIÈME BOBART

*** Vous aurez la réponse, entre autres, dans LA PHILOSOPHIE POUR LES NULS, ça aide ce genre de bouquin.


 
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Publié le par Complik Clé
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  Photo B.M.C
 
Lundi 20 mars, premier jour du printemps. Le temps pourri me fait bien sentir que c’est le printemps uniquement sur le calendrier.

Un temps bien gris donc, qui ne donne pas envie de se lever. Ce connard de réveil accomplit à merveille sa mission stupide.

J’ai pas envie d’y aller aujourd’hui. Je vais appeler le lycée et dire que je suis malade …

Je ne suis pas élève, non, j’appartiens, en dilettante certes, à la secte étrange des profs. Mais les profs, ils me gonflent un peu… Pas tous, mais la mentalité corporatrice de certains, genre “nous enseignons aux enfants, donc nous sommes supérieurement intelligents…”, ça saoule un peu. Ce n’est pas parce qu’on est prof qu’on est au-dessus du lot. Devenir prof ne signifie pas forcément que l’on se vaccine contre la connerie… La connerie humaine a l’immense mansuétude de s’étendre à toutes les classes sociales, à toutes les couches de la population…

Non, ce matin, si je me lève, ce n’est pas pour les collègues, c’est pour mes élèves, et il faut bien que je les aime pour me tirer du lit alors que je n’ai pas fini ma nuit.

Ils ont dix-huit/vingt ans, au top de la jeunesse… Sauf qu’ils vont pas très bien, les jeunes. J’étais à leur place il y a moins de dix ans et j’étais, malgré un caractère peu optimiste, plus ou moins enthousiaste, plus ou moins heureuse de mon petit monde.

Ils sont largués, je le suis aussi, peut-être un peu moins qu’eux. Ils savent que ça va pas autour d’eux, ils sont pas cons les jeunes. Ils voient bien que les parents c’est pas la joie. Y en a qui se font tabasser par leur père et qui disent rien, qui encaissent, jusqu’à ce que les flics soient alertés. Y en a qui échappent de justesse à un viol, et qui encaissent aussi. Elles ont du mal à se concentrer en cours et sont parfois agressives, c’est bizarre, non ???

Heureusement, on va pouvoir détecter les futurs violeurs et les futurs violents dès la maternelle … Ouf, me voilà rassurée, je suis bien tranquille pour mes futurs enfants…


Trève de plaisanterie, si les jeunes aujourd’hui sont dans la rue, ce n’est pas pour rien, ce n’est pas pour feinter les cours… Si ce qu’ils écrivent est déprimant, si les paroles des groupes qu’ils aiment ne parlent que rarement de bonheur et souvent de révolte, si certains cherchent à se déchirer à l’alcool ou au joint… ils ne boivent pas pour faire la fête, ils ne fument pas pour être inspirés ou “peace”, leur souci, c’est d’oublier, si on n’oublie pas on se pose trop de questions et ça va pas… rien de cela n’est anodin.

Ouvrez les yeux, allumez la télé deux minutes pour vous lobotomiser la cervelle avec une émission où les gens paumés trouvent leur quart d’heure de gloire, et vous comprendrez… Vous penserez alors, comme les jeunes (dont la première cause de mortalité est le suicide – j’espère qu’on arrivera à détecter les futurs suicidés -),  que notre monde est bien gris, que l’insécurité est dans nos âmes avant de descendre dans les rues, c’est tout.

La seule déviance que j’aimerais voir détectée à la naissance est la connerie, et encore… sans les cons on ne saurait situer l’intelligence, et je crois qu’aujourd”hui l’intelligence est dans ceux qui battent les pavés (pas les vitrines), les jeunes et les moins jeunes qui ouvrent leur gueule…

Donc ce matin je me lève, je vais tenter comme je peux de les faire réfléchir par eux-mêmes, j’ose espérer que c’est toujours mieux qu’une émission débile...
 

 
              Photo B.M.C         


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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 

A tous ceux qui, comme moi, sont parfois déçus par le manque de créativité de certaines musiques actuelles, je propose un médicament efficace.


Attention cependant, il faut aimer le rock...

Certains reprochaient au groupe la déviance électro de leur "Sleeping with ghosts", ils seront agréablement surpris par leur dernier opus médicinal.

Rock is not dead, pas de doute...

Des riffs entêtants, des paroles parfois alarmantes mais souvent réalistes; Brian Molko et sa bande collent à leur époque, s'y perdent même pour nous permettre une évasion, dans un contexte qui souvent nous tient prisonniers.

Un simple coup d'œil sur leur dernier clip (Song to say goodbye) suffira, je l'espère, à vous convaincre de dépasser les doses prescrites...

Matin, midi et soir, don't forget to take your meds...


 
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Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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Ils travaillaient depuis des années dans la même boîte. S’étaient croisés à de multiples reprises. S’étaient même salués, je crois bien. Puis un jour, ils se sont retrouvés à bosser ensemble. Le destin, un peu long à la détente, s’était enfin décidé à faire son boulot…

Ils se sont épiés durant quelques jours. Etonnés de se trouver mutuellement sympathiques alors qu’ils étaient si dissemblables. Lorsqu’au hasard d’une pause (hasard ou nécessité ?), la conversation vint à pointer sur le pouvoir de l’esprit sur la matière. C’était un vendredi.

Il lui dit :

“Si je veux très fort que votre montre s’arrête demain à trois heures, elle s’arrêtera à trois heures.”

Elle pensa :

“Tu parles, Charles ! Là, tu fais fort…”  Mais se contenta de lui sourire.

Le soir, en rentrant chez elle, elle fit comme chaque vendredi : elle se délesta de sa montre pour la durée du week-end. Parce que, fallait pas pousser, la dictature du temps ne passait pas le seuil de sa vie privée… Non mais !
N’empêche que le samedi, elle ne put s’empêcher de jeter un oeil sur la tocante … dont les aiguilles trottinaient allègrement alors que l’heure butoir était largement dépassée…

Haussement d’épaules.
Arrête de croire aux miracles, ma fille…

On zappe. Fin du week-end.

Lundi matin, elle dut ré-enfiler sa camisole : vêtements qui serrent, chaussures trop hautes, peinture sur le visage et … oh! elle allait oublier la montre.

Elle alla pour la remonter (coup de frime en passant, c’était une jolie petite Cartier, qui se mariait fort bien avec le reste de la panoplie), et, devinez quoi … la montre était arrêtée sur trois heures pile. Pas moins une. Pas plus une minute. Pile poil, vous dis-je !

Vous étonnerai-je si je vous raconte que, depuis ce jour lointain, ils ne se sont plus quittés …
 
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Publié le par BMC et la Muse
En Chine, les bouddhas poussent comme des champignons géants
S'il y a quelqu'un au monde capable de restaurer le bouddha récemment dynamité de Bamiyan, en Afghanistan, c'est bien Liang Enming. Cet homme d'affaires a été chargé de l'entretien du grand bouddha de Leshan - 71 mètres de haut -, dans la province chinoise du Sichuan. Il a démissionné de ce poste au début des années 90 pour créer un parc à thème, l'Oriental Buddhist Capital, où sont reproduites  3 000 statues bouddhistes du monde entier.
Au mois de mars, alors que le monde était encore sous le choc de la destruction des statues de Bamiyan par les talibans, M. Liang a flairé le débouché commercial. Persuadé qu'une réplique du bouddha de Bamiyan attirerait les touristes dans son parc, il a collecté, dès le mois d'avril, 8 millions de yuans pour lancer un projet à proximité du bouddha de Leshan. Pour le seconder, il a engagé Tan Yun, directeur de l'Ecole de sculpture du Sichuan, et l'a nommé concepteur en chef. Le bouddha de Bamiyan est considéré comme l'une des merveilles de l'Asie. On pourrait donc croire qu'il serait difficile d'en faire une copie. M. Tan n'est pas de cet avis. A l'en croire, les propriétés géologiques des montagnes de Leshan constitueraient un gros avantage. Elles sont en effet constituées d'un grès rouge-brun qui se prête parfaitement à la sculpture d'une grande statue "C'est pourquoi nos ancêtres ont pu fabriquer les plus grandes statues bouddhistes il y a mille deux cents ans", explique M. Tan.
Autre avantage évident, les possibilités qu'offre le matériel moderne. Il a fallu quatre-vingt-dix ans pour construire le bouddha de Leshan, sous la dynastie des Tang. M. Tan pense pouvoir reproduire l'exploit en deux ans. Il affirme qu'il lui suffit d'une photo pour refaire n'importe quelle statue.
Comment refaire l'original de Bamiyan à partir de l'exemplaire détruit qu'ont vu les téléspectateurs ? Et pourquoi, d'ailleurs, vouloir le reproduire à l'identique ? "On m'a dit qu'un bouddha cassé n'attirerait guère les touristes", répond M. Tan.
Le bouddha est défiguré ? Pour M. Liang, ce n'est qu'un détail. On peut parfaitement reconstituer le visage à partir d'une statue de la même période. Le vrai problème, assure-t-il, sera d'obtenir les autorisations du gouvernement chinois.
Il y a six ans, le Bureau des affaires religieuses de l'Etat, agacé par l'engouement pour les idoles bouddhistes dans toute la Chine, notamment à des fins touristiques, a décidé que les constructions de nouveaux bouddhas de grande taille devraient être examinées au cas par cas. Mais la folie des bouddhas ne s'est pas calmée pour autant. De nombreuses villes chinoises sont entrées en concurrence : c'était à qui aurait le plus grand bouddha. Dans la province d'Anhui, sur la montagne de Jiuhua, un bodhisattva de 99 mètres de haut est en construction, pour un coût de plus de 200 millions de yuans. Mais il ne détiendra pas longtemps le record de hauteur : en 1999, on avait déjà commencé à ériger le gigantesque bodhisattva de Guanyin, à l'extrême sud de l'île de Hainan. Ce colosse moderne, dressé sur une île artificielle de la Chine du Sud, atteindra 108 mètres de haut.
Malgré cette activité frénétique, il n'est pas certain que le projet de Bamiyan obtienne rapidement le feu vert. Guo Chengzhen, fonctionnaire du Bureau des affaires religieuses, s'oppose à la construction de grands bouddhas en vue de développer le tourisme. "C'est révoltant de voir des gens jouer avec des statues bouddhistes", s'indigne-t-il. Il estime que les travaux sur les idoles bouddhistes devraient être menés par les bouddhistes eux-mêmes. Or l'Association bouddhiste chinoise fait valoir qu'il n'y a plus lieu de construire de grands bouddhas. Li Qiang, porte-parole de cette association, juge pour sa part que n'importe quel Bouddha, grand ou petit, suffit à la prière. De telles constructions représentent à ses yeux un grand gaspillage pour une ville, une région ou même un village, alors que la Chine est un pays pauvre, comptant beaucoup de chômeurs. Toutefois, Leshan n'étant pas un site religieux, il ne relève pas de son association, ajoute-t-il.
M. Tan, pour sa part, rappelle que de nombreux artistes ont participé à ces projets, mais il déplore le côté peu créatif de ces travaux. Il préférerait faire quelque chose de plus personnel - comme la statue de la Liberté. "Mais la plupart des commanditaires ne paient que pour des bouddhas", conclut-il.

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