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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 
"L'art ne restitue pas la réalité, il la rend visible."

                            Paul Klee



Sans doute n'avez-vous jamais entendu parler de l'angoisse du peintre devant la toile vierge?

Quand j'étais petit, il m'arrivait de demander à la première personne qui me tombait sous la main : "Prends un pinceau, de la couleur et trace n'importe quoi" A partir de cette ébauche, je créais mon œuvre. C'est un excellent exercice.

La création picturale n'obéit pas à des règles intangibles; c'est là qu'intervient l'intuition de l'artiste.

Pourquoi telle couleur plutôt qu'une autre ?
Picasso (encore lui) disait :"Si je n'ai pas de rouge, je mets du bleu". Ce qu'il ne précisait pas, c'est que l'ensemble de son tableau en était affecté et que le fait d'avoir changé une couleur l'obligeait à transformer l'ensemble.

On parle souvent de formes et de couleurs. On a trop tendance à oublier la matière. "Un kilo de vert est plus vert que cent grammes de la même couleur" disait Gauguin.

Une chose en entraînant automatiquement une autre, la composition se fait d'elle-même. La main sait des choses que le cerveau ne sait pas. Il m'arrive souvent de me dédoubler et me regarder peindre. A partir du moment où on est deconnecté du monde matériel, on peut penser que tout va bien se passer. Mais si vous avez une idée précise de ce que vous voulez obtenir avant de commencer, vous allez vous polariser sur elle et le résultat risque de n'être pas terrible. Si, au contraire, le "piège" fonctionne, vous partez d'une vague idée, vous l'oubliez petit à petit, la composition se fait d'elle-même. Le résultat est la plupart du temps complètement différent de ce que vous aviez imaginé au départ.

Cézanne faisait le portrait d'Ambroise Vollard. Après un nombre considérable de séances de pose, le maître s'écrie : "Je ne suis pas mécontent du devant de la chemise !". Pour lui, le plastron de la chemise était devenu plus important que la tête de l'illustre marchand.

 
 

 

Paul Cezanne   -   Portrait  d'Ambroise Vollard

La création  a un certain rapport avec la méditation : le temps disparaît, on oublie tout, peut-être devient-on un peu autiste. C'est sans doute dans ces moments que survient ce que d'aucuns appellent d'une manière très pompeuse “l'inspiration ”.

Encore une fois, plus on s'oublie soi-même et mieux c'est. Lorsque je peins, j'ai tendance à penser "ça peint". Ce n'est pas moi qui fais, ce sont les choses qui arrivent. Je suis comme un outil qui s'agite devant la toile et qui d'un coup, sans bien comprendre pourquoi, s'arrête : considérant le travail achevé. Savoir s'arrêter à temps est aussi tout un art, que souvent ne maîtrise pas le néophyte.

On pourrait aussi imaginer continuer sa vie durant sur le même support une œuvre qui n'aurait pas de fin ? Je connais un artiste qui, depuis des années, va se placer tous les jours face au même paysage et, utilisant les mêmes couleurs, sur un même format, recrée éternellement une nouvelle image.

On se souvient de la célèbre série  des tournesols de Van Gogh, qui est sans doute la plus connue. Bien d'autres peintres ont travaillé par séries. Picasso a repris les Menines de Velasquez, les Demoiselles de la Seine de Courbet, les Femmes d'Alger de Delacroix. Il y a aussi les cathédrales de Monet.

L'expérience de la peinture répétitive peut être très intéressante.

Un peintre zen a dit ;”Si tu veux peindre des bambous, peins-en toute ta vie. Deviens bambou toi-même. Et ensuite, oublie tout des bambous”.

Dans l’art moderne et contemporain, on trouve de nombreux artistes obsédés par une forme ou par une couleur. Je pense, entre autres, à Claude Viallat, Mark Rothko, Yves Klein … les exemples sont innombrables.

La fameuse galeriste Iris Cler avait organisé une exposition Yves Klein. Seulement voila..  le jour du vernissage, la galerie était vide ! Rien sur les murs !

Les quelques invités ont dû se demander ce qu'ils étaient venus faire dans cette "galère"!

ET SI LA TOILE BLANCHE, C'ETAIT LE CHEF D'ŒUVRE ABSOLU ?

Mais il y aura toujours quelqu'un pour s'exclamer "Quel beau paysage de neige !..."


Sans doute, pas de toile du tout, c'est encore mieux. Mais je n'en suis pas encore là !...



 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 


B.M.C.   -   peinture   :   la nuit du chien
 
Il tonne, détonne et grogne,
Bourdonne,
Espionne les blasés,
Et chasse les chassés.

Il est con,
Pour un chien,
Le pauvre,
Il y peut rien,
Il avait l’habitude
De traquer les lapins.

Sur ses petites pattes
Il court sans calculer.
Il va se prendre une bûche
Sans même l’avoir cherchée.

C’est l’histoire du chien con
Qui se cherche un collier,
Celui qui tourne en rond
Et qui se mord la queue.

Il paraît qu’y en a plein
Qui sont prêts à le suivre..
Plein de jolis petits chiens,
Assis, couchés et ivres,

Des chiens cons comme la lune
Qui hurlent sans la voir,
Qui, contre une fortune, rachètent votre espoir.

C’est l’histoire du chien con
Qui se prend pour un homme,
Que je vois le matin,
En m’rasant, dans ma glace
Et j’ai plus trop d’espoir.

C’est l’histoire de l’homme con
Qui se prend pour un chien.




 
*
Publié le par complik clé
Publié dans : #Guest Stars



 


 
Les aiguilles du temps tricotent sur ma montre
Voilà une petite laine pour recouvrir ta honte
Elle sera bien au chaud, comme ça on l’oubliera,
Dans ce monde un peu fou, où les plus cons sont rois

Personne. Tu es déjà venu peut-être
Lâcher tes neurones dans ce coin interlope
Où tous on s’abandonne, on cherche des fenêtres
Pour pouvoir se jeter vers une mort plus propre,
Pour voir ce que le père fouettard a mis dans sa hotte

Pas d’affolement, y en aura pour tout le monde
J’entends les anciens hommes, qui sous la terre grondent
Prends tes affaires, on se casse
On se tire de là
Prends tes affaires, on se lasse
Direction : Wallhala

Les aiguilles m’indiquent qu’il est déjà trop tard,
Désolée, mon chéri, c’était un faux départ
Et on s’est jetés  par une fenêtre en trompe l’œil
On s’est pris toute la saleté du monde dans la gueule

Pas d’affolement, les murs sont en coton
Et ça marche un peu mieux si vous êtes un peu cons
Prends tes affaires, on se casse
On se tire de là
Il paraît qu’il y a des classes

Spéciales pour ceux du bas


Les aiguilles se plantent sur mon cerveau vidé
On est plantés, passés, à tous les coups périmés
Mais rien ne nous arrête, Cerbère nous poursuit
Il chasse les passions et injecte l’ennui

Pas d’affolement, nos têtes, c’est du béton
En creusant jusqu’au bout, pt’être qu’on trouvera le fond
Prends tes affaires, on se casse
On se tire de là
Il paraît qu’il y a des classes
Spéciales pour ceux qui croient


 

 
*
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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    La nuit du 27 au 28 août 2001. Il fait chaud. Nous dormons la fenêtre entr’ouverte. Ici, on peut sans problème. Pas de nuisances sonores ou autres. C’est un tout petit village dans la campagne. Les maisons sont blotties les unes  contre les autres. On se tient chaud, on cocoone…

 

 

 photo piquée à Benj (il ne nous en voudra pas ! merci, Benj...)

Une nuit d’été comme les autres.

 

 

    Sur le coup de quatre heures du mat cependant quelque chose d’inhabituel nous réveille tous les deux – et pour nous réveiller, il faut en faire du bruit !

 

  photo B.M.C.

 

    Quelque chose qui va nous faire lever, nous attirer sur la terrasse, héberlués : une série de sons (de notes de musique?) espacés, non liés entre eux comme ils le seraient dans une mélodie. Ils semblent venir de NULLE PART et de PARTOUT à la fois. Nous tournons sur nous-mêmes, l’oreille aux aguets. Impossible d’en déterminer l’origine.  Ces notes vibrent et nous enveloppent … puis plus rien durant plusieurs minutes.

 

    Et une nouvelle série reprend.

 

    Sont-ce les mêmes notes ? Sincèrement, je ne saurais pas dire – ça commence à faire longtemps et le souvenir se dilue.

 

    Combien de séries ? Je ne sais (j’ai carrément honte …) : on aurait dû compter, mais je voudrais vous y voir, en pleine nuit, on n’a pas pensé à prendre des notes …

 

    Ca a duré longtemps, en tous cas. Jusqu’à 5 heurs 20 (ça, on l’a noté).

 

    Rien pour enregistrer. Pour prouver. Pour démontrer. Rien que l’émerveillement. C’était très beau, très fort, très enveloppant. Pour vous donner une (très) vague idée, pensez à “Rencontre du troisième type”. Pour être plus proche de la réalité, si vous connaissez David Hykes, ça ressemblait à un morceau de “A l’écoute des vents solaires”, plus précisément au début de la plage “Ascending and descending”. Mais encore, pas vraiment tout-à-fait… C’est seulement ce que j’ai trouvé de plus ressemblant !

 

    Et c’était fort, FORT, et vibrant !...

 

    Nous, toujours debout au milieu de la terrasse à essayer de deviner ce que c’est et surtout d’où ça vient …

 

    On finit par se décider à sortir chercher la voiture pour faire un tour dans les environs. Nous hésitions parce que, d’abord, elle n’était pas garée à côté, ensuite c’était une vieille deuch qui faisait un bruit d’enfer dès qu’on appuyait sur la pédale de freins – et pas question d’y couper, le chemin est largement en pente… Tant pis, on prend le risque de déranger mais il nous faut en avoir le cœur net.

 

    Z’y va. On patrouille dans les alentours. On va jusqu’à la (micro) ville la plus proche. Et puis on s’éloigne, on fait des cercles. Mais plus rien. La “musique” a cessé. Comme prévu, pas un chat dehors. Ah si…  en ville, un vieil homme promène son chien. Et puis, une seule et unique voiture qu’on va croiser à plusieurs reprises – qui avance lentement (comme nous) – toutes fenêtres ouvertes (comme nous) et qui semble ratisser les environs (comme nous).

 

    A un moment, la voiture s’arrête, tout près de notre maison. Deux personnes sont debout à côté (il m’a semblé une femme  et un adolescent : a priori, on connait pas, mais on ne connait pas tout le monde non plus…) et tendent l’oreille en direction de l’antenne de télé-radio-téléphone qui surplombe la colline en face du village.

 

    On y a pensé à l’antenne, nous aussi. Mais ça ne rime à rien … ??? Et puis le son n’a pas l’air de venir d’ici plus que d’ailleurs…

 

    On va leur parler. Mais impossible de s’arrêter dans le virage. Manœuvre, retour à pieds … y a plus personne !

 

    Plus de musique.

 

    Plus de témoins.

 

    J’en connais au moins quatre qui ne se sont pas rendormis, cette nuit-là!

 

    Le lendemain (le ridicule, je m’en tape !), j’appelle la gendarmerie. Personne ne s’est manifesté. Il n’y avait aucune teuf dans le coin (et quand c’est le cas, ici, je vais vous dire tout le monde est au courant !). On n’a même pas l’air de me prendre pour une dingue. Réponse : “Surtout, si ça recommence, vous nous appelez aussitôt”. Ben, oui, sûrement, en pleine nuit, bien sûr, pas de problème…

 

    L’enquête menée auprès des voisins n’a rien donné … mis à part quelques sourires entendus … mais non, on n’est pas fous (enfin, pas plus que ça !) ou alors on était au minimum quatre cinglés cette nuit-là …

 

    J’ai cherché sur le net si quelqu’un avait vécu une expérience semblable. J’ai interrogé dans des forum “spécialisés”. Ca n’a rien donné. Les expériences bizarroïdes sont plutôt d’ordre visuel, semble-t-il. Ou alors, les gens entendent des voix…

 

    La piste la plus valable qui m’ait été indiquée mène vers les armes non-létales  (voir ici et là)  Y a même un type aux States qui a mis au point un appareil projetant un faisceau qui envoie du son d’une manière extrêmement ciblée, sur un périmètre ridiculement petit (genre, vous êtes juste un peu en dehors … vous n’entendez RIEN) et qui le commercialise .

 

    Mais bon, son truc est déjà au point, il n’en est plus à faire des essais … et en plus, pourquoi chez nous, en France, en pleine cambrousse… Au prix que ça coûte, cet engin, je doute fort que ce soit l’œuvre de blagueurs. Quant à l’armée ? Des expériences ? Plusieurs années après, je puis vous assurer que tous les habitants du coin semblent absolument “normaux”. Pas d’anomalie flagrante d’ordre mental ou physique ou même simplement comportemental…

 

    Donc, nous n’avons toujours pas de réponse. Si quelqu’un a une piste un tantinet intéressante, je prends ! (sans nécessairement tomber dans le sensationnalisme – genre phénomène E.T.  – encore qu’une amie récemment installée dans le village nous a appris que, dans les années cinquante ou soixante – sais plus, un OVNI aurait survolé le coin … et ça, c’est juste une ouverture et un petit cadeau pour les rationnalistes qui auraient décidé de nous prendre pour des tarés! Sans rancune…)

 

 

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Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
  par Bob Art
 
Bonjour à tous,
Ce bobart est construit en deux parties
-    une partie sérieuse
-    une partie pas sérieuse
Si vous vous sentez d’humeur plutôt sérieuse, genre cul-culturel. Lisez la première partie.
Si vous vous sentez d’humeur cul cul tout court, lisez la deuxième partie.
Je prends mes précautions maintenant entre le ‘sérieux’ et le ‘pas sérieux’ parce qu’un de mes amis ne croyait pas que mon pire cauchemar était vrai. Il est bien vrai, je vous l’affirme.

En plus vous avez droit à des sous-titres en gras pour vous repérer.

Cela dit, vous avez le droit de tout lire.
Y’a pas d’limites à la connaissance.

1 PARTIE CUL-CULTURELLE

Il existe depuis des siècles des incantations, soit pour jeter des sorts, soit pour se libérer d’une emprise maléfique.
Quand les Celtes étaient encore bien vivants, dans nos contrées européennes, c’était aux Bardes, druides spécialisés, de dire ou de chanter des incantations. Car les Bardes étaient de vrais druides, il faut le savoir.
Après de nombreuses années d’études (c’est connu ça), les Druides devenaient selon leur spécialisation, médecins, chirurgiens, diplomates, musiciens, devins, prêtres, savants, théologiens, sacrificateurs, généalogistes …. En outre ils n’hésitaient pas à l’occasion à prendre part aux combats lorsqu’ils le jugeaient nécessaire, mais également à s’interposer entre les combattants dans le cas d’une guerre qu’ils pensaient inutile pour les deux parties. Dans certains royaumes, le roi lui-même ne pouvait prendre la parole avant le Druide, et les sentences qu’il prononçait n’étaient décidées qu’avec l’accord des Druides. Bref, les Druides contrôlaient tous les composants de la société, le religieux, le politique et le culturel.

N’importe quel enfant, même issu d’une famille pauvre, pouvait prétendre à devenir Druide s’il était doué pour les études. Les druides pouvaient être des hommes ou des femmes, selon leur « spécialisation ». Grâce à cet aspect, très démocratique pour l’époque, concernant le recrutement ainsi que pour la qualité de leurs prestations, ils méritaient amplement le respect que la population éprouvait pour eux.

À ce sujet, si l’on attribue la naissance de la Démocratie aux Athéniens, (qui, soit dit en passant, ne concernait que les citoyens hommes d’Athènes) c’est à mon sens aux Celtes que devrait revenir cette « première », par leur système égalitaire entre hommes et femmes, le vote pour désigner un chef, et leur principe de recrutement parmi les enfants de toutes conditions.

Jules César a eu le culot de les appeler des barbares. Cette idée est malheureusement encore encrée dans la tête de beaucoup de gens. (Eh César ! Et les jeux du cirque, c’est civilisé peut être ?). Et surtout ne donnons pas à César ce qui appartient aux Celtes.

Selon la tradition (et selon un symbolisme, toujours vivant, qui veut que les premiers pas dans la recherche vers la lumière de la Connaissance commence dans les ténèbres), les futurs Druides, et donc les futurs bardes, effectuaient une partie de leurs études  dans les « contrées du Nord ». Une partie seulement, car pour bien étudier, il faut aussi voyager. Ils voyageaient donc dans toute l’Europe, jusqu’en Grèce.
Une fois ses études terminées un Barde accompli devait être capable de jouer une musique pour faire pleurer, une pour rendre joyeux, une pour endormir, une pour inspirer la crainte et la peur, et même  une pour rendre fou.
Les pouvoirs magiques des Bardes étaient redoutables et redoutés.
On raconte dans d’anciennes légendes irlandaises qu’ils étaient capables de tuer quelqu’un uniquement par le pouvoir des mots, le « glam dicinn’ , cri qui provoquait immédiatement trois furoncles sur le visage de la victime symbolisant la honte, le blâme et la laideur. S’ensuivait la mort.
La musique des bardes (musique qu’ils interprétaient uniquement avec des harpes) avait toujours un caractère magique.
Une légende irlandaise va même plus loin en contant cette histoire d’une harpe magique volée à un barde, qui s’était mise à jouer toute seule, puis s’était envolée dans la pièce tuant les voleurs en leur fracassant la tête.
En écrivant cela, je me souviens de mon grand père qui nous racontait des histoires de la guerre 14/18, à mon cousin et à moi, lorsque nous étions petits. Il nous avait dit une fois, que les soldats allemands avaient une trouille incroyable des soldats écossais lorsqu’ils entendaient le son des cornemuses parmi le fracas des bombes.

 

 
-Le nord de l’Ecosse-  photo Richard Kriegel



Comme quoi la musique n’adoucit pas toujours les mœurs.

On retrouve ces notions d’instruments magiques jusque dans le titre de cet opéra connu de tous aujourd’hui « La flûte enchantée » de Mozart. Il y a également d’autres similitudes entre le monde celtique et cet opéra très  particulier. Je vous  parlerai de la flûte enchantée lors d’un prochain Bobart.

Mais revenons à nos incantations et au pouvoir  magique des mots et de la musique.

Les incantations magiques ne sont pas le monopole des druides bien sûr. Toutefois ce langage hermétique et mystérieux a laissé des traces dans ce que l’on appelle notre inconscient collectif. Car il y a bien plus de « celte » en nous qu’on se l’imagine. Mais ça aussi c’est un autre sujet.
Ces incantations magiques ont fait des « petits » au fil des siècles comme par exemple les comptines pour enfants. Souvenez vous, elles avaient aussi un caractère magique dans nos esprits d’enfants, et un pouvoir que personne ne contestait quand il s’agissait de désigner celui qui devait s’y « coller ».

Ah ! un dernier point sur les Druides avant de quitter la partie cul-culturelle. Je suis certain que beaucoup d’entre vous le savent, mais il n’est jamais inutile de répéter certaines choses.

Ce ne sont pas les Druides qui ont construit les mégalithes.

Les mégalithes existaient depuis des millénaires avant eux. La confusion vient peut-être du fait qu’on pense que des Druides ont fréquenté  des sites mégalithiques comme celui de Stonehenge en Angleterre.
Bien des religions et des croyances se sont succédées sur ce site qui a été fréquenté par l’homme pendant plus de 15 000 ans.
En pensant à nos Cathédrales « chargées d’histoire » dont nous sommes si fiers, je crois qu’elles devront tenir encore quelques millénaires avant que l’on puisse faire des comparaisons objectives avec ces pierres qui défient le temps. (tiendront- elles ?)
 

-Stonehenge- PhotoRichard Kriegel

 



La musique des Bardes était-elle réellement magique ? Laissons à chacun le choix d’y croire ou pas.
En tout cas pour moi, la musique est magique parce qu’elle a un réel pouvoir sur moi. Elle est capable de me faire pleurer, de me faire rire, de me rendre triste ou joyeux, et même de me rendre fou. Elle m’accompagne depuis ma plus petite enfance et elle restera à mes côtés jusqu’à la fin de mes jours. Pourquoi cette sensibilité particulière à la musique? Je n’en sais rien du tout. Je sais simplement qu’elle est ma compagne de tous les jours et de tous les instants de ma vie. J’espère, dans mes prochains bobarts vous faire partager mon goût pour ce langage aux mille sensations.
 


-Joueur de cornemuse en Galice-  photoRichard Kriegel
Il y a aussi des Celtes en Espagne

 

 


2 PARTIE « CUL CUL »

Bon, maintenant c’est la récré.
Profitons en pour faire un peu de travaux pratiques à la manière des Bardes.

Il m’est venu une idée qui exorcisera, une fois pour toute, mon fameux cauchemar  de la salade (lire « mon pire cauchemar »).

Voilà,
j’ai inventé une incantation sous forme de comptine, qui, dite une seule fois (ça suffira, car, plus, serait dangereux pour votre santé) effacera une fois pour toute, toute trace et retour éventuel de cet affreux cauchemar pour tous ceux qui l’ont déjà vécu comme moi. C’a ne fera sans doute pas le tour du monde vu le nombre probablement peu important de personnes qui ont déjà vécu ça. Mais enfin…
Toutefois, après réflexion, je me suis rendu compte que ça pouvait aussi aider un plus grand nombre.

J’explique,

Si un jour vous vous sentez bête suite à une grosse bévue, mais bête, au point de vous répéter sans cesse « je suis con, mais je suis con, c’est pas vrai ! » Et bien cette comptine est aussi pour vous. Car quand vous l’aurez récitée, une fois, à haute voix, vous vous apercevrez à la fin qu’il y a encore plus con que vous.
Et comme par magie vous serez guéris.

 Avec un salut particulier et rigolard à ce maître des mots (sous la dent) - Boby Lapointe-. Et également à ce maître de l’absurde -Pierre Dac-.

Allez, on y va ! ça s’intitule :


La comptine à la con
À lire avec beaucoup de conviction et une intonation très ‘Druidique’.


L’es-tu, laitue ou l’es-tu pas ?
Si tu l’es, tu l’as dans l’cul !
Si t’es pas laitue la tue pas
Car, laid tu seras si tu hais la laitue.
Une bolée de beau lait tu auras
Si tu laisses la laitue là.

Ne te moque pas de la laitue
Car la laie tue parfois,
Et ton enfant l’allaites-tu ?
Si oui, tu es laitue
Si t’es laitue tu l’as dans l’cul !

Dans ton palais, tu es.
Et pas laid tu resteras
Si tu tues pas la laie et la laitue.
Si tu hais, la laitue, le lait et la laie,
Alors là, tu seras laid.
Et une fois d’plus
Tu l’auras dans l’cul.

Moralité : Un beau cul c’est pas laid même si tu hais les laitues.

C’est con, mais c’est con ! ………………. Je vous l’avais dit !!!!!!!!!!

Et n’oubliez pas de m’écrire pour me dire si vous allez mieux.

3 PS Cul-culturel :

 
-Si vous souhaitez vous informer sur les Celtes et les Druides, je vous recommande vivement les bouquins de  Christian Joseph Guyonvarc’h -professeur de Celtique à l’université de Haute Bretagne- et notamment son livre « les Druides », aux éditions Ouest-France Université. Ainsi que « TEXTES MYTHOLOGIQUES IRLANDAIS » en deux volumes, que l’on peut se procurer à ‘OGAM – CELTICUM’  Boite Postale 574  35007  RENNES
 
-En musique écoutez, Alan Stivell, Altan, Carré Manchot, The Chieftains, Dan Ar Braz, Gwendal, Roland Becker, Tri Yann, n’oubliez pas les bag pipe écossais et j’en oublie bien d’autres encore.


 
 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
 
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Il était une fois un homme heureux. Tellement heureux, cet homme, qu’il ne s’en rendait même pas compte. Nageant dans son bonheur solitaire, il n’avait pas conscience de tout le mal qui existait autour de lui. Ses congénères s’entretuaient, mêlaient leurs sangs au nom d’un quelconque salut, et lui observait tout ça depuis sa bulle sereine. Inconscient du mal, donc. Sans famille, sans attache, il goûtait à la tranquillité de sa vie, imperméable à toute forme de malheur.
Quand on lui crachait dessus, il souriait et se laissait faire. Il s’était fait casser la gueule plusieurs fois parce qu’il souriait tout le temps. Ca ne se fait pas, de sourire tout le temps, on n’a pas idée…
Une femme vint un jour frapper à sa porte. Elle pleurait tout le temps, cette femme, prenant sur son dos toute la misère du monde. Il l’accueillit en souriant, la reçut chaleureusement, et la laissa pleurer. Elle s’était fait casser la gueule plusieurs fois parce qu’elle pleurait tout le temps. Ca ne se fait pas, de pleurer tout le temps, on n’a pas idée…
La nuit pointait son museau sombre, et la femme pleurait encore, par empathie pour la misérable condition humaine.
Ils restèrent plusieurs jours ainsi, chacun souriant ou pleurant dans son coin, aucun n’arrivant à transmettre à l’autre son état.
Au lendemain du septième jour (allez savoir pourquoi), l’homme n’en pouvait plus…
-    « Pourquoi pleures tu donc, comme ça, éternellement ?
-    Et toi ? Pourquoi souris-tu, comme ça, tout le temps ???
-    Je souris car rien ne m’affecte, je n’y peux rien, c’est comme ça…
-    Et moi je pleure car tout m’affecte. Je ne supporte pas… Tout ce que je vois me pousse à pleurer, ne serait-ce que toi… Je ne vois que la mort dans la vie… Tout être humain me fait pleurer. Quand il est vivant, je pleure en pensant qu’un jour il va mourir. Quand il est mort, je pleure qu’il ne soit plus là. Voilà à quoi se résume ma vie…
-    Pourquoi te soucier des autres, si toi tu es bien ???
-    Pourquoi serais-je bien, si autour de moi il y en a qui sont mal ? Serais-tu donc dépourvu de cœur ?
-    Au contraire, mon cœur est plus vaste que le tien…
-    Et pourquoi donc ?
-    Si, malgré toute cette misère dont tu parles, je maintiens mon sourire, c’est parce que j’aime l’homme… Ses misères ne m’atteignent pas, car je sais que l’homme n’est pas seulement ce qu’il est sur cette terre… Je souris car je sais, au fond de moi, que celui qui connaît la misère aujourd’hui est le plus humain de tous les hommes… Je me ris de l’horreur humaine, car, pour moi, elle n’existe pas, elle finit forcément par ne plus exister. La mort ne me fait pas pleurer : c’est une fin, c’est tout, et pour les malheureux, c’est la fin de la souffrance… »

La femme ne séchait pas ses larmes pour autant, elle ne comprenait décidément pas cet homme.

-    « Ton discours ressemble plutôt à celui d’un homme insensible…
-    Détrompe toi, je suis peut-être plus sensible que toi. Ta façon de voir les choses est aussi étrange à mes yeux… Je ne comprends pas… Quand tu vois un bébé, humain ou animal, qui découvre avec émerveillement le monde qui l’entoure, cela ne te fait-il pas sourire ?
-    Certainement pas, puisque je vois dans cet enfant une mort future, son émerveillement ne durera que peu de temps…
-    Et les fleurs ? Quand tu vois les fleurs éclorent, s’épanouir, cela ne sèche donc pas tes larmes ???
-    Au contraire, c’est encore pire avec les fleurs, puisque leur mort arrive encore plus vite ! »

L’homme au sourire éternel ne savait pas trop quoi répondre à tant de pessimisme. Il resta un moment silencieux, sans quitter son sourire, et se tourna vers la fenêtre.

-    « Et le ciel ? Si tu regardes le ciel, le somptueux mouvement des nuages, cela ne t’apaise donc pas ? »

La femme demeurait à son tour silencieuse, et se tourna elle aussi vers la fenêtre.

-    « Mais ces nuages passent, meurent eux aussi. Quand je regarde le ciel, je me rends juste compte de la petitesse de l’homme, cela me fait pleurer encore plus… »

Et elle éclata en sanglots, l’homme se sentit coupable, impuissant. Il décida tout de même de revenir à la charge…

-    « Même si ces nuages passent, comme tu le dis, ils reviennent… Ou plutôt, d’autres nuages les remplacent, inlassablement, je ne vois aucune mort dans cela… Moi, quand je regarde le ciel, je n’y vois que l’infini, et je trouve l’homme bien chanceux de pouvoir le regarder. »

Il se leva et s’approcha de la fenêtre pour contempler les nuages. Il se tourna vers elle, et l’invita à le rejoindre. Elle hésita un instant et, pleurant toujours à chaudes larmes, elle alla vers la fenêtre, juste à côté de l’homme.
Ils ne se parlaient plus, ils contemplaient tous deux les énormes moutons rayonnants qui couraient dans l’azur.
L’homme heureux n’avait jamais été attiré par une femme. Il avait peur, au fond de lui, que l’amour ternisse son sourire, et il ne voulait pas que cela arrive.
Mais cette femme était différente, ses larmes l’attendrissaient.
Alors, aussi lentement que bougent les nuages, il tendit son bras et prit doucement dans la sienne la main de la femme. Elle le laissa faire, mais ne cessa pas pour autant de pleurer, et ne lui jeta aucun regard.
-    « Tu vois, lui dit-il, les hommes et les fleurs sont comme les nuages : ils vont, ils passent, et reviennent sous d’autres formes… et c’est justement cette mort qui doit nous pousser à vivre. Un monde sans mort n’évoluerait pas, ce serait un monde qui sature… Nous n’y pouvons rien, tu sais, même nos pleurs sont dérisoires à côté de la détresse humaine… »

La femme ne parla pas,  ne s’arrêta pas de pleurer. Mais, imperceptibles au milieu des larmes, ses lèvres esquissèrent la mystérieuse arabesque qui (soi-disant) nous différencie des animaux.
L’homme vit ce sourire, évidemment, mais il fit semblant de ne rien remarquer. Il serra juste sa main un peu plus fort.
Pleurant toujours, elle frissonna en silence.
L’homme eut alors une sensation étrange. Il sentit monter en lui une peur, pernicieuse, mais ne lâcha pas sa main.
Il avait peur car il sentait l’amour, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. S’il aimait cette femme il aurait peur de la perdre.

Qu’importe, se dit-il, la peur la plus grande ne vaudra jamais le bonheur que j’ai à tenir sa main. Cette femme a besoin de moi. Peut-être que je souris depuis toujours uniquement pour elle.

Les nuages avaient disparu, il ne restait qu’une lueur bleutée avant que la nuit tombe. L’homme souriant prit la femme pleureuse dans ses bras, elle se laissa faire. En respirant l’odeur de ses cheveux, il eut, pour la première fois de sa vie, envie de pleurer.
Il ne se retint pas et les cheveux de la femme furent couverts de la plus pure rosée.
Ils ne bougeaient plus, et restèrent là, dans les bras l’un de l’autre, chacun mêlant à l’autre son sourire et ses larmes.
Il n’y rien d’autre à dire, si ce n’est que cet homme et cette femme sont nos ancêtres à tous…




 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
A rien, je crois…

 Enfin non, il paraît qu’il tient à plein de choses. Parce qu’on le vaut bien.
Sauf que ça vaut cher de le valoir bien. Il paraît que si je lave mes cheveux avec le shampoing qui le vaut bien, je serais heureuse.

J’ai failli le boire, le shampoing, tellement je voulais du bonheur.

Si je ressemble à Eva Longoria, je serais heureuse. Il paraît…

Sauf que ces histoires de bonheur, c’est pire que les contes de fées. On nous fait croire à du vide, et nous on s’en gave, de ce vide, tellement ça nous rassure.

Le problème, c’est qu’on court après rien, le bonheur nous échappe, et c’est dans son essence. On court après la beauté, la jeunesse, la gloire… Mais, quoiqu’on fasse, quoiqu’on se botoxe, on finit toujours par se mordre la queue, les rêves qu’on nous propose finissent par nous étouffer, comme le shampoing qui le vaut bien.
 
Je préfère boire une bière que de me saouler au shampoing, chacun sa dope…
 



 
Publié le par Lézart
Publié dans : #Guest Stars

Par Lézart


Nous inaugurons cette nouvelle catégorie par un article rafraichissant d'une jeune et belle invitée, chère à notre coeur ...

Bonjour ! je voulais prévenir ke jalai écrir se texte en language MSN ! donk dsl pr se ki ne komprene pas !
Je vourais vous parler  de la commercialisation  des CD de certains artistes et  de
l'expression : c trop commercial !
depuis quelque anné on a u le droit a Popstar (sur M6) puis "a la recherche de la nouvelle star" , sur TF1 c t "star ac" et a mon avis ya encor plein démition dans se jor ke jé oubliè de sité . Toute ces émition on un but : nous fair dékouvrir des psedo chanteur de talan , et bien sur les gagnan fon un ou plusieur album puis  2 ans plus tard  on kroi ki son sort parce ke plus persone n'en parle .
Mes il ni a pa  ke  sa ki é komercial .Il i a ossi lé group de rock ki sorte du finfond de la kambrousse( enfin c se kil dise) ki son pistoné par de la famille ki travaille dan la musik !
les groupe de musik  ou les chanteur seul son komérciale a partir du moment ou  leur pub passe sur des chaine konu  é ke leur chanson passe sur des radio tt ossi konu .
en général  les chanson komerciale sont komplétemen dénuè de ritm et les paroles son un ama de frase dan le désordre ki ne veule rien dir , é le plus souven mm kan on éssay de lé mètr dan lordre sa ne ve tj rien dir .
G l'exemple dun group ki a pa mal déssu c kelk fan il i a kelk temps .A débu presk persone ne konéssé "sinsémilia" (groupe de reggea expérimentale) puis  la pub de leur dérnière album é passé a la TV .La kalité de se CD étè bokou moin bien ke lé préssédan . Dans toute leur chanson presk il  rabéssé TF1 ,puis un jour il son passé a la TV ...
Sur kel  chaine ? mais TF1  bien sur ! il son devenu kom tt lé otr artiste ki ne cherche ke largen é la célébrité é ne fon  plus de la musik pr le plaisir mais pr ètr konnu é riche !
il y a des tonne et dé tonne de group komércio ,pa ke dé group dailleur ,il y a des chanteur , français , américain , anglais etc...
Il i a ossi tryo , mes eux ne son pa allé ossi loin ke sinse, juste ke avant persone ne lé konéssé  ou si il entendai o azar leur chanson il némé pa ,et a partir  du momen ou leur dérnière album é passé a la TV  tt le monde c mi a ékouté é a émé .( les gens son dé mouton)
Maintenant la musique n'est plus kune otr manière de se fair de largent .tt le monde kroi avoir pondu une chanson éxtrordinair ac de bo accord, mais enfaite elle a déja été écrite il y a kelk anné mais plus persone ne sen souvien .
Il y a plin de group ki mérite d'ètr konnu  mais ils préfère résté en accord ac leur principe é décide de ne pas se fair trop dékouvrir .Il vive de peti boulo ,é passe a la MJC  et défois mm  von a dé féstival dan dé koin pomé de la france . Et si il se fon konaitr se né pa par lé pub mé par le bouche a oreille .Jen profite  pr vous sité kelk groupes  ki ne son pa tro konnu kom : Hilight tribe ( natural trance) KTS ( punk français des yvelines) MAS ( rap français des Yvelines), high tone , le rap marseillais(kelkun a vu la pub a la TV? non...)  é encor plein dotr a travaire tt le monde !
et je vé ossi sité kelk group iper komércio : simple plan , hard-fi , byonce , placébo , gwen stéphanie , KYO , avril lavigne ( dont on enten plus parlé dailleur) , amel bent , nadia , jennifer,nolwenne etc... la liste é bokou tro longue !
il i a dé éxéption de temps en temps , tt lé group komércio ne son pa orible é tt lé groupe pa komercio ne son pa super !
bon jéspère ke sa vous a pa tro ennuyé de lir tt sa é ke lékritur MSN é pa tro dur a déchifré !
a bientot !
                                                                                          Lézart fille de bobart .



 
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Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
Par Bob Art
 
Lezart (fille de Bob Art) nous a donné un exemple de messages échangés chaque jour entre nos jeunes à des milliers d’exemplaires sur le web ou entre leurs précieux (« mon précieux », du seigneur des anneaux) téléphones portables.

 Parfois Lezart est en communication directe avec 5 ou 10 autres jeunes en même temps. Chacun des correspondants étant en contact avec la même quantité de correspondants qui, bien sûr, ne sont pas forcements les mêmes, on imagine la toile d’araignée. Mé k peuv til s dir ? Personnellement je ne le sais pas. Et laissons les tranquilles.

Mais je me pose cette question : Est-ce ce phénomène d’écriture rapide et d’échanges de textos qui rendent nos jeunes (la nôtre en tout cas) complètement imperméables à l’orthographe ?

La maman de Lezart qui n’a pas encore de pseudo (je l’appellerai bien Bazart vu comment elle range ses affaires), sa maman disais-je a fait un jour 4 fautes à une dictée de Pivot (vous vous souvenez les dictées de Pivot à la télé ?). Quatre fautes pour ce type de dictée c’est le haut du panier ! Comme quoi l’orthographe ne se transmet pas par les gènes (quoique je m’oublie dans l’histoire).

Ceci me conduit à élargir la question et à élever le débat comme j’ai l’habitude de le faire.

Je me souviens d’une phrase dans un livre d’histoire qui raconte la bataille de Bouvines (victoire décisive des Français sur les Anglais en 1214, c’est toujours décisif une victoire c’est marrant, comme si ça allait être la dernière et qu’il n’y en aurait PLUS JAMAIS d’autres après). Un moine de l’époque raconte donc que « les Anglais ont été fortement émus et troublés suite à la charge des chevaliers Français ». Si l’on imagine la scène : bras coupés, têtes qui tombent, sang impur qui coulent dans nos sillons et j’en passe et des meilleures, les adjectifs émus et troublés me semblent aujourd’hui quelque peu dépassés.

La force des adjectifs et leur quantité s’émoussant avec le temps, nous voyons apparaître aujourd’hui ceux qui restent (les adjectifs) précédés de « trop ». voir même tout simplement « trop » sans adjectif. Tout est « trop », gentil, méchant, grand, petit, bête, … intelligent ? Est ce que l’on peut être trop intelligent ? Trop con oui, mais trop intelligent ? J’expliquais un jour à ma petite fille (7 ans) que « trop bien » ce n’était pas possible, que ça n’existait pas et qu’on ne pouvait pas le dire. Et avec une logique irréfutable (elle réussira plus tard) elle me répliqua étonnée par mon ignorance, et sur un ton très persuasif : « si c’est possible ! »…. Plus rien à dire. Je n’ai pas osé lui dire « ta gueule » c’est ma petite fille tout de même et puis elle m’aurait envoyé son mouton en peluche à la figure. Alors je lui ai demandé si on pouvait être trop intelligent. Avec la même logique, elle me répondit «ben oui ! ».  Comme si c’était évident.

Depuis, quand je ne sais pas quelque chose je lui demande. J’aime bien ses réponses simples.

Bon revenons à nos moutons (ça commence à en faire un paquet depuis les débuts d’Art-maniac, mais il en faudra encore pas mal pour faire un troupeau).

Ah oui, la langue, le français, l’orthographe, l’évolution des langues etc…
Pourquoi ne peut-on pas écrire ortograf, fotograf, ache, ciso ? On a bien le droit de dire maintenant les z’aricots. (j’vous dis pas, mon correcteur d’orthographe est en train de bouillir… Celui de Lezart a dû exploser). J’ai lu un jour sur un forum le message d’un gars qui expliquait qu’il avait débranché son correcteur d’orthographe, (et ça se voyait d’ailleurs), car il était agacé par toutes ces petites vagues rouges sous ses mots.  Ce peut être une solution en effet …...

Bazart (mère de Lezart, femme de Bob Art) soutient qu’il faut préserver l’orthographe traditionnelle ce qui permet, par la racine des mots d’en retrouver l’origine et le sens.

Pour ce qui me concerne je ne suis pas contre une simplification de l’orthographe, mais avec beaucoup plus d’imagination en contrepartie pour trouver des mots et des adjectifs nouveaux, et en français s’il vous plait. On pourrait peut-être prendre exemple sur nos cousins Québécois  qui sont très doués pour inventer de jolis mots nouveaux en français.

Qu’en pensez vous ?
Allez ! à vos claviers pour des commentaires nombreux, et de qualité, je n’en doute pas un instant.




 
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
Lundi dix avril, vingt heures trente (un premier avril j’aurais cru à une blague)

Je viens de voir la bande annonce pour une émission (très regardée) dans la soirée, émission qui m’aura fait bien écrire. J’écris et je cris… Thème de l’émission : VIVRE AVEC LE SMIC !!! Tout un programme… que je me passerai bien de regarder, y a Billy Elliott sur une autre chaîne…
Vivre avec le Smic… Survivre plutôt. Un gentil présentateur (qui sait combien la crise est grave en ce moment) va nous expliquer comment on fait pour vivre en gagnant peu. Sauf qu’on sait déjà comment on fait. Il sait pas, le gentil présentateur, il va découvrir un monde qui va bien l’affliger. Peut-être même qu’il plissera le nez et les yeux en faisant croire qu’il va pleurer… Et il regardera un de ses invités, l’air de dire « c’est inadmissible, regardez comme j’ai l’air de compatir… » et lui demandera, l’air tragiquement concerné : « mais comment vous faites ??? »

Et il sera fier, le gentil présentateur… Il se dira, en prenant son taxi, ou sa voiture avec chauffeur, qu’encore une fois il a bien montré la détresse des gens, qu’il mériterait presque d’être sanctifié pour permettre aux gens de s’exprimer sur leurs problèmes. Il se sentira l’âme d’un sauveur, d’un sauveur qui ne peut pas sauver parce que la crise est décidément trop grave. Un présentateur qui n’a jamais participé au grand jeu social de « qui veut vivre avec le Smic ? »
C’est bien dommage pour lui, cela lui aurait peut-être appris l’humilité.

« J’me sens pas belle », « Vivre avec le Smic »… Prochain thème : « De l’inutilité des gentils présentateurs… » Mmmmhhhh, vivement la prochaine….
 


B.M.C.   Cruci-télévision



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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
   

 
Il est très tôt, quatre heures du mat. Je suis en pleine forme.

Avec votre aide - et même peut-être tout seul si j'en suis capable - je vais, l'une après l'autre, défoncer une série de portes ouvertes (les autres, j'y arrive pas !).


-    La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont jamais connue : vous avez tous lu saint Jean.

-    Le noir est la lumière en puissance d'être.
 

-    Sans lumière, il n'y aurait pas d'ombre et sans ombre, pas de lumière (ça, fallait le trouver!).
 

-    Tout n'existe que par la lumière. S'il n'y a plus de lumière, tout disparaît dans l'ombre; tout peut aussi être dissout par la lumière.

Avec votre accord tacite, j'arrête ici cette série de lieux communs.

 


 


 

 
Tout ça pour vous parler de la différence qu'il peut y avoir entre une œuvre en couleurs ou en noir et blanc. Nous avons tous connu le cinéma, la photo en noir et blanc. Et nous avons tous notre petite idée là-dessus. Il est intéressant de constater que la peinture, dès son origine, depuis Lascaux et sans doute bien avant, a existé en couleurs. Les dessins ou peintures monochromes ne sont venus que bien plus tard.

L'expérience que je veux vous faire vivre, c'est de regarder en noir et blanc des tableaux qui ont été créés en couleurs. C'est là une expérience de peintre, du travail de laboratoire. Les artistes ont comme ça des petits trucs, que généralement ils gardent pour eux. Mais comme je suis né à la fois peintre et iconoclaste, je vais me faire un plaisir de tout vous révéler. Attention : ce n'est qu'un début !

J'ai choisi comme exemple une partie de la série des "cruci-fiction" (je peins presque toujours par série).



 


 

 
Bien entendu, le personnage crucifié n'est pas, comme on pourrait s'y attendre, Jésus - ce serait trop simple! Il s'agit de l'être humain que nous sommes tous; ma peinture exprimant avant tout la difficulté d'être et la souffrance de l'Homme au cœur de la matière, le mal de vivre sur cette planète.
 
 




 
Enfin, je ne vais pas vous faire un dessin : vous n'avez qu'à allumer la radio en vous levant; vous comptez les morts, les guerres, les tremblements de terre, les accidents et j'en oublie...

Le peintre est un témoin de son temps. Si je ne sortais jamais de chez moi, si je n'écoutais jamais les infos, si je ne regardais pas dans le ciel passer les mystères ou les mirages (quels jolis noms et quelles belles machines infernales). Alors peut-être je peindrais des fleurs, des oiseaux et j'agrémenterais le tout de petits cœurs roses... Non, je déconne!  Pas ça!


 




 
La croix elle-même est le symbole de la souffrance. Ne dit-on pas "porter sa croix". Parlant de l'Homme, Aragon écrit (je cite de mémoire) "lorsqu'il écarte ses bras, son ombre est celle d'une croix".

Imaginez, si nous plantions des croix tout autour de la terre : les branches verticales - symbole de la spiritualité - s'élèveraient vers le ciel sans jamais se rencontrer, tandis que les branches horizontales - symbole de la matière - resteraient parallèles au sol, enfermant la terre dans un cercle.

Si vous regardez la croix égyptienne ansée ou ankh :
 



www.aly-abbara.com


 
À partir de la branche horizontale, la partie supérieure de la branche verticale forme un cercle, symbole du voyage dans le monde spirituel et du retour à la matière. C'est la raison pour laquelle, elle était considérée comme le symbole de la réincarnation et de la vie éternelle.

Pardonnez-moi tout ce symbolisme de bistrot, la cause en est peut-être bien tout le whisky descendu hier soir avec nos chers voisins et néanmoins amis !...
Passons maintenant aux choses sérieuses, je vous ai joint  plusieurs "cruci-fiction" en noir et blanc. C'est mon chemin de croix, à moi...



Et gare à vos commentaires, sinon j'en ajoute d'autres !


 



 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
  Par Bob Art
 

 

Pêcheur sur les bords du Blavet ( en Bretagne)  photo Bob Art

 
 
Quand je regarde cette image (je la regarde souvent) je me dis que les pécheurs que nous sommes ne sont pas tous de pauvres pêcheurs. J'aime cette photo. Oui c'est moi qui l'ai prise mais ce n'est pas pour ça que j'aime cette photo. Je l'aime parce que quand j'ai vu ce pêcheur je me suis dit tout de suite : « c'est ça la retraite ». Je sais bien que tous les retraités ne sont pas des pêcheurs et d'ailleurs je ne suis pas  pêcheur moi même ( et pas encore retraité). Mais cette image symbolise pour moi la retraite.

Il y a des retraités qui deviennent tristes d'avoir perdu leur place " dans leur société ". Je parle de celle ou ils ont travaillé. Eux pensent à la société au sens général. Comme si le poste "important" qu'ils occupaient dans leur travail avait quelque chose à voir avec leur statut de moucheron au niveau de l'humanité. Je suis réellement triste pour eux. Du jour au lendemain ils ne sont plus rien. Plus personne pour les saluer le matin, plus personne pour les craindre, plus personne pour leur cirer les pompes, et en plus ils doivent supporter leur femme toute la journée.
 
Chaque jour de leur retraite ils regrettent d'avoir pris leur retraite.

« Ces gens là ne pêchent pas monsieur, non, ils ne pêchent pas. Ils s'aigrissent.»

Tiens ! j'aurais pu proposer ça à Jacques Brel non ?

Moi non plus je ne pêche pas mais je sais que je suis capable de m'installer au bord de l'eau comme lui. Mais je n'aime pas retirer l'hameçon de la bouche toujours trop grande des poissons et je n'aime pas non plus mettre l'asticot qui gigote ( bouche trop petite sans doute ?). Parce que la maman des poissons est trop gentille comme le chante Boby Lapointe je n'ai pas envie de faire du mal aux poissons ni aux asticots. Pourtant je l'aime bien la maman des poissons avec du citron (toujours Boby Lapointe).

D'autres font de leur retraite un véritable enfer d'agitation et de bruit (selon moi) :

Garder les petits enfants :

-Emmener les petits enfants en vacances à la montagne.
-Emmener les petits enfants à Euro Disney.
-Aller chercher les petits enfants à l'école.
-S'occuper de l'association "machintruc",
-Aller à la réunion de l'autre association "machintruc".
-Préparer une bonne tarte aux pommes pour les petits enfants.
-Appeler les enfants pour leur dire que surtout ils ne se gênent pas pour leurs laisser les petits enfants.
-Se faire du souci car la future maman de leur prochain petit enfant fume : «tu te rends compte, elle exagère tout de même ».
-Se faire du souci parce que le petit dernier est un peu maigre (tout en préparant une bonne tarte au citron).
Et puis parfois être vraiment fatigué parce que les petits enfants d'aujourd'hui quand même c'est pas de la tarte. Et à ce moment là en pleine fatigue, coup de téléphone de la belle fille : « vous nous avez aimablement proposé l'autre jour de garder les petits alors je me permet de vous appeler?.».
 Je sais que ces gens sont heureux. Mais moi je préfère le gars de la photo.


Quand nous sommes revenus de notre promenade environ 2 heures plus tard il était toujours là, et semblait ne pas avoir bougé d'un centimètre.

 
non, je n’ai pas repris de photo je n’en ai pas eu besoin. C’est juste pour prouver qu’il n’avait pas bougé

Je me suis senti pris d’admiration pour cet homme tout en me demandant si je serai capable un jour de faire aussi bien que lui, voir mieux. Peut–on vraiment faire mieux ?

Nouveau challenge pour moi qui suis un battant et toujours prêt à relever un défi.

Cette simple question a occupé mon esprit tout le reste de la journée et puis vers le soir j’ai trouvé : Faire mieux c’est s’asseoir comme ça… sans canne à pêche, ça c’est fort !
Vous voyez que moi aussi j’ai plein de trucs à faire ! En plus je n’ai même pas peur de rester avec ma femme toute la journée, elle est comme moi.

Allez, vivement la quille bordel !

PS : Si vous en avez l’occasion, prenez le temps d’écouter ou de réécouter « la maman des poissons ». Mes petits enfants adorent et moi aussi……. avec du citron.


 
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Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse

 

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Elle a apparu un matin, le nez collé contre la fenêtre du séjour - les yeux écarquillés. Nous entendîmes "des chats ! des chats !". Puis une voix masculine et réprobatrice "Clémence, descends de là! ça ne se fait pas !!!"
 

 


Tiens, nos nouveaux voisins !

Elle avait dix ou onze ans (mais plus toutes ses dents!). Elle était très réservée ... mais pas timide. Curieuse et bavarde (mais bavarde !! ), si vous saviez l'apprivoiser.
Nous, faut croire qu'on a su ! Ses parents n'ont pas idée du nombre de soirées qu'elle a passées chez nous, dès qu'ils avaient le dos tourné. Sur le coup de minuit, il fallait la raccompagner quasiment de force jusqu'à sa porte où venait la récupérer sa soeur aînée (coucou, Steph !). Parce que, elle, elle aurait bien continué à causer archéologie, égyptologie, peinture, romans, chats, bien entendu  et ... cuisine aussi !
 

 
 

Elle nous a couverts de poèmes et de nouvelles. On l'a gavée de thé et de confitures. Elle nous a inondés de sublimes dessins. On a aiguillonné sa curiosité. Elle nous a fait confiance. Peut-être l'avons-nous aidée à s'accorder sa propre confiance ?

A quoi ça tient l'Amour ?

Quelques-uns de mes préférés parmi les dessins de Clémence (alias Complik Clé)

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Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
 
            Par Bob Art

 
Genre : cauchemar
Décor : un jardin potager
Acteurs :un oiseau, un insecte, un escargot, une salade, et moi.
Observations : Oui, on peut faire un cauchemar avec ça !

L’humeur habituellement joyeuse semblant tourner aux histoires de cauchemars en ce moment sur ce blog, je vais vous raconter mon pire cauchemar. Sans blagues, c’est le cauchemar qui m’a fait le plus d’effets dans ma modeste vie. Et puisque modeste vie il y a, modeste cauchemar il y aura.  Pas d’incubes, pas de succubes, pas de sorcières, pas de reine Lilith, aucun monstre grimaçant ou de flammes de l’enfer.
 
 

Peinture ancienne représentant l’enfer dans la vieille chapelle de la pointe de Rostino (Corse)photo Bob Art

 

N’empêche, je me demande bien ce qu’un psy pourrait sortir de ça.

Pauvre psy, quel méli-mélo photo Bob Art

 Au début, c’est un rêve agréable, apaisant. Un beau jardin potager comme B.M.C. savait les arranger lorsqu’il avait encore son jardin.
 

 

 
Le potager de mon pote âgé. Photo Bob Art

 


 Je  plane au-dessus, assez haut, heureux oiseau dans le ciel. Il fait beau, c’est sans doute le matin. J’apprécie les dessins du jardin formés d’alignements et de massifs de fleurs. Je m’approche suffisamment pour pouvoir maintenant sentir les effluves, tantôt mélangés, tantôt distincts, des fleurs et des légumes. Attiré de plus en plus par ce jardin extraordinaire,   

jardin de Chaumont/Loire photo Bob Art
 
je m’en approche, plus près, et plus près encore.

 Je ne suis plus qu’à quelques centimètres au-dessus des massifs de fleurs, survolant les poirées et les potimarrons, tel un insecte en quête de nectar.
 

   Une poirée dans le potager de B.M.C. photo Bob Art



Le mouvement s’accélère un peu (c’est sans doute à cause de l’insecte).

 

 

  Photo Bob Art
 

Puis au loin, c’est-à-dire à environ un mètre de moi, je distingue nettement  un gros escargot sur une salade, dévorant allègrement et avec beaucoup d’appétit une de ses feuilles. J’ai envie de lui dire comme dans les contes pour enfants : « Bonjour Monsieur l’escargot et bon appétit. ».

Sans réponse de sa part, j’observe longuement la scène en rêvassant, épisode banal dans la longue histoire de la nature. Dans mon rêve je ne m’aperçois pas tout de suite que la lumière décline lentement, tandis que l’image de l’escargot prend une place de plus en plus importante dans le tableau. Le décor magnifique d’il y a encore quelques secondes, devient sombre et inquiétant, je vois à présent, en gros plan, les râpes (la bouche) de l’animal déchirant des morceaux de feuilles. J’entends les bruits affreux du déchirement. L’image devient obscène, les sons se saturent et s’amplifient, l’environnement devient instable et très sombre, rendant d’étranges reflets et prenant d’étranges couleurs


 

 

D’étranges couleurs…. Photo Bob Art


Je ne me sens pas bien, de plus en plus mal, je commence à avoir peur et comme dans tout bon cauchemar, je ne peux pas m’enfuir. J’ai mal partout, de plus en plus mal. La douleur et l’angoisse combinées deviennent insupportables. Mais ce n’est pas encore fini, je pousse alors un énorme cri silencieux, le plus fort cri silencieux que j’ai jamais émis dans un cauchemar car, subitement, je prends conscience de la raison de ma panique et de ma douleur.

… Je n’étais pas l’escargot, comme me le suggérait mon inconscient

…….. J’étais devenu la salade.


 

Suis-je un légume ? photo Bob Art
Croyez-moi, ça souffre une salade et ça a peur aussi, même dans un beau jardin potager baigné de soleil.

Et si dorénavant vous vous promenez dans un potager et que tout est calme, tendez votre esprit en même temps que votre oreille (la meilleure) vers le sol et je suis certain que vous éprouverez de la compassion pour tous les végétaux quand vous entendrez les hurlements silencieux des légumes angoissés.


 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 
“Ah ! qu’il est beau, le débit de l’eau !
 Ah ! qu’il est laid, le débit de lait !

 Charles Trenet
 
(Paroles de Francis Blanche)


 

 

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 Peinture B.M.C.   - Les Hommaginaires   -   Francis Bacon 

 
 
Jacques Chirac visite une exposition Francis Bacon en compagnie de son ministre des Beaux-Arts, suivi du gratin habituel pour ce genre d’évènements.

Comme il ne s’agit pas d’Art Premier et que l’on ne peut pas tout connaître, même quand on est Président de la République (tout le monde ne s’appelle pas Pic de la Mirandolle). Le Président interpelle son ministre avec un de ses raccourcis dont il a le secret : “Il est joli, ce tableau !”

Perplexité de l’entourage… personne même n’a osé chuchoter “C’est du joli !”

En tous cas, il y a une chose qui est certaine, c’est que Francis Bacon, c’est BEAU, mais certainement pas joli …


 


 Peinture BMC  -   Les hommaginaires   -   Francis Bacon 
 

Pour pouvoir apprécier la peinture à sa juste valeur, je pense qu’il est très important de faire cette différence entre le beau et le joli.


A propos du joli, voici les adjectifs que l’on peut trouver dans le Petit Robert (je n’ai rien vu dans le Grand Albert, du moins de joli) = "aimable, coquet, gracieux, mignon, charmant"…


Exemple – toujours du Petit Robert  :
“Une parisienne ne se dit pas belle mais jolie comme un coeur” … !!!!

Moi, j’en connais une belle, et même elle est plus belle que rebelle, mais pour pouvoir vous en parler, les mots n’existent pas. Il fallait bien une exception.


Dans joli, il y a souvent un côté mièvre. Beau et belle sont forcément liés à l’esthétique. Est beau ce qui fait éprouver une émotion = la musique en est un des meilleurs exemples. Si vous écoutez l’Offrande musicale de Bach, vous êtes touché, ému. Si vous entendez la roulette du dentiste, c’est pas pareil… Encore que j’ai connu une dame qui prétendait adorer le bruit du marteau-piqueur …


On parle de  Beaux-Arts et on a raison parce que l’Art est forcément lié au beau. Mais imaginez que demain on vous parle de l’école des Jolis-Arts,  du musée des Jolis-Arts … On peut vouer, comme on dit, un culte à la beauté. Celui qui vouerait un culte au joli ne se ridiculiserait-il pas ?

Si, dans une phrase, vous remplacez le mot “beau” par “joli”, ou l’inverse, ça change complètement le sens :

Exemple :
 
1)    cette dame qui a un joli chapeau est allée écouter de la belle musique;
 
2)    cette dame qui a un beau chapeau est allée écouter de la jolie musique.


Le chapeau était sans doute le même, mais la musique sûrement pas …


Le joli est souvent lié à la mode. On a trouvées jolies des choses qui maintenant nous paraissent ridicules. Les exemples sont innombrables. Particulièrement concernant la façon dont on voit (certains écriraient “regarde”) les femmes. Des beautés plantureuses de Rubens ou de Maillol aux Parisiennes de Jean-Gabriel Domergue ( : c’était – paraît-il – un peintre ?????). De la ligne haricot vert aux Nanas de Niki de Saint Phalle ou à Botero (beau-et-gros ou beauté-gros … souvenez-vous : la langue des oiseaux !).
On passe de la peau diaphane de l’Olympia de Manet aux filles ultra-bronzées des magazines de mode.


 

  Edouard Manet - Olympia 
 

Pourquoi croyez-vous que je vous raconte tout ça ?


Tout simplement, parce que je cherche à vous prouver que, comme on le dit si bien : la beauté est éternelle.

Une femme peinte par Rubens ou Rembrandt (perso, je préfère), si elle ne correspond plus du tout aux canons actuels, est belle simplement par le regard du peintre, par la façon dont elle est peinte, par les couleurs, par l’éclairage, le contraste… C’est l’ensemble du tableau que vous regardez , pas seulement la femme (à moins que vous ne soyiez particulièrement vicieux, ce qui est, paraît-il assez courant). Comme disait Brassens, à propos de Corne d’Auroch : “Il prenait les brouillons de ses baisers sur les femmes nues des musées”.

Dans Guernica, Picasso peint des personnages exangues; cette oeuvre  reflète toute l’horreur de la guerre d’Espagne et de cet horrible massacre. Sur ce tableau, il n’y a pratiquement pas de couleurs. Sur la partie gauche, une mère hurle la mort de son enfant, gisant à ses pieds. Le guerrier, mort lui aussi, a la main gauche grande ouverte, tournée vers le ciel, tandis que la droite tient une épée brisée, représentant l’impuissance face à l'étendue de cette atrocité. Le cheval est éventré.
 

ET POURTANT, C’EST UN DES PLUS BEAUX TABLEAUX QU’IL M’AIT ETE DONNE DE VOIR.

Petit détail, si vous regardez attentivement en bas à droite, juste au-dessus de l’épée brisée, il y a une petite fleur…

La légende veut que Dora Maar ait participé à la réalisation de ce tableau. J’ai plaisir à croire que c’est elle qui a déposé cette offrande. Elle est le symbole d’espoir qui existe encore, même aux portes de l’enfer.


Et, à propos de Dora Maar, j’ai encore une histoire à vous raconter.
C’était il y a très, très longtemps, je venais d’arriver à Paris et mes pas m’emmenèrent tout naturellement à Saint Germain des Prés. Rue de Seine, je m’arrête à toutes les galeries. Place Furstenberg : l’atelier de Delacroix. J’arrive par la rue Bonaparte, face à l’église, et mon regard est immédiatement attiré par une sculpture qui se trouve dans le mini-square. De loin, je n’aperçois qu’une masse informe, et pourtant je suis attiré comme si cette tête – il s’agissait bien d’une tête – était aimantée et moi réduit à un copeau de ferraille, irrésistiblement aspiré vers elle.


Enfin devant, je reconnais le portrait de Dora Maar par Picasso, dédié à Guillaume Appolinaire.

Encore une fois, une personne qui aurait cette tête-là serait probablement perçue comme monstrueuse et pourtant… C’est beau, c’est tout ce que je peux dire. C’est beau et voila tout.

Je laisse aux “estêtes de lard” le soin de vous expliquer pourquoi, de vous décortiquer un tas de théories à dormir debout. Ca, je peux le faire aussi … mais à quoi bon ?...


L’autre jour, je vais chez la fleuriste. “Regardez, monsieur, je vais vous faire un joli bouquet, avec ces belles roses roses, on va ajouter un peu de orange, du rouge et … c’est joli, hein ?...”

“Oui, madame, c’est très joli. Est-ce que, par hasard, vous auriez entendu parler de l’art de l’Ikebana ?...”


 

  

Je n’aime pas parler d’art majeur et d’art mineur. Pourtant, il faut bien faire une différence entre l’art et la décoration. Avec la venue du design, les créateurs ont fait preuve de beaucoup d’imagination. Ils ont créé de superbes objets. Mais aucun fauteuil – fut-il dessiné par Charles Eames – ne provoquera en vous l’émotion ressentie devant un Vermeer ou un Monet.

En architecture, on a fait des choses extrêmement intéressantes, des cathédrales à la fondation Guggenheim de Bilbao, en passant par Gaudi.


Mais je n’échangerais rien de tout ça contre un seul petit tableau de Klee.

 
 
"Ce n'est pas ce que l'on regarde qui compte, mais le lieu en soi d'où l'on regarde". (Gustav Meyrink)

 

 
 
 Peinture BMC - Les hommaginaires - Pablo & Lump 
     
 
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Publié le par Bob Art
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Par Bob Art
 
 L’IMAGE NUMERIQUE C’EST DE LA TRICHE !
(Mon 3e bobart)


- « Non c’est pas d’la triche ! »
- « Si c’est d’la triche , on peut tout faire avec le numérique, c’est trop facile »

- «  On peut TOUT faire ? Ca veut dire quoi ? »
- « On peut  mettre un personnage dans un autre décor, on peut changer les couleurs, on peut déformer les images, on peut faire des photos vachement facilement. Houai on peut TOUT faire !».
Bon on peut s’arrêter là. Parce qu’on va vite tourner en rond.
Qui n’a pas entendu cette réflexion ?  « On peut tout faire avec la photo numérique ! » Beaucoup de gens le croient. Pour ma part je le formulerais autrement.
Que l’on puisse faire n’importe quoi, au sens le plus péjoratif du terme, là je suis d’accord, mais il faut reconnaître aussi que c’est amusant de pouvoir modifier une image en cliquant sur un bouton. D’utiliser des filtres  pour donner une impression de peinture. De grossir la tête de Papy, ou lui faire des yeux globuleux. C’est amusant et tant mieux que ça existe. Et j’espère que l’on démocratisera encore plus ces nouvelles techniques et que cela fera découvrir à certains (et certaines) des vocations nouvelles.. TANT MIEUX. Mais de là à dire que l’on peut tout faire ! Il y a un faux petit pas qu’il ne faut pas faire.
Depuis que la photographie existe, on a fait, dès le début, des montages et des truquages. De même dans le cinéma.
Un modeste exemple de montage photo à l’ancienne ci dessous.

 
Quelques amis d’Alexandre Dumas à Villers Cotterêt en 1887


 Il s’agit d’une photographie que nous avons dans notre famille depuis….. 1887. Pour la petite histoire on voit mon arrière grand père en bas à gauche, Ernest Roch dit : ‘Pierre Dure’ (marrant hein ! c’était son nom d’écrivain) je me demande si ce n’est pas lui qui m’a donné le goût pour les mauvais jeux de mots. C’est celui qui a une croix sous ses pieds (si je peux dire).
Pour l’Histoire, avec un grand H, ce sont quelques habitants de Villers Cotterêt, ville natale d’Alexandre Dumas (au centre de la photo). Bref,,,, les visages sont des photos, les corps sont des dessins (faits par mon arrière grand père). Le tout est re-photographié. C’était la mode à l’époque de faire des caricatures avec des grosses têtes et des petits corps. Beau montage non ? et quel boulot surtout. Nul doute que si le photographe de l’époque et mon arrière grand père  avaient eu à leur disposition un logiciel comme on en connaît aujourd’hui ils n’auraient pas hésité à l’utiliser. Et je pense qu’ils n’auraient pas triché. L’important c’est le résultat. Et c’est là que ça fait mal. Je suis bien placé pour le savoir.
Certains photographes nostalgiques répugnent à utiliser les procédés numériques. Ils font partie de ceux qui dénoncent ‘‘la triche’’ sous prétexte qu’une photo une fois dans ‘‘la boite’’ ne doit être retouchée d’aucune manière. Pourtant certains d’entre eux en catimini au moment du développement ont des petits ‘truc’ pour éclaircir ou assombrir certaines parties de la photo ou pour rendre une partie un peu plus floue etc… Et je ne parle même pas de recadrage. Et puis depuis bien des années maintenant, dans toutes les revues du monde entier les photos sont arrangées, notamment les photos de mode. C’est pour ça qu’on voit des belles filles et des beaux mecs tout lisses, sans poils nulle part et qui sont toujours en train de bouder (les filles et les mecs). C’est peut être parce qu’on leur a retiré leurs poils qu’ils boudent, ça fait mal. Tout ça n’est pas très grave. Plus personne n’est dupe aujourd’hui de ces corps minces, musclés, lisses et sans poils. N’est ce pas ? Plus personne ? Vous êtes d’accord ? Ha bon , il y en a encore ? En tout cas je souhaiterais juste un peu plus de sourires et de joie de vivre dans ces photos. Comme celle ci :


 


Plage de Lozzari (Corse) Photo Bob Art



Petite anecdote concernant les beaux corps minces :
Moi…. Je suis, disons un peu enveloppé. Il y a quelques années j’avais décidé de maigrir  et ho joie ! quelques mois plus tard j’avais perdu 12kg, j’étais devenu mince et tout fier de l’être (plus un ‘’poil’’ de graisse). Je me sentais bien, léger. J’attendais des compliments de la part de mes amis mais les semaines passaient et rien. Juste ce genre de réflexion : « dit donc tu as maigri toi !». Et c’est tout. Comme tout régime un peu sévère au bout d’un an j’avais repris mon poids d’origine. Et là surprise ! Je me suis entendu dire à plusieurs reprises : «  Je te préfère comme ça on ne te reconnaissait pas quand tu étais mince ». Bonjour la motivation.


Je ne vous parlerai pas des véritables tricheries celles qui sont faites pour le mal, pour le côté obscur de la force.
Une photo ne reflète pas la réalité, tout photographe, qu’il soit amateur ou professionnel, le sait, simplement parce que chacun a sa propre sensibilité. Prenez 10 photographes et demandez leurs de prendre une photo sur un évènement donné, vous aurez 10 photographies différentes, très différentes. Je ne sais pas pourquoi on considère depuis le début de la photographie, et encore aujourd’hui, qu’une photo argentique (traditionnelle) reflète LA réalité et même mieux LA Vérité, soit disant parce qu’on ne peut pas truquer une photo argentique (ce qui est faux) ? Prenez 5 photographes traditionnels et 5 de la nouvelle génération (avec modification à volonté des images et du numérique partout), qui l’emportera au final hein ?..... Qui ?..... Hein ? ……. Et bien on ne sait pas. Mais ce qui est sûr c’est que les meilleures images seront … les meilleures sans distinction du numérique ou du pas numérique.  Alors, qu’une photo, (image) soit truquée ou non pour rendre un effet, une idée, nous faire réfléchir, nous apprendre à aimer mieux, nous apprendre à regarder mieux.  Qu’est-ce que ça peut faire ? C’est le résultat qui compte, non ?
Alors :
QUESTION : « C’est de la triche ou pas l’image numérique ? »
RÉPONSE : « Si tu commences comme ça, je te dessine un mouton truqué !!! »
QUESTION : « Quand même avec un bel appareil photo reflex, et tout , et tout…. On faisait de bien belles photos avant. »
REPONSE (de jésuite***): « Est-ce qu’il faut une belle marmite pour faire une bonne cuisine ? »
QUESTION :« N’est-ce pas dans les plus vieilles marmites qu’on fait les meilleurs plats ? »
REPONSE : « Oui dans les plus vieilles, pas dans les plus belles »
QUESTION : « Alors qu’est-ce qu’on fait dans une belle marmite ? »
 

 
 
Cette belle marmite m’a été aimablement prêtée par La Clocharde


RÉPONSE : « La même chose qu’avec un beau reflex, quelque chose de très beau ou très bon, ou… de la M…. ça dépend de celui qui tient le pinceau. Mais on peut aussi l’admirer tout simplement. »
QUESTION : « On n’utilise pas de pinceau avec une marmite, ni avec un reflex d’ailleurs. Je ne comprends pas ?
RÉPONSE : « C’est pas grave. »  (voir mon premier bobart)
QUESTION : «  Si je comprends bien, il faut un vieil appareil photo pour faire de bonnes photos ?
PAS DE RÉPONSE
QUESTION : « Henri Cartier Bresson n’a-t‘il pas dit vers la fin de sa vie que la photographie n’était pas un art ? » (houaaa ! ça remonte un peu le niveau ça !)
RÉPONSE : « oui c’est vrai  et il s’est d’ailleurs mis à dessiner sans plus jamais reprendre son appareil photo.  Et alors ? » (et toc !)
QUESTION heu ! non RÉPONSE A LA RÉPONSE : «  Et bien si la photo n’est pas un art, que dire de l’image numérique ? … »
RÉPONSE heu non QUESTION ha je ne sais plus : «Heuuuu tu reprendras bien un peu de mouton ? »


 
(quelques moutons ‘’numérisés’’ en Corse) photo de Bob Art
 
 
A propos de cette photo : Il s’agit d’une photo de photo. En effet j’ai perdu le fichier numérique suite à un accident de disque dur. Il me restait un exemplaire papier en 30x40 et je l’ai  donc re-photographié (j’en ai malheureusement perdu beaucoup comme ça).

Allez ! une bise numérique et truquée à vous tous.

*** Histoire de jésuite :
-« Il paraît que vous, les jésuites, avez coutume de toujours répondre à une question par une autre question ? »
- « Ha oui ! Qui est-ce qui vous a dit ça ? »
 




 
*
Publié le par Bob Art
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Par Bob Art

En supplément de mon bobart* sur l’image numérique, je vous propose quelques modestes conseils si vous voulez vous offrir  un APN. J’aurais pu l’inclure dans mon bobart mais bon…

Ceci s’adresse essentiellement aux débutants dans le numérique.

Le choix des APN est très varié, presque trop, et beaucoup d’acheteurs potentiels se perdent très vite dans cet enchevêtrement de termes techniques incompréhensibles pour eux. Ils peuvent même finir par se décider, en désespoir de cause, uniquement en fonction du look de l’APN, ce qui est nettement insuffisant. C’est pourquoi il vaut mieux bien préparer ses recherches.

Première étape : Évaluer votre budget sachant que la fourchette des prix est très large. Elle s’étend de 100€ à 4000€. Il y en a même en dessous et au dessus de ces prix. A partir de 2000€ on commence à accéder aux appareils dits professionnels (certains peuvent aller jusqu’à 10 000€).
Vous trouverez des APN de qualité qui satisferont la majorité d’entre vous dans une fourchette de prix comprise entre 200€ / 350€.

Deuxième étape : Essayer d’appréhender ce que vous voulez faire avec votre appareil. Ne vous contentez pas de dire seulement : « Ben je veux faire des photos pardi ! ». Les APN présentent une grande variété de possibilités et peuvent être très différents les uns des autres.
Si vous avez déjà un petit appareil argentique (avec un film dedans à faire développer)) ce sera plus facile pour vous mais posez-vous cette question tout de même, que faites-vous avec ? Faites vous essentiellement des photos de famille ? vous l’emportez avec vous en randonné ? Vous l’emportez sur la plage ? Vous vous essayez de temps en temps à prendre un beau paysage avec parfois au premier plan votre petite (ou grande) famille. Vous voulez partir en vacances dans des pays lointains pendant plusieurs semaines. Ou alors vous sentez que cet appareil est bien mais qu’il manque certains réglages ou certaines options car vous avez envie de vous mettre un peu plus à la photo.
Pour les tout débutants, en plus des questions ci-dessus, demandez vous par exemple si vous êtes soigneux, si vous allez l’utiliser souvent, si vous désirez vous mettre à la photo consciencieusement, ou si vous voulez épater les copains (pourquoi pas).
Certains APN font maintenant des vidéos avec son (parfois de bonne qualité). Voulez-vous faire des petites vidéos ?

Si vous cernez bien vos besoins, vous aurez plus de facilité pour faire votre choix et vous renseigner auprès du vendeur.
Faite une liste éventuellement.

Les APN :
Il y a 3 catégories principales :
-Les compacts
-Les bridges
-Les reflex

1) Les compacts : C’est probablement dans cette catégorie que vous ferez vos débuts dans le numérique. Certains peuvent atteindre 600€. Est-ce bien nécessaire ?
Les compacts peuvent être équipés d’un viseur optique (conseillé) et d’un écran, soit fixe, soit orientable On voit de plus en plus apparaître des compacts avec uniquement un écran fixe. Certains sont prévus pour être efficaces même en plein soleil mais pas tous. À vérifier donc. D’autres ont des écrans orientables, très utiles, je vous les recommande. Ils permettent des angles de prise de vue étonnants.

Avantages :
Comme leur nom l’indique, la compacité.
Inconvénients :
 Attention à la petitesse excessive de certains modèles qui est une source d’images floues à cause de leur mauvaise prise en main.

 Il y a deux sous catégories de compacts :

-a)Les automatiques : ça, c’est on ne peut plus simple, tout le monde comprend.
Certains automatiques sont équipés de ‘’mode scènes ‘’, par exemple, vous voulez faire un portrait, il y a un mode pour ça, c’est l’appareil qui fait le réglage à votre place. Il existe maintenant une foule de modes scène : paysage, montagne, plage, portrait, sport, et bien d’autres encore jusqu’à 15 ou 20 sur certains APN. Évitez les APN avec trop de modes scènes, on ne se sert généralement que de 5 ou 6 maxi.

-b)Les débrayables : Avec un débrayable vous pouvez régler indépendamment l’ouverture et la vitesse.  Réservés aux amateurs avertis ou à ceux qui veulent progresser dans la prise de vue.

2) Les bridges : Ce sont les appareils  qui techniquement se situent entre les compacts et les reflex. Ils sont aussi plus gros que les compacts et plus petits que les reflex Ils disposent d’un viseur électronique et d’un écran orientable ou non. Ces appareils sont souvent dotés d’un zoom important (avec des grossissement de 5 à 12). Ils sont presque tous débrayables.
Avantages :
-Ces appareils permettent de faire des photos de tous types (de la macro au paysage en passant par le portrait) sans emporter toute une kyrielle d’objectifs et de matériel.
- bonne à très bonne qualité d’image.
Inconvénients : La visée électronique peut manquer de netteté pour une mise au point manuelle. Informez vous sur les capacités de mise au point automatique de l’appareil. Capacités de mise au point pouvant varier d’une manière importante d’un appareil à l’autre. Certains APN ont un système lumineux qui permet une mise au point parfaite en faible lumière, très pratique et très fiable. Ceci est valable également pour les compacts.

3) Les reflex : Appareils à visée directe à travers l’objectif. Ils ont la particularité d’avoir leurs objectifs interchangeables.
Avantages :
Qualité incontestable de la prise de vue et de l’image.
Inconvénients :
 -Souvent lourds, avec obligation de se déplacer avec plusieurs objectifs.
-Cher à très cher, notamment concernant les objectifs.

Parlons maintenant de la qualité des images que peuvent produire ces appareils.

LA COURSE AUX PIXELS !

Oubliez tout de suite que plus il y a de pixels, meilleure sera la qualité des images. C’est faux.

Ce qui fait la qualité d’une photo numérique c’est essentiellement la taille du capteur, à ne pas confondre avec la quantité de pixels qui correspond à la taille de l’image, et la qualité optique de l’objectif.
Ainsi un 6 millions pixels offrira des images de meilleure qualité avec un grand capteur plutôt qu’avec un petit. Attention il y a de très mauvais 6 Millions de pixels. La taille des capteurs se définit en fraction de pouce (1 pouce= 2,54mm) c’est pratique ! Vous verrez donc sur les notices capteur de 1/1,8 pouce, ou 1/2,5 pouce , ou encore 2/3 de pouce. Certains reflex haut de gamme ont des capteurs 24/36 (en mm cette fois !) équivalents à la taille des anciennes pellicules.

NE VOUS LAISSEZ DONC PAS AVOIR PAR LE NOMBRE DE PIXELS AFFICHÉ.

Avec un bon ‘’3 Millions de pixels’’ vous pouvez faire d’excellentes photos.


Quelques exemples :

-«Je veux un appareil, le moins cher possible, le reste je m’en fiche. »
-« Achetez le ,mais ce n’est pas un bon plan, vous le regretterez. » à partir de 70€
-«  J’ai envie d’avoir un appareil pour prendre les enfants au bord de l’eau ou en randonnée, mais je ne suis pas soigneux. »
-« Il existe des appareils ‘’tout temps’’ c’est-à-dire qui supportent les projections d’eau et la poussière. Il en existe même des étanches qui peuvent aller sous l’eau sans avoir besoin de caissons étanches (pas plus d’1,50m). Certains ont l’objectif qui se cache lorsque l’APN est éteint. Attention toutefois à l’eau de mer, il est impératif de les rincer abondamment à l’eau douce tout de suite après, sinon votre APN risque de ne pas passer aux vacances suivantes. » Entre 200€ et 400€
-« J’aimerais bien faire aussi, un peu de vidéo. »
-« Préférez un APN avec une vidéo VGA (640x480 pixels) à 30 images par seconde avec le son et si possible avec la possibilité de zoomer en filmant. Prévoyez dans ce cas d’acheter une carte mémoire importante (512Mo et plus. Environ 80€ pour une carte de 1 Go) la vidéo est dévoreuse de mémoire. Certains bridges font des vidéos d’excellente qualité avec son stéréo, et la possibilité d’utiliser le zoom optique jusqu’à 12, pour moins de 500€ . La qualité est bluffante.
-«  Après plusieurs années de photos avec un vieux 24/36 automatique, j’aimerais passer à quelque chose de mieux et apprendre la photographie. »
-« Deux solutions, soit un compact débrayable, entre 350€ et 600€, soit un bridge, entre 350€ et 900€. Préférez le bridge si votre budget le permet.»
-« J’aimerais un APN ‘’petit bijou’’. Ils sont beaux les appareils ‘’petits bijoux’’.»
-« Oui c’est vrai que certains sont très beaux, mais chers et pas meilleurs que les autres. De plus comme ils sont très petits, les risques de ‘’bougés’’ sont importants. Mais si vous voulez vous faire plaisir….. . »
-« J’aime les voyages, quand je pars c’est pour au moins 2 semaines et jusqu’à 1 mois. »
-« Choisissez un appareil qui est alimenté par des piles NiMH, vous savez, celles qui ont la même taille que les petites piles ALKALINE rondes. Comme  ça si vos batteries sont déchargées, vous pourrez acheter des piles alkaline dans le commerce (on les trouve partout dans le monde). Vous prendrez moins de photos qu’avec vos batteries rechargeables mais ça vous dépannera. »

Encore une ou deux choses :

Évitez les APN ‘’WIFI’’. Le débit WIFI étant actuellement trop lent pour transférer des fichiers image, il vous faudra des heures (je n’exagère pas) pour décharger une carte de 512Mo sur votre ordinateur, alors que le transfert par USB 2  (très courant maintenant et préférable à l’USB 1,1 dépassé) ne vous prendra que quelques secondes. Un modèle WIFI vous coûtera entre 60 à 70€ de plus que le modèle original….. Y a pas photo, c’est le cas de le dire !

Les fourchettes de prix que je vous donne équivalent à des prix d’appareils de marques très connues.

ACHETEZ  DE PRÉFÉRENCE (selon moi) PARMI LES MARQUES LES PLUS CONNUES:

CANON, FUJIFILM, NIKON, OLYMPUS, PANASONIC, SONY…
Vous pourrez également trouver votre bonheur avec les marques KODAK, PENTAX, CASIO, dans certains cas. Listes non limitatives.

C’est vrai que ce n’est pas facile de choisir. N’hésitez pas à prendre les appareils en main dans les magasins. Si vous vous décidez à acheter, faites rapidement chez vous des essais dans toutes les conditions possibles de prise de vues, et si vous avez le moindre doute, n’oubliez pas que vous avez 8 jours pour rendre l’appareil (à vérifier auprès du magasin avant achat).

Allez, je vais tout vous dire, personnellement j’ai une nette préférence pour les appareils CANON et OLYMPUS, mais ce n’est que mon avis.

Bon achat ! et bonnes photos numériques !


* Pour les nouveaux voir la définition de bobart (avec un T) dans « mon premier bobart ».







 
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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                 La maison de Nostradamus
 
 
Printemps 87 (j’ai du mal à penser que, parmi vous, certains n’étaient pas encore nés !), nous décidons de nous offrir une virée en amoureux. Le temps est splendide. Pas envie de rester enfermés (vous me direz, c’est pour tout le monde pareil, au premier rayon de soleil !).
Nous jetons notre dévolu sur les Alpilles.


 

Vincent Van Gogh


Et pas question – of course – de ne pas se faire un petit restau… Après consultation du guide culinaire idoine (et tenant compte de nos finances…), nous nous décidons pour le Café des Arts à Saint Rémy de Provence (un des plus vieux établissements de la ville).
Alors pour les ceusses qui ne connaissent pas Saint Rémy (voire – ô pôvres ! pas la Provence!...), c’est une petite ville super-sympa et jolie et vivante et gaie et ensoleillée … et très-trop fréquentée pour peu que le soleil pointe le bout de son nez… (remarquez, je sais pas de quoi je me mêle, on n’y est pas retourné depuis des lustres … cependant, je doute que les choses se soient arrangées de ce côté-là …)


 

 

Bien sûr, on y trouve de très belles ruines romaines, mais la ville a surtout été marquée (de notre point de vue) par ces deux illustres personnages que sont Nostradamus
et Vincent Van Gogh 
 
 

Vincent Van Gogh
        
Tout ce qu’on aime, quoi !

Enième ballade dans la ville puis arrivée à l’heure dite au Café des Arts. La salle est plutôt petite, assez étroite. On nous installe à une table pour deux, collée contre une porte vitrée, grande ouverte sur une courette. Tant mieux. Il fait chaud, il y a un monde fou, un peu bruyant à mon goût et l’ambiance est à la fête – genre dimanche en famille.
On est drôlement bien.

Le repas à peine entamé (c’était rudement bon!) je sens comme un malaise. Quelque chose d’indéfinissable, lourd et invasif. Un impression de froid dans le dos. Un couple accompagné d’une gamine d’une dizaine d’années nous frôle alors en longeant notre table – venant de derrière moi – pour aller s’installer au fond de la salle, à moins d’une dizaine de mètres.

Au moment où ils sont passés, j’ai levé les yeux et mon regard a croisé celui de la fillette, mince, la peau très blanche, de longs cheveux blonds presque trop clairs et les yeux bleux. Elle me fait une impression bizarre. J’attends qu’ils soient installés, à l’autre bour de la pièce, et je murmure à Mi Amor (en cachant mes lèvres, donc aucun risque qu’elle n’entende ou ne voie) : “cette gamine a une tête à faire tourner les guéridons !..”Il confirme en souriant et me dit que, physiquement, je devais lui ressembler à son âge.
Ils prennent donc place (c’est la dernière table de libre) et nous font face, tous les trois, adossés au mur du fond.

Presque aussitôt, accompagnée de sa mère, elle refait le trajet dans l’autre sens, en direction des toilettes. Quand elle repasse,de nouveau, elle est seule et je la sens arriver dans mon dos – dans ma nuque, pour être plus précise – toujours cette même impression glaciale – elle ralentit, me fixe du regard, le visage fermé, dur, puis continue jusqu’à sa table où elle rejoint son père.
Mon impression à cet instant, c’est que cette petite n’est pas une enfant mais … autre chose (!?) – impression qu’elle manipule ses parents qui semblent n’y voir que du feu.

J’évite son regard durant tout le repas – toujours sur moi – toujours le visage fermé : elle n’a pas esquissé l’ombre d’un sourire. Lorsque, précipitamment, elle se lève sans mot dire, passant derrière les chaises qu’occupent ses parents et se précipite sur la porte vitrée au fond de la salle – l’équivalent de la nôtre – qui donne également sur la courette qu’elle traverse d’un pas rapide et décidé … elle fonce droit sur moi ! L’impression de terreur que j’ai ressentie à ce moment n’a aucun équivalent dans ma vie. Il y avait dans mon ventre un énorme noeud, si serré que rien ne semblait pouvoir le défaire. Puis elle s’arrête pile devant notre table. Elle me dévore littéralement  du regard. Il y a une lutte intense entre nous. La tension est telle que Bernard-Marie ne se sent pas bien non plus.

Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé. En une fraction de seconde, je me décontracte complètement (ma volonté n’y est pour rien) et je lui décoche mon sourire le plus charmeur… Elle me le rend, tourne les talons et retourne à sa table où tout d’un coup, son attitude change du tout au tout ! Elle sourit, elle parle enfin à ses parents, elle devient une gamine de son âge…

D’emblée, j’ai une certitude : si je n’avais pas réagi de cette manière et aussi rapidement, j’étais morte.

Le repas se termine. Nous quittons le restau franchement mal à l’aise. Besoin de prendre l’air, d’évacuer toute cette tension. Grande ballade dans les alpilles. C’est la fin de l’après-midi. Nous décidons d’aller, une fois de plus, visiter la Cathédrale d’Images. C’est une ancienne carrière des Baux où sont projetées sur les murs des images, tableaux ou autres, mouvantes. Il y fait frais. La musique emplit l’espace et les images montent jusqu’au plafond situé à douze mètres et même lèchent le sol… trop beau !


Enfin bon, il se fait tard, il va falloir songer à rentrer, donc pas de temps à perdre, nous filons vers la carrière en question. A l’arrivée, évidemment, un monde fou, une file d’attente impressionnante, mais bon, on se fait une raison et on se glisse parmi les visiteurs. Tant pis, on attendra le temps qu’il faudra …

Et là, B.M.C. pose doucement sa main sur mon épaule et murmure d’un ton très (trop ?) rassurant :”Tout va bien. Tu restes calme. Tu te retournes lentement…”

… elle était là, assise sur un rocher. A quelques mètres. Et devinez quoi …. Elle me regardait fixement.

Ce jour-là, quoique vous en pensiez (et je sais bien que vous n’allez pas vous en priver), je suis sure, je suis certaine, je suis intimement persuadée que J’AI CROISE MA MORT et ne me demandez pas ce que celà signifie, je n’en sais foutre rien !!!
 

 Peinture B.M.C.   -    Les Hommaginaires   -   Vincent
 
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
Amis musicophiles, si vous voulez sortir un peu des sentiers battus et rebattus par le marketing des maisons de disques (même si elles font parfois de bonnes choses), je vous inviterai à découvrir quelques groupes que je trouve particulièrement intéressants.

Avant tout, je vous situe mes goûts musicaux. J’aime Radiohead (mes dieux), Placebo (mes anges), David Bowie, Noir Désir, Goldfrapp, Portishead, Morcheeba, Massive Attack, P.J. Harvey, etc…


Donc, parmi les trucs moyennement connus, qu’on ne voit pas à la télévision et qu’on n’entend pas sur les ondes, le chef rock vous propose :


 
-    le Tigre, un petit groupe de filles qui déchire sur un rythme qui fera peut-être peur aux garçons… à tester pour tous les amateurs de musiques qui réveillent le matin…

-    ensuite, un groupe que certains connaissent déjà, Sneaker Pimps… Des filles là aussi, mais sur un rythme beaucoup plus trip-hop, qui rappelle un peu Portishead ou Massive Attack… moins violent donc, plutôt pour le soir, et ça ne fera pas peur aux garçons…

-    enfin, un groupe du joli nom de Crustation, dont l’album Bloom, aux résonnances trip-hop, avec, encore et toujours,, une fille qui chante, m’enchante… A tester si vous voulez planer…

-    Et sinon, je sais que je radote, mais le dernier Placebo est une bombe. Que ceux qui ne l’ont pas encore écouté s’y précipitent…


Voilà, voilà… Pour tous ceux qui veulent un peu renouveler leur discothèque, je proposerai régulièrement les derniers trucs que j’ai découverts… Donc, ouvrez grand vos oreilles, et évadez-vous…


P.S : J’ai oublié, mais le dernier album d’Hubert Félix Thiéfaine (Scandale mélancolique) est un bon antidote à toutes ces nouvelles stars qui arrivent à faire plusieurs chansons avec dix mots de vocabulaire

 

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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
 
 
Je suis rarement fan des auteurs récompensés par des prix littéraires, j'ai une certaine aversion pour toutes les remises de prix (Césars et autres victoires...). Mais là, j'ai été obligée de me rendre à l'évidence : ils ont bien fait de récompenser Weyergans.

Ma mère avait acheté Trois jours chez ma mère (!) avant qu'il soit récompensé, et me l'avait conseillé... et j'ai trouvé ça génial...

Déjà, que le mec mette cinq ans avant de finir son livre alors que sa maison d'édition enrage et le menace, je trouve ça fort... Et puis, il y a le style, une merveille : Weyergans nous emmène où il veut, ses digressions sont hilarantes et jamais ennuyeuses; le lecteur enchaîne les larmes aux rires, et se retrouve forcément dans ce personnage un peu largué... les mises en abyme sont fascinantes, un pur bonheur...

C'est rare que je fasse autant d'éloges, mais je ne peux faire autrement...

Du coup, je me suis précipitée sur Franz et François, ou encore Je suis écrivain et je n'ai pas été déçue... Je ne vais pas écrire des pages sur lui, même si j'en étais capable, et vous laisse vous précipiter à votre tour vers cet auteur qui sort du lot... Si, comme moi, vous êtes réticents sous prétexte qu'il a reçu un prix, oubliez ce principe et pour une fois, concédez que les prix récompensent, parfois, de vrais génies...

A bon lecteur, salut...



 
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Pardon, Clé, je me permets un petit aparté pour les ignares dans mon genre qui n'avaient jamais entendu parler de "mise en abyme" - voir lien wikipedia
La Muse



 
 

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