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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.



 
La plus belle auto du monde
 
 
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Bugatti Royale - Coupé Napoléon

Je t'attendrai à la porte du garage
Tu paraîtras dans ta superbe auto
Il fera nuit mais avec l'éclairage
On pourra voir jusqu'au flanc du coteau
                       CharlesTrenet         

                                                                          
Si vous saviez tous les voyages que j'ai pu faire dans ma tête. Plusieurs fois le tour du monde en bateau, sur les plus beaux voiliers.
J'ai dans mon musée imaginaire les tableaux des plus grands maîtres, que tous les musées me jalousent.

Aujourd'hui je vous convie à venir faire un tour dans mon garage de l'imaginaire. Ici pas besoin d'assurance, personne ne me volera toutes ces merveilles. Et même si souvent, dans un recoin de ma tête, il y a le feu, il n'est pas bien dangereux, celui-là. (C'est un feu follet.)
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Bugatti Royale

Ici c'est le coin des Bugatti. J'aurais aimé vous parler plus en détail  de Monsieur Ettore Bugatti et de toutes ses excentricités, mais pour ça il me faudrait des dizaines d'articles. Aussi je ne vous parlerai que de la plus célèbre  de ses créations. La Royale.

Ettore Bugatti avait décidé de construire la plus belle voiture du monde. Il choisit de la nommer, "tout simplement" La Bugatti Royale.
Il est vrai qu'au départ, elle est conçue dans l'espoir de futures ventes aux têtes couronnées. Le roi Alphonse XIII d'Espagne est en première ligne, mais l'auto coûte très cher. Vous savez ce que c'est, quant on est roi, il ne vaut mieux pas trop se faire remarquer. Le peuple n'aime pas. Alors Alphonse va acheter "tout simplement" une vulgaire Duesenberg. (Ouf! J'ai bien  failli ne pas l'avoir dans mon garage celle-là!).

 

 
Jean Bugatti et La Royale


Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais pour la monarchie, ce n'est pas toujours facile de dépenser l'argent du peuple discrètement (encore qu'il y ait quelques exemples, même dans les républiques…) Aussi notre très cher Ettore ne vendra pas de Royale, à des rois…
Il faut dire que pour décourager "le vulgaire", Ettore avait bien fait les choses, son auto coûtait environ le prix de trois Rolls-Royce.
Sur six qui furent fabriqués, il réussit l'exploit d'en vendre trois. Des trois restantes Ettore gardera les châssis, et passera son temps à les carrosser de façons différentes.
Un jour, Ettore s'endort au volant. Son bijou est complètement détruit. Il va la reconstruire entièrement, mais comme il est superstitieux, il conserve la plaque où figure le numéro de châssis. De cette façon sa voiture existe toujours, l'accident est rayé de la carte.




 
 
la voiture d'Ettore Bugatti après l'accident
 
Mais qu'a-t-elle de si particulier cette Royale?
Je vais essayer de vous la décrire, sans pour autant entrer dans des détails trop techniques.
N'oubliez pas que nous sommes en 1928.

D'abord les dimensions:
Plus de 6 mètres de long.
L' empattement (la largeur) de 4 m. 57 cm.
Poids entre 3 et 4,5 tonnes selon les modèles.
Vitesse maximale: Plus de 200 Km/h.
Diamètre des roues 1 m.
Moteur de 15 litres de cylindrée.
Puissance 300 chevaux.
Bien sûr elle est garantie à vie.

 
Une sculpture d'éléphant sert de bouchon de radiateur, elle est l'œuvre de son frère sculpteur décédé en 1917, Rembrandt Bugatti. Nous sommes dans une famille d'artistes et d'originaux, le frère s'appelle Rembrandt, Ettore prénommera sa fille l'Ebé, du nom de ces propres initiales (Ettore Bugatti).
 
 
Bouchon de radiateur signé Rembrandt Bugatti
 
Mais revenons à nos 300 chevaux.
Du coupé à la limousine en passant par le roadster, elles seront belles dans tous leurs  états.
Même si les autos, ça vous gonfle, regarder le coupé Napoléon, son aile d'un seul tenant de plus de 6 mètres de long. Son toit vitré, une trouvaille pour l'époque.


 
 
Bugatti Royale - Coupé Napoléon


Et celle-là avec son intérieur en tapisserie.


 
 
Bugatti Royale
 
Sur une autre la malle arrière avait été créée spécialement pour Bugatti par Hermès.
Passons sur les détails, il y aurait trop à dire.


 
 
 
Bugatti Royale
 
Heureusement pour lui, Monsieur Bugatti ne fait pas que des Royales. Il fait d'autres voitures, en particulier des autos de courses qui vont pratiquement tout gagner.

Il fabriquera en série des moteurs de Royale qui serviront pour la propulsion des autorails Bugatti, que certains d'entre vous ont peut-être connu. Vous savez ces autorails rouge et blanc avec la cabine du conducteur qui dépassait du toit.


 
 
 
Bugatti Royale
 
Détail que peu de personne connaissent : Ettore Bugatti avait commencé la construction d'un avion pour participer à la Coupe Deutsh de la Meurthe en 1938. Malheureusement il ne volera jamais, si vous voulez on en reparlera…

Et aujourd'hui ?

(Dédicace spéciale à l'ami Stéphane pour son anniversaire)




Bugatti Veyron
 
Après bien des péripéties la marque Bugatti a été racheté par Volkswagen.   
Actuellement, il n'existe plus qu'un modèle de Bugatti: la Veyron.


Celle-là je ne l'ai pas dans mon garage imaginaire, j'ai seulement versé les 300.000 € d'acompte indispensable pour pouvoir la réserver, (Virement direct de ma banque imaginaire). J'attends que ma Muse ait choisi la couleur.
 

 
Bugatti Veyron
 
 
Et pour la route voici quelques caractéristiques du monstre:

Prix: Un peu moins de deux millions d'euros.
Puissance : 1.000 chevaux. 
Cylindrée: 8 Litres.
Consommation:
À l'arrêt moteur tournant: 5 l  au 100.
Utilisation normale: 70 à 80 l  au 100.
Sur circuit: 100 l au 100.
Performances:
De 0 à 100 Km/h. en 2,5 secondes.
De 0 à 200 Km/h. en 7,3 secondes.
De 0 à 300 Km/h. en 16,7 secondes.
Vitesse de pointe: 415 Km/h.


 
Ce qui m'ennuie c'est qu'il n'y a plus beaucoup de place dans mon garage imaginaire.

À moins que se ne soit dans ma tête…
 
§§§
 
 
Publié le par BMC
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Marcel Duchamp

Vous pensiez : " Ils seront
Menton rasé, ventre rond
Notaires "
Mais pour bien vous punir
Un jour vous voyez venir
Sur terre
Des enfants non voulus
Qui deviennent chevelus
Poètes...

                        Georges Brassens


 
Je ne vous apprendrai sans doute rien si je vous dis que Marcel Duchamp a radicalement bouleversé l'art du XX° siècle.

Lorsqu'on parle d'une  peinture, il est toujours très important de se situer à l'époque où celle-ci a été réalisée. La Joconde n'a de valeur que par le fait qu'elle a été conçue à la Renaissance. Aujourd'hui si  quelqu'un peint l'équivalent cela n'intéressera personne, ce sera seulement un beau tableau, mais certainement pas une création artistique. Les œuvres dont je parle dans cet article ont pour la plupart été réalisées entre 1912 et 1923, ce qui leur donne toute leur valeur.

Impossible de parler de Marcel Duchamp sans invoquer ses frères et sa sœur.
 
Marcel est le troisième d'une famille de six enfants. Des six, quatre deviendront peintre ou sculpteur au grand désespoir des parents qui souhaitent voir l'aîné (Gaston) devenir notaire.. Celui-ci doit  terminer ses études à Paris, mais comme seule la peinture l'intéresse, il sèche ses cours pour pouvoir peindre et rencontrer d'autres artistes. Et comme il n'est pas question que la famille soit au courant, Gaston change de nom pour prendre celui de son poète préféré, Villon, et tant qu'à faire il laisse Gaston au vestiaire pour l'échanger pour  Jacques. Jacques Villon (1875-1963).
 
Il ne tardera pas à être rejoint par Raymond qui, lui, deviendra sculpteur sous le nom de Duchamp-Villon (1876-1918)
 
Marcel arrive à son tour à Paris pour y faire ses études de médecine. Il s'inscrit à l'Académie Julian, (Message personnel : Maman si tu me vois?. ) et pour ne pas décevoir sa famille, à la fac de médecine. Bien entendu il se contente de rejoindre ses frères pour parler et faire de la peinture, tout en laissant croire aux parents qu'il apprend l'art d'Hippocrate, et se garde bien de dire qu'il a remplacé le scalpel par le pinceau. Leurs finances en dépendent.

La sœur Suzanne  (1889-1963) viendra plus tard les rejoindre, elle appartiendra au mouvement Dadaïste, et épousera le peintre Jean Crotti.
 
À l'initiative de Jacques Villon, sous le nom de Groupe de Puteaux (Jacques habite Puteaux qu'il ne quittera jamais. Pour la petite histoire: l'endroit où était son atelier a donné son nom à un quartier de La Défense) vont se réunir plusieurs peintres dont: Fernand Léger, Albert Gleizes, Jean Metzinger, Robert Delaunay, Picabia.

 En 1912, le Groupe de Puteaux changera de nom pour devenir La Section d'Or; ce groupe  s'intéresse tout particulièrement à la géométrie dans l'art, utilisant plus ou moins les théories issues du cubisme, et principalement du cubisme analytique. Ce qui amène Marcel Duchamp à concevoir ses premières œuvres dans cet esprit.

Au début Jacques et Marcel travaillent comme caricaturistes, en particulier pour un revue bien connue à l'époque : "L'assiette au Beurre." La peinture coûte  cher, et il faut bien arrondir ses fins de mois.

En 1912, C'est la grande époque des exploits aériens, Marcel Duchamp visite en compagnie de Fernand Léger et Constantin Brancusi un salon consacré à la technologie aéronautique. Devant une superbe hélice voici ce que déclare Marcel  :"La peinture est morte, qui  pourrait mieux faire que cette hélice ?"

En 1913 Marcel Duchamp expose à l'Armory Show de New York son nu descendant un escalier, peinture d'inspiration cubiste.
 
La même année, il réalise son premier ready-made, il s'agit d'une roue de bicyclette surmontant un tabouret de cuisine (Ready-made = tout-fait).
 
Marcel Duchamp fait sans le savoir ce que soixante-cinq ans plus tard on qualifiera d'Art Conceptuel. ( On pense à Joseph Kossuth).

1914. Marcel Duchamp expose dans son atelier un égouttoir à bouteilles plus connu sous le nom de hérisson à bouteilles.
 
En exposant cet objet, qui n'a plus très cours aujourd'hui, mais qui en 1914 était connu de tous (On buvait sec à l'époque) Marcel Duchamp oblige le spectateur à se remettre en cause. Cet engin qu'ils voyaient tous les jours dans leur cave, maintenant ils le regardent d'un autre œil. Par la Magie de l'artiste l'objet qui n'avait qu'une fonction utilitaire devient œuvre d'art. L'égouttoir sera photographié par Man Ray.

Marcel Duchamp a très bien compris que son art échappait complètement au cartésianisme français, aussi en 1915  décide-t-il de s'installer définitivement à New York.

1917. Marcel Duchamp présente au salon de la Society of Independent Artists une œuvre qu'il appellera "Fontaine". En fait il s'agit d'un urinoir qu'il va signer Mutt , qui est le nom sous lequel il s'est inscrit pour ce salon. Ne l'oubliez pas, nous sommes en 1917, vous pouvez aisément imaginer les réactions.
 
 Comme il avait pris un pseudo Marcel Duchamp en profite pour défendre le soi-disant Monsieur Mutt : " Le fait que Monsieur Mutt ait modelé ou non la fontaine de ses mains n'a  aucune importance. Il l'a CHOISIE. Il a pris un article courant de la vie et fait disparaître sa signification utilitaire sous un nouveau titre. De ce point de vue, il lui a donné un sens nouveau."

Le collectionneur Arensberg achètera " la fontaine".

La plupart des ready-mades originaux ont disparu.

Arensberg cherchera son urinoir en vain. Du hérisson à bouteille, il ne reste plus que la photo de Man Ray. La roue de bicyclette ou la pelle à déneiger (qui avait été rebaptisée : " en prévision d'un bras cassé". De tout cela il ne reste rien.
 
Aujourd'hui il existe huit versions de "Fontaine", qui sont des copies réalisées en 1964 par l'artiste, en collaboration avec le marchand d'art italien Schwartz. Des copies des autres ready-made seront également réalisées.

En 1993 une des copies est exposée au Carré d'Art de Nîmes. Un fou furieux ne trouvant pas l'œuvre à son goût va l'ébrécher d'un coup de marteau. Il fera une deuxième tentative lors d'une expo au centre Beaubourg.

Une de ces fameuse "Fontaine" a été vendue en 1999 pour la modique somme de 1,6 millions d'euros. Aujourd'hui le Centre Pompidou l'estime à 2,8 millions d'euros. Et elle ne cesse de prendre de la valeur.
Regardez dans votre grenier si par hasard il n'y a pas un vieil urinoir ou un hérisson à bouteille signé Mutt. Si vous le trouvez, écrivez-moi, je vous dirai comment faire pour le vendre sans vous faire arnaquer, (je ne prends que 20% sur la vente).
 
                                         A suivre si vous le voulez bien...

 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

 



Marcel Duchamp

(Deuxième partie)
 
En 1919 Marcel Duchamp va demander à sa sœur Suzanne de réaliser un ready-made à distance : Il lui demande d'accrocher un manuel de géométrie sur son balcon de façon que le vent en faisant tourner les pages choisisse les problèmes que le temps se chargerait de résoudre en les détruisant.

Marcel Duchamp  va accorder une valeur artistique à ses notes de travail; Elles seront publiées en fac-similé dans trois boites. La boîte de 1914, la boîte verte  et la boîte blanche.

Autre œuvre, il va prendre un reproduction de la Joconde, un horrible chromo, après lui avoir dessiné des moustaches, il se contente d'écrire dans la marge L.H.O.O.Q. Louis Aragon qui en était propriétaire en fera don au Parti Communiste Français.Elle sera accrochée au mur du bureau de Georges Marchais. (Taisez-vous Marcel !!!).


Dès 1920 il va réaliser ce qu'on appelle aujourd'hui des installations. Il utilisera entre autres  des plaques de verre sur lesquelles il peint, le tout mis en perspective pour créer des effets d'optique. En 1923 il réalise  de cette façon son œuvre la plus importante : "La mariée mise à nu par ses célibataires."

Entre 1923 & 1946, Marcel Duchamp abandonne la peinture (entre temps il avait épousé une richissime américaine, ce qui lui permettait de vivre sans souci du lendemain.) Il va consacrer le plus clair de son temps à jouer aux échecs. Il déclare :"J'ai renoncé aux pinceaux et exploré l'esprit plus que les mains".

En 1946 il commence ce qui sera sa dernière œuvre. Toujours persuadé qu'il ne peint plus, personne n'est au courant. Il s'agit d'une vielle porte en bois sans poignée enchâssée au centre d'un mur de brique.
 
Le spectateur a le loisir de regarder par deux petits trous semblables à des trous de serrures, il aperçoit alors une femme nue, les jambes écartées, son sexe est épilé, elle semble avoir été victime d'un viol . Dans sa main, elle tient une lampe à gaz allumée. Comme pour un diorama le fond est peint en trompe l'œil.

 
Marcel Duchamp est mort à Neuilly sur Seine le 2 octobre 1968.

Il est enterré à Rouen, sur sa tombe, on peut lire:


 "D'ailleurs c'est toujours les autres qui meurent".


FIN


Je découvre ce jour un site consacré à Marcel Duchamp. Donc, pour en savoir plus http://www.zumbazone.com/duchamp/index.html
et sur les conseils de Yves un article sur Duchamp, dans un blog sympa : rosecelavi.com


   
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars






 
Il y a des questions, comme ça, qu'on ne se pose pas, et pourtant...
Le comportement d'Orphée m'intrigue. Pour ceux qui ne connaissent pas, je fais un pitch rapide : 
Orphée, poète et musicien (sur une lyre en carapace de tortue) est amoureux d'Eurydice. Celle-ci, piquée par un serpent, meurt, et part donc aux enfers.
Orphée décide d'aller en Laconie, où se situe l'entrée des enfers, et descend au Tartare courageusement.
Désespéré d'avoir perdu son amour, Orphée chante sa tristesse avec sa lyre. Ses chants, emplis d'une grâce presque divine, interpellent Charon (le passeur), Hadès et Perséphone.
Ces derniers lui donnent la permission de ramener Eurydice dans le monde d'en haut. Mais Hadès impose une condition : Orphée ne doit pas se retourner jusqu'à ce qu'elle soit revenue sous la lumière du soleil. Lorsqu'il voit poindre la lumière du jour, Orphée se retourne pour voir si Eurydice est encore là : il la voit alors disparaître définitivement.
  De retour chez les vivants, il se fera massacrer par les Ménades de Dionysos. Elles le déchiquètent et balancent sa tête à la flotte, mais la tête d'Orphée continue inlassablement à clamer le prénom de sa bien-aimée.
 Cette tête fut transportée à Antissa, où elle émettait des oracles jour et nuit.
Voilà pour le pitch.
 

Mais pourquoi Orphée s'est-il retourné ? Pourquoi n'a-t-il pas attendu d'être sorti totalement ? Pourquoi, lui qui était quand même supérieurement sensible et intelligent, n'a-t-il pas respecté la condition imposée par Hadès ???

Son comportement est assez incompréhensible...

On sait que les dieux pouvaient être parfois très joueurs, et promettre aux hommes des actes qu'ils n'accomplissaient pas. Peut-être Orphée s'est-il méfié des dieux, il ne les a pas crus??? Mais, même si vous ne croyez pas une personne, lorsqu'il s'agit de récupérer l'être aimé, vous suivez les conditions de cette personne, juste pour vérifier. Au pire les dieux lui faisaient une bonne blague, et Orphée ne revoyait plus Eurydice (mais au moins il ne se sentait pas coupable).

Mais non, cet étourdi d'Orphée se retourne JUSTE AVANT d'être sous la lumière du jour, comme s'il n'aurait pas pu patienter deux secondes !!! A s'être tapé tout le chemin, c'est assez stupide de se retourner au dernier moment...

 
Peut-être voulait-il simplement faire son malin, et montrer aux dieux qu'il n'avait pas confiance en eux (quel rebelle cet Orphée!!!)
Peut-être s'est-il dit, inconsciemment : « Si je fais ce genre de plan, on parlera de moi pendant longtemps. Déjà que je suis le père de tous les poètes, ce serait cool si, en plus, je pouvais faire un truc vachement osé et incompréhensible, histoire de laisser une trace... »
Ou alors il pensait que son amour pour Eurydice ne pouvait définitivement pas être heureux, ce qui donnait à leur histoire une dimension tragique unique (on ne se rend compte de la véritable valeur des êtres que lorsqu'on les a perdus)...
Ou encore, chemin faisant dans le tunnel qui le remontait jusqu'à la terre, il s'est dit que, finalement, Eurydice ne méritait peut-être pas tout cet héroïsme; après tout, elle n'avait qu'à pas mourir...
Enfin, peut-être s'agit-il simplement de conscience professionnelle pure et dure : en tant que Poète, Orphée se devait d'accomplir un acte étrange et d'avoir une vie de malheur...

Voilà le genre de questions que se pose une prof lorsqu'elle a de la fièvre...


 
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Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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“Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties,
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre,
 
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un seul mot,
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi,
 
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

Rêver sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur,

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant,
 
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres la perdront,
Alors les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.”
 
 
                                         Rudyard Kipling


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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
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B.M.C. De la série  “Les hommaginaires”- Marthe Robin

 

 

 

“Il ne faut jamais rester au seuil de son âme, il faut entrer à l’intérieur, y descendre, y réfléchir, y méditer, y travailler et s’y laisser travailler.“

                                                                                                              Marthe Robin 
 
 

Châteauneuf-de-Galaure, c’est un petit village de la Drôme. Nous sommes en 1902.

 

Dans une modeste famille d’agriculteurs va naître leur sixième enfant. Elle s’appellera Marthe. Marthe Robin est une enfant comme les autres. Elle va à l’école qui se trouve à deux kilomètres . À peine rentrée, elle participe aux travaux agricoles, ou bien aide sa mère à la maison.

 

Agée de treize ans - nous sommes en 1915 - elle quitte l’école.

 


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Maison natale de Marthe Robin

 

En 1918, elle a seize ans, c’est à ce moment-là que vont apparaître les premiers symptômes de sa maladie. Elle souffre d’abord de céphalées, de plus en plus fréquentes. Le médecin le plus proche se trouve à quatre kilomètres. Chez les Robin comme la plupart des habitants du village, on est pauvres de père en fils, et cela depuis plusieurs générations. Et comme il faut bien faire des économies, on ne va voir le médecin que très rarement, d’autant que celui-ci est à quatre kilomètres du village. Marthe se contente de quelques cachets d’aspirine.

 
 

C’est cette même année 1918 que brutalement elle tombe dans le coma. Durant quatre jours, elle est dans un coma profond. Le médecin diagnostique une encéphalite léthargique. (L’encéphalite léthargique est une inflammation, sans suppuration d’une partie du cerveau).  

 

Durant vingt-sept mois, elle est très malade, ne sortant que très rarement de son état léthargique. Dans ces rares moments de lucidité, elle reconnaît à peine sa sœur Alice ; elle dit :“ Je sens que c’est toi “, c’est à peu près tout ce qu’elle dit. 

 

Le 20 mai 1921, Alice dort à côté de Marthe. Dans la nuit, elle est réveillée par un grand bruit et une lumière qu’elle qualifiera de mystérieuse ; la mère de Marthe en est aussi témoin. Marthe de répondre à l’interrogation de sa sœur :  “ Oui la Lumière, mais j’ai vu la Sainte Vierge“.

 

Il n’y a plus d’espoir, Marthe reçoit l’extrême-onction. Le pronostic des médecins laisse à penser que ce n’est plus qu’une question de temps. Subitement, elle va mieux, elle qui était presque entièrement paralysée retrouve l’usage de ses jambes, parle normalement, elle ira à deux pèlerinages.

 

À partir de 1925, elle ne mange presque plus, seulement quelques fruits et un peu de nourriture liquide.

 

1926. Rechute de sa maladie, ses jambes sont paralysées, elle ne se nourrit pratiquement plus, et par la force des choses reste alitée. Tous les espoirs de la sauver disparaissent. Elle reçoit pour la deuxième fois l’extrême-onction. Durant trois mois, elle reste dans un état semi comateux. En se réveillant, voici ce qu’elle dit :“Je crois que je ne vais pas mourir, j’ai vu Sainte Thérèse. Elle m’a visitée trois fois, et m’a dit que j’étais chargée d’une mission.“ La crise s’était déclarée le trois octobre, jour où l’on fête Sainte Thérèse, (à l’époque).

 

Jusqu’à ce jour, Marthe était tous les matins transportée de son lit sur son fauteuil. Maintenant, les souffrances sont telles que cela n’est plus possible. Son père fait fabriquer pour elle un petit lit très court, ses jambes paralysées sont repliées, et comme elle souffre énormément du dos, il convient qu’elle ait une position à demi-assise.

 

À compter de maintenant, et jusqu’à sa dernière heure, elle ne quittera plus son lit, et sa chambre restera dans une demi-obscurité.

 

Comme il lui est impossible de déglutir, elle ne mange plus du tout et ne boit plus. Il est important de noter que d’elle-même elle n’a jamais fait le vœu de jeûne. Au début elle souffrira énormément de la soif, qui la torture en permanence.

 

On raconte beaucoup d’histoires étranges concernant Marthe Robin ; en voici une :

 

Un soir d’orage, tout le monde était dehors pour rentrer “ les bêtes” . Marthe était seule à la ferme, sa mère rentre la première et aperçoit de la lumière dans la chambre, elle se précipite et découvre sur la commode, une bougie allumée. Elle ne comprend pas comment cela a pu arriver, Marthe est dans l’impossibilité de bouger, personne n’a pu venir dans la maison qui était fermée. Et Marthe de lui dire : “Mais maman, tu sais bien que le ciel ne me laisse jamais seule“.

 

Comme elle s’était confiée au curé du village en lui parlant de ses visions, celui-ci qui était un homme simple, ne savait pas bien ce qu’il fallait faire, il en parla à un de ses “acolytes“ féru en théologie, l’abbé Betton ( l'abbé Betton qui monte, qui monte...) ; ce dernier promet : “ Je l’aurai cette petite qui cherche à se rendre intéressante ! “

 

1928. Marthe ne mange pratiquement plus et elle ne dort plus du tout.

 

1929. Ses bras se paralysent à leur tour.

 

1930. Jésus lui apparaît, elle reçoit les stigmates.

 

À partir de maintenant, tous les vendredis, elle va revivre la passion du Christ.

 

 

Marthe Robin

 

Les médecins Dechaume et Ricard ont pratiqué des examens très complets sur la jeune stigmatisée, voici un résumé de leurs conclusions :“ Ces stigmates apparurent d’abord comme des ecchymoses bleu rougeâtre qui persistèrent pendant deux ans. Puis s’y substituèrent des plaies douloureuses qui restaient écorchées. Ces plaies saignaient le vendredi puis elles disparurent au bout de six mois. Alors se produisit un autre phénomène, aux mêmes endroits du sang apparaissait tous les vendredis, mais sans plaies et sans stigmate . “

 

Inutile de dire que dans sa famille c’était l’affolement général. Non seulement son père reprochait à Marthe de ne pas rapporter d’argent, mais en plus, il fallait qu’elle se fasse remarquer par ses excentricités.

 

Dès 1932, le bruit se répand de plus en plus, on parle de prodiges. Marthe accepte de recevoir ceux qui viennent la voir, d’abord des gens de la région, puis le cercle s’agrandit, on vient de plus en plus loin, souvent les visiteurs apportent des cadeaux. Comme il n’est pas question de les garder Marthe va demander que le tout soit redistribué aux pauvres par l’intermédiaire de la paroisse.

 

 

 

Marthe Robin

 

Des gens de toutes conditions, du philosophe Jean Guitton au Roi des Belges, en passant par les plus simples. Tout le monde est séduit par sa grande simplicité, à tous elle donne conseils et réconfort.

 

Voici ce qu’écrira Jean Guitton, qui l’a rencontré à plusieurs reprises :

(Extrait de son livre Portrait de Marthe Robin. Edition Grasset. 1985)

Je tentai de lui parler des « phénomènes » qui sont liés au mysticisme : les visions, les extases, la lévitation, la lecture des pensées, etc. J'insistai sur le phénomène de « l'anneau d'or » qui consiste en ce que le mystique croit voir un anneau d'or à son annulaire.“

elle
 “Ces choses, oui, je les ai connues : c'est superficiel. Il faut dépasser tout cela sans faire tant d'histoires. Vous me parlez de l'anneau d'or. Je l'ai vu à mon doigt, je crois, une douzaine de fois. Mais laissez-moi vous dire que, s'il est bon de l'avoir, c'est encore mieux de ne pas l'avoir. Ce que vous appelez la vie mystique, elle est en vous aussi bien qu'en moi. Cela consiste à tenter d'être un avec Jésus.

Parlons d'autre chose. Nous nous ressemblons : vous êtes cloué à la pensée comme moi je suis clouée à la douleur. Eh bien ! il faut tâcher de nous déclouer, de nous distraire.

Mais quelle heure est-il ? Pour moi, c'est toujours la nuit, et c'est toujours la douleur…“

 

 

Marthe Robin

 

Curieusement, en1936, les stigmates diparaissent pendant deux mois. C’est cette même année qu’elle va rencontrer le père Finet qui sera son directeur de conscience (comme si elle en avait besoin ?.. ).

Un soir qu’elle a une discussion, avec “ le bon père“, elle lui fait part de sa volonté de faire don de ses yeux, “ Je n’en ai plus besoin, je vis dans le noir.“ Bien entendu, celui-ci essaie de l’en dissuader. Lorsqu’il revient le lendemain, elle est aveugle.

 

 

 En 1942 l’évêque demande un examen clinique approfondi. Malheureusement, compte tenu de ses souffrances, il n’est pas question de transporter Marthe.

L’examen se fera sur place. Les médecins déclarent entre autres que le patient ne présente aucun des symptômes que l’on trouve généralement chez les personnes déshydratées, ils donnent une description très précise des stigmates, des taches de sang etc..

(Voir les comptes rendues des médecins dans le livre de Jean-Jacques Antier : « Marthe Robin le voyage immobile », édition Perrin.)

Inédique (c’est le terme employé par l’église, pour qualifier un jeûne complet) et sans sommeil pendant plus de cinquante ans, son cas a résisté à tous les contrôles. De nombreux journalistes ont cherché une quelconque supercherie, sans succès.

Jusqu’en 1980 ses souffrances ne cesseront pas de s’amplifier.

Elle sera définitivement libérée le 6 février 1981.

 

 

marthe robin,

 

 B.M.C. Les hommaginaires - Marthe Robin

 

 

 

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azureva.com


 

Lorsque l'adolescente nocturne fut arrivée devant la cabane dont la seule issue sur le dehors était une porte si exiguë  que seul un corps glorieux aurait pu se glisser dans son ouverture, elle entendit, dans le silence de l'aube, sangloter à l'intérieur celui qui la pleurait comme on pleure les morts.

Et elle frappa à la porte et la voix demanda de l'intérieur:

"Qui est à la porte ?"

Elle répondit : "C'est moi."

Alors il y eut un grand silence, et les arbres eux-mêmes cessèrent leur murmure et ne laissèrent plus fuser les premières notes des oiseaux chanteurs.

Mais la voix ne répondit pas de l'intérieur et la porte exiguë ne s'ouvrit pas...

Alors l'adolescente s'enveloppa du voile de la méditation, et, sans une plainte, sans un soupir, elle s'étendit à terre contre la porte.

Et toute la journée et toute la nuit, elle resta étendue,  la tête enfoncée dans le voile de la méditation et elle mûrissait ainsi en son cœur la notion essentielle qui veut que les Privilégiés de l'Amour meurent d'abord complètement à eux-mêmes avant de se présenter devant l'Amour.

C'est pourquoi, prête désormais à aborder la porte, elle se leva et alla d'abord s'abluer à la rivière, puis d'un pas assuré elle revint vers la cabane et heurta la porte.

Et la voix demanda de l'intérieur :

"Qui est à la porte ?"

Et l'adolescente, cette fois, répondit :

"C'est toi."

Et la porte s'ouvrit d'elle-même...



Et le reste est le mystère des privilégiés de l'Amour.



Légende arabe





 
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Claude Monet - Nymphéas
 
  "Vous me bombardez d’un monstrueux caillou de lumière" .                                                                                      

                               Georges Clemenceau.                                                                                                                                      

 
Chaque fois que quelqu’un m’a dit : «  Je ne connais rien à la peinture, que me conseilles-tu de voir ? »,  ma réponse est toujours la même. Elle est depuis longtemps programmée : « Va donc voir Les Nymphéas de Claude Monet, c’est à l’Orangerie des Tuileries au rez-de-chaussée. S’il y a une expo au premier étage, tu trouveras un petit escalier plutôt discret qui t’y amènera directement ».

Attention « choc » garanti, deux salles et huit tableaux. Pour avoir une idée de la dimension des œuvres, regardez la photo de l’une des salles. Vous vous trouvez dans ce que le peintre André Masson appelait : « la Sixtine de l’Impressionnisme ».


 
 

 

Orangerie des Tuileries - Salle des nymphéas

Voici les images des huit tableaux de l’Orangerie :
 

 

 
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Claude Monet - Matin
 
 

 

 

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Claude Monet - Les nuages
 
 

 


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Claude Monet - Reflets verts

 

 

 

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Claude Monet - Soleil couchant

 

 

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Claude Monet - Reflets d'arbres


 

 

 

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Claude Monet - Le matin clair aux saules


 

 

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Claude Monet - Le matin aux saules

 

 

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Claude Monet - Les deux saules


 

 Si je vous disais que ces tableaux ont été peints entre 1906 et 1926, alors je crois, vous allez les regarder d’un autre œil. Il s’agit de peintures pratiquement abstraites ; sans le vouloir et bien avant Kandinsky (premier tableau abstrait 1911 : « tableau avec cercle »), Claude  Monet avait inventé l’Art Abstrait.

 
 


Claude Monet et Georges Clemenceau
 
Les reproductions ne sont pas très représentatives, leurs formats ne permettant pas de les présenter comme il conviendrait ; c’est la raison pour laquelle j’ai ajouté d’autres Nymphéas, car, bien entendu, Monet n’a pas peint que ceux de l’Orangerie.

 

 

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Claude Monet - Nymphéas

Mon but est de vous donner envie de les voir de visu. Et si, en sortant de l’Orangerie, il vous reste du temps, vous pourrez compléter votre visite en allant au musée Marmottan,  Là, vous verrez d’autres Nymphéas et le célèbre tableau qui a donné son nom à l’impressionnisme «Impression soleil levant  » (tableau qui après avoir été volé a retrouvé sa place, mais c’est une autre «  petite histoire de l’art »).

 

 

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Claude Monet - Nymphéas

 
J’ai encore beaucoup de choses à vous dire sur Monet, son jardin , sa maison,  et l’impressionnisme, qui feront l’objet de futurs articles.

 
 

 

Claude Monet - Nymphéas


 

 

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Claude Monet - Nymphéas

 

 



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Fondation Claude Monet, le jardin des nymphéas aujourd'hui


 
 
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Ron Mueck


 

Dans un récent article,   je vous ai dit à quel point le fait de redimensionner tout ce qui participe à notre environnement pouvait nous déstabiliser.
Si de plus la représentation est hyperréaliste cela augmente encore l’ effet.
 
 
 
 
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Ron Mueck


C’est le cas avec Ron Mueck, un artiste australien de quarante-huit ans. Son père fabriquait des jouets en bois et sa mère des poupées de chiffons. Ron Mueck va confectionner  des marionnettes pour la télévision, et aussi pour le cinéma, il a entre autres choses collaboré au Muppet Show .


 
 
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Ron Mueck

 

À compter de 1996, il va commencer sa démarche d’artiste, et réalise d’authentiques sculptures.

 
 
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Ron Mueck


 
Très vite il va être reconnu dans le monde de l’art, avec   en particulier sa participation à la Biennale de Venise en 2001, ou il expose «  son garçon » de cinq mètres de haut.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 



 
 
 
 

 

 

 

 


 

Il fera aussi des sculptures beaucoup plus petites que leur modèle, qu’il présentera dans la même expo, ce qui accentuera encore le malaise.
 
 
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Ron Mueck

 Mais après tout l’art n’est-t-il pas fait pour déranger, pour nous obliger à nous remettre perpétuellement en question ?
 
 
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Ron Mueck - Environ 40 cm.


Les personnages qu’il représente n’ont pas été choisis pour leur beauté, ce sont des personnes que nous rencontrons tous les jours, dans la rue, le métro, rarement tous nus, mais ce sont les mêmes, ce peut être vous ou moi.
 
 

Ses personnages sont tellement réalistes, que leur silence et leur immobilité est encore plus troublantes ; on voudrait qu’ils parlent, mais non, silence radio, ils nous regardent sans ciller, on a l’impression qu’ils nous jugent.

 
 

Ce que l’on peut retenir de cette œuvre c’est le côté fascinant, face à ces sculptures, on a envie de partir, on a presque peur, et en même temps on est tellement fasciné que l’on reste.



 
Ron Mueck


En tout cas si Cézanne ajoutait Monet au Louvre ; moi j’ajoute Ron Mueck à mon musée imaginaire.


 
 

 
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Claude Monet - Allée du jardin à Giverny

 
En 1894, Monet et Cézanne ne s’étaient pas vus depuis plusieurs années. Aussi Claude Monet,   pour qui les choses allaient plutôt bien, décida-t-il d’inviter son ami pour quelques jours à Giverny.  Dès son arrivée, Cézanne s’installe à l’auberge du village. Durant son séjour, il va peindre quelques paysages.
Un jour, Monet invite Cézanne ; il se trouve en compagnie de Rodin, Clémenceau, Mirbeau et le critique d’art Gustave Geffroy.
Voici ce que raconte Geffroy : « Il nous apparut immédiatement à tous comme un personnage singulier, timide et violent, émotif à un point extraordinaire. Entre autres propos, ne  nous donna-t-il pas la mesure de son innocence ou de son désarroi en prenant à part Mirbeau et moi pour nous déclarer, les larmes aux yeux : «Il n’est pas fier monsieur Rodin, il m’a serré la main ! Un homme décoré !!! » Mieux encore, après le déjeuner, ne se mit-t-il pas à genoux devant Rodin, au milieu d’une allée, pour le remercier encore de lui avoir serré la main ? »



Cézanne avait demandé à Gustave Geffroy de poser, afin de faire son portrait. Durant près de  trois mois, il se rendit à Belleville chez le critique; d’abord il peignit méticuleusement l’environnement, gardant, si j’ose dire, la tête pour la fin. Mais il n’y eut jamais de fin. Voici ce que raconte Geffroy : « Un beau matin, Cézanne envoya chercher son chevalet, ses brosses et ses couleurs, en m’écrivant que  décidément l’entreprise était au-dessus de ses forces, qu’il avait eu tort de l’entreprendre et qu’il s’excusait d’y renoncer. J’insistai pour qu’il revînt, lui affirmant, ce que je pensais, qu’il avait commencé une très belle œuvre et qu’il devrait la terminer. Il revint,  et pendant une huitaine de jours, il sembla travailler, accumulant,comme il savait le faire, les minces pellicules de couleur, gardant toujours l’aspect frais et éclatant à sa peinture. Mais la foi n’y était plus. Il partit pour Aix, envoya de nouveau, un an après, le 3 avril 1896, chercher son bagage de peintre, et ne revint plus, laissant le portrait comme il laissa tant d’autres tableaux, qui n’en sont pas moins des choses admirables de vision et de réalisation ».



De Monet, Cézanne disait : “ C’est le plus fort de nous tous. Monet ! je l’ajoute au Louvre ! "



Et de Gauguin : «  Je n’avais qu’une petite sensation, Monsieur Gauguin me l’a volée ! ». Parmi les peintres de cette période il ne sera malheureusement pas le seul à dire ça…




La prochaine fois que je vois un tableau de Cézanne, je me mets à genoux devant. Promis, juré.




 
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Jean-Pierre Raynaud
J'ai toujours demandé à l'art de m'offrir ce supplément d'audace que la vie dite normale n'arrive pas à m'offrir
                                                                            
                   Jean-Pierre Raynaud             

Jean-pierre Raynaud, ouvre les yeux pour la première fois sur notre monde le 20 avril 1939 à Courbevoie.

1958 Diplôme d’horticulteur en poche, il est officiellement jardinier. Mais la destinée en avait décidé autrement.

 1962 Allez donc savoir ce qui se passe dans la tête d’un jeune homme de vingt-neuf ans  qui ne sait pas encore que toute sa vie va être transformée par l’idée farfelue qui, un beau jour, le prend : dans un pot de fleur il va couler du ciment ; une fois sec , il peint le tout  en « rouge-Ferrari » (rouge Raynaud dira-t-on plus tard).


C’est là que tout commence, Jean-Pierre Raynaud s’approprie les choses pour les transformer en ce qu’il va appeler des psycho-objets. Ses pots sont inutilisables, on pourrait les qualifier de négatif de la « réalité ». ( Comme « réalité » est un mot que je n’aime guère  je l’ai mis entre guillemets).

Toute sa vie Raynaud va, si  je puis me permettre cette expression, tourner autour du pot. Il va fabriquer des pots de différentes couleurs,  de toutes les tailles, jusqu'à des pots géants. Il réalisera pour la fondation Cartier un immense pot doré à l’or fin, que vous pouvez voir exposé sur le parvis du centre Beaubourg. (prêté par la fondation depuis 1998) et qui fut exposé durant trois semaines à Pékin, au cœur de la cité impériale. Jean-pierre Raynaud fabriquera par la suite, pour la fondation une très grande volière qui servira d’habitation à son œuvre.


 Le fait de redimensionner les objets change complètement les valeurs ; cela dérange. Nous avons tous une vision du monde qui est une description, qui correspond à des archétypes. Sortis de cette description, nos codes ne sont plus les mêmes, nous sommes dérangés sans très bien savoir pourquoi. Nous n’avons plus de références.


Un autre facteur de déstabilisation, qui va être abondamment utilisé par Raynaud est l’accumulation. Ses pots seront disposés de manières différentes, tantôt alignés, tantôt mis en carré ou en rectangle.


Au rouge, qu’il n’abandonnera jamais, il ajoutera  bientôt plusieurs couleurs, le jaune le vert et le bleu.


Je suis toujours fasciné par les artistes qui ont une démarche récurrente, qui sans cesse vont reprendre le même sujet, aller toujours plus loin,  pour qui la quête de la perfection n’a pas de fin.


Bien entendu Raynaud ne se contente pas de peindre des pots. Nombres d’objets vont revenir dans son œuvre, tous plus symboliques les uns que les autres. Pots, panneaux de sens interdit, lits d’hôpital, croix rouges, drapeaux, cercueils, extincteurs, voitures d’infirme, portes d’ambulance militaire  et les incontournables carreaux de céramique blancs dont nous n’avons pas fini de parler.

  
La maison de la Celle Saint Cloud.

À compter de 1969, Jean-Pierre Raynaud va construire sa propre  maison. Elle ressemble à un blockhaus.  Pour y  entrer il faut franchir une grille. Elle est entièrement recouverte de carreaux de céramique blancs séparés par un joint noir. Ces carreaux, qu’il va de plus en plus utiliser, auront une dimension bien définie, de même que la largeur du joint sera toujours identique.


Bien entendu, dans cette maison, les meubles, réduits à l’essentiel, seront maçonnés et « tapissés » des fameux petits carreaux. Sur les murs, les tableaux seront des panneaux toujours recouverts de carreaux blancs ;  un simple numéro accroché à chacun d’entre eux permettra leur identification.

Les placards sont encastrés dans les murs, dans la chambre un lit d’hôpital, au mur une armoire à pharmacie avec une croix-rouge. Raynaud nettoie sa maison à l’eau de Javel. Il n’y mange pas, «  à cause des miettes ». C’est l’univers de Monsieur Propre, comment imaginer plus dépouillé ; la seule couleur est le blanc sur lequel s’inscrit la grille noire des joints. Ici règne la symétrie, on imagine cette maison construite en Légo. Les très rares fenêtres sont munies de grilles.


Au fil des ans, Raynaud va transformer son habitation en œuvre d’art, qui sera en sorte, son chef-d’œuvre. Il y travaillera vingt-quatre ans, jusqu’au moment où il la considérera comme presque parfaite. En 1974, il ouvre les portes de sa maison au public.

En mars 1993, il prend la décision de détruire volontairement  sa maison et de l’offrir « en pièce détachée » au musée d’Art contemporain de Bordeaux.

Raynaud avait remarqué, dans un hôpital, des seaux en inox destinés à recevoir les déchets humains dans les salles d’opérations. Voici ce qu’il en dira : «  Il m’est apparu que de tels fûts étaient faits pour recueillir, à leur tour, les viscères, les membres, les organes vitaux de ma maison ».

Quinze tonnes de gravats reposent dans un millier de bassines en inox. On peut les voir au musée d’art contemporain de Bordeaux. Voici ce que dit le généreux donateur : « J’ai pensé que rien ne pouvait être aussi fort, ni m’engager plus à fond que d’exposer, d’offrir en quelque sorte, ma propre maison »


Par la suite Raynaud va acheter une maison en région parisienne, genre folie. Elle est déjà en très mauvais état, il va remettre à neuf un minuscule pavillon de gardien qui se trouve à l’entrée pour y avoir le minimum vital. Comme il est jardinier, il entretiendra impeccablement le jardin, et de sa petite maison, il va regarder le temps faire son œuvre, continuer à détruire la maison qui  tombe en ruines. À l’heure qu’il est, il ne doit plus en rester grand chose.


Il construira pour son propre usage un abri semi enterré de 400 m2 à La Garenne-Colombes.


Vous l’aurez sans doute remarqué, son œuvre, comme celle de beaucoup d’artistes est une réflexion permanente sur la mort. Ce qui est intéressant dans son travail, c’est la cohérence : il s’agit bien d’une œuvre et non de quelques excentricités destinées à étonner les pseudo amateurs d’art. Si je dis cela c’est parce qu’il existe quelques « artistes » qui, c ‘est le cas de le dire, ne pensent qu’à épater la galerie et qui sont prêts à tout pour ça. Heureusement ils ne grugent que les gogos, « pseudo artistes » pour « pseudo amateur d’art », le monde n’est pas si mal fait.



Du 25 mars au 10 septembre 2006 Raynaud expose au Mamac de Nice sa collection personnelle. 120 œuvres dont  certaines monumentales.

Le 27 octobre Christie’s vendra l’ensemble de cette collection sans prix de réserve (le prix de réserve est un prix minimum fixé d’avance au-dessous duquel l’œuvre ne peut être vendue ).
Comme il détruisit sa maison, de la même manière il se sépare des œuvres auxquelles il tenait le plus, puisque certaines avaient été rachetées par lui-même à des collectionneurs.


On pourrait croire que Raynaud passe son temps à construire de la main droite pour détruire de la main gauche, mais ce serait une profonde erreur de penser cela ; lorsqu’une chose a été menée à son terme, il veut, comme on dit, repartir de zéro, sur des bases nouvelles pour une œuvre nouvelle.


À soixante-sept ans, Raynaud a déjà accumulé une œuvre considérable. Voici, à titre indicatif,  une liste de quelques-unes de ses réalisations.

Réalisation d’un jardin d’eau à Monaco.

Sculpture monumentale pour la fondation Cartier.

Carte du ciel dans les quatre patios du sommet de l’Arche de la Défense.

Construction d’une voûte nucléaire sur un plafond du Louvre (Pour ceux qui ne le sauraient pas : Georges Braque a peint le plafond de la salle Henri II du Louvre).

Jean-pierre Raynaud a participé à de très nombreuses expositions ; il a représenté la France à la Biennale de Venise, exposé 300 pots rouges à la Kunsthalle de Düsseldorf. En 1979, le centre Georges Pompidou présente une rétrospective de son œuvre. Il expose dans les plus grandes galeries : Galerie de France (Paris), Léo Castelli (New York), je ne vais pas toutes vous les citer…

Je voudrais faire une dernière remarque : si par bonheur vous avez la chance de pouvoir voir une œuvre de Raynaud de visu, ne vous en privez pas, elles gagnent énormément à être vues « sur pied ».

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Corneille
 
Guillaume Corneille, de son vrai nom Cornelis van Beverloo, est né en 1922 dans la bonne ville de Liège. Bien que né en Belgique, comme ses parents étaient hollandais, il le fut aussi ; ainsi le veut la tradition… C’est en 1929 que ses parents s’établissent à Amsterdam, le fils suit, c’était aussi la tradition.

Études à l’Ecole des Beaux-Arts d’Amsterdam. Pas bien longtemps, rapidement  il va se rendre compte que l’on apprend beaucoup plus en autodidacte qu’avec de savants professeurs. Aussi très vite  va-t-il  quitter l’école.

 En 1948, il participe au groupe Reflex, puis à Cobra avec Appel, Constant, Dotremont etc. Vous connaissez maintenant la suite, je ne vais pas vous rabâcher tout ça.…

En 1950 il s’installe définitivement à Paris. Durant quelque temps, il va pratiquer ce que l’on appellera le paysagisme abstrait. Personnellement j’ai beaucoup aimé cette période qui n’a pas duré très longtemps.

 
Dès 1960 il reviendra à une peinture beaucoup plus figurative. Corneille voyage beaucoup, Mexique, Afrique, Amérique du sud. Ces voyages auront une grande influence sur son art.

Dans un de mes articles sur la gravure, je vous ai parlé d’un peintre anglais : Stanley Hayter, c’est avec lui que Corneille va s’initier à l’estampe qu’il pratiquera avec beaucoup de bonheur ; comme d’ailleurs la sculpture et la céramique.

D’une manière générale, les peintres de Cobra sont des chercheurs, et par voie de conséquence des touches à tout.

La femme tient une grande place dans les peintures de Corneille. Son monde est un monde magique habité par des chats, des oiseaux, des poissons ; c’est un peu le paradis terrestre.

 
Aujourd’hui âgé de 84 ans, Corneille continue son œuvre pour notre plus grand bonheur.


Longue vie au Magicien !


 
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Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse

Je crois en l'homme

 

B.M.C. - L'homme à la fleur
 
                          
Je crois en l’homme, cette ordure,
Je crois en l’homme, ce fumier,
Ce sable mouvant, cette eau morte,
Je crois en l’homme, ce tordu,
Cette vessie de vanité,
Je crois en l’homme, cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent,
Ce boute-feu, ce fouille merde.
Je crois en l’homme, ce lèche sang,
Malgré tout ce qu’il a pu faire
De mortel et d’irréparable.
Je crois en lui
Pour la sûreté de sa main,
Pour son goût de la liberté,
Pour le jeu de sa fantaisie,
Pour son vertige devant l’étoile,
Je crois en lui
Pour le sel de son amitié,
Pour l’eau de ses yeux, pour son rire,
Pour ses élans et pour ses faiblesses,
Je crois en lui
Pour une main qui s’est tendue,
Pour un regard qui s’est offert,
Et puis surtout et avant tout
Pour le simple accent d’un berger.
Oui! Je crois à tout jamais en lui.



Traduction d’un poème provençal

 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.



Pierre Alechinsky
 
Né en 1927 à Bruxelles.

En 1949, il rencontre le poète Christian Dotremont, fondateur du groupe Cobra, auquel Alechinsky adhérera dès le début. Il se lie d’amitié également avec le critique d’art Jacques Putman, qui lui consacrera de nombreux articles qui contribueront à le faire connaître en Belgique.


1955 : Voyage au Japon. Alechinsky y  découvre la calligraphie qui va avoir une grande influence sur ses futures œuvres.

1958-1959 : De nombreuses expositions à  Bruxelles, et à l’étranger, entre autres Londres et Berne.

De 1958 à 1970, il fera partie du comité directeur du Salon de Mai à Paris. J’aurai certainement l’occasion de vous parler à nouveau de ce célèbre salon auquel ont participé de très  grands peintres, de Picasso à Bacon en passant par Tapies, Rebeyrolle, Andy Warhol et tant d’autres…


En 1960, il participe à la XXX° Biennale de Venise.

1961-1962 : Voyages et expositions  aux Etats-unis.

1963 : S’installe à Bougival près de Paris.


1965 : Il découvre la peinture acrylique. Il peint pour la première fois « dans les marges ». La célèbre prédelle, qui à partir de maintenant va figurer dans nombres de ses tableaux. Cela mérite quelques explications.
Prédelle, définition du petit Robert : « Partie inférieure d’un tableau d’autel, généralement divisée en petits panneaux représentant une série de sujets ». Par extension toute partie d’un tableau divisé en plusieurs carrés, ou rectangles est nommée prédelle. (Je ne pense pas qu’on utilise ce terme pour les bandes dessinées ; si vous avez la réponse, merci).


LA première peinture réalisée avec prédelle est « Central Park », peinture sur papier marouflé sur toile, mal marouflé au dire de son auteur, qui ne l’a pas vendue à cause de cela.
Une explication est peut-être nécessaire : le marouflage Késako ? Ce nom vient d’une colle de poisson que l’on utilisait au moyen âge pour coller les toiles sur des panneaux : la maroufle. Le marouflage aujourd’hui est surtout utilisé pour coller une œuvre sur papier sur une  toile ou sur un  panneau.
 
 À partir de maintenant la grande majorité des peintures de Pierre Alechinsky va être peinte sur papier de Chine et ensuite marouflée sur toile. (Certains collectionneurs font maroufler des œuvres sur papier sur une  toile afin de leur donner plus de valeur, cela risque d’aller contre la volonté de l’artiste).

(Pour ceux que cela pourrait intéresser, préférant pour des  quantités de raisons qu’il serait beaucoup trop long d’expliquer ici ;  je procède personnellement  au marouflage de la majorité de mes peintures sur panneaux, et non sur toiles comme Alechinsky).

Alechinsky va beaucoup  pratiquer la gravure, il ira jusqu’à installer un atelier destiné à cet art chez lui à Bougival.
 
Il existe un très grand nombre de superbes gravures d’Alechinsky, qui aujourd’hui sont encore à des prix raisonnables  ( Souvenez-vous, 180,00 € «  Le pinceau voyageur » lithographie originale non signée à la chalcographie du Louvre). Si vous avez de l’argent dont vous ne savez pas quoi faire, (!) acheter une estampe de Pierre Alechinsky  est un bon placement. «  Lire avant mes articles sur « l’Art de ne pas se faire estamper ».

1972 : Alechinsky représente en compagnie de Christian Dotremont la Belgique à la  XXXVI° Biennale de Venise.

1973 : Alechinsky fait don de 120 dessins au Musée des Beaux Arts de Bruxelles.


1975 : Expo Alechinsky au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

1977 : Dessins et aquarelles sur papier de Taiwan, à partir de frottis sur plaques d’égouts, » Arles suite des Bouches-du-Rhône ».


Alechinsky va beaucoup peindre et dessiner sur des documents anciens, archives de notaires, cartes anciennes, etc… Non il n’est pas plus iconoclaste qu’Arman lorsqu’il brûle des commodes Louis XV ,ou que Cesar lorsqu’il compresse de superbes autos. Nous aurons  certainement l’occasion d’en parler dans d’autres articles.


1979 : Exposition en compagnie d’un autre ancien Cobra, Karel Appel.
Il exposera à nouveau avec Appel en 1982 à la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.

Plus tard il fera une série de peintures ayant pour thème l’arbre.
 
1998 : Rétrospective Alechinsky à la Galerie Nationale  du Jeu de Paume à Paris.

Aujourd’hui âgé de soixante dix neuf ans, Pierre Alechinsky œuvre, continuant de propager l’esprit Cobra pour notre plus grand plaisir.
Vous l’aurez sans doute compris : Pierre Alechinsky à une place d’honneur dans mon musée imaginaire.


   
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Publié le par complik clé
Publié dans : #Guest Stars


 

   Je vous avais déjà parlé de Manu Larcenet et de  son combat ordinaire, B.D qui alterne humour et sujets graves…

Dans un esprit beaucoup plus léger (le lecteur rit presque à chaque page), ce cher Manu propose pour la rentrée le quatrième tome du Retour à la terre, une série de « sketches » décrivant la vie à la campagne d’un jeune couple. Dit comme ça, ça paraît pas passionnant, sauf que c’est à mourir de rire : le pauvre Manu (héros de l’album grâce à une habile mise en abyme) découvre les affres de la paternité, et renforce ses liens avec ses nouveaux voisins. Le meilleur personnage est à mon avis la mère Mortemont, une vielle campagnarde au sale caractère, pleine de bons dictons et de belles expressions ( « me petcho pas les burnjes » par exemple, est-il besoin de traduire ???)
Manu Larcenet est un bourreau de travail, il dessine et imagine des planches tous les jours, et ce qui ressort de son œuvre n’est pas habituel : il parvient, grâce à des dessins très simples, à questionner le lecteur sur la vie et le cours des choses.
Je sais bien que les B.D sont devenues un luxe (j’étais moi-même une grande consommatrice jusqu’à l’euro), mais celle-ci vaut vraiment le détour…
A bon lecteur… salut



B.D. Rare Manu Larcenet Par Complik Clé

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 

 
Au tout début de ce blog j’avais parlé de ma naissance et du souvenir que j’en avais. Je sais bien que cela peut vous paraître bizarre. Se souvenir de sa naissance n’est sans doute pas une chose conventionnelle. Je ne vous raconte pas ça pour faire l’intéressant, parce que j’ai depuis longtemps passé l’âge de jouer à ça. Si je vous en parle, c’est simplement pour que vous compreniez ma démarche picturale concernant cette série.
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Je peins toujours par séries : « Mes naissances »-« Les restes du monde »-« Le poids de la matière »-« L’enfer du décor »-etc.


 


La série de mes naissances m’aura probablement été utile pour  "exorciser" les souffrances vécues, ainsi que  celles qui furent  imposées, malgré moi, à ma mère au moment de la naissance et dont je me sens quelque peu responsable.


 
 

 


On a, je crois, trop tendance à penser que la mère est la  seule à souffrir (n’oubliez pas l’enfant,  merci pour lui).

 
 
 

 

 
 
Sans doute la souffrance imposée lors de ma naissance aura laissé des traces, mais d’une certaine façon elle aura agi un peu comme un vaccin, qui probablement me permettra par la suite d’aborder l’épreuve de la mort avec beaucoup plus de sérénité. Épreuve à laquelle j’ai beaucoup pensé sans doute par « symétrie »,  puisque vraisemblablement, elle est très ressemblante. (J’ai aussi peins une série sur la mort).


 

 

 

Certainement un psychologue trouverait beaucoup à dire sur cette série. D’abord pourquoi ces pansements ? Sur le nombril, on peut comprendre. Mais les mains, les pieds, parfois la tête (les forceps peut être). Les flèches semblent généralement me tirer vers le bas. Le monde vers lequel je « tombe » ne me paraît pas très réjouissant.

 
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M’y attendent des personnages apeurés, des prisonniers en pyjamas  rayés sortis tout droit des camps de concentrations ; des mains serrées sur un chapelet disant une ultime prière.  Parfois c’est l’ombre de moi-même (Naissance à l’ourson).

 
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La canne blanche dont je suis quelquefois pourvu est-elle indispensable pour me diriger dans un monde que je ne connais pas et que, sans doute, je n’ai pas envie de connaître ? Il va bien falloir ouvrir les yeux à un moment ou à un autre.


 
 
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D’autres fois ce sont les GRANDES PERSONNES qui se penchent sur mon berceau, « Guili-guili, qu’il est mignon, à qui ressemble-y-il ? NON vous ne saurez rien, je n’ai pas plus envie de parler que de venir sur cette planète.


 
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 J’ai attendu deux ans avant de dire un mot, je n’avais rien à dire. Et la suite me prouvera que j’avais raison. Je ne me souviens pas de ce mot c’est dommage…


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Petit jeu : quel est le premier mot que vous auriez aimé dire ? Sans doute auriez-vous voulu que je dise merci. Merci pour les expériences que j’allais vivre. Merci pour tous les cons qui feraient barrage à mes projets. Merci pour tout ce qu’on allait m’apprendre, la Religion, la Patrie, la Connerie.  
Le sang coule à flot dans mes naissances, le sang est le symbole de la vie. Mais dans ce cas c’est moi qui le rejette, cela voudrait-il dire que je rejette aussi la vie qui m’est donnée ?


 
 
 


Les titres sont parfois révélateurs, de « La liberté au bout du chemin » en passant par « les dessins réanimés »
Vous pensez, c’est terrible, comme il doit souffrir !
N’en croyez rien, tout est dans mes peintures, je n’ai jamais été aussi bien que maintenant. Mes tableaux sont des buvards, ils ont tout pompé.
Le temps qui me sépare de ma naissance m’a appris que la vie était belle, souvent très belle. Il suffit de pousser sa chaise pour regarder le soleil se coucher comme disait le Petit Prince. Et le regarder se lever c’est aussi une nouvelle naissance…   





 

 
 
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  Mes débuts sur cette planète par B.M.C.
 
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photo Apollo II
 
C’est pas moi qui le dis. Cette théorie est défendue depuis des lustres  par de … “drôles de zèbres”… (mais pas que …)
A commencer par Orbiger, qui fascinait Hitler, et aujourd’hui, Raël... non comment…
Cela dit, des gens bien y ont cru, par exemple, l’amiral Byrd, de l’US Navy, qui, en 1947 dit avoir vu des choses en survolant le pôle et avait lancé le projet d’une expédition destinée à vérifier sa théorie..

En attendant, cette théorie a été remise au goût du jour à cause d’une photo prise par la NASA :



 
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Au pôle nord, il y aurait un passage (de 700 à 800 km de diamètre) menant vers un monde intérieur, avec soleil et tout, peuplé d’  “intra-terrestres”, de chez qui viendraient, entre autres, les ovnis.

[ 84,40° de latitude nord et 141° de longitude est ]

(Ouf ! j’espère que vous n’étiez pas en pleine digestion !...)

Moi, j’ai regardé sur Google Earth, j'ai rien vu du tout :

 


… en même temps, on nous cache tout-on nous dit rien !...
Or donc, je découvre un article dans Nexus  qui m’informe qu’une expédition doit avoir lieu en 2007, à la recherche de l’   “entrée”  du pôle nord.
Si vous avez les jetons d’y aller vous-même et plein de fric à perdre, cotisez-vous, je prends le risque pour nous tous (quelque chose comme 19 000 dollars pour voyager en “observateur” … peut-être même un peu plus … j’ai une tête à voyager en classe touriste ????)

N’empêche qu’il y croit, le gars (Steve Currey) . Il a réservé pour l’expédition un brise-glace nucléaire russe, le Yamal (oui, je sais, question fiabilité, on peut avoir des doutes… et en plus il part du port de Mourmansk !…) qui peut accueillir une centaine de passagers (d’après ce qu’on nous en dit, plein de gens sérieux seraient du voyage – scientifiques, journalistes, cinéastes, et quelques pékins dans mon genre mais pétés de pognon, histoire d’aider à sponsoriser..


 
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Attends, combien j’ai dit ? 19 000  dollars. Bon, il suffit de 19 000 lecteurs qui me refilent un dollar chacun… c’est pas la mer à boire !..
Mais dépêchez-vous car le départ est prévu le 26 juin 2007 (retour – si retour il y a – le 19 juillet) !  Promis-juré, je vous rapporte plein d’articles du feu de dieu, des photos, des films et même des autographes  d’intra-terrestres “spéciale dédicace for you”, mes gentils bienfaiteurs … enfin, si je reviens…

Dernière nouvelle – c’est les soldes – vous allez faire des affaires !!!! Steve Currey affrête un Boeing BBJ2 (70 passagers) pour le repérage. Il décolle le 3 août 2006 !!!!!!!! vite !!!! vite !!! les munificents donateurs !!!! Vous allez faire des économies !!...le billet coûte SEULEMENT 17 000 dollars !!!!!!!  allez, tant pis, si vous vous sentez l’âme radine, je fais avec !
A vos chéquiers !! … et à vot’bon cœur…


PS : N’empêche que je serais richissime, je serais encore assez conne pour me dire après tout, p’t’êt… zyva…

 

 

 

 
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Photo Nasa


 
Je reviens sur mon article intitulé  “La terre creuse”      car j'ai appris récemment le décès de Steve Currey, intervenu le 26 juillet dernier. Il est mort d'un cancer au cerveau (il présentait 6 tumeurs..), avait été diagnostiqué en mai et se savait incurable. D'où, je suppose, cette volonté d'affrêter un avion un an avant l'expédition... La famille fait savoir que n'ayant pas rassemblé la totalité des fonds nécessaires à la location du brise-glace (loué, paraît-il, pour des sommes astronomiques), à moins que ne se présente un repreneur, l'expédition était compromise, mais que les inscrits seraient remboursés en cas d'annulation. Libre à vous d'en tirer des conclusions ... moi, d'une manière ou d'une autre, je me doutais que ça ne se ferait pas !..

En même temps… vous m’aviez sponsorisé à hauteur de … 3 dollars… bande de radins !!!!




 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
  
 
Karel Appel 
 
Amsterdam 25 avril 1921
Zurich 4 mai 2006
 
Appel a vécu en Belgique et en France avant de se fixer à Zurich.
 
IL est surtout connu pour sa participation au groupe Cobra. Karel Appel nous a quittés au mois de mai de cette année.
 
Appel était un des représentants les plus caractéristiques de la peinture des années soixante, époque qui est très chère à mon cœur. En effet, c’est celle de l’art informel ; c’est aussi la grande période de toutes les abstractions : lyrique, géométrique, expressionniste, etc.
 
Dans les années soixante, un grand nombre de peintres, particulièrement chez les abstraits (je continue à utiliser le terme de peinture abstraite plus accessible à la majorité de mes lecteurs plutôt que  non-figurative, qui serait sans doute mieux adapté) va attacher une grande importance à la gestuelle. On pense à Mathieu, Pollock, Hartung, je ne vais pas tous les citer…Appel n’échappera pas à cette influence.

 
Appel était un chercheur.  Naviguant toujours entre deux eaux du figuratif à l’abstrait, passant parfois par des périodes presque géométriques, peinture par à-plat.

 
Dans son œuvre, on retiendra deux choses importantes, la gestuelle et la couleur. C’était un grand coloriste, voyez entre autres  ses rouges. La matière avait aussi une importance particulière ; certains de ses tableaux étaient difficilement transportable parce que très lourds.
 
Dès 1950, la critique américaine fit tout pour minimiser les artistes européens ; cela n’empêchera pas certains d’entre eux de rester fidèles à l’Europe. Ce fut le cas d’Appel et de quelques autres. Leur cote eut probablement à en en souffrir.

En peinture, la plus grande qualité que l’on puisse demander à un artiste c’est la sincérité et de ce point de vue-là on ne peut rien reprocher à Karel Appel, qui toute sa vie vécut pour elle.
 

 
 
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