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ENTREZ LIBRES

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theleftist.blogs.friendster.com/


Plus fort que Sarko ! Tony Blair veut ficher tous les petits Anglais à la naissance ! (officiellement, pour lutter contre la maltraitance et l’échec scolaire = c’est drôle, y a toujours une raison moralement inattaquable au départ…)
 
http://www.lefigaro.fr/international/
 
 
… moi, je vous dis que la prochaine étape, c’est la puce RFID obligatoire, injectée en même temps que les vaccins !

Des caméras “intelligentes” embarquées qui scannent les plaques d’immatriculation de toutes les voitures aux environs (celles qui roulent et celles qui sont garées) et qui stockent les données avec date, heure, lieu… ça peut toujours servir…
 

La CIA reconnait qu’elle espionne toutes les transactions bancaires internationales, et ce, depuis cinq ans (en plus, of course, de la surveillance des communications téléphoniques et des e-mails ! )
 
Puisqu’on nous dit que c’est pour notre bien !!!!!!!



 
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Connaissez-vous la fonction “define” chez Google, récemment adaptée à la langue française ? Moi, je viens de la découvrir…

Google indexe tout et n’importe quoi, résultat = voici deux définitions du mot “femme” par Google :

“personne de sexe féminin. Autrefois, la femme servait à transporter de l’eau au moyen d’énormes cruches qu’elle tenait gracieusement en équilibre sur sa tête en ondoyant harmonieusement des hanches. Depuis l’invention des robinets, son statut est sérieusement remis en cause.”

“ensemble de courbes qui participent à l’érection de droites.”


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Un petit dernier pour la route :

Pastis :”liquide indispensable à l’exercice de certaines activités sportives de haut niveau, la pétanque par exemple”.


A vous de jouer. Tapez sur le moteur de recherche :

define:lemotquevouscherchez


Tant que c’est pour s’amuser, ça mange pas de pain… (déconseillé tout-de-même aux esthètes de la langue française et aux farouchement anti-sexisme/racisme/crétinisme!)



 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

Antonin Artaud par BMC

 

 

B.M.C.  -  Les hommaginaires  - Antonin Artaud
 

“Ce que vous avez pris pour mes œuvres n’était que les déchets de moi-même, ces raclures de l’âme que l’homme normal n’accueille pas.”
 
                                                     A.A.

 

 

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B.M.C.  -  Les hommaginaires  - Antonin Artaud

 

 

Ma série “Les hommaginaires” est dédiée à tous ceux qui ont souffert et qui ont su transcender cette souffrance par leur art ou leurs recherches, qu’elles fussent spirituelles, artistiques,scientifiques ou autres...
Pour vous parler d’Antonin Artaud, je crois que nul mieux que lui ne peut le faire, aussi je lui laisse la parole :


 


B.M.C.  -  Les hommaginaires  - Antonin Artaud
 
“Je ne suis né que de ma douleur”
 
 

B.M.C.  -  Les hommaginaires  - Antonin Artaud
 
 
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B.M.C.  -  Les hommaginaires  - Antonin Artaud
 

 

Il y a un mystère dans ma vie (…) dont la base est que je ne suis pas né à Marseille le 4 septembre 1896, mais que j’y suis passé ce jour-là, venant d’ailleurs, parce que, en réalité, je ne suis jamais né et que je ne peux pas mourir.  Pour les ânes médico-légaux, c’est du délire; pour certains de la poésie; pour moi, c’est de la vérité, comme un bifteck pommes frites ou un coup de vin blanc au comptoir d’en face.”

 

 

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B.M.C.  -  Les hommaginaires  - Antonin Artaud
 
“ Qui suis-je ? D’où viens-je ?  Je suis Antonin Artaud  et que je le dise comme je sais le dire immédiatement vous verrez mon corps actuel voler en éclats et se ramasser sous dix milles aspects notoires un corps neuf où vous ne pourrez plus jamais m’oublier.”
 
 
 
“Tout ce qui n’est pas un tétanos de l’âme ou ne vient pas d’un tétanos de l’âme comme les poèmes de Baudelaire ou d’Edgard Poe n’est pas vrai et ne peut être reçu dans la poésie (…) J’aime les poèmes des affamés, des malades, des parias, des empoisonnés.”
 
 
  Et n’oublions pas le dessinateur : 
 

Dessins Antonin Artaud sur Google


☯☯☯☯☯☯☯☯☯


 

 

Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse

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Qu’est-ce qu’il a dit, Machin ? Le 21ème siècle sera spirituel…
… ou ne sera pas …


Ben, on est mal barrés. Parce qu’il faut pas confondre spiritualité et fanatisme religieux…
Je vous fais grâce des mecs qui se font sauter avec des ceintures d’explosifs, histoire de propager … quoi ?... leur foi ? (ça fait envie, hein ??), d’un certain rabin entendu il y a peu à la télé nous expliquant qu’il ne fallait surtout pas faire évoluer les dogmes, que tout a été écrit il y plusieurs milliers d’années et que c’est aux hommes de coller au schéma originel…
Mais alors là, je suis scotchée : mon pote Jojo (vous savez l’intello de la Maison Blanche) avec sa copine Condie nous expliquent maintenant “comment ils gouvernent pour propager la Justice divine sur terre dans l’imminence de la fin des temps”… Un certain général américain aurait “élevé la conversion des Irakiens au rang d’objectif stratégique” !
J’en rirais bien… mais ils me foutent les jetons (lien)

On est au cœur d’une gigantesque guerre de clans et de religions

… et Dieu dans tout ça ????????????


                    Peace and love !...  
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 

 

    Comment décrire la naissance d’une muse ?             Comment définir ce qui est, par essence,  

indéfinissable ???Les muses ne naissent pas dans les roses (quoique ?), les muses ne se clonent pas, ne sont pas issues de fécondations in-vitro, non. On ne peut décrire la naissance d’une muse, car une muse ne naît jamais, elle est latente.
On ne commande pas une muse comme un enfant gâté commanderait le dernier jouet à la mode au Père Noël, ce serait trop facile. La muse arrive lorsqu’on s’y attend le moins, lorsqu’on n’attend plus rien. Celui qui désire ardemment avoir (sic) une muse peut toujours courir, on n’attrape pas les muses avec du vinaigre.
La muse est, par nature, capricieuse, insaisissable, et pourtant… Pourtant, quand on frôle du bout des doigts ses ailes en filigrane, rien d’autre ne semble exister. Chaque artiste a sa muse, même celui qu’on déteste (même Pascal O. en a une, je la plains d’ailleurs, elle devrait arrêter la picole…). Parfois il est heureux de la voir (l’avoir ?), à d’autres moments il la déteste, d’être aussi peu inspirante. Un rapport passionnel (je t’aime/je te déteste) s’instaure entre elle et l’artiste, c’est la fusion, c’est la haine. Elle ne vient pas lorsqu’on veut la voir, elle est là lorsqu’on aimerait qu’elle s’en aille, bref, elle n’en fait qu’à sa tête, qu’elle a souvent fort bien faite.
Le maître devient esclave de sa muse. Il l’implore et la déplore, la supplie, lui crache dessus. Il la torture, fait des prières pour qu’enfin elle apparaisse. Mais elle n’apparaît pas, elle s’amuse ailleurs, dans des mondes certainement bien préférables au notre. Alors, une fois qu’il abandonne, qu’il abandonne VRAIMENT, alors mademoiselle daigne revenir, daigne se sacrifier un peu pour inspirer son Homme.
Vous allez dire : « si on sait qu’une muse ne vient que lorsqu’on ne l’attend pas, alors pourquoi l’attendre ? Pourquoi ne pas rester, tranquille, l’air de rien, l’air de ne pas attendre, l’air de ne pas entendre en nous la haine qui nous fait la maudire ? C’est simple après tout : on ne l’attend pas, elle vient, et tout le monde est content… »
Mais rien n’est simple dans la vie, encore moins dans la vie artistique. Il ne faut pas croire, les muses sont fatigantes, plus d’un a sombré dans la folie à cause des caprices de sa muse.
Ca se paye une muse. Ca se paye sans argent, ça se paye en peinture, en encre, en souffrance, en bonheur, il lui faut bien tout ça pour qu’elle nous donne autant.
Ma muse n’est pas diurne, elle aime bien venir en pleine nuit, de préférence quand je suis bien fatiguée, de préférence quand j’ai envie de tout, sauf d’écrire. Tu es pénible, ma muse, mais je n’y peux rien…
Elle débarque en pleine nuit, donc, des trompettes triomphantes annoncent sa venue… Tan tan tanan… Roulement de tambours…
Attention, mesdames et messieurs, Mademoiselle la muse sera parmi nous exceptionnellement cette nuit. Son intervention sera courte.  Profitez en bien messieurs-dames… Réveillez vous vite !!! Vous n’aurez peut-être plus l’occasion d’assister à un tel spectacle !!! Envoyez la musique !!!

Et là, bien obligée, pauvre pseudo-artiste que je suis, je me réveille, je me lève, j’applaudis dignement le spectacle, et j’allume mon ordi qui, comme pour me narguer, m’annonce gaiement qu’il est trois heures du mat, tout le monde s’y met… Surtout moi…
Dans le meilleur des cas j’écris quelques pages, en ayant l’impression que je ne suis plus tout à fait la même. J’écris sans m’en rendre compte, ma muse guide mes personnages, mes paysages, je n’existe plus.
D’autres fois (et je suis sûre qu’elle en tire un sadique plaisir) elle disparaît avant même de m’avoir inspirée, et elle me laisse là, comme une abrutie devant mon écran vide. J’appuie sur les touches mais y a rien qui vient, rien de bien en tout cas. Alors j’attends un peu, je fais autre chose pendant cinq minutes, me disant qu’elle va revenir, qu’elle n’a pas fait autant de bruit pour rien. Puis je me rends à l’évidence. Elle ne reviendra pas. Pas cette nuit en tout cas. Dans ces moments là, je ne sais pas qui je déteste le plus : moi, d’être aussi stupide, ou elle, d’être aussi capricieuse, ou peut-être nous deux, puisque nous sommes liées, au sens le plus profond que peut avoir ce verbe. Peut-être que quand je mourrais ma muse survivra, qui sait ??? La métempsychose des muses, ça existe peut-être (j’espère juste qu’elle n’ira pas s’acoquiner avec le premier imbécile venu…)
Pour l’instant je vis, du moins j’en ai l’impression. Et, malgré ses incessantes sautes d’humeur, j’adore ma muse, même si parfois elle me laisse tomber. Je sais qu’elle rôde…
Et je sais aussi que l’artiste ne sait rien (un élan socratique ???), c’est sa muse qui sait tout…

Je dis merci à toutes les muses du monde (quelques lignes de plus et je vous fait des paroles de Pascal O. !!!) Merci de nous supporter…

 
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars



 
Je marche à la recherche
Des ombres qui m'attendent.
J'languis d'les retrouver,
que mes ombres m'entourent,
que mes ombres m'étouffent,
et je les mêle aux tiennes...

Quittons la sphère infecte
Adieu les nouveaux hommes,
Moi j'préfère les insectes.
Pégase est dépassé,
enfourche le serpent...

Entre ombres on tourbillonne,
lentement mais sûrement
Et on s'laisse aller,
sans chercher à comprendre
Sans plus savoir comment

Si j'avais du te dire
Si j'avais pu le pire,
Sûr que je l’aurais fait

J’aurais chassé les ombres,
Explosé nos reflets,
Ton regard dans la glace
Avant que l’on ne sombre…

Je marche à la recherche
Des hommes qui sont partis,
Happés par le désir
D’un monde sans névrose.

Ils sont loin, devant moi,
Je les vois en mirage
Tuer leur nouveau roi,
Chercher le dernier sage

Le chemin continue,
Infini, hors du temps.
Marchons, mon ami,
Allons au bout du rien,
Jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus

Si j'avais du te dire
Si j'avais pu le pire,
Sûr que je l’aurais fait


 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
 
 
     Si les murs étaient vivants, ils seraient mes amis.

  Vous vous dites « ça y est, Complik-clé a pété les   plombs, elle a du trop écouter un certain P.O… »

Eh bien non, je ne suis pas plus folle que d’hab (est-ce seulement possible ???), je suis relativement à jeun (à moins que le Yop à la noix de coco ait des effets secondaires jusque là inconnus), et je me dis que, décidément, les murs pourraient avoir une vie intéressante.
C’est peut-être parce que je suis timide, d’ailleurs je me demande si d’autres timides se posent ce genre de question : « que pensent les murs ? ».
Quand on est timide on parle peu, ça, tout le monde est bien d’accord. Quand on est timide on ne regarde pas toujours les gens en face, jusque là vous suivez.
Mais, lorsqu’à la timidité se superpose une imagination débordante (ou pathologique, c’est au choix), alors le silence crée d’autres mondes.
Ce n’est pas parce que le timide ne parle pas qu’il ne pense pas, il ne faut pas tout mélanger. Non, le timide pense. Il pense souvent trop, il pense parfois mal, mais il pense. Il observe.
Et au bout d’un moment de pensée, de silence et d’observation, il quitte un peu le monde des parleurs pour se perdre. Les yeux un peu dans le vague, ou fixant un point invisible sur un mur, sur une porte ou sur un ciel, le timide n’est plus là. Si vous lui posez une question à ce moment-là, vous serez sûrement surpris par sa réponse, qui sera à tous les coups à côté de la plaque. Il ne faut pas lui en vouloir, ce n’est pas qu’il n’écoutait pas. Il était juste happé par un autre monde (le monde de la porte, du mur, ou du ciel).
Quand je sens monter la timidité, je regarde souvent les murs, les fissures, les aspérités. Quand je ne me sens plus à ma place avec les humains, je cherche un soutien, un salut dérisoire dans un mur (une porte ou un ciel). J’imagine alors la vie de la fissure, la vie du mur. Ce mur qui contemple éternellement les humains, ce spectateur contraint et silencieux qui en sait plus sur le jeu des acteurs que les acteurs eux-mêmes, je le contemple à mon tour et j’essaye de deviner tout ce qu’il a bien pu voir jusqu’à présent. Donc, le temps d’un instant, le temps d’une contemplation, le timide devient mur, devient porte ou devient ciel.
Il ferait certainement mieux de parler, de faire une tentative d’intégration mais, que voulez vous, notre nature prend souvent le dessus… J’espère alors que vous ne regarderez plus les murs (les portes ou les cieux) du même œil, vous entr’apercevrez peut-être les myriades de vies qui ont défilé devant eux…

  Peinture B.M.C.

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Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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bon, d’accord, je suppose que vous n’en avez rien à battre, mais tant pis : y avait qu’à pas venir !...


Ce poème d'Aragon a été chanté par Catherine  Sauvage (j’avais la K7, elle est naze depuis belle lurette et partie à la poubelle. Alors si vous savez si on trouve cette chanson en CD et chez qui … ce serait sympa de me faire signe!...)
 
Les Poètes

 


J'entends j'entends le monde est là
Il passe des gens sur la route
Plus que mon coeur je les écoute
Le monde est mal fait mon coeur las

Faute de vaillance ou d'audace
Tout va son train rien n'a changé
On s'arrange avec le danger
L'âge vient sans que rien se passe

Au printemps de quoi rêvais-tu
On prend la main de qui l'on croise
Ah mettez les mots sur l'ardoise
Compte qui peut le temps perdu

Tous ces visages ces visages
J'en ai tant vu des malheureux
Et qu'est-ce que j'ai fait fait pour eux
Sinon gaspiller mon courage

Sinon chanter chanter chanter
Pour que l'ombre se fasse humaine
Comme un dimanche à la semaine
Et l'espoir à la vérité

J'en ai tant vu qui s'en allèrent
Ils ne demandaient que du feu
Ils se contentaient de si peu
Ils avaient si peu de colère

J'entends leurs pas j'entends leurs voix
Qui disent des choses banales
Comme on en lit sur le journal
Comme on en dit le soir chez soi

Ce qu'on fait de vous hommes femmes
O pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m'arrache l'âme

Les choses vont comme elles vont
De temps en temps la terre tremble
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond profond profond

Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J'y crois aussi moi par moments
Comme l'alouette au miroir

J'y crois parfois je vous l'avoue
A n'en pas croire mes oreilles
Ah je suis bien votre pareil
Ah je suis bien pareil à vous

A vous comme les grains de sable
Comme le sang toujours versé
Comme les doigts toujours blessés
Ah je suis bien votre semblable

J'aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu'au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez

Tout se perd et rien ne vous touche
Ni mes paroles ni mes mains
Et vous passez votre chemin
Sans savoir ce que dit ma bouche

Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens

Quelle heure est-il quel temps fait-il
J'aurais tant aimé cependant
Gagner pour vous pour moi perdant
Avoir été peut-être utile

C'est un rêve modeste et fou
Il aurait mieux valu le taire
Vous me mettrez avec en terre
Comme une étoile au fond d'un trou
 


 
Un merci tout spécial pour un monsieur qui a l’air vraiment charmant (c’est grâce à lui que j’ai retrouvé ce poème) : passez-donc lui faire une petite visite. Voilà quelqu’un qui aime la poésie, la belle, la forte, la vraie…
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars


Bon, vous connaissez mon amour démesuré pour Pascalou, mais bon, c’est bien de diversifier ses goûts aussi… Alors, pendant que ce cher Pascal vend des milliers d’albums, j’ai envie de parler un peu de ceux qui n’en vendent pas autant, et qui pourtant font des paroles ou des musiques d’une qualité surprenante…


-    Tout d’abord, le groupe Aston Villa, qui est quand même un peu connu. La voix de Fred Chanchitti est, à mon goût, bien plus sensuelle que celle de Pascal, les paroles déchirent et les riffs sont rocks, voire hypnotisants. Leur dernier album,"De jour comme de nuit" est particulièrement abouti, et les précédents valent aussi le coup…

-    Serge Teyssot-Gay, lui, ne chante pas, sa musique suffit à vous transporter. Des paroles seraient superflues. Son album "Interzone" séduira les connaisseurs en guitare, les mélodies sont planantes, l’ambiance détendue…

-    Dans la lignée du groupe Indochine (on aime ou on n’aime pas), le groupe Daisy Box propose un album pop-rock (Diagnostic) un peu dépressif, mais intéressant par la voix androgyne du chanteur et des paroles « folles »…

-    Le groupe montpelliérain Rinocérôse, avec Schizophonia, démontre que la capitale française n’a pas le monopole de la bonne musique. Là encore, il s’agit d’électro-pop-rock, les morceaux ne se ressemblent pas, c’est l’album idéal pour des soirées qui bougent…
 
Voilà voilà, j’en oublie certains, mais, si vous êtes un peu curieux, allez jeter une oreille sur ces albums, qui mériteraient d’être un peu plus connus (eux, au moins, ils ne pompent pas tout le monde, de Baudelaire à Ferré, pour arriver à faire de la musique correcte…)
A bon écouteur, salut…

 

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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 



Tous les jours vont à la mort; le dernier y arrive.”

                        Montaigne



 

 

B.M.C.  -  La mort qui joue faux
 
Que vient faire la camarde dans mon panthéon pictural ?

Je pourrais certainement me passer de ce personnage apparemment pas très sympathique… Mais si elle apparaît de façon récurrente dans mon travail, c’est parce qu’elle est bien présente dans mon esprit. Et après tout, quoi de plus normal ? La vie n’a de valeur que par rapport à la mort . Le temps qui passe – symbolisé par le sablier -  nous rappelle à son bon souvenir : on a beau “freiner à mort”, l’échéance est inévitable.
 
 

 
B.M.C.  -  Vanité
 
Sans doute par superstition, beaucoup d’artistes font l’impasse sur le sujet….
 

 
B.M.C.   -   Mort-bide
 
Je n’ai jamais pu peindre la mort sans une pointe d’ironie.
La mort-bide représente à la fois la mort mais aussi la renaissance dont elle est indissociable..
 
 

 

B.M.C.  -  La dernière bataille

 
Un chose est certaine : les amateurs d’art n’aiment pas beaucoup qu’on aborde ce sujet…

Souvenez-vous dans le roman de Zola “L’oeuvre” où Claude Lantier (qui n’était jamais qu’une caricature de Cézanne) présente au Salon un tableau figurant un enfant sur son lit de mort. De la part de Zola, c’était gonflé. Montrer la mort dans une peinture allégorique par le biais d'une quelconque bataille, passe encore… mais là, c’était trop ! On comprend alors que Cézanne n’ait pas apprécié et se soit fâché avec l’Emile…
 

 

B.M.C.  -   Mort au bilboquet
 
Pour moi, peindre la mort, c’est aussi lui faire un pied de nez. C’est la regarder en face. C’est apprendre à ne pas en avoir peur.. pas seulement de l’image, mais aussi de son inéluctable et fatale réalité.

Après tout, on peut aussi mourir de rire ! Et mourir en souriant, c’est encore mieux.
 
 

 

Aficion  -  Photo B.M.C.







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Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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Vieux bureaucrate, mon camarade ici présent, nul jamais ne t’a fait évader et tu n’en es point responsable. Tu as construit ta paix à force d’aveugler de ciment, comme le font les termites, toutes les échappées vers la lumière. Tu t’es roulé en boule dans ta sécurité bourgeoise, tes routines, les rites étouffants de ta vie provinciale : tu as élevé cet humble rempart contre les vents et les marées et les étoiles. Tu ne veux point t’inquiéter des grands problèmes, tu as eu bien assez de mal à oublier ta condition d’homme.  Tu n’es point l’habitant d’une planète errante, tu ne te poses point de questions sans réponse : tu es un petit bourgeois de Toulouse. Nul ne t’a saisi par les épaules quand il en était temps encore. Maintenant, la glaise dont tu es formé a séché, et s’est durcie, et nul en toi ne saurait désormais réveiller le musicien endormi, ou le poète, ou l’astronome qui peut-être t’habitait d’abord.
[ … ] Et voici que je me souviens, dans la dernière page de ce livre, de ces bureaucrates vieillis. Ils étaient pourtant semblables à nous, mais ne connaissaient point qu’ils avaient faim. Il en est trop qu’on laisse dormir. [ … ]  Je me disais : ces gens-là ne souffrent guère de leur sort. Et ce n’est point ici la charité qui me tourmente. Il ne s’agit point de s’attendrir sur une plaie éternellement rouverte. Ceux qui la portent ne la sentent pas.  C’est quelque chose comme l’espèce humaine et non l’individu qui est blessé ici, qui est lésé. Ce qui me tourmente, c’est le point de vue du jardinier. Ce qui me tourmente, ce n’est point cette misère dans laquelle, après tout, on s’installe aussi bien que dans la paresse. [ … ]  Ce qui me tourmente,  ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur.
C’est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné.

Seul l’Esprit, s’il souffle sur la glaise, peut créer l’Homme.


      
      Antoine de Saint-Exupéry   “Terre des Hommes”





 
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(Première partie)
 

 

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B.M.C Technique mixte 110 x 75 cm..


Afin qu’il n’y ait pas d’équivoque concernant le texte qui va suivre, je crois utile de donner ici une succinte définition des mots : signe, emblème, allégorie et symbole.

Le signe est ce qui reste lorsque l’on a enlevé tout ce qui était superflu. Comme son nom l’indique, le signe est plein de sens, souvent il déforme pour rendre plus signifiant. Le signe représente l’essence des choses au plan matériel : les signaux routiers sont des signes.

L’emblème cherche à exprimer un concept perceptible par les sens. Ce peut être un objet : le drapeau est l’emblème de la nation.
 
L’allégorie, elle, est formée de plusieurs emblèmes, et souvent elle est accompagnée d’une devise : la Vérité est représentée par une femme nue tenant un miroir et sortant d’un puits.
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                  Cathédrale d'Amiens           
     
 
Comme cela a été bien souvent dit, le symbole était, à l’origine, un objet cassé en deux parties. On faisait coïncider les fragments en signe de reconnaissance. Le symbole tient à la fois du manifesté et du non-manifesté, du fini et de l’infini.
Son essence est matérielle et spirituelle. Il a une face dans le visible et une autre dans l’invisible. C’est en réunissant les fragments matériel et spirituel que nous faisons vivre les symboles et franchissons ainsi la porte qui nous mène d’un plan à un autre.

Selon la façon dont nous nous situons par rapport aux choses, elles n’ont pas forcément la même signification. Une épée est un emblème pour un militaire et un symbole pour un franc-maçon.

A une époque où l’intellectualisme, le rationnalisme règnent en maîtres dans un monde qui voue un culte à la matière, il n’est pas de mise de parler de surnaturel ou de magie, que l’on a tôt fait d’assimiler à un occultisme de bas-étage, venu tout droit du bocage normand.

 
 

 

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Art rupestre (Mexique)
 
Pourtant, à l’origine, l’Art a une fonction magique. L’homme des cavernes dessine à même le rocher avec du sang et de la terre la représentation de l’animal don’t il prend ainsi possession de l’âme. Il ne chasse pas, il “traque”.

De nos jours, l’Art n’a rien perdu de sa magie.



A l’origine, l’Art est anonyme. Il a une fonction sociale, mais aussi religieuse et, ne nous y trompons pas, sacrée.

Que reste-t-il aujourd’hui des civilisations disparues (égyptienne, assyrienne, précolombienne ou autres) si ce n’est précisément leur Art ? Et que saurions-nous d’elles sans cela ?
 

Hermaphrodite endormi (e) Grèce - Musée du Louvre
(Dans le prochain article vous aurez le côté face)

 


 

A l’époque des bâtisseurs de cathédrales, l’Art, s’il est toujours anonyme, prend une double signification. Exotérique et ésotérique, il véhicule une connaissance dont le Compagnonnage d’aujourd’hui est l’un des héritiers.
Au portail de Notre-Dame de Paris, une figure de pierre représente un Christ qui tient dans sa main droite deux livres. Le premier est ouvert et cache en partie le second qui, bien entendu, est fermé. Le spectateur sait à quoi s’en tenir : derrière le signifié, il devra trouver le signifiant (exotérisme-ésotérisme).

Bien que le symbole occupe une place prépondérante dans l’Art de cette époque, personne ne s’étonne, au nom d’une logique pas encore cartésienne ou d’un quelconque rationnalisme, de voir :
- à Chartres, un âne qui joue de la vielle,



 


Cathédrale de Chartres
 

 
- à Saint-Bertrand de Comminges, un crocodile qui grimpe au mur,
- en haut du clocher de certaines abbayes, une croix celtique,
- ou, sur les églises de campagne, un coq.

Avec la Renaissance, l’Art va s’inspirer directement de la nature, cette dernière servant d’armature à l’œuvre.


 


Raphaël  -  Saint georges
 

 
Par la suite, les différentes écoles vont, petit à petit, nous conduire à un Art classique, qui, éliminant toute recherche émotionnelle, va nous amener à une technique parfaite qui atteindra son apogée avec David ou Ingres.

 

 

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Jean-Dominique Ingres  -  Œdipe
 
Cela ne se fera pas sans entraîner certaines réactions, avec le Romantisme, et en particulier Delacroix.
 

 


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Delacroix  -  Andromède
 

Pourtant, durant encore plusieurs années, le public va continuer à s’intéresser à la peinture représentative, celle du Salon des années 1880 où triompheront les auteurs de ces superbes mièvreries allégoriques, fort appréciées, très recherchées et vendues très cher… Qui se souvient aujourd’hui de Adolphe-William Bouguereau, Léon Bonnat ou Carolus Duran ?
 

Adolphe-William Bouguereau  -  Vénus
 

 
Tandis que ces messieurs sévissaient sur les cimaises du Salon, Vincent Van Gogh, le peintre de la passion, peignait ses tournesols. Claude Monet, le peintre de la sensibilité, ses nymphéas. Et Paul Cézanne, le peintre de la sagesse, cette montagne Sainte-Victoire, symbole même de sa vie.
 

 

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Paul Cézanne  -  La montagne Sainte- Victoire
 
Liens
   
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(Deuxième partie)
 
 

 
Hermaphrodite endormi (e) de face - Grèce - Musée du Louvre
(Comme promis...)

 
C’est à partir des conceptions de Cézanne que va naître l’Art improprement qualifié de moderne.

A compter de ce moment, la logique du peintre change :
Que fait le peintre de la réalité qui veut dessiner un chemin ? Il sait très bien que les deux côtés sont parralèles. Si, comme lui dicte sa raison, il trace deux lignes parralèles, il trace le plan du chemin. En revanche, s’il trace deux lignes obliques fuyant vers un même point sur la ligne d’horizon, cela ressemble à un chemin. D’où nous tirons la conclusion que le peintre de la réalité est un tricheur. Si nous comparons le plan du chemin à son dessin, nous constatons que le dessin FAUX ressemble plus à la réalité que le plan JUSTE… La morale de cette histoire est que l’Art n’a rien à voir avec la raison et le rationnalisme, qui furent de tout temps ses pires ennemis.
C’est un raisonnement semblable à celui-ci qui allait donner naissance au Cubisme analytique, puis synthétique. Le peintre cubiste ne veut plus être dupé par ses sens, et surtout par l’espace et le temps qui déforment la réalité. Un objet éloigné ne sera pas nécessairement représenté plus petit. Le nez d’un personnage étant plus significatif de profil sera placé ainsi dans un visga vu de face, etc, etc…
Je ne voudrais pas vous infliger ici la liste de toutes les écoles qui se sont succédées du Cubisme à nos jours, car cela serait long et fastidieux.

On a dit que l’Art moderne était né le jour où la notion de laideur avait été introduite en peinture.
Au risque de choquer certains, je dirai que si la laideur a sa place dans le monde de l’Art, c’est que les lois qui la régissent ne connaissent ni la raison, ni la morale.
 
 


Egon Schiele
 
Face à une œuvre d’Art moderne, le spectateur a souvent l’impression qu’il va être mystifié, floué. Si nous voulons y avoir accès, il va falloir laisser parler en nous notre intuition, qui sait beaucoup de choses que notre raison ne sait pas que nous savons… Il ne faudra pas raisonner en termes de logique, genre :”Qu’est-ce que ça représente ?” Rechercher un sens concret, une référence avec le réel, ne sert qu’à rassurer celui qui a la faiblesse de croire que la matière est la seule réalité.
La façon de voir est aussi importante que la chose vue.
Gustav Meyrinck écrivait “Ce n’est pas ce que l’on regarde qui compte, mais le lieu en soi d’où l’on regarde”.
 
“Un enfant de cinq ans pourrait le faire”…. Combien de fois ai-je entendu cette phrase!... Comme si la difficulté technique était une fin en soi … La spontanéité n’exclut nullement la méditation et l’apprentissage. C’est d’ailleurs très probablement une certaine libération de l’Art qui a fait croire à sa décadence.
 
Aujourd’hui, pour le grand public, il existe deux écoles de peinture : la peinture contemporaine, pour laquelle on ne fait généralement aucun effort de compréhension, préférant laisser cela aux spécialistes (il faut dire que les marchands y sont pour beaucoup …) et la peinture de ce qu’il est convenu d’appeler “l’artiste-peintre”, peinture figurative, représentative, pour ne pas dire réaliste (que les peintres du dimanche me pardonnent !).

A ce propos, vous connaissez peut-être la définition que donnait Ambrose Bierce du mot “réalisme” ?

“REALISME : Art de décrire la nature telle que la voit le crapaud”

Croyez bien que je n’ai rien contre l’artiste-peintre, même si pour moi sa peinture date de plusieurs centaines d’années.

 




B.M.C.  -  Les gros yeux technique mixte - 65 x 50 cm.
 
                            

             


LIENS

L'art me ment (1)

 

L'art me ment (3)



(A suivre)
                 

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                (Troisième et dernière partie)
 
 
Le peintre, de nos jours, est un homme seul qui passe le plus clair de son temps entre les murs de son atelier. Il n’a généralement que peu de contacts avec le monde extérieur. Il ne nie pas le monde: il lui accorde une dimension supplémentaire, qui est de pouvoir l’en délivrer.

 
Voici ce qu’écrivait le physicien Jean Charron : “Les poètes, les peintres, les musiciens, et tous les artistes qui manipulent les symboles créés par leur imagination, savent bien que, après quelques années, l’ensemble de ces symboles devient pour eux un langage authentique, qui leur révèle un savoir secret – profondément ancré dans leur chair – et généralement difficilement traduisible pour autrui. L’artiste édifie ainsi souvent autour de lui les murs d’une véritable forteresse, à l’intérieur de laquelle il se trouve parfaitement à l’aise, mais aussi de plus en plus isolé du monde extérieur, où on ne parle pas (ou pas encore) le langage qui est le sien entre les murs de sa citadelle”.

L’artiste est un rêveur. Son monde commence là où finit celui du matérialiste et il n’obéit pas aux mêmes lois. Pour ces raisons, le peintre passe souvent pour un anarchiste. Il est presque touours incompris et, comme disait Georges Braque “tout juste accepté”.
 
 
Il est à la recherche d’une porte qui le ferait passer du monde des apparences à celui du réel. Il s’aventure ainsi vers une quête quasi-impossible de la vérité, à laquelle beaucoup ne résistent pas. Je n’aurai pas ici le mauvais goût de faire l’inventaire des peintres et musiciens et écrivains suicidés ou morts fous…

Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir pourquoi, à un certain moment, l’artiste arrête de peindre sa toile ? Là encore, il n’y a aucun élément d’ordre rationnel. Ce qui fait que le peintre décide d’en rester là, c’est simplement par une sorte de “perception extra-sensorielle” – que l’artiste cultive depuis toujours – qu’il va savoir si le tableau est “habité”, s’il émane de son œuvre “quelque chose” qui serait d’origine spirituelle. Le tableau est un piège. Et tant qu’il n’est pas refermé sur sa proie, il n’est pas achevé.
Les Egyptiens parlaient du “divin dedans des choses”


 
 

 

Le scribe accroupi  -  Musée du Louvre

 
Créer une œuvre d’art c'est accomplir un acte magique. Son but est de capter des énergies immatérielles pour les focaliser au plan du manifesté.

La peinture ne nous fait pas pénétrer dans un autre monde; elle nous délivre de ce que nous appelons “la réalité” – qui n’est qu’un aspect restreint du “TOUT”.


 


Gerard Gasiorowski  -  Giotto

 
Le monde n’est qu’une description à laquelle nous souscrivons et que nous alimentons par nos propres pensées. C’est pourquoi le Sage apprend à faire le vide en lui pour “stopper le monde”.

Voici ce qu’écrivait à ce propos Carlos Castaneda : “Le monde ne s’offre pas à nous directement. La description du monde s’interpose toujours entre nous et lui. Donc, nous sommes toujours littéralement un pas en arrière et notre expérience du monde est toujours une mémoire de cette expérience. Nous ne faisons que remémorer, remémorer, remémorer…”


 

 

 
L’artiste qui crée se crée en même temps. Son travail se situe hors du temps. Il poursuit la quête de la conscience qui, petit à petit, le mènera à la négation de la mort. C’est ce qu’avait parfaitement compris le peintre Paul Klee, lorsqu’il écrivait dans son journal “En ce monde, nul ne peut me saisir, car je suis plus présent chez les morts et chez ceux qui ne vivent pas encore. Un peu plus près du cœur de la création qu’il n’est d’usage. Et pourtant, encore bien trop loin…”
 
L’artiste n’étant qu’un être humain n’est jamais qu’un “singe savant”: aussi l’œuvre accomplie ne vient pas de lui. Le peintre n’est rien d’autre que l’outil qui EST AGI. Il s’efface derrière son œuvre. Et, en aucun cas, l’outil ne peut se prévaloir de l’origine de la création. Aussi le véritable artiste connaît-il l’humilité. C’est d’ailleurs souvent à ce signe qu’il se reconnaît…
 
Comme le chercheur en initiation, l’artiste doit être en perpétuel mouvement. S’il s’arrête un instant, s’il pense avoir trouvé, s’il n’est plus dans le mouvement, c’est comme s’il était mort. En Art comme ailleurs, malheur à ceux qui détiennent la Vérité car la VERITE n’est pas du domaine de l’humain. Il y a pour chacun de nous, en fonction de son degré d’évolution, une “vérité” qui lui correspond à un moment donné, en un lieu donné. Cette vérité n’est pas immuable, puisqu’elle n’est pas “LA VERITE”.

Le monde cherche le sens des choses. L’artiste cerne l’essence des choses.
En cherchant le sens, on ne trouve que la manifestation. En trouvant l’essence, on trouve la cause.
En fait, le peintre est à la recherche d’une cause qu’il ne trouvera sans doute jamais et qui est la CAUSE DES CAUSES.
 
Consciemment ou non, nous sommes tous des créateurs. Le monde n’a, en fin de compte, pas d’autre sens que celui que nous lui attribuons.
Nous sommes ce que nous créons.

Vous l’aurez sans doute compris, toute œuvre de création artistique est une quête de la spiritualité – que cette quête soit consciente ou non.

Pour terminer, je voudrais vous donner une définition du tableau, définition qui pourrait également être ma conclusion : le tableau N’EST PAS SEULEMENT UNE SURFACE PLANE recouverte de peinture.

Et, comme l’écrivait Antoine de Saint Exupéry : “Ainsi, l’essentiel du cierge n’est point la cire qui laisse des traces, mais la lumière”.
 
 


B.M.C.  -  Touilleur - Technique mixte - 65 x 50 cm.



 
FIN
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L'art me ment (1)

 




 
Publié le par barbara
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J'ai peur, mais j'avance ...

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                    Barbara

 

 

 

 

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