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ENTREZ LIBRES

Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
 
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Les déboires de Complik Clé avec l’Education Nationale ont fait ressurgir en moi un souvenir d’enfance qui fut fondateur dans mon fichu caractère…

C’était en CM1 ou CM2, je ne sais plus très bien. Un genre de test d’évaluation d’ampleur nationale qui fut organisé sur tout le territoire, ciblant quelques écoles primaires disséminées un peu partout (l’ancêtre des sondages, quoi…).

Le test consistait à re-créer une histoire à partir de phrases ou de bribes de phrases mises dans le désordre. Volontairement, toutes les formes possibles de conjugaison des verbes y figuraient ainsi que quelques autres joyeusetés destinées à piéger nos jeunes cervelles…

A cette époque, j’étais depuis toujours première ou deuxième de la classe. Alors, j’y suis allée les doigts dans le nez. Il était juste impensable pour mon petit ego que je puisse me planter…

Lorsque plusieurs mois après les résultats arrivent, l’instit nous en fait lecture. Et je l’entends énumérer les noms de toutes celles qui “ont bon”… Et là, malaise, comment ? j’y suis pas ???...

Je me risque, outrée (au diable le ridicule !) à poser la question …

“- Ah non ! pour toi, c’est pas bon !
  - J’ai fait des erreurs à quel niveau ? syntaxe, logique, quoi d’autre?
  -  Pas du tout ! Vous êtes deux (toi et un garçon) à avoir raconté une   autre histoire… Autrement, tout va bien au niveau du Français et de la logique.
  - Ben alors, j’ai bon?.....
  - NON !!! C’ETAIT PAS LA BONNE HISTOIRE !.....”

Jamais de ma vie, je n’ai ressenti aussi fort le sentiment d’injustice !
Je ne rentrais pas dans le moule !..
Bien sûr, j’ai demandé les coordonnées du mec en me disant que ça serait certainement intéressant de se connaître … mais alors là, foudres de l’institutrice !! Pas question ! Quelle idée !!!!!!!!
Ce qui me tue, c’est qu’il a dû avoir la même réaction…

Ce jour-là, s’est effondré un tas de valeurs auxquelles on avait tenté de m’enchaîner…

Ma différence – puisque différence il y avait – je me suis mise à la revendiquer … et à défendre celle des autres.
Depuis, je suis hyper-réactive à toute forme d’injustice et à toute notion de hiérarchie, et aussi à tout ce qui ressemble à un dogme…
Bref, je suis devenue une chieuse !

Quelques années plus tard, au lycée, la prof de philo nous balance une dissert sur l’anarchie. Même topo : elle rend les copies en commençant par les meilleurs notes (franchement pas brillantes du tout) jusqu’aux dernières carrément catastrophiques. Et toujours pas la mienne, de copie …

Impression de déjà-vu..

 Sauf que – atterrée – je la vois soudain brandir une copie en s’exclamant :
“Il n’y en a qu’une ici qui soit vraiment anarchiste !!”
… devinez quoi … c’était bibi (tu m’étonnes !). Hyper-bonne note (et à ce moment-là,  j’étais loin d’être encore la première de la classe!!!).

Moralité : Faites pas chier la dame !!!!!!!!!!



 
*********

 
Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

 
Voyage au pays de l’Art brut
 
“Je suis capable de faire des choses que tout le monde ne peut faire, par conséquent, il m’est difficile de faire ce que tout le monde peut faire.”

                           Gaston Chaissac                                      

J’adore la peinture de Gaston Chaissac, mais plus encore, c’est l’homme qui m’est cher. Aussi, dans mon musée imaginaire a-t-il une place de choix.
 
Gaston Chaissac – 1910-1964.

 
- 1910, naissance à Avallon - Très jeune, abandonné par son père, il est amené à pratiquer toutes sortes de petits métiers : apprenti marmiton, commis dans une quincaillerie, puis cordonnier;
- 1936, c’est en tant que cordonnier qu’il s’installe à Paris. Il loge chez son frère, dans le même immeuble que les peintres Otto Freundlich et sa femme Kosnick-Kloss. Ceux-ci se lient d’amitié avec le jeune Gaston (26 ans), en qui ils découvrent une véritable sensibilité artistique.
Aussi l’encouragent-ils à dessiner et à peindre;

 

- 1938-1942, atteint de tuberculose, Chaissac erre de sana en sana. Bien entendu, il continue à dessiner et peindre des gouaches;

 

- 1942, Gaston Chaissac épouse Camille Guibert, institutrice de son état. Ils s’installent dans un petit village de Vendée, Sainte-Florence de l’Oie. A partir de ce moment, il va pouvoir se consacrer totalement à son art.

Gastounet (c’est ainsi qu’il se nommait) va beaucoup produire. Il crée avec tout et n’importe quoi… racines d’arbres, vaisselle cassée, vieux four, morceaux de papier peint, vieille passoire… que sais-je ?

 

Durant plusieurs années, il entretiendra des relations épistolaires avec, bien entendu Otto Frundlich, mais aussi avec Jean Paulhan, Raymond Queneau et surtout Jean Dubuffet.
Dès que lui venait une idée, il se dépéchait de la coucher sur le papier et dans l’instant-même allait la poster. Rentrant à la maison, lui venait une autre idée. Il l’écrivait. Retournait à la boîte-aux-lettres poster son deuxième courrier. Et le troisième ne tardait pas à suivre… C’est ce qu’on appelle “avoir de la suite dans les idées” !

 Il lui arrivait aussi de relever des adresses dans l’annuaire du téléphone et d’écrire à des inconnus…
Il est très difficile de parler d’un personnage aussi complexe. Sa peinture avait sans doute quelque chose à voir avec l’écriture automatique, chère aux dadaïstes. C’était un peu le même principe, adapté à l’art pictural. En tous cas, rien à voir avec l’art naïf (on est prié de ne pas confondre).

1949, Dans le cadre d’une expo consacrée à l’art brut (galerie Drouin) et grâce à Dubuffet, il expose un tableau;

-1961, une fois encore, c’est Iris Cler qui va le “découvrir” et organiser une exposition dans sa galerie – expo qui passera inaperçue, en dehors de quelques rares initiés;
-1962, moi aussi, je découvre Gaston !

-1964, mort de Gaston Chaissac, à l’âge de 54 ans;

-1964, exposition à New-York.

Il faudra attendre 1973 pour que le musée national d’Art Moderne organise une rétrospective qui permettra au grand public de découvrir enfin Chaissac.
Comme vous avez – semble-t-il – eu le courage de lire cet article jusqu’ici, vous avez droit à une récompense !
Voici quelques textes écrits par ce cher Gastounet :
 
Décembre 1946. Lettre à Jean Dubuffet.
 
“Je ne suis pas allé chez le coiffeur depuis août dernier. Les coiffeurs nous abiment. Ils manquent d’adresse (c’est-à-dire de maladresse). Ils ne savent jamais faire une coupe de cheveux qui fait tête de romanichel. Je préfère passer entre les mains des apprentis coiffeurs qui, au moins, font des coupes de cheveux inédites, mais leurs patrons ont la marotte de retoucher à leur travail quand il est particulièrement intéressant. Ils gâchent tout.”


12 mai 1947. Lettre à Jean Dubuffet.

“Quand vous viendrez me voir, je vous montrerai mes meilleurs tableaux. Il y a “l’homme au nœud papillon” sur lequel j’ai écrit ceci : “Votez pour les amateurs d’Art Moderne, ils ne sont pas bornés.
Puis il sortit en fermant la porte sans bruit et grimpa dans la vallée à la rencontre d’une demoiselle créée de toutes pièces…
L’homme au nœud papillon bifurqua et traça un impeccable angle droit. Plusieurs géomètres arrivèrent peu après et l’un d’entre eux, qui était un très grand, copia cet angle droit.”

 
 
“J’ai beau être parvenu à brilloter avec mes brimborions qui pourtant ne doivent pas valoir un trio de brévicaudes mangeables et j’ai beau être aussi battologue que possible, on me prend volontiers pour bachacon. Et des barguigneurs venus regarder ma peinture l’ont traitée de batifolage et moi de batifoleur..”


Et sur la façon de peindre :

“Je suis en train de peindre un tableau au dos d’un autre. Et de faire des masques polychromes avec de vieux ustensiles. Donc, ce matin de bonne heure, avec un gros marteau je martelais d’importance. Ces pauvres restes d’une bassine qui a rompu à l’endroit des soudures, j’ai songé une seconde à en coudre les morceaux au fil de fer pour les assembler, mais réfelxion faite, je les ai cloués sur une planche; j’aime mieux peindre sur toile que sur la tôle tarabiscotée de mes vieilles bassines, c’est plus facile.”


“… Et comme je ne pouvais dessiner les objets que de façon raide avec mon dessin sommaire, j’accentuais à l’occasion ma maladresse, m’étant aperçu que plus mon dessin était mal foutu, moins il avait cette raideur de l’apprenti dessinateur.”



Allez, une dernière pour la route :

“La vie est quand même belle en cette saison désastreuse où tant de choses tournent en eau de boudin et la joie perd de son entrain. Mais le dindon de la farce lui-même fait don de sa personne d’un cœur qui se donne et la mer, si elle n’est pas prise à rebrousse-poil, fond de tendresse dans les bras de son pierrot dont elle est le plus vaste miroir et l’on en parle au lavoir, au salon, à l’abreuvoir.
Et que d’encre elle fait couler pour ancrer dans les cervelles l’air de chemise de la fleur des lumières.
Les lauriers sont coupés, il faut les ramasser ou les laisser pourrir sur place jusqu’à ce que la glace se rompe sous les pas du lézard réveillé par le froid.”

 

 


 
B.M.C. - Les hommaginaires - Gaston Chaissac
Peint sur bâche - ( 200 x 250 cm.)


 
CHUT.….. au paradis des peintres, un ange coupe les cheveux de Gaston :

- “Comment je vous les coupe ?”
- “A la romanichel…”



 
 
*****

 
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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      "Ce n'est pas le fait de naître qui est  la vie,

       mais la conscience.."                                          

                                                                      Hermès Trismégiste

 
*
 
Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 Voyage au pays de l’art brut



Frédéric Seron  - 
Editions d
uTemps 1962
Photo Ehrmann
Vous connaissez sans doute le facteur Cheval et son Palais des Merveilles. Mais peut-être n’avez-vous jamais entendu parler de Frédéric Seron (rien à voir avec l’auteur de bandes dessinées).

Frédéric SERON (1878-1959) :

Il était une fois dans un petit hameau de Seine-et-Oise, c’est comme ça qu’on disait, un boulanger du nom de Frédéric Seron. Son pain était, vu l’époque, fait “à l’ancienne”. C’était le pain de vie du village. Et même si, pendant la guerre, il n’avait pas le droit de le vendre frais (durant l’occupation, une loi n’autorisait la vente que du pain … rassis !!!), c’était quand même le meilleur pain à des kilomètres à la ronde.


Editions du Temps 1962
Photo Ehrmann
 
Cet homme était un rêveur. La nuit, il voyait des figure bizarres. Le jour, en pétrissant la pâte, il se demandait comment faire pour concrétiser ses songes.

Penché sur son pétrin, pendant qu’il méditait, lui vint une idée :” si je crée des personnages, ils ne pourront exister que s’ils ont une âme. Un corps sans âme, ça n’existe pas.”
 

 
Editions du Temps 1962
Photo Ehrmann
 
Cette nuit-là, il avait rêvé d’une sculpture (admettons que ce soit la Sirène de la Liberté). A quarante ans passés et après avoir longuement songé à la réalisation de ses œuvres, il se décide enfin. Dans une petite boîte métallique, seul, à l’abri de tout regard indiscret, il va mettre ce qui deviendra l’âme de la statue : tickets d’alimentation, un bouton de culotte, une pièce percée de cinq sous… Dieu seul sait quoi ! Le mystère de l’âme est décidément insondable…



Editions du Temps 1962
Photo Ehrmann

 
Si, par malheur, “l’âme“ ne correspondait pas avec l’idée qu’il se faisait de sa création,  il allait l’enterrer au fond de son jardin, dans les limbes de son monde onirique.

Ensuite, il ne lui restait plus qu’à construire une armature métallique en fil de fer et grillage, dans laquelle il introduisait la fameuse petite boîte. Il habillait le tout de ciment qu’il peignait.
Certaines d’entre elles avaient des bras articulés, de façon à pouvoir en changer l’attitude.

Sans doute cette démarche est-elle beaucoup moins naïve qu’il n’y paraît à première vue. Toute œuvre d’art n’a-t-elle pas une âme ? Posez la question aux spécialistes des ondes de forme, ils vous parleront de l’ext (e?) et du géniteur. Mais tout ça est extrêmement compliqué, aussi je retourne à mes pinceaux…
Et quand le temps sera venu, j’apprendrai à faire du pain.
 


Editions du Temps 1962
Photo Ehrmann

 
PS : Comme vous le savez peut-être, les violons ont, à l’intérieur de la caisse de résonnance, un petit morceau de bois cylindrique, fait généralement d’épicea, reliant la table d’harmonie et le dos de l’instrument. Cette partie  est nommée “l’âme” du violon; elle joue un rôle très important au niveau de la sonorité.

 
*

 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
  

Ma muse n’est plus là, elle a du s’enfuir par la fenêtre, ou grimper sur le dos du chat, encore une fois, pour partir en vadrouille avec lui. Encore une fois, elle en a eu marre. C’est dur d’être muse, surtout à notre époque. Elle est jolie, si vous saviez, avec ses petites ailes couleur scarabée. D’habitude elle est là, elle danse sur le clavier de mon ordi, entraînant dans sa ronde mes doigts malhabiles. Parfois elle se pose, sur le bouton volume, inhalant doucement les volutes de mes cigarettes, ou s’enivrant des vapeurs de mon thé, puis elle reprend sa danse, enchaîne la transe et je pars avec elle. Ma muse est ennuyée et ne s’amuse plus. Plus je l’appelle, moins elle répond, capricieuse par nature.
Ca a du la vexer que je réponde au téléphone alors qu’elle était en plein tourbillon créatif. Il faut me comprendre, ma muse, j’attends des nouvelles d’un moment à l’autre pour mon voyage en Italie. Tu sais que c’est important pour moi, et pour toi aussi d’ailleurs. Ce voyage est peut-être une des raisons de ta survie, tu sais. C’est ça qui te fait peur ? Tu crains que je te plante là ? Mais tu es du voyage ma belle, c’est en partie pour toi que je veux partir…

 Enfin, tu vas me dire, elle a bon dos, ta muse, car les muses n’ont besoin d’aucun voyage pour se maintenir en vie. Les plus petits cachots, les plus sombres endroits ont souvent accouché de muses plus impressionnantes que celles des luxueux voyages. Les égarements de l’âme sont pour elles de plus grands tours du monde. Et je suis prétentieux, faible peut être, de vouloir partir pour trouver l’inspiration. Mais j’ai envie, moi, de te faire découvrir ce pays dont je rêve, depuis six ans que j’y suis allé. Ca t’importe peu, mais je veux retoucher ces pierres, revoir ces fresques, respirer à nouveau cet air qui m’inspire tant.

 Tu es jalouse peut être, femme que tu es, qu’un pays ait l’audace de te concurrencer ? N’aie pas peur, ma muse, tu t’y plairas aussi, comme il y a six ans, quand tu n’étais encore qu’une enfant. Tu riras et pleureras avec moi à la vue de ces splendeurs, et si une beauté italienne tente de te détrôner, je saurai  fièrement protéger ma préférée, ne t’inquiète pas. Mais reviens s’il te plaît, parce que là je m’ennuie. Laisse donc un peu ce chat, même si ses yeux répondent plus que les miens à ton idéal esthétique. Ne m’abandonne pas. Pas maintenant ma douce verte. J’ai encore trop besoin de toi. Maintenant plus que jamais. Without you I’m nothing.

 Tu tardes à revenir, je suis habitué. Tu me fais suffisamment de scène quand je te délaisse au profit d’une humaine pour que je comprenne ton retard aujourd’hui, mais s’il te plaît… L’humaine, elle, s’épuisera, se lassera de mes états d’âme, mais toi, toi tu vas revenir, sinon tu ne vis plus. Ca t’embête, hein, de dépendre de moi comme ça… Tu t’y es faite, à la longue, comme un malade se fait  à sa morphine, même si ma comparaison te semble stupide. Allez, reviens… Il nous reste tout à faire et toi tu tardes à venir… Que veux-tu ? Rien, d’habitude. Une larme, un regret ou une joie suffisent à t’appeler d’habitude. Ton silence veut dire que je ne ressens plus rien ? c’est ça? Bon, je vais te mettre de la musique, tu ne résistes guère à ces sirènes, il me semble. Seulement je sais pas trop quoi mettre, moi, pour te faire venir, pour te dire combien tu me manques… Mes goûts musicaux sont variés mais toi tu en préfères certains… Plutôt les voix d’hommes, il me semble. Les hommes étranges et comme moi. J’ai envie de mettre du Bertrand mais j’ai peur que ça me déconcentre trop. Et que ça me fasse pleurer. Je pleure assez en ce moment, de t’avoir perdue, ma belle. Un truc en anglais ça irait mieux, non ? Une chanson qui te correspondrait particulièrement ? Une chanson pour ma muse que je cherche tous les soirs au fond des cendriers ? Ashtray Girl, remixée s’il vous plaît ! Ashtray girl… You know we miss her/ We miss her picture… Ca paraît de circonstance. On mettra l’album entier, après, si tu veux, si tu es là. Je sais que tu as du mal à résister à Brian Molko…
I’ve hold an image of the ashtray girl/of cigarette burns on my chest/I wrote a poem that describe her world/And put our friendship to the test…

A cette chanson se superpose la  mélodie de tes petits pas, qui reviennent de loin, apparemment sans le chat. Enfin, ma muse ! Tu restes sur la terrasse, comme pour me narguer, je te regarde danser. Je sais que c’est  pas parce que tu es sur la terrasse que tu vas rentrer de suite. Tu fais ton petit cinéma de muse, adorable et hypnotisant. Le chat danse un peu avec toi, charmé lui aussi. Et les poussières se figent dans un rayon de soleil pour te faire une auréole.
 Tu danses et tu me rends fou, car j’aimerais que tu rentres maintenant. J’aimerais bien écrire moi, mais sans toi j’ai du mal. Tu dépends de moi comme je dépends de toi, c’est tragique, non ?
 Bon, j’ai mis la chanson en mode « repeat », tu finiras bien par en avoir marre de danser comme une folle comme ça. En attendant je m’en roule une. Je souffle ma première bouffée vers ton joli minois, ça fait voler tes cheveux verts, tu aimes bien ça, non ? Allez… Tu sautilles en riant sans me regarder. Tu es vraiment pénible aujourd’hui ma muse. C’est l’été qui arrive qui te met dans cet état ? A moins que ce soit moi qui t’aie fait fuir à cause de ma mauvaise humeur ? Je suis un goujat ma muse, et tu as raison de le penser. Mais je ne suis goujat qu’avec les humaines, avec toi je suis mieux, non ?
 Allez, reviens… Troisième bouffée, vers le chat cette fois-ci. Dis moi, il serait pas de ton côté, ce traître, à danser avec toi comme ça ? Sacré chat, tu la connais mieux que moi peut-être ? Il louche sur ta tunique scintillante, sans se soucier de la fumée que je lui envoie. Ca y est, tu fatigues, ma muse ? La transe t’a suffisamment ressourcée ? Le chat ne te regarde plus, tu rentres doucement, reconnaissante envers le seul spectateur qu’il te reste. Tu sautilles à mes pieds, grimpes lestement sur mes genoux, avant de venir déposer un baiser sur mon nez… Te voilà revenue ! Tes cils papillonnent et tu glisses sur mon bras avant d’atterrir sur ta piste de danse préférée. Mes doigts sont prêts, ils n’attendent que toi pour commencer la valse. Allons-y ma muse, entraîne-moi vers tes limbes inspirées…
Ma cigarette est finie, le chat se repose. La musique t’hypnotise à nouveau, tu me regardes en riant. Ferme les yeux ma belle, inspire-moi. C’est pas le tout de danser comme une dératée sur de la musique de jeunes, c’est pas le tout de faire la maline. Il va bien falloir à un moment ou un autre que tu t’actives, la transe, ça va un temps, mais il faut en rendre compte, après, de ta transe, sinon ta vie deviendrait bien morne. Tu deviendrais même folle, qui sait ? Tu ne serais pas la première muse à te suicider à cause de l’ennui de son maître. Les plus grandes ont du périr ainsi, celles dont les maître ne se sont pas tués avant.   
 « Maître » est un bien grand mot… Je me trouve plutôt par moments esclave. Esclave de ton bon vouloir. Combien de fois j’étais prêt alors que tu n’étais pas là ? Combien de rendez-vous avons nous manqués, pris tous les deux dans les affres de nos existences respectives ? Combien d’heures ai-je passé, comme un pantin devant mon écran, à attendre que tu prennes mes fils entre tes doigts diaphanes ? Je ne pense pas perdre mon temps, à t’attendre comme ça, en sachant pertinemment que ta venue ne dépend finalement que de moi.
 Le problème, c’est que j’ignore encore aujourd’hui ce qui en moi te fait venir. Je n’ai su encore définir quelle larme, quelle flamme intérieure peut être responsable de ta venue. J’ai cru au début qu’il fallait être triste. Ca, c’est quand j’étais gamin. J’avais l’impression que tu venais quand je pleurais, quand ça n’allait pas, parce que tu arrivais toujours dans les moments les plus maussades. Sauf qu’un jour tu n’es pas venue alors que je vivais la plus grande déchirure de ma vie. Tu m’as laissé seul, y avait plus personne. Je n’ai pas compris sur le moment, ça n’a fait qu’accroître ma mélancolie. Je me suis résigné et j’ai remonté le gouffre, tout seul comme un grand que je ne suis pas.
Après j’ai pensé qu’il fallait être déchiré pour te faire venir. Tout ça parce que t’es revenue, après des mois semblables à des siècles, un soir où j’étais littéralement en transe après avoir consommé diverses drogues. Je crus d’abord à une hallucination puis j’ai rapidement compris que c’était toi qui revenais.

Quelle fête ce soir là ! Je m’étais précipité sur mon clavier et on avait dansé pour nos retrouvailles. Quel meilleur moment que celui où l’on retrouve sa fiancée que l’on croyait morte ? Ensemble on avait rattrapé les nuits perdues et les pages s’étaient enchaînées sans que je comprenne qui menait la danse.        



 Voilà, c’est l’histoire, ou plutôt l’une des histoires, de ma muse. J’ai préféré, par pudeur, faire parler (écrire ?) un homme. Mais bon, c’est quand même à ma muse (quel est le masculin de muse, muson ???) que s’adresse ce texte, je suis sûre que c’est une amie de La muse gueule…



 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
I don’t need no more
Some man to tell me
What I have to do
What I have to understand
 
I don’t need no more
Some man to care of myself.
I just need a little boy
Like a nice little toy
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency.
I had chucked up everything
I am just an empty
 girl
 
I don’t need no more
People who give me lessons
How you have to love
How you have to learn your life.
 
My life is burning
I don’t need anything
Just some craking matches
To fling in your faces
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency
I had chucked everything
I am just an empty
Girl
 
I just want to have it off
My husband had kick me out
I gonna to rip me off
I gonna shed tears of joy
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency
 


 
*
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse

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( et celles qui n’assassinent que leurs auteurs ! )

 
 

 

 

- de mon ex, à propos d’un plat particulièrement réussi :

 

“Oh! C’est Boooonnnnn! On croirait pas que c’est toi qui l’a fait!”

 

   - toujours lui. Je bosse toute la semaine. Arrive le week-end, je suis crevée. Il ne trouve rien de mieux que d’inviter des copains à lui à dîner en me prévenant au dernier moment. Cavalcade, nettoyage, rangeage, courses, cuisinage, re-douche de dernière minute … ouf, ils vont arriver …:

 

“ COMMENT !!!!!! Tu n’es pas maquillée ?!?! C’est pourtant la MOINDRE des politesses !!!!”

 

   - encore lui – il n’avait pas fumé que la moquette …

 

“….. plus petit, plus petit, je suis plus petit que la musique…”

 

 

 

 

 

- de ma chère mère :

 

“Mes enfants, je les aime tous pareil.” Puis, après trois secondes d’un silence embarrassé “… même toi.”

 

   - de la même :

 

“Mes enfants, je les ai mis au monde : j’ai droit de vie et de mort sur eux.”

  
 

- toujours elle – je viens juste de naître, accouchement difficile, forceps et tout le bazar (du coup j’avais le crâne déformé façon Akhénaton – le pharaon, pas l’autre!) :

 

“Elle est trop moche, j’en veux pas !”

 

… merci pour l’accueil !

 

 

 

 

 

- d’un “amateur d’Art”, en visite à la maison, scotché en silence depuis cinq minutes devant un tableau de B.M.C. :

 

“ Le cadre est très beau !”

 

 

 

- d’un de mes anciens patrons :

 

“Madame N…, c’est pas une femme !”

 

En même temps, venant d’un cadre japonais, je l’ai pris pour un compliment…

 

 

 

 

 

- de mon ex-belle-mère, rencontrant une voisine flanquée de ses fils jumeaux:

 

“Toi… tu ressembles plus à ton frère que ton frère ne te ressemble…”

 

(on n’a toujours pas compris ce qu’elle voulait dire …)

 

    

 

- de Huguette, avec qui nous avions une grande discussion sur le rôle de la religion dans l’Histoire de France :

 

“Moi, la guillotine, je m’en fous ROYALEMENT !!!”

 

 

 

 

 

- B.M.C., se bagarrant avec un article qu’il n’arrivait pas à mettre en ligne sur le blog. Telle Zorro en jupons, j’arrive et débloque la situation (eh! eh!) :

 

“T’as pas dû cliquer au bon endroit…”

 

SI ! Mais j’ai pas dû cliquer assez fort …”

 

 

 

 

 

- de ma pomme (je pige encore pas en quoi c’était ridicule, mais bon … n’est pas subtile qui veut !) :

 

“ une IMMENSE minorité de gens pensent que…”

 

 

 

 

 

- d’une cousine germaine de B.M.C., gamine, alors que ses parents reçoivent le gratin. Elle veut jouer les maîtresses de maison et faire les présentations :

 

“ L’amiral Crachat …”

 

Réponse du monsieur :

 

“Non. Amiral Mollard, ça suffira…”

 

 

 

 

 

- de la sœur aînée de B.M.C., gamine elle aussi, en visite chez des gens :

 

“Ah ! Vous avez la photo du Maréchal…”

 

(pas de bol, c’était la photo de De Gaulle…)

 

 

 

 

 

- de mon pote Stéphane – qui a bien failli s’en prendre une dans la tronche :

 

“… tais-toi… D’abord, t’es qu’une EX-blonde !”

 

 

 

 

 

- d’un autre de mes chers patrons, fossoyeur d’entreprises de sa profession :

 

“Je pensais que…”

 

“Je ne vous paye pas pour penser !”

 

 

 

 

 

- de l’ami Richard à B.M.C., histoire de lui remonter le moral :

 

“De toutes façons, toi, ta peinture, tu en vivras quand tu seras mort…”

 

 

 

 

 

- d’un voisin, au cours d’une discussion portant sur les problèmes liés à l’audition :

 

“ J’ai un appareil auditif. MAIS JE NE LE PORTE PAS !!!”

 

Non mais …

 

 

 

 

 

- d’un autre voisin :

 

“ Moi, je ne VEUX PAS gagner au loto !!!”

 

(… fastoche, t’as qu’à pas jouer !)

 

 

 

 

 

- de bibi (OK, Steph, je suis qu’une ex-blonde…) :

 

“ T’imagines un peu, pendant toutes ces années qu’on a été archi-fauchés, tout l’argent qu’on n’a pas dépensé … on en a fait de drôles d’économies !!! Alors, avec ces économies, je me disais qu’on pourrait…”

 

(moins par moins, ça fait pas plus ???)

 

 

 

 

 

- de B.M.C. :

 

“Moi, j’ai la chance que c’est ma mère qui m’as mis au monde…”

 

(coup de bol ! incredible !)

 

 

 

- Marcel Duchamp a dit “L’ovale est un cercle ambitieux”

 

“Non, répond La Muse, c’est un rond qui a mal tourné

 

 

 

 

 

- un vieil ami, se réclamant de je ne sais plus quel ordre templier (pas celui auquel vous pensez !!! Les “nôtres”, c’était des gentils !) nous amène à un office solennel, en tant qu’invités Vip – avec sans doute quelques arrières-pensées, mais bon…

 

Son frère est le grand maître (c’est comme ça qu’on dit) de l’ordre en question. On se retrouve à une espèce de banquet, attablés de part et d’autre du chef. Au bout d’une demi-heure de conversation assez chiante et quelques verres de vin …

 

La Muse :” Jésus ! Jésus ! … on s’en tape !!! C’est le Christ qui est important !!!”

 

Le grand maître, à moitié étouffé, complètement indigné :

 

“On s’en taaaaape…. On s’en taaaaape….”

 

Comme c’est bizarre, comme c’est étrange, nous ne fûmes plus jamais conviés …

 

 

 

 

 

B.M.C. … quand il ne se prend pas pour une merde :

 

“Je suis le gourou de secours”

 

 

 

 

 

Ou quand il philosophe, plagiant Coluche :

 

“On est tous ego. Mais y en a qui sont plus ego que les autres.”

 

 

 

 

 

Une expression récurrente de feu monsieur le papa de mon chéri :

 

“Il ne faut pas retourner le révolver dans la plaie …”

 

… que nous avons reprise à notre compte, histoire de perpétuer la tradition familiale.

 

 

 

 

 

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 

 

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

Encore une fois, je me suis levé tôt. Tout est calme. Sur la petite route en contre-bas, aucune voiture, aucun bruit…

C’est bientôt l’été; on a déjà droit aux premières chaleurs. Exceptionnellement, cette nuit, il y a eu quelques grosses gouttes d’eau. Comme pour nous dire : “Profitez-en, ce sont les dernières avant l’automne.”

Mirliflore, ma vieille chatte, a mis le nez dehors. Elle rentre en me grognant dessus … ce temps ne lui plait pas.
“Excuse-moi, je n’y suis pour rien.”

Tout à l’heure, le soleil se lèvera sur la montagnette (ici, on dit la montagne … elle fait 500 mètres de haut !)

 


BM.C., je ne teomprends pas. Tu vis dans un environnementdyllique tout incite à la méditation et tu peins des horreurs. Les restes du monde, des crucifiés. Et tes naissances, n’en parlons pas….”
 

Sans doute, le monde est, comme nous, fait de contradictions, d’arbres en fleurs arrosés de pluies acides…
Combien de temps cela durera-t-il ?

Ce n’est pas parce que mon environnement est superbe que je dois ignorer ce qui se passe à côté.

A côté – ou presque – c’est la guerre. Ce sont ici des attentats, là des otages qu’on égorge, ailleurs des enfants qu’on viole …

Bien sûr, il y a la solution qui consiste à ne rien voir, ne rien entendre. C’est sans doute la plus hypocrite mais aussi la plus courante.

Le peintre est, ou devrait être, un témoin de son temps. Si le monde est en feu, il faudrait se faire salamandre pour y vivre en toute sérénité.

Maintenant, j’ai allumé la radio. On compte les morts.

Ensuite, il y a l’épisode politique :
“Le président a – paraît-il – un compte bancaire secret au Japon”.
“Le premier ministre doit démissionner.”    Etc, etc …..

A présent, on essaye de me faire croire que le maïs transgénique, ce n’est pas dangereux … alors, pas du tout de chez pas du tout …
Plus tard, on m’expliquera, sans bien sûr faire aucun rapprochement, qu’il y a de moins en moins d’abeilles. Il paraît même qu’on a été obligé d’en capturer dans les environs de New-York (!) pour repeupler les régions sinistrées…

Comment peindre un monde sans abeille ?

Sans doute, les éternels optimistes me diront que le monde est si beau que même les restes du monde le seront encore …

Perso, je préfère ne pas prendre le risque ………………
 
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*

 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
 
 
 
 
Joey s’est affalé depuis peu,
A cause d’un vice ou bien des cieux,
Joey a froid maintenant, il ne pense qu’à ça…

Haine en suspens, gestes déplacés,
Sa place, Joey, il l’a perdue
Sans le faire exprès…

Il était bon joueur, pourtant, et pas vraiment martyr.
Dans sa cellule il compte les hyènes
Pour s’endormir

Tant pis joey,
Faut pas jouer,
On t’l’avait dit,
A ce jeu là
on y perd tous.

Il erre, il ne pleure plus,
Juste de temps en temps le cauchemar qui revient,
Tantale a survécu

Et Joey se relève
Sans trop savoir pourquoi.
Il se couche dans ses cendres,
Cherche encore à comprendre…

Mais tu comprendras pas, Joey,
Transforme les voix en fées,
Plane jusqu’à jamais,
Tente de pas revenir…

Tant pis pour toi, hey Joe,
Ils t’laissent pleurer, ces fous.
J’t’attends quand même
Même si le jeu
Est déjà perdu

Y en a qui y ont cru…





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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 

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Baudelaire doit se retourner dans sa tombe… J’espère pour lui qu’il n’a pas la télé là où il est, du moins j’espère qu’il ne l’a pas regardée vendredi soir.
Le titre de cet article vous paraît obscur, ne vous inquiétez pas, c’est normal, j’ai moi-même du mal à apposer deux noms qui n’ont (d’après moi) rien à faire sur une même ligne…
Charles et Pascal donc… Le poète maudit et le chanteur sans mots…
Je sais, c’est mal de juger, il faut d’abord comprendre… Sauf que, comprendre quelque chose aux paroles d’Obispo, j’suis désolée, j’ne suis pas fabriquée avec cette option.
On ne comprend pas forcément tout quand on lit, par exemple, Les Illuminations de Rimbaud, mais, même sans comprendre, on ressent l’émotion, le mal-être, la magie de tous ces mots qui font la ronde.
Je suis désolée, mais chez Obispo je cherche, et je ne trouve pas cette magie (altérée peut-être par son chant si… faux ?), ce n’est pas pour autant que je vais lui cracher dessus, il en faut pour tous les goûts…
Mais quand même, y a un moment où il va falloir arrêter, parce que, donner comme titre à son dernier album LES FLEURS DU BIEN (non, vous ne rêvez pas), ça veut vraiment dire que ce pauvre Obispo n’a

1)    … rien compris à Baudelaire, puisque tout l’intérêt d’un titre comme les FLEURS DU MAL est d’associer deux notions habituellement opposées (ces oppositions entre le beau et le laid, le bien et le mal ont fait d’ailleurs partie des grands thèmes du Romantisme, dis, Pascal, tu connais le romantisme ???). A la rigueur, il aurait appelé son album les Fleurs du pire, je me serais moins énervée…
2)     … pas beaucoup de personnalité. Je n’ai rien contre les gens qui reprennent un titre ou un texte et le parodient avec habileté, mais j’ai comme l’impression que ce n’est pas le cas ici. Pascalou était juste en panne d’inspiration, dans ce cas-là il faut se mettre à autre chose, le macramé, la peinture sur soie, n’importe quoi, mais pas CA, pitié. J’ai un profond respect pour les auteurs, en particulier les Romantiques (Gautier, Nerval, Lautréamont, même, qui était romantique à sa façon…)
3)    … aucune honte à remanier un titre pour lui ôter son essence…

Bref, personnellement je trouve cette idée assez nase. Le pire (le mal ?), c’est que deux grandes chaînes nous aient proposé, le même soir (remarquez l’intelligence des programmateurs…) une émission spéciale dédiée à ce poète du vingt et unième siècle…

Voilà, c’était le coup de gueule du jour, y en aura d’autres…

 
*
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
Par rapport à l’article sur Charles Baudelaire et Pascal Obispo, je tenais à préciser que, si des blogueurs ont des arguments à me soumettre pour prouver qu’Obispo n’est pas si mauvais que ça, je suis suffisamment ouverte pour les entendre (en l’occurrence les lire).

Alors, s’il y en a qui peuvent me démontrer la poésie de ses paroles ou la justesse de son chant, j’attends leurs réactions…
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 



 
Il ne faut pas leur en vouloir, aux gens qui parlent peu… Enfin, pas à tous…
ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’on parle peu, ce n’est pas parce qu’on s’en fout, enfin, pas toujours…
Je parle assez peu, et certains y voient là un snobisme, une prétention, alors que pour ma part c’est exactement le contraire.
Si je parle peu, c’est parce que j’ai peur, en général, de ce que vont en penser les autres, alors je les écoute, je les regarde…
Il ne s’agit pas pour autant d’un complexe d’infériorité, c’est juste une pudeur (assez mal placée, trouveront certains) par rapport  à ma connerie.
Je sais qu’il faut parler, que la communication, surtout aujourd’hui, est primordiale si on ne veut pas devenir fou, mais moi je suis déjà folle… Alors je parle peu et j’écris beaucoup, car j’aime le silence.
Alors, pitié, si vous avez affaire à des gens qui parlent peu, surtout, SURTOUT, ne leur faites pas ce genre de réflexions, même si c’est par pure gentillesse : « ben dis-donc, tu parles pas beaucoup… ça va ? Tu t’ennuies ??? », c’est le meilleur moyen pour que ces gens se taisent encore plus…
Je sais que c’est chiant, les gens qui parlent pas, mais ils ne font pas exprès, ils ont du trop parler dans des vies antérieures…
J’vous remercie d’avance, pour tous les gens qui parlent peu…
… et je précise à tout hasard que je ne suis pas (complètement) asociale, il m’arrive même de parler à des gens !!!



 
***

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 

 

C’est la récréation.

Ne croyez pas que les artistes soient toujours des gens sérieux. Il leur arrive aussi de s’amuser. Il faut savoir qu’avant tout, le peintre est un sacré menteur pour la bonne et simple raison qu’il va être amené à représenter sur un panneau qui a deux dimensions des choses qui, elles, en ont trois. Il faudra utiliser des artifices. Jouer sur la perspective, les couleurs, etc…

Certains sont passés maîtres dans l’art de la tromperie. Je pense en particulier à ceux qui utilisent l’anamorphose. L’anamorphose est une image qui, après avoir été déformée, retrouve ses proportions vue sous un certain angle et seulement sous cet angle-là.

Par ce principe, il est possible de créer des dessins qui, à première vue, sont complètement distordus et illisibles mais qui retrouvent leur aspect véritable une fois reflétés dans un miroir qui peut être, selon le cas, concave, convexe, cylindrique, cônique. Par exemple, un miroir de sorcière.

Voici un exemple d’anamorphose. Il s’agit d’une célèbre peinture de Hans Holbein le Jeune (1497/1543).
A l’origine, cette œuvre était placée dans la salle de réception du château de Polisy (près de Fontainebleau). Les personnes qui arrivaient voyaient le tableau de face :
 

 
En quittant la pièce, ils devaient franchir une porte qui se trouvait sur le côté droit. S’il leur prenait alors l’envie de regarder une deuxième fois le tableau, vue sous cet angle l’anamorphose devenait visible – apparaissait alors un crâne – transformant le portrait des deux notables en une vanité
 
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Voici le crâne vu sous trois angles différents :
 
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Les peintres modernes et contemporains ont aussi pratiqué l’anamorphose (voir Labisse).
Aujourd’hui, l’un des meilleurs exemples est l’artiste anglais Julian Beever qui dessine à la craie à même le sol.
Voici quelques-unes de ses créations. Avouez que le résultat est assez saisissant :

 


Julian Beever
 
 

Julian Beever

 


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Julian Beever
 

La même image vue sous deux angles différents :
 


Julian Beever

Je vous recommande vivement d’aller voir le site de cet artiste, ça vaut le détour !

Par extension, on appelle souvent anamorphoses des images qui ont été transformées soit en longueur, soit en largeur, comme dans un miroir déformant.

Comme l’anamorphose, toutes les “déformations géométriques” ont été utilisées par les peintres particulièrement dans ce qu’on a appelé l’OP-ART (optical-art).
Le représentant le plus connu de cette école est bien entendu Victor Vasarely.


Il y a aussi les images à double lecture. Je pense en particulier à cette œuvre de Salvador Dali : le portrait de Voltaire
Il y a des images détournées : 


 


 
Le déjeuner sur l’herbe par Edouard Manet, Le déjeuner SOUS l’herbe par B.M.C.
 
Il y a aussi des images troublantes :
 
Si vous êtes allé au musée du Louvre, vous avez certainement vu ces portraits formés par une accumulation de légumes, fruits, fleurs, etc… peints par Giuseppe Archimboldo (1530/1593)
 


Giuseppe Arcimboldo
 

L'image “http://entrezlibres.free.fr/l-art-et-creation/19-Arcimboldo.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
 
Il y a aussi les plafonds peints qui nécessitent une très grande maîtrise de la perspective. Bien sûr, on pense à Michel-Ange et au plafond de la chapelle Sixtine.

Mais aussi au plafond de l’opéra Garnier par Eugène Lenepveu:

 
 

 
 
Eugène Lenepveu
 

Heureusement repeint par Marc Chagall
 
 
Pour ceux qui regrettent la première version, rassurez-vous, vous pourrez voir la maquette de Lenepveu au musée d’Orsay.

Pour terminer, j’aimerais vous parler d’un artiste que j’aime beaucoup et qui, de mon point de vue, n’est pas  assez connu : Maurits Cornelis Escher (1899/1972).

Voici un bon exemple de la façon de manier le “double langage” en peinture.

“Les escaliers qui montent c’est toujours pour moi” Jacques Brel
 
Comme vous l’avez sans doute compris, le but de la peinture est avant tout de déranger, afin d’amener le spectateur à se poser des questions. Comme vous avez pu le constater, pour celà tous les moyens sont bons, y compris parfois les plus insolites…


 
*

 
 
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse

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“âme :  anima, souffle, vie. Principe de vie et de pensée de l’homme animant son corps. Rendre l’âme = mourir. Ce principe, conçu comme un être spirituel, séparable du corps, immortel et destiné à être jugé..”

J’ai un vieux Larousse qui date de 1999 et “ils” n’ont pas pris la peine de mettre un H à homme … ce qui laisse à penser qu’ils en sont encore à douter que la femme en possède une !!!

Duncan Mac Dougall, au début des années 1900, a fait des expériences, cherchant manifestement à prouver son idée première ( ce qui est déjà anti-scientifique  en diable et complètement hors-norme au point de vue de la recherche ) . Il a pris quelque chose comme une dizaine (vérifiez vous-même, moi, ça me gonfle – p’têt un peu plus, mais à peine) de mourants (of course) et a placé sous leur lit une balance, dans l’idée de calculer la variation de poids des patients au moment précis de leur mort (alors là, déjà, faut être bon …)
Le hic (entre autres), c’est qu’il choisissait soigneusement les mourants en fonction de leur affection (fallait pas qu’ils bougent trop; donc, fallait pas qu’ils souffrent trop non plus … non mais, des fois !!!)
Très (TROP) peu nombreux. RIEN QUE DES MECS (où vous avez entendu dire que les nanas avaient une “âme” ?????)

Après, histoire de prouver qu’il avait raison, il a refait l’  “expérience”   avec une poignée de chiens (l’histoire raconte qu’il les aurait peut-être aidés un peu à trépasser à heure fixe, sans bouger … mais qui peut se poser la question ???)
Et alors là  - ô miracle – il a déclaré que les chiens n’avaient pas varié de poids… Mais alors PAS DU TOUT, DU TOUT !!!
Donc, les chiens n’ont pas d’âme. 
CQFD

Bref, ce sinistre passe – à juste titre – pour un rigolo dans la sphère scientifique … mais, en attendant, reste bien ancrée dans l’esprit de tout-un-chacun l’idée reçue que quelque chose, bien spécifique à l’homme, s’échappe du corps au moment précis de la mort…

Pourquoi je vous raconte ça ?

Parce que j’ai vécu (il y a fort longtemps, mais va falloir vous y faire) une expérience des plus troublantes…

Il s’appelait Memphis; c’était un berger belge magnifique, costaud, gentil, intelligent et très proche de nous. Un jour, un … allez on dira un “gamin”… l’a renversé avec la voiture qu’il avait “empruntée” à son père. Et plus rien rien n’est allé droit… Opération, re-opération…

Ce matin-là, j’étais dans la salle de bains lorsque j’ai entendu un profond, un terrible soupir. Je suis sortie en trombe. Il était par terre, couché dans le couloir, inerte.

Et là…

Eh bien là, et ça n’a pas duré longtemps, et il fallait être présent et attentif … Juste à ce moment

 

précis. Je suppose aussi – vu la configuration des lieux – que la lumière devait être diffuse.

Et puis, il fallait un témoin : le chat Chnoua ( = pas n’importe quel chat !)
 

 

Chnoua   -   Photo B.M.C.
 
 
J’ai vu – NOUS avons vu – une “fumée”, un “nuage” très dense sortir par le haut du crâne de ce qui avait été Memphis. Pas un truc nébuleux. Quelque chose de véritablement “matériel” – blanchâtre – épais. Qui montait doucement en direction du plafond…

Sur le moment, je n’ai pas vraiment compris ce qui se passait. J’ai suivi du regard la “fumée” puis je me suis suis aperçue que  le chat Chnoua – assis de l’autre côté du couloir (donc, avec un autre point de vue, une autre lumière, etc…) regardait également attentivement – levait la tête comme moi … Puis “ça” a disparu.

Inutile de me rétorquer un truc genre “exhalation”. Il avait déjà soupiré-expiré. Et “ça” ne venait pas de sa bouche mais DU HAUT DE SON CRÂNE.

Je ne sais pas ce que c’est, mais je - non, pardon, NOUS  - l’avons distinctement vu, suivi…
Le regard que m’a jeté le chat Chnoua au moment de la dissolution du “nuage” était empreint de sagesse : “bon, voilà…” puis il a “tourné les talons”…
C’est à ce moment seulement que j’ai compris que Memphis, mon chien chéri, venait de mourir.


< un petit détail en passant : je ne sais pas vraiment ce qu’est supposée être l’âme – je n’y crois pas vraiment – j’ai rien à prouver…>


NB : pardon si j’ai plombé l’ambiance !

 



 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars


 
She walked away
Far from this place
So slow, so quiet
Just needing an other life

She’d lost her body
On the side of the road
So slow, so quiet
Just forget where she was

They wanted to burn her
On a glitter stake
So slow, so quiet
Just to show a great white smoke

Watch, ladies and gentlemen
What will you become
You’re scared, it’s cool,
Shake with fear, denounce your neighbour…
Eyes wide open, scars on your skin
The heaven is so far away





 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars


 
Regarde les étoiles,
Qui te zieutent…
Infaillibles, insensibles peut-être,
Qui sait ???

Pas moi en tout cas…
Moi j’me demande juste
Pourquoi elles pleurent pas.
Elles sont dans le coma,
Elles vont se réveiller,

Eclipsées par les nouvelles stars,
Englouties par les trous noirs.

Viens, fouille dans mon âme…
Tu y verras, peut-être,
Tout l’or que j’ai perdu
On l’fera briller ensemble
A moins qu’on souffle dessus,
A moins qu’on souffre dessous
Parait que ça porte bonheur.

Parait qu’y a des voleurs
Qui arrachent nos rêves,
nos pauvres ailes bleutées,
Et nous collent à la place
Des griffes pour qu’on crève.

Merci, les gars, on n’en demandait pas tant
On dirait que la demande se fait violer par l’offre
On dirait que les étoiles sont tombées dans des gouffres

Plongeons donc avec elles,
Perdons nous dans la trame
De nos vies empressées.

On s’est trompé de voie.
L’autoroute vers l’Eden
Est jonchée d’accidents
Alertes rouges, sirènes,
Beau paradis perdant…

O, viens, fouille mes flammes
Fouille mes cendres même,
La braise s’y retrouve,
Des restes de vieux rêves
Vas y, souffle dessus,
Vas y, souffre dessous
Parait que ça porte bonheur…


 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars



Je me suis connecté, il paraît que ça le fait
J’ai averti personne…
Tout le monde était là, pourtant, j’ai même vu machin-chouette
J’ai branché mon cerveau, personne ne m’avait dit
Qu’il fallait se soumettre aux règles du nouvel art


J’ai branché mon cerveau, bien docile, bien servile
On croyait tous bien faire
J’ai cru entendre au loin les échos d’une fête
Tout le monde savait mais personne ne m’avait dit
Que les horreurs de l’homme n’étaient pas un cauchemar.


Et les incubes chantaient : « tu verras,
Il paraît que ça ressemble assez aux rêves de l’enfance. »
J’me suis pris pour Peter
Et puis, Pan ! dans la gueule !!!
« Il paraît que la bas c’est plus joli qu’en France… »


J’ai surfé, avalé, j’ai fais comme j’ai pu
Pour m’immiscer un jour dans votre sphère épique,
J’me suis pris pour Peter
Et puis, Pan ! y a plus rien,
Que les restes d’une âme qui entament un cantique


Ma douleur, elle aussi, tentée par le virtuel,
A cherché à se perdre, jusqu’au dernier lambeau
J’me suis pris pour Peter
Et puis, Pan ! je suis mort
Que mon corps qui s’oublie contemple le tableau…


Mais j’me suis connecté
Peter Pan m’avait dit
Que les poussières d’âmes ne servent jamais à rien,
Si ce n’est à ternir les tristes yeux des dieux.







 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
J’adore cette phrase (qui n’est pas de moi), le seul qui ne la comprendra pas est celui qui n’a jamais été jugé (si, si, il paraît que ça existe).
L’homme juge, donc, et étant moi-même humaine je n’échappe pas à la règle, même si je n’aime pas ça.
L’homme juge à partir de ce qu’il croit être sa réalité, le problème, c’est qu’il existe autant de réalités que d’êtres humains.
Celui (ou celle) que je juge con est con dans ma réalité, et je suis peut-être con dans la sienne, ça marche souvent comme ça…
« On est toujours le con de quelqu’un ! » dit souvent ma sœur. J’ai mis du temps à comprendre cette obscure maxime, mais j’aperçois aujourd’hui l’ampleur du problème.
Je sais bien qu’on ne peut pas s’en empêcher, on est de plus en plus conditionné pour juger l’Autre, cet Etrange qu’on ne connaît pas. On devient des pros de la nomination, voire de la délation, c’est merveilleux…
J’ai juste envie de demander aux gens de faire un p’tit effort, de pas juger à tout va, l’idéal étant de comprendre sans juger (le pire, c’est que j’y crois…)
Alors, je compte sur vous : on prend ses jugements, ses préjugés, on en fait un bon gros sac à merde, et on jette tout ça où il se doit (c’est-à-dire pas sur la tronche de notre voisin…)
Autre variante de la citation : l’homme juge tout mais ne comprend rien… 







 
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tRADUCTION DANS TOUTES LES LANGUES

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