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ENTREZ LIBRES

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Jean-Siméon Chardin

 

De son vivant, on l'appelait Jean-Baptiste; on a continué à l'appeler ainsi, vous le connaissez sans doute sous cette dénomination. Pourtant son véritable prénom était bien Jean Siméon, le tout est de savoir que l'on parle bien de la même personne.
  
 
 
 
Jean Siméon Chardin
 
Je dois dire que, parmi les peintres français, il fait partie de mes préférés, avec Nicolas Poussin et, chez les modernes, Georges Rouault et Georges Braque.
 
 
Jean Siméon Chardin
 
Cela peut vous paraître étrange de parler de peinture typiquement française, pourtant elle se reconnaît à un certain sens de la mesure que l'on ne retrouve ni dans la peinture espagnole, ni chez les Allemands. Il y a aussi chez les Français un coté "philosophique", méditatif, à ce propos voir Braque, Cézanne, même Corot.
 
 
 Jean Siméon Chardin

 
Pour moi Chardin, Poussin, sont des prototypes du genre, comme Goya et Picasso représentent l'art espagnol, empreint de violence et de révolte.
Chez les Allemands, c'est l'expressionnisme qui reprend le dessus, aussi bien concernant la peinture ancienne que moderne.
 
Mais revenons à notre cher Jean-Siméon. Son père était fabricant de billards pour le roi. On ne sait pas grand-chose sur les maîtres qui l'ont initié à la peinture. La seule certitude est que le 6 février 1724, il est reçu  Maître à l'Académie de Saint Luc (saint patron des peintres), titre qu'il répudiera en 1729.
 
 
Jean Siméon Chardin
 
Chardin sera reçu peintre académicien à l'Académie Royale. On suppose que ses "travaux de réception" ont été la Raie et le Buffet.
Ces deux œuvres seront bien plus tard copiées par Henri Matisse.
 
Jean Siméon Chardin a la réputation de peindre très lentement, revenant sans cesse sur la toile; c'est très probablement à cela que l'on doit ces matières exceptionnelles, que l'on ne trouve que très rarement chez les peintres de cette époque et, n'oublions pas, ces empattements de blanc sur les éclairages, deux choses que n'ont jamais su rendre ceux qui ont copié ou imité Chardin.
 
 
Jean Siméon Chardin
 
Dans son essai sur la vie de Chardin (1780), Cochin indique que "l'artiste repeignait ses tableaux jusqu'à ce qu'il fût parvenu à cette rupture de tons que produit l'éloignement de l'objet et les renvois de tous ceux qui l'environnent et qu'enfin il eût obtenu cet accord magique qui l'a si supérieurement distingué".
 
 
Jean Siméon Chardin
 
Dans le courant de l'année 1731, Jean Siméon épouse Marguerite Saintard, qui lui donnera un fils Jean Pierre. Toujours en 1731, Chardin participe sous la houlette de Jean Baptiste Van Loo à la restauration des fresques du château de Fontainebleau.
 
 
Jean Siméon Chardin
 
Le point fort de Chardin était la nature morte et pourtant les amateurs lui réclamaient toujours des scènes de genre. Ce qui l'obligea pour des raisons matérielles à peindre des sujets dont il se serait bien passé, cela se ressent dans certaines œuvres.
Il a aussi excellé dans le portrait et l'autoportrait.
Jean Siméon Chardin est mort en 1779, ses dernières œuvres furent des autoportraits au pastel.




 

Jean Siméon Chardin

 
Bien que bien meilleur peintre que Greuze, de son vivant il fut moins considéré que lui, sans doute  l'époque s'intéressait-elle davantage aux œuvres de genre. Mais en peinture le temps arrange bien des choses.



Jean Siméon Chardin
 
Maintenant, j'espère, pour ceux qui ne le connaissaient pas, vous avoir fait découvrir Chardin et que vous allez aimer cette peinture autant que moi.

 
 Jean Siméon Chardin
 
Pour ceux que ça intéresse, on peut voir de nombreux tableaux de Chardin au Musée du Louvre.
 
 
Jean Siméon Chardin



 
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C'est l'Art qui laisse à l'artiste toute liberté.

Dans cette peinture, tout imprévu, tout accident, y a sa place : taches, coulures, matières. L’Art Informel ne doit pas être confondu avec l’absence de forme, puisqu’il ne renie pas la forme, mais rejette tout attachement à une structure préétablie.
L'artiste va privilégier les taches, la couleur, les traces souvent au détriment de la représentation. On regroupe généralement sous le vocable d' "Art Informel" toutes les tendances abstraites et gestuelles qui se sont manifestées à Paris de 1945 à 1961. Pourtant la peinture informelle ne sera pas pour autant forcément abstraite.
Dès 1951, on va attribuer le terme informel à de nombreuses tendances de la peinture.
Les artistes de cette époque veulent romprent avec l'influence du cubisme et du surréalisme, l'Art doit être déstructuré .
Georges Mathieu va qualifier sa peinture d'  "Abstraction Lyrique", terme qui sera appliqué à de nombreux autres peintres qui pratiquent une démarche "gestuelle", on pense à Hartung, à Schneider. La peinture de Mathieu tient beaucoup de la calligraphie. Sur des fonds préparés à l'avance, il va en quelque secondes tracer des signes, une sorte d'écriture abstraite , ce qui fera dire à André Malraux : "Georges Mathieu est le plus grand calligraphe occidental",et les américains de dire :"Georges Mathieu est l'homme qui gagne le plus d'argent en un minimum de temps" (chacun son point de vue).
Si je vous ai parlé aussi longuement de Georges Mathieu, ce n'est pas que j'aie une grande passion pour sa peinture que personnellement je trouve à la limite de la décoration, mais simplement parce qu'il est un des grands théoricien de la peinture de cette époque. Sans pour autant oublier Jean Dubuffet qui lui aussi a écrit de nombreux et très intéressants textes sur l'Art (en particulier sur l'Art Brut, que certains associeront à l'Art Informel, et au Matiérisme). 
Dès 1954, le critique Charles Estienne va parler de Tachisme. Comme son nom l'indique le tachisme va favoriser la tache et par voie de conséquence la couleur.
Une œuvre informelle est souvent réalisée dans l'instant, il s'agit la plupart du temps d'une improvisation où la gestuelle tient une grande part.
L'artiste crée des signes auxquels, par la suite il donne un sens.
Parmi les "écoles" que l'on attribue généralement à l'Art Informel figure ce que l'on va appeler d'un terme pas très joli "le Matiérisme" dont les principaux initiateurs seront Antoni Tapiès et Jean Dubuffet, La technique consiste à créer des matières où les "accidents", les traces vont jouer un grand rôle. Les tableaux de Tapiès de cette époque seront souvent qualifiés de "murs".
La peinture Non-Figurative (abstraite) devenant de plus en plus spontanée est souvent qualifiée d'Expressionnisme Abstrait.
Parfois on va attribuer le terme "d'Ecole de Paris" au mouvement artistique qui a eu lieu entre 1950 et 1960, mais c'est beaucoup trop approximatif pour pouvoir être pris en compte, je tenais à vous le préciser car vous risquez d'en entendre parler.
Durant l'occupation, de nombreux peintres européens se sont exilés aux Etats-Unis ce qui a permis  aux artistes américains de s'approprier les principes nés en Europe.

Les Américains, et en particulier les marchands d'art new yorkais, qui n'ont pas l'intention de laisser le marché s'installer définitivement en Europe, et en particulier à Paris, vont promouvoir les artistes américains au détriment des européens. C'est ainsi que va naître "l'Ecole de New York".

A New York, l'expressionnisme abstrait s'impose avec une nouvelle génération d'artistes comme De Kooning. Bien entendu il y aura "l'Action Painting" avec Pollock, technique qui privilégie le "dripping", utilisant les coulures et les éclaboussures de peinture. Le Colorfield Painting" (champs colorés) avec Rothko.
Il ne faut pas, comme cela arrive trop souvent, confondre l'Art Informel avec le Pop-Art auquel je consacrerai prochainement un article.

Il serait fastidieux de faire une liste de tous les peintres  informels. Toutefois si vous vouliez en savoir plus voici quelques noms des artistes que l'on qualifie le plus souvent d'informels; sachant que cette liste n'est pas exhaustive.

En Europe:


Alberto Burri
Antoni Clavé
Antoni Tapiès
Antonio Saura
Bram Van Velde
Camille Bryen
Georg Baselitz
Georges Mathieu
Gérard Schneider
Hans Hartung
Henri Michaux
Jean Degottex
Jean Dubuffet
Jean Fautrier
Hans Hartung
Karel Appel

Manolo Milares
Maryan
Moris Gontard
Pierre Soulage
Raymond Hains
Serge Poliakoff
Zao Wou-Ki





Peintres américains:

Franz Kline
Jackson Pollock
Jean-Paul Riopelle (canadien)
Joan Mitchell
Mark Rothko
Mark Tobey
Robert Motherwell
Robert Rauschenberg
Sam Francis
Willem de Kooning





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Avertissement :

Vous vous rappelez, la dernière fois que je vous ai conseillé de garder une bassine à portée de main ?... y en a qui ne m’ont pas écoutée…
 
 
Gunther Von Hagens
 
Il s’appelle Gunther Von Hagens. Il est né en 1945 en Allemagne de l’Est. A passé son diplôme de médecine et s’est spécialisé en anatomie. En 1974, il met au point un procédé qu’il appelle « plastination », visant à garder les cadavres en excellent état de conservation. Le résultat est bien meilleur qu’avec les techniques antérieures : des corps entiers sont ainsi conservés pour l’éternité, tout en gardant leur plasticité.

Le procédé :

-    Les corps sont d’abord plongés dans une solution de formol, qui se fixe sur les tissus cutanés.
-    Ils sont ensuite placés dans des bains glacés (à moins 25°C) d’acétone pendant au moins quinze jours. Cela permet la déshydratation complète du corps.
-    Les corps sont immergés dans le silicone afin que ce dernier prenne la place des liquides et des graisses organiques.
-    On fixe le silicone à l’aide d’un gaz durcisseur.
 
Jusque là, tout va bien…
 

 

 
Il faut quand même rappeler que ce n’est qu’à partir de la Renaissance que l’idée de la préparation et la dissection des corps humains n’a été acceptée. Jusqu’au 15è siècle, en Occident, cette pratique était totalement interdite, en grande partie parce que le corps était perçu comme le réceptacle de l’âme et que profaner l’un revenait à profaner l’autre…En conséquence, les choses avaient lieu clandestinement…on volait des cadavres à la morgue et on pillait les fosses communes. Avant que les médecins ne finissent par obtenir de pouvoir utiliser les cadavres de condamnés à mort. Mais à condition de rester discrets, n’est-ce pas…
 
 
 
Il ne fait aucun doute que la pratique de la dissection a permis une avancée considérable dans la connaissance de l’anatomie et qu’elle a permis à la médecine de progresser formidablement.

En 1993, un Américain ayant fait don de son corps à la science s’est vu (façon de parler !) découper en 1800 lamelles d’un millimètre d’épaisseur. Chaque lamelle a été photographiée. Chaque photo rentrée dans un ordinateur. Le résultat, c’est un homme virtuel en 3D qui permet de voir l’anatomie humaine comme jamais auparavant.
Je vous joins le lien du Science Health Center de l’Université du Colorado. En cliquant sur une partie du corps du personnage, vous obtenez une image transversale de ladite partie.   
 
 
Mais revenons-en à notre médecin allemand. En 1997, Gunther Von Hagens lance une expo itinérante qui va attirer quelque 7 millions de visiteurs dans le monde. Et il a beau se défendre d’avoir une quelconque formation artistique, ni quelque velléité en ce domaine, il parle  d’ « art anatomique »… Il y présente des écorchés humains, dans des poses qu’il veut naturelles, telles des sculptures…
La polémique va bon train. Une partie de la presse allemande le surnomme « Docteur La Mort ». Mais le succès de l’exposition ne faiblit pas.
  
Fort de cette expérience, il rachète une ancienne usine textile de la fin du 19è siècle dans une petite ville allemande, proche de la frontière polonaise, Guben, où il inaugure le 17 novembre de cette année Le plastinarium, un atelier de production de tranches « plastinées» de cadavres humains et animaux… découpés à la scie.

Le but officiel est d’aider les étudiants en médecine. Mais bon.. en même temps, l’investissement a été d’un million d’euros, il y a 42 salariés… d’où l’idée d’ouvrir au public trois jours par semaine (moyennant 12€ la visite) afin que tout-un-chacun, pourvu qu’il soit âgé d’au moins quatorze ans, puisse profiter du spectacle offert par toutes les étapes de la transformation des cadavres – avant d’admirer, en fin de visite, une exposition de corps humains entiers ou disséqués.
 
On peut ainsi contempler à loisir :
une baigneuse nageant le crawl,
un homme faisant son jogging,un autre jouant aux échecs,
une femme enceinte, le ventre ouvert, laissant entrevoir son fœtus…
Le clou de l’expo étant une impressionnante statue équestre où l’homme est tranché en deux de la tête aux pieds… (Pour le bon goût, il repassera !) 
 
 
Gunther Von Hagens espère produire ainsi chaque année sur cinq ans un million de tranches humaines et animales, dont les plus complexes pourraient être vendues jusqu’à 7000€ aux laboratoires de recherche.

Si ça vous tente, il pense recruter 200 personnes en qualité de « préparateurs de cadavres ». Il y a même pléthore de postulants, dans ce coin de l’Allemagne où le chômage règne en maître. D’après une employée « au bout d’un moment, on s’y fait.. ».
Autre chose : Ils sont déjà des milliers à avoir proposé leur corps post-mortem. Mais si ça vous intéresse, vous n’avez que deux ans pour vous décider ! Qu’on se le dise ! (Vous verrez directement avec lui s’il y a obligation de décéder dans un laps de temps défini – je ne sais pas, c’est pas précisé).

A la fin de la visite, un petit tour à la boutique s’impose. Vous pourrez ainsi, à titre de souvenir, acquérir une tranche plastinée.. mais d’animal, seulement !
 
 
La question est : l’horreur suscitée par la vision de cadavres humains écorchés « dans des poses naturelles » ou « en tranches » vient-elle de l’objet lui-même ou de la perception qu’en a le spectateur ? 
 
 
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Dans le cadre de mes petites histoires de l'Art, permettez-moi de vous parler de ceux qui, sous prétexte d'intellectualisme, essaient de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Ceux qui par pur snobisme vont investir des sommes fabuleuses dans des œuvres qui ne sont jamais que des leurres pour gogos. Souvent les musées d'art modernes eux-mêmes se laissent abuser. La formation des conservateurs y étant souvent pour beaucoup.
 
Que restera-t-il de ces "choses" dans cent ou deux cents ans?

Vous ne me croirez sans doute pas, pourtant une "œuvre" de Félix Gonzales-Torres  (décédé en 1996), composée de 147 kilos de bonbons, a été adjugée pour 666.000 $, si vous préférez : 517.642 € , ce qui ramène le kilo de bonbons à  3.521€.


Chez Christies, un mannequin d'homme en fibre de verre, grandeur nature, signé Charles Ray  a été vendu 2.206.000 $, soit 1.714.263 €
 
Une œuvre de Tom Friedman représentant une mouche en plastique (0,6 x 1,00 x 3,09 cm) s'est vendue 88.125 $, soit 68.494 €. La même mouche en plastique se trouve chez les marchands de farces et attrapes pour 10 ou 15 € !
 
Félix Gonzales-Torres, encore lui, s'il n'avait eu le mauvais goût de nous quitter trop tôt, aurait pu voir vendre un vulgaire rideau de perle en plastique signé de sa main pour : 1.656.000 $, 1.287.112 €. Vous n'aurez sans doute pas beaucoup de mal à en trouver un très semblable dans une quelconque galerie Farfouillette.
 
Le cas bien connu de Piero Manzoni, qui a eu l'idée "géniale" d'enfermer trente grammes d'excréments dans 90 petites boîtes de conserves.
Sur chaque boîte est inscrit : "merde d'artiste" (dans différentes langues).


 Chaque boîte a été vendue au prix de trente grammes  d'or au cours du jour. Ces boîtes sont aujourd'hui dans différentes collections et musées .
Est-il nécessaire de donner d'autres exemples ?

Je défendrai toujours la liberté de la création artistique. Ce qui me choque là ce n'est pas l'œuvre en elle-même c'est l'exploitation qui en est faite.
 
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Tout d'abord un grand merci à Stouf sans qui cet article n'aurait probablement jamais existé.

Si vous revenez du Paris Dakar, surtout ne lavez pas votre auto, parce que  si Scott Wade passe par là vous avez des chances de la retrouver transformée, provisoirement en œuvre d'art.

Je trouve que l'on ne rend pas suffisamment hommage à ces artistes "des rues", ni à leurs œuvres fugaces.

Je vous ai déjà parlé de Julian Beever qui trace de superbes anamorphoses à même le trottoir. Il y a aussi l'artiste britannique Banksy ( merci à JCdP Société sans frontière) dont il faudra bien que je vous parle un de ces jours.
N'oubliez pas que Jean-Micel Basquiat a commencé comme ça…

Et les tagueurs, eux aussi ils ont leur mot à dire.

En tout cas cette mode risque de faire du tort à l'Eléphant Bleu!
 



























 

 
 
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Publié le par BMC
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"La poésie doit être faite par tous, non par un"

                                                                   Raymond Queneau

 



Rien que pour vous, un poème inédit de Raymond Queneau. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la chance que vous avez ?
Si ça vous plait, il y en aura pour un bout de temps; après celui-ci, il m'en reste encore cent mille milliards moins un. Ne me demandez pas d'écrire le chiffre exact, ma fortune n'étant jamais arrivée à ce niveau, je ne sais pas compter jusque-là.

L'illustre farceur avait écrit ce livre en 1961.

Comment ça fonctionne ?
Les strophes sont écrites sur des feuillets séparés sur la page de droite. À gauche une troisième page permet en l'intercalant de choisir les strophes désirées et ainsi de recréer un nouveau poème.
Comme c'est un peu compliqué à expliquer, je joins les photos, en espérant que ce sera plus clair ainsi.


 
Un des Cent mille milliards de poèmes :
 
 
C'était à cinq o'clock qu'il sortait la marquise

Pour consommer un thé puis des petits gâteaux

Le cornédbîf en boîte empeste la remise

On espère toujours être de vrais normaux



Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise

où venaient par milliers s'échouer les harenceaux

nous avions aussi froid que nus sur la banquise

lorsqu'on voyait au loin flamber les arbrisseaux




On sèche le poisson dorade ou molve lotte

On gifle le marmot qui plonge sa menotte

Lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin




Enfin on vend le tout homards et salicoques

On s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques

Le mammifère est roi nous sommes son cousin


 

Si vous voulez la suite y a qu'à demander !




Encore qu'il me vient une idée… Vous semblez apprécier les suites inter-blogs de questionnaires, d'histoires à coucher dehors… ceux parmi vous qui ont le livre, vous ne voulez pas continuer et créer ensemble le plus long poème du monde signé Queneau ????
En même temps, c'est les fêtes.. si vous voulez acheter le bouquin, on le trouve encore à la Fnac :

 





 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

 
Encore un dont on ne sait pas grand-chose; il est né le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille en Lorraine son père est boulanger.

De sa formation de peintre on ne sait rien, ou presque.
 
 
Georges de La Tour – Marie-Madeleine en pénitence
 
En 1617, il se marie avec Diane de Nerf, ce mariage va l'introduire  dans le milieu de la noblesse lunévilloise, ce qui lui permet d'acquérir assez rapidement une notoriété au plan local.
 

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 Georges de La Tour – La femme à la puce
 
Très vite Georges de La Tour va se retrouver à la tête d'une petite fortune. C'est le début de la guerre de trente ans. La Tour est accusé de spéculation sur le grain. Suite à la guerre, Lunéville est entièrement incendié. Il va devoir quitter provisoirement la région pour se faire oublier; il séjourne provisoirement à Nancy, avant de se rendre à Paris.

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 Georges de La Tour – L'adoration des bergers
 
Lorsqu'il revient à Lunéville, il déclare tout de go : "Je suis le peintre particulier du Roi Louis XIII".
Que s'est-il passé lors de son séjour à Paris? Georges de La Tour a eu l'occasion d'être présenté au Roi auquel il aurait fait "cadeau" de son "Saint- Sébastien dans la nuit" tableau que le Roi va mettre "paraît-il"  dans sa chambre. Clin d'œil en passant, en tant que peintre du Roi il a droit à un logement au Louvre où bien des années plus tard ses œuvres figureront en bonne place.


Certains diront que toute cette histoire était un mensonge? En tout cas il y a si peu de preuves qu'on serait tenté de le croire.

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Georges de La Tour - vieil homme
 
La Tour menait une vie de grand seigneur. Il semblerait qu'il aimait beaucoup la chasse à courre et y passait beaucoup de temps.

On raconte que le Duc de la Ferté, qui gouvernait la Lorraine, aurait exigé de Georges de La Tour un certain nombre de peintures, en échange d'impôts. Ce qui explique que l'on aie retrouvé pas mal de ses tableaux dans la région.
  
 
Début 1652, une épidémie ravage la région : Georges de La Tour meurt ainsi que sa femme et un de leurs valets.

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Voilà à peu près ce que l'on sait de sa vie.

À compter de maintenant le peintre qui avait été adulé de son vivant va être aussi vite oublié. On n'en parlera plus. Souvent ses œuvres seront attribuées à d'autres peintres. Pourquoi cet oubli ?

C'est bien difficile à expliquer.
 
Il va falloir attendre 1915 pour que l'on recommence à s'intéresser à son œuvre, des historiens d'art vont "ressusciter" ses peintures.

À partir de ce moment, il y aura une période de flottement, certaines œuvres seront reconnues comme authentiques, puis considérées comme des copies.

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Georges de La Tour – Job raillé par sa femme
 
Aujourd'hui, 90 ans après sa redécouverte, tout le monde est à peu près d'accord : il existe une quarantaine d'œuvres. Mais les polémiques iront sans doute encore bon train pour faire le tri entre les œuvres originales, les copies d'époque et sans doute aussi plusieurs faux, sans compter ceux que l'on va découvrir ou redécouvrir. Affaire à suivre.
 
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 




 

Cirkus… ou comment la voix de Neneh Cherry met du baume au cœur

Un petit album fort agréable à découvrir pour tous les amateurs de trip-hop et de musiques à écouter du fond du lit –et du fond de l’âme.

Neneh Cherry n’est pas inconnue du grand public (son duo Seven seconds avec Youssou’n dour fredonne forcément à l’oreille de certains). Même si vous n’êtes pas fan de ce qu’elle fait habituellement, jetez une oreille à Laylow (album où elle est très très bien entourée, notamment par son époux)…
Il y a des voix qui épongent les larmes du cœur, des voix semblables à des pansements pour l’âme. Elle se posent sur nos cicatrices et les adoucissent un peu, ça ne fait jamais de mal.
Il y a des musiques qui vous font voyager à l’intérieur de vous-mêmes, et vous transportent vers des lieux soigneusement recouverts de l’épais brouillard de l’inconscient.
Cet album réunit la voix et la musique, il panse et fait penser bien des choses…

Je sais que je ramène souvent tout à lui, mais Laylow me fait penser à Thom Yorke. Alors…

Un titre à écouter absolument : SUNNY TUESDAY. A bon écouteur, salut !


 

 

 
Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 
Bauhaus signifie : "la maison construite". En fait, il s'agissait d'un centre indépendant dont le but était l'enseignement de l'Art, ou plus exactement de tous les Arts. Cela allait de la peinture à l'architecture, passant par la photographie, la danse ou le "stylisme" ( on ne disait pas encore design), en fait tout ce qui concernait la création.

À vouloir mélanger l'Art et l'Artisanat, on allait à la catastrophe. C'était vouloir inventer le peigne-fourchette.

 Dans l'ensemble, cela  a été relativement bénéfique puisque la conjonction des deux a donné naissance au design.
 
Ma conviction profonde est qu'en Art le mélange des genres est rarement une bonne chose.
Comment mettre une œuvre de Klee, de Kandinsky ou d'Albers au même niveau qu'un fauteuil de Marcel Breuer ou de Mies Van Der Rohe.

 Les fauteuils dont je parle sont parmi les plus beaux que je connaisse, cependant rien de comparable.
Un tableau de Vermeer est-il comparable à un fauteuil Louis XV?  Pourtant les deux sont très beaux. Chacun dans son genre.

La peinture peut-elle être comparée avec la décoration?
Il est facile de comprendre qu'une œuvre peinte par un Maître ne recherche jamais un effet décoratif.

Au Bauhaus, les professeurs avaient pour nom : Paul Klee, Wassily Kandinsky, walter Gropius, Làszlo Moholy-Nagy, Marcel Breuer, Oskar Schlemmer, Josef Albers,   Lyonel Feininger, Walter Gropius, Mies Van Der Rohe.

Chacun était maître dans son domaine, mais comment concilier la danse avec la création d'une lampe de bureau. Ces choses-là peuvent-elles s'apprendrent en même temps?


Je ne voudrais pas passer pour un intégriste de la peinture, ni pour un intégriste en quoi que ce soit. Pourtant aujourd'hui une chose me choque : de très nombreuses galeries exposent à la fois des peintures et des photos. Certes, je connais de sublimes photographes, mais aucune photo au monde, aussi belle soit-elle, ne fera passer, à mon sens,  l'émotion d'un Monet, d'un Georges de la Tour, ou d'un Francis Bacon.
 

georges de la tour;bauhaus,  
Georges de la Tour
 
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, non, la photo n'est pas un art mineur, la photo est un art à part entière, elle est  différente de la peinture, et en aucun cas il n'y a de comparaison à faire, c'est tout.

Il en est de même pour les créateurs qui utilisent l'ordinateur. Personnellement, je trouve passionnant de reprendre une peinture existante, de la "travailler" sur Totoshop, étudier toutes les possibilités (ça fait des économies de peinture). Pour ensuite la refaire  "pour de vrai" , en somme faire ce qu'autrefois (le mot va sans doute vous paraître désuet) on appelait "une pochade".


Non, la reproduction d'une œuvre, aussi belle soit-elle, sur une photographie, sur un ordinateur ne sera jamais aussi belle qu'un original !
 
Comment vous expliquer cela si vous ne l'avez pas ressenti vous-même. Une peinture est "habitée"; je veux dire par là que si vous vous retrouvez face à elle, vous avez l'étrange impression d'entretenir un dialogue. Si vous n'avez jamais connu ça, allez au musée du Louvre vous y trouverez sûrement une œuvre avec laquelle dialoguer, ce ne sera pas forcément une peinture.

Enfin je tiens à préciser que je suis tout-à-fait conscient de l'influence qu'a eu le Bauhaus sur l'art contemporain.

J'avais seulement envie de me défouler, mais c'est promis, je vous parlerais à nouveau du Bauhaus, je vous raconterai son histoire, mais pour ça il me faudra plusieurs articles.
 
Lien images

 
 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 

 




 

« [Dieu]  avait fait l’homme à son image, mais il l’avait pétri dans la boue qui contient en puissance toutes les pourritures du monde… »

Il fut un temps où l’on faisait lire en collège La nuit des temps de Barjavel, et c’est bien dommage qu’on ne le fasse plus (mais « on » est un con, ne l’oublions pas)…

Pas mal de gens n’associent Barjavel qu’aux prémisses de la science-fiction française, mais c’est bien plus que ça…

A l’instar d’un George Orwell ou d’un Aldous Huxley, Barjavel propose dans ses œuvres des univers futuristes qui prennent de plus en plus aujourd’hui une tournure réaliste.
Mais Barjavel ne se contentait pas d’imaginer le futur, non. En décrivant ces mondes de demain, Barji en profite au passage pour fustiger les écarts de la race humaine, écarts qu’elle connaît depuis… la nuit des temps (arf arf) –et c’est pas demain que ça s’arrête.

Par une écriture simple (certains pourront la trouver désuète) mais touchante, il nous entraîne dans ses délires qui, même s’ils s’apparentent au registre fantastique, perturbent le lecteur dans sa réalité. Le lecteur plonge, se cherche, se perd, à travers des personnages qui résonnent en chacun. Lire Barjavel est un moment de détente, mais derrière la détente affluent les questions… Si nous posons notre réalité sur celle de ses œuvres, nous voyons avec effroi que le fossé n’est pas si grand entre les deux.

J’ai lu dernièrement Le voyageur imprudent, où le héros effectue des voyages dans le temps pour comprendre les grands drames récurrents qui jalonnent l’histoire de l’humanité, et je n’aurai que deux mots : LISEZ LE (la fin est terrible)…






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Publié le par la Muse
Publié dans : #La Muse

Après une cuisante défaite samedi dernier à Lyon (47-3), les Bleus vont de nouveau affronter les Néo-Zélandais ce soir au Stade de France.

Alors, autant vous dire tout de suite que - au diable le net - à l'heure dite je baisse le rideau, pour aller soutenir à grands cris mes chéris... les All Blacks !!!

Oui, je sais, ça se fait pas... que ça reste entre nous !

Même si vous n'êtes pas particulièrement accros au rugby... mesdames et mesdames, regardez-moi ça !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

Rugby Haka All Black
Vidéo envoyée par adridrithe13

Eh !les gass ! La calendrier, c'est quand vous voulez !

En post-scriptum, une des meilleurs pubs que j'ai vues depuis longtemps :

 
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  New Zealand Rugby Haka
Vidéo envoyée par ovalballs

 

Publié le par Jacques
Publié dans : #Guest Stars
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Essayons de différencier ces deux mots que l’on confond bien trop souvent et qui sont presque  l’antithèse l’un de l’autre.
La mondialisation c’est avant tout ce qu’on nomme « l’économie de marché » c’est à dire des techniques de marketing et de communication pour  intégrer et profiter (c’est bien le terme !) du marché mondial. L’universalité c’est la recherche des valeurs et des droits de l’homme.
Mais si la mondialisation et l’économie de marché sont aujourd’hui irréversibles, l’universalisme serait plutôt en train de disparaître……
Nous appelons de nos vœux un monde universel et fondé sur la fraternité. Ces deux adjectifs sont la définition même de la révolution française qui se voulait universaliste.
L’Assemblée constituante, je cite : « …jusqu’ici vous délibériez pour la France ; désormais vous allez délibérer pour l’Univers. »
Je cite encore : « L’Assemblée constituante déclare solennellement qu’elle regarde l’ensemble du genre humain comme ne formant qu’une seule et même société. »
Cela va déboucher sur la Déclaration des droits de l’homme.
Mirabeau , dans le projet de cette Déclaration, s’écrie à l’assemblée nationale :
« C’est pour le monde entier que vous allez travailler et l’espèce humaine vous comptera au nombre de ses bienfaiteurs. Il ne s’agit pas de faire une déclaration seulement pour la France mais pour l’homme en général. »
Je remarque que la formule « tout homme » revient à maintes reprises dans la déclaration de 1789 et affirme bien sa portée générale et universelle.
Dans la philosophie des Droits de l’homme rien ne peut réduire la conscience au silence et c’est là pour moi un point de rencontre.
Lutter par tous nos moyens pour que la conscience soit ou…..devienne Universelle…..
C'est-à-dire relier la dimension de la raison avec la dimension des droits de l’homme ?...C’est le but qu’il faut nous fixer.
Là se pose l’éternelle question : Comment ?
Mais avant de réfléchir à cette question il m’a paru bon de refaire rapidement l’historique de l’universalisme.
L’UNIVERSALITÉ c’est que,  pour la première fois dans l’histoire de l’homme, nous vivons dans un seul monde !  La communication, mais oui, remonte au fond des âges, au fond des temps. C’était d’abord une communication immédiate et de proximité, c’était un universalisme « modèle réduit » par force, compte tenu des moyens de communication « ante- diluviens ! » Ce fût le point de départ, dès l’apparition de la conscience, de tout ce qui aurait dû devenir beau : voir l’autre, le reconnaître ; s’ensuivre la solidarité, l’entraide, la générosité, le respect et pour tout dire l’amour de l’autre.
Tout ce qui fait que la vie pourrait être belle non pas pour quelques uns, mais pour tous.
Je ne peux ici faire l’historique de l’évolution (encore que cela aurait été utile), alors
franchissons allègrement plusieurs siècles et nous constatons que c’est essentiellement à l’époque de la Renaissance qu’un nouvel appétit de savoir et de vie a saisi les hommes de ce siècle. Ils veulent découvrir ou re-découvrir tout ce qui concerne l’homme et, alors, se forge l’idée de l’homme humaniste et universel.
Le monde d’aujourd’hui est arrivé à un enfantement nécessaire d’un nouvel art de vivre sous les risques que l’homme moderne a créés. La planète est en sursis..Climat, espèces en voie de disparition, science et technique utilisées trop souvent à contre sens…
L’homme se réveille et, peut-être pour la première fois, entrevoit le futur. La vieille histoire trop étroite  des pays et des nations est révolue.
Dans les siècles qui nous précédèrent nul savoir n’eut à concevoir de projet pour sauver l’humanité…Aujourd’hui il faut reformer l’universalité de l’individu, il nous faut tout repenser. Michel Serres le dit mieux que moi, je le cite : « Ou apparaîtra un nouvel homme, citoyen du monde, ou l’humanité chancellera. Nous devons décider la paix entre nous pour sauvegarder le monde et la paix avec le monde afin de nous sauver. »
Dans ma recherche sur ce sujet, j’ai fait des découvertes très intéressantes. Je suis né à 40 km . de Cahors et je découvre seulement aujourd’hui qu’en 1945 les habitants de Cahors et du Lot avaient imaginé un monde sans frontières, une humanité unie et plus forte, une société internationale solidaire, fondée sur l’égale dignité de tous . C’était l’époque du citoyen américain Garry Davis, devenu apatride et que l’on prenait à l’époque pour un doux innocent quand il campait à Paris devant l’UNESCO en se proclamant « citoyen du monde » Je cite un de ses credo : « Je n’étais pas Américain, Français ou Japonais en sortant du ventre de ma mère, j’étais entré dans la famille Monde pour le meilleur et pour le pire. »

 


Ce fût alors « l’appel de Cahors » pour l’essor de ce qu’ils appelaient le mondialisme se comparant à l’appel de Vizille en 1788 donnant naissance aux Etats- Généraux. Saviez-vous, que cet appel fût soutenu par des grands noms de l’époque, une vingtaine d’intellectuels dont je cite quelques noms : Albert Camus, André Gide, Jean-Paul Sartre, l’abbé Pierre, André Breton et d’autres. N’oublions pas qu’à l’époque des savants comme Einstein disait, je cite, « One world or non » - un monde unique ou rien.  Des politiques, Gandhi notamment, ou encore des acteurs comme Orson Welles soutenaient également la démarche de Garry Davis et l’appel de Cahors !
Je ne dirai pas ici comment ce très beau mouvement s’est peu à peu dissous dans le temps mais nous pourrons en parler si vous le souhaitez. Il en reste quelques vestiges dans le Lot à St Cirq Lapopie.
Mais revenons au titre de cette réflexion en inversant les termes car je crois qu’il vaut mieux dire « Universalisme et Mondialisation»
Comment arriver ou tendre vers l’universalisme ?
La morale, aussi belle soit-elle, ne peut pas résoudre les problèmes car c’est à la politique de le faire.
Ne tombons pas dans un angélisme de tolérance qui nous conduirait vers la faiblesse de la complaisance, on ne peut pas toujours employer des moyens absolument purs pour agir face à la barbarie que nous avons connue et que nous connaissons encore. Il faut aussi apprendre à dire non.
Nous sommes bien obligés de trouver le juste milieu entre ces deux extrêmes.
Essayons de réunir morale et politique. Les valeurs dont nous avons besoin aujourd’hui ne sont-elles pas les mêmes qu’il y a vingt-cinq siècles ? Ce sont les valeurs traditionnelles.
Relisons les sages anciens qu’ils soient Grecs ou, plus près de nous Latins : « Nihil novi sub sole »  Rien de nouveau sous le soleil’ comme ils disaient !
Mais puisque j’ai mis en exergue un peu plus haut les Droits de l’homme et notre belle maxime « liberté, égalité, fraternité » écoutons un instant Edgar Morin qui prône le retour à ces valeurs oubliées pour régénérer la démocratie, je le cite : « ..Cette formule est complexe, les trois termes sont à la fois complémentaires et antagonistes. La liberté toute seule tue l’égalité et même la fraternité. Imposée, l’égalité détruit la liberté sans réaliser la fraternité. Quant à la fraternité, qui ne peut être instituée par décret, elle doit réguler la liberté et réduire  l’inégalité. Cette valeur relève de la liaison de soi-même avec l’intérêt général, c'est-à-dire du civisme. Là où dépérit l’esprit citoyen, là où l’on cesse de se sentir responsable et solidaire d’autrui, la fraternité disparaît. Ces trois notions sont donc très importantes. » -fin de citation.
Autrement dit Edgar Morin ne nous indique pas d’autre voie que la SOLIDARITE. Etre solidaire ne veut-il pas dire être solide avec l’autre, le soutenir, l’aider, en un mot essayer de le comprendre et de l’aimer. Dans la diversité du monde il y a paradoxalement l’unité car le même sociologue dit encore : « C’est la différence des hommes qui fait l’unité de l’humanité. » .Aller vers les autres…peut permettre ce que j’appelle « la rencontre ».
Me revient en mémoire la belle phrase qu’une jeune femme avait écrite la veille de sa mort sur un bout de papier à Aix en Provence, je la cite : « Il faut regarder les autres avec un esprit aimanté de sympathie, sinon le monde gardera pour vous son indifférence éternelle… »
L’homme d’aujourd’hui doit tout simplement appliquer ce regard tourné vers les autres, l’altérité c’est de savoir que les autres existent, c’est le passage généreux du moi à toi du nous aux autres. Comme le disait un prof de philo: « Je pense donc tu es. » N’est-ce pas ce que nous comprenons si bien mais que nous appliquons si difficilement ? Soyons responsables comme le disait Saint Exupéry :   « Chaque sentinelle, je la veux responsable de tout l’empire. » Et transposons cette idée à nous tous, soyons responsables du monde. Rappelons –nous le célèbre discours du chevalier de Ramsay (1736) je cite encore : « L’humanité n’est qu’une grande république dont chaque nation est une famille et chaque particulier un enfant. »
Tout espoir demeure puisqu’on voit aujourd’hui, timidement, se tenir le « Forum social  du monde » à Bamako. C’est bien le signe que « l’altermondialisme » réveille la conscience des hommes !
Quand on parle d’universalisme il y a forcément aujourd’hui encore plus qu’ hier une part d’utopie compte tenu de ce que nous voyons tous les jours sur la planète terre. Est-ce une raison pour ne pas entamer le long processus de réconciliation de tous les peuples ? Nous vivons aujourd’hui dans un seul monde et l’extension de la liberté n’est encore qu’une idée. C’est à tous les hommes qu’il appartient de reconnaître tous les autres « sans distinction de race, de nationalité ou de croyance. »  Et, si certains ne participent pas à cette reconnaissance, c’est bien à nous de la leur rappeler. Après tout la question du « comment » que je posais plus haut n’a-t-elle pas une seule réponse toute simple : que chacun d’entre nous commence à regarde les autres, tous les autres, « avec un esprit aimanté de sympathie » Il ne nous reste plus qu’à travailler sur nous-mêmes pour essayer de devenir ce que nous devons être.
Malgré toutes les tragédies qui accablent notre planète, gardons l’espoir.Teilhard de Chardin disait déjà dans « La Planétisation humaine » : « On n’espère jamais assez de l’unité croissante du monde. »


 
 
 
 
 
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Publié le par BMC et la Muse
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... parce que vous le valez bien !

Avertissement : pour certains d'entre vous, il est nécessaire de rafraîchir la page (touche F5 sur PC)

 

On s'est fait lipo-sucer, tirer, lifter, réparer, relooker, replâtrer, lisser, gommer,
On s'est refait une virginité,
Tout ça pour vous plaire !

Les compliments, c'est pour nous ! ici, dans "vos commentaires"!

Les critiques sont à adresser directement à notre web-designer attitrée, Manue la Clocharde!

Vos caprices, c'est tout de suite maintenant. Après, il sera trop tard ! faudra pas venir vous plaindre!..

Pour les nostalgiques  :


 
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Avertissement : pour certains d'entre vous, il est nécessaire de rafraîchir la page (touche F5 sur PC)
 

 

Publié le par BMC
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rembrandt
 
 
Rembrandt - Autoportrait
 
De  son vrai nom  Rembrandt Harmenszoon Van Rijn.

Rembrandt est né à Leyde, ville qui dépendait de ce que l'on appelait alors Les Provinces-Unies  (qui comprenaient les Pays-Bas et une partie de la Belgique). Il est le huitième d'une famille de neuf enfants. Son père est meunier. Le jeune Rembrandt se passionne pour la peinture dès son plus jeune âge. Il   va suivre ses études à l'Université de Leyde jusqu'au jour de 1621, il a tout juste 15 ans, où il décide de se consacrer pleinement à la peinture.
 
Rembrandt - Autoportrait
 
Un peintre du nom de Jacob Swanenburgh lui inculque les bases du dessin et de la peinture. Après un court séjour à Amsterdam, il s'installe à Leyde et en compagnie de Jan Lievens ouvre un atelier où il enseigne la peinture.
 
Peinture de Jan Lievens
 
Qui du jeune Rembrandt ou de Jan Lievens influence l'autre, difficile de le dire. En tous cas, entre ces deux artistes il y a beaucoup de points communs. Et ce qui est probable c'est que Jan Lievens fait découvrir la technique de la gravure à Rembrandt.
 
 
Rembrandt - Gravure
 
À vingt-cinq ans, Rembrandt bénéficie déjà d'une certaine notoriété. Nous sommes en 1631, il s'installe à Amsterdam chez le marchand d'art Hendrick Van Uylenburg. En 1634, il épouse la nièce de Hendrick la très riche Saskia, dont il fait plusieurs  portraits.

Saskia l'introduit auprès de la bourgeoisie d'Amsterdam, ce qui lui permet d'asseoir sa notoriété. Sa réputation ne cesse de grandir. Rembrandt connaît les plaisirs de la richesse.
 
 
Rembrandt - Le philosophe
 
Rembrandt et Saskia déménagent pour s'installer dans une somptueuse maison dans le quartier juif d'Amsterdam. C'est dans cette maison que vont naître trois enfants, qui tous les trois décèderont juste après leur naissance. Le quatrième, Titus, a davantage de chance puisqu'il vivra jusqu'à l'âge adulte.
 
 
La maison de Rembrandt
 
En 1642, Saskia, âgée d'à peine 30 ans, meurt de la tuberculose.

Rembrandt va, comme on dit, refaire sa vie, avec une dénommée Geertje Dircx, une veuve sans enfants. En 1643, Geertje est enfermée dans un asile d'aliénés.
 
À compter de maintenant la vie de Rembrandt va basculer, il a de moins en moins de chance.
 
 
 
Rembrandt - Les pélerin d'Emmaüs
 
Rembrandt a une servante du nom de Hendrickje Stoffels; cette dernière devient sa maîtresse. Ils auront une fille, Cornélia. Comme la nouvelle du concubinage est connue dans tout Amsterdam, l'Eglise inflige un blâme à Rembrandt l'accusant de vivre notoirement dans le péché. On se doute que cela va beaucoup nuire à sa notoriété.
 
 
 
rembrandt,
 
Rembrandt - Nativité
 
Rembrandt ayant eu jusqu'à présent un certain train de vie continue à dilapider sa fortune. Il achète de nombreux objets d'art, des costumes somptueux. Pourtant il a de moins en moins de commandes. Il sera bientôt obligé de revendre la maison pour faire face à ses dettes.

Il va trouver un logis beaucoup plus modeste où Titus aidé d'Hendrickje va installer une boutique d'art. Rembrandt n'a pratiquement plus de commandes, la boutique doit subvenir aux besoins de la famille. Très vite c'est la misère qui s'installe.
 
En 1663 Hendrickje décède, en 1668 ce sera le tour de Titus.

Rembrandt meurt dans la misère le 4 octobre 1669, il a 63 ans. Seule subsiste de la famille sa fille Cornélia, c'est elle qui se chargera de l'enterrement.
 
Peintre, graveur et dessinateur Rembrandt est avant tout un chercheur : maître du clair-obscur, il peint, ou grave une très grande quantité d'autoportraits; c'est probablement un des peintres qui en fera le plus. En l'espace de moins de cinquante années, il produit 600 peintures, 300 gravures et 2.000 dessins. Ces dessins font souvent preuve d'une étonnante modernité.
 
Le tableau qui le fait connaître est "La ronde de nuit", "La leçon d'anatomie" fait aussi beaucoup parler d'elle. Aujourd'hui ses peintures intimistes et ses autoportraits sont les plus appréciés des amateurs.
 
 
rembrandt,bmc,
 
Rembrandt - La ronde de nuit

 
Rembrandt - La leçon d'anatomie
 
En dehors de quelques sujets bibliques et de ses fameux autoportraits, il a toujours tendance à peindre les pauvres, ceux que l'on appelle : les gens du peuple. Rembrandt est un humaniste, il peint aussi ses proches, sa famille.
 Aujourd'hui si vous vous rendez au Musée du Louvre vous pourrez y voir une série impressionnante de ses peintures. Du philosophe au bœuf écorché, en passant par les pèlerins d'Emmaüs, sans parler des autoportraits. La collection est très importante, mais surtout n'essayez pas d'imaginer ce que cela représente en €, parce que si vous ne savez pas ce que c'est que le vertige, vous risquez de le découvrir.
 

 



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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

l'art dégénéré

 

En 1933, le III° Reich a organisé un gigantesque autodafé : toute la littérature jugée contraire à l'esprit nazi y est passée. Vous vous souvenez peut-être du roman de Ray Bradbury, Farenheit 451; c'est le degré de température nécessaire à la destruction d'un livre.
Dans l'Allemagne nazie de 1933, il ne faisait pas bon avoir dans sa bibliothèque un livre de Bertolt  Brecht ou d'André Gide. Des milliers d'ouvrages furent détruits par le feu.

Et une fois avoir détruit presque tous les livres subversifs, très peu en réchappèrent, on décida de s'attaquer aux œuvres d'art plastiques.  
 
 
hitler,art national socialiste,
Art national socialiste
 
Vu l'état d'esprit de la population, qui dans sa majorité ne comprenait rien à l'Art Moderne, c'était très facile; il suffisait d'organiser une exposition ridiculisant les artistes.
C'est ainsi qu'en 1937 fut organisée à Munich une exposition des "arts dégénérés". Bien entendu, priorité aux artistes juifs.

Dans tous les régimes totalitaires la création est gênante car elle nous oblige à nous remettre en question et par la même occasion remettre en question l'ordre établi.
 

Adolphe Hitler - (Aquarelle)
 
 
Adolphe Hitler, qui se prenait pour un artiste, nomma comme président de la "Chambre des Arts Visuel" un autre peintre "bidon" Adolphe Ziegler.
À peine installé dans ses fonctions, Ziegler va faire décrocher des cimaises des plus grands musées plus de 5.000 œuvres.

Ce serait trop fastidieux de vous en donner la liste complète, mais à titre indicatif voici les noms de quelques-uns des peintres mis au rebut : Braque, Chagall, Ensor, Ernst, Van Gogh, Gauguin, Kandinsky, Matisse, Munch, Picasso et tant d'autres…
17 tableaux de Klee seront présentés comme l'œuvre d'un schizophrène.
 
À compter de l'Impressionnisme tout ce qui pouvait se rattacher à un style était considéré comme dégénéré. Fauvisme, Dadaïsme, Cubisme, Expressionnisme, Futurisme, bref tout ce qui finissait par isme était systématiquement rejeté (sauf le nazisme…).

Revenons à Munich et à notre exposition des "arts dégénérés".

Adolphe Ziegler prit un plaisir machiavélique à organiser cette expo.
 

 

 
Il fallait que cette exposition ridiculise les peintres et sculpteurs d'avant-garde et par la même occasion permette au public de trouver des arguments contre l'Art Moderne.
À côté de chaque œuvre étaient affichées des citations de l'artiste. Bien entendu ces citations sorties de leur contexte ne voulaient plus dire grand-chose, ou semblaient faire passer le peintre pour un débile. Si par malheur on n'avait rien trouvé, on affichait quelques sentences du Führer, parlant du snobisme des intellectuels de Weimar. Dans ces textes,  il était question de "juiverie", de "production de malades mentaux", d'escroquerie, je passe sur tous les adjectifs qui furent utilisés. Le but final étant bien de faire passer ces artistes pour des aliénés.
En dessous de chaque œuvre était indiqué le prix auquel elle avait été achetée, montrant ainsi comment avait été dilapidé l'argent du contribuable, permettant au visiteur d'avoir un argument de plus.
Certaines des œuvres exposées furent détruites. Pour les "restantes", on organisa une vente; les amateurs y firent des affaires en or, il fallait avoir le courage de s'y montrer, avec le risque que cela comportait. Les prix étaient ridiculement bas, le record fut atteint par un Van Gogh qui partit à un prix dérisoire, ce fut le peintre dégénéré le mieux coté.
 
 
Inutile de dire que de nombreux artistes quittèrent l'Allemagne nazie.
Le cas le plus significatif fut celui de George Grosz, je vous en
parlerai plus en détails une autre fois.
 
 
Proche de l'exposition des arts dégénérés se tenait une autre exposition consacrée aux "Arts Allemands". Il fallait bien que le public compare, on pouvait voir des sculptures "néo-grecques", des peintures exaltant le Travail, la Famille, la Patrie (je ne sais pas pourquoi ça me rappelle quelque chose). Les personnages étaient tous blonds avec des yeux bleus, les hommes dotés d'une musculature style monsieur univers, les femmes le plus souvent étaient réduites à "l'état de mère à l'enfant"; on verra de nombreuses peintures où elles donnent le sein à un rejeton, blond, bien entendu.
 
 
Art national socialiste
 
Le projet Linz


Le projet prévoyait de faire de la ville de Linz la capitale mondiale de l'art, selon les critères nazis, bien entendu.

À Linz devait être rassemblées toutes les œuvres "récupérées" lors des pillages des musées et collections, en particulier en France. On se souvient des œuvres que Goering avait dans sa collection (souvenez-vous les faux Vermeer); ce n'était qu'un début.
 
 
Hitler qui donc se prenait pour un artiste ( à voir ses œuvres on se demande bien pourquoi ), avait dès le départ fixé les principes qui devaient régir l'art national-socialiste. Dans Mein Kampf, voici  ce qu'il écrit : "Un artiste qui peint l'herbe en bleu est un menteur". On peut se douter qu'avec des principes de cet ordre l'art ne risquait pas d'évoluer. Les canons de l'art étaient fixés une fois pour toutes, et ne devaient en aucun cas être changés.
 
 
Art national socialiste
 
La plupart des artistes dont le régime souhaitait avoir le soutient quittèrent l'allemagne nazie, on se souvient du cas Fritz Lang. Klee se rendit à Berne. D'autres vont collaborer, particulièrement parmi les musiciens: Carl Orff, Richard Strauss, Herbert Von Karajan.
Le sujet que j'ai abordé aujourd'hui est vaste; comme je ne peux traiter tout ce qui à un rapport avec lui j'y reviendrai dans d'autres articles. J'aurais voulu vous parler du camp de Miles où furent conduits de nombreux artistes, dont Hans Bellemer.
 
     L'art totalitaire n'a pas existé qu'en Allemagne,
     la Russie Soviétique en est un autre exemple.
Allez donc voir ce qui se passe en Corée du Nord en ce moment…
Sans doute le combat pour la liberté de l'Art ne sera-t-il jamais fini.
 
Art national socialiste
 
 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.


 
 
Hier je vous ai parlé de l'expo de  "L'art dégénéré", à la suite de ça un gentil internaute a eu la bonne idée de me parler d'Otto Dix. Ce qui m'a donné l'idée de cet article.
 
Otto dix est considéré comme un des maîtres de l'expressionnisme allemand. Il a d'abord étudié l'art à L'Ecole des Arts Appliqué de Dresde.

En 1914, à 23 ans, il est mobilisé et va très vite découvrir les horreurs de la guerre. Bataille de Flandres, front russe, je vous fais grâce des détails.
 
Dans les tranchées il dessine des scènes de guerre qui plus tard lui serviront d'esquisses pour ses gravures
 
 
De 1919 à 1923, Otto Dix va participer à la Grande Foire Internationale de Dada, qui a lieu à Berlin.

Entre 1920 et 1923, il va peindre un très célèbre tableau intitulé "La Tranchée".

"La Tranchée" mérite une attention toute particulière : ce tableau est conçu à la façon des maîtres d'autrefois, on a un peu l'impression de voir un Grünewald. Dix utilise des techniques anciennes, mélangeant huile et tempera à l'œuf, le tout peint sur panneau en bois.

Le tableau est un triptyque auquel on a ajouté un panneau en dessous de la partie centrale. Sur le panneau de gauche, on peut voir le départ des soldats pour le front. Celui de droite représente le retour de deux blessés qui se traînent sur le sol, Sur la prédelle centrale, les corps allongés figurent les morts.

Au centre du tableau, la tranchée est un  spectacle dantesque, un squelette desséché reste accroché à un arbre comme si la mort survolait le lieu.

Le musée de Cologne va acheter cette toile, mais sera très vite obligé de la soustraire à la vue du public en raison des très nombreuses protestations.
Elle sera rangée dans les réserves jusqu'au jour de 1933 où les nazis viendront l'y chercher pour probablement la détruire (depuis ce jour, plus de nouvelles).  
 
Otto Dix sera influencé par le mouvement Die Brücke (Le Pont).
En parlant de ses souvenirs, il dira plus tard : "Pendant des années j'ai rêvé que je devais ramper à travers des maisons en ruines…"


Il va réaliser une série de gravures "La Guerre". Elles seront éditées à Berlin en 1924, les nazis en feront disparaître la presque totalité.
 
La peinture d'Otto Dix est un plaidoyer destiné à dénoncer la souffrance, alors qu'il serait de bon ton de parler d'héroïsme. Dix montre la folie destructrice des hommes, la sauvagerie des combats, Otto Dix est un témoin de son temps.
 
Voici ce qu'il écrit "Mon vœu est d'adhérer le plus étroitement possible à notre époque, sans me soumettre à un dogme esthétique", il ajoutera "Il me faut le courage de peindre le laid, il me faut la vie dans toute sa densité." Il va peindre des scènes de rues, des maisons closes, les Sept Péchés Capitaux. 
 
En 1933, les autorités nazies vont le destituer de ses droits: il sera contraint d'abandonner son poste de professeur à l'Académie de Dresde.
 
Très vite Otto Dix n'a plus le droit  d'exposer ses œuvres, et, bien entendu, d'enseigner. Toutefois ils vont lui donner une "dérogation": il aura le droit d'exposer ses peintures pour l'exposition itinérante de "L'art dégénéré". Bien entendu, toutes ses œuvres sont retirées des musées et souvent détruites.
 
Dix va se retirer en Suisse au bord du lac de Constance . Il finira ses jours   toujours au bord du lac de Constance en Allemegne à Singen en1969.


 
 
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
Je m’appelle Merlin, je suis un chat roux qui porte bien son nom. J’ai un regard souvent étonné, je suis plutôt peureux
(enfin, je fais semblant d’être peureux, je suis magicien quand même) et j’aime bien faire le con parfois.

Mais quand même, faut pas croire, un chat ça réfléchit.

Là j’ai l’air de rien, posé sur un de mes fauteuils favoris, je viens de lire avec ma maîtresse Demian d’Hermann Hesse. J’ai l’air tranquille. Mais si vous saviez…

Si vous saviez combien la vie intellectuelle d’un chat est riche… Si vous saviez ce que je vois… c’est grâce à tout ce que j’ai vu que j’ai les yeux aussi écarquillés (certains médisants diront toujours que ça me donne un air stupide…), mais ça je vous le raconterai une autre fois.

Là j’ai un grave problème. Enfin, un grave problème pour un chat…

Je suis posé sur un de mes quatre fauteuils favoris. Le problème, c’est que le fauteuil d’en face m’appelle : il a l’air plus confortable. Je sais qu’il est plus confortable maintenant car il est vingt-deux heures. Et, tous les soirs, de vingt-deux heures vingt-trois heures trente, le coussin bariolé qui est dessus se réchauffe légèrement. Oui, il se réchauffe. Tout simplement parce que la muse de ma maîtresse vient y danser tous les soirs. Elle est d’une ponctualité exemplaire.

Et moi, je l’aime bien, sa muse. Ca me fait trop rire d’ailleurs : aux heures où la muse vient danser sur ce fauteuil, je sais que, dans l’autre pièce, ma maîtresse, hypnotisée par son écran d’ordinateur, attend que sa muse revienne. Pendant ce temps, la muse danse, elle s’évade, cherchant elle-même l’inspiration.

Et là il est bientôt vingt-deux heures. J’entends la musique en sourdine dans le bureau, les touches du clavier dansent de plus en plus rapidement. La muse s’apprête à quitter sa maîtresse. Sa maîtresse le sent, essaie désespérément d’accélérer le rythme avant que le néant n’arrive, pendant que Thom Yorke susurre. C’est la lutte contre le temps. C’est la lutte perdue d’avance.

Les touches hésitent, s’énervent, puis s’arrêtent. Ca y est. Elle arrive.

C’est là qu’arrive mon problème. Je suis bien au chaud installé sur mon coussin, mais j’ai envie d’aller sur l’autre, celui de la muse. D’un autre côté, j’ai mis trois heures à réchauffer le coussin sur lequel je suis, c’est dommage de l’abandonner maintenant qu’il est à point. Mais quand même, quand la muse danse, ce n’est pas la même chaleur. J’aime bien la regarder danser. On dirait un oiseau. Je n’ai jamais essayé de la chasser, de m’amuser avec elle : je ne m’y risquerais pas.

Bon, allez. Le spectacle vaut le déplacement quand même. Tant pis, je laisse mon coussin juste chauffé.

Je me suis donc posé sur l’autre fauteuil. Elle a débarqué en sautant de partout, luciole bleue dans l’ombre du salon. J’étais aux premières loges. Elle fuse vers moi, grimpe sur le coussin, et effectue un véritable feu d’artifice. Ca réchauffe. Je suis ses mouvements incessants, son aura passe par toutes les couleurs.
Pendant une heure et demi, je ronronne, les yeux plissés, enivré par son spectacle. J’essaie de la retenir en ronronnant plus fort, mais c’est peine perdue : après avoir dansé, il faut qu’elle retourne au travail. C’est à ce moment là que je suis le plus jaloux de ma maîtresse. J’ai envie de retenir la muse, j’ai envie qu’elle reste. Mais les muses ne restent jamais. Alors je la laisse retourner à son destin, encore une fois.

Je suis sur le coussin chaud. J’entends ma maîtresse pousser un soupir de soulagement, puis le cliquetis des touches qui se remettent à danser.


 
 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 
Une toile de Jackson Pollock vient d'être vendue pour 140 millions de dollars. C'est la toile "N° 5, 1948" (1,20 m sur 2,50 m). Il s'agit d'une transaction privée entre collectionneurs. Cela en fait ainsi le tableau le plus cher du monde.

Jusqu'à maintenant, c'était le portrait d'Adele Bloch-Bauer par Gustav Klimt qui détenait ce record, avec 135 millions de dollars. Record qui avait failli être battu par "le Rêve" de Picasso, mais vous connaissez l'histoire, je vous l'ai racontée sur ce blog il n'y a pas bien longtemps. 
 
Qui était Jackson Pollock ?
 
Il est né en 1912, dans le Wyoming dans une famille d'agriculteurs d'origine irlando-écossaise.
En 1917, la famille s'installe en Californie. Elle changera plusieurs fois de lieu.
Le grand frère de Jackson, Charles, étudie l'art à Los Angelès.
La famille déménage à nouveau, cette fois-ci en Arizona. C'est là que Jackson va découvrir la culture indienne; c'est aussi l'époque où il commence à se passionner pour l'art, et en particulier pour ce qui se passe à Paris.
En 1924, la famille Pollock, qui décidément avait la bougeotte, retourne en Californie à Chico, puis l'année d'après à Riverside.
 
Le jeune jackson voit très peu son père qui a une certaine tendance à fréquenter la maison de façon alternative. Sa mère est extrêmement autoritaire; comme vous pouvez l'imaginer la vie n'est pas facile pour Jackson.
En 1926, son grand frère Charles qui poursuit toujours ses études artistiques, s'installe à New York, où il apprend la peinture auprès du peintre Hart Benton qui par la suite initiera Jackson.
1927, Jackson, qui, comme on dit, poursuit ses études sans les rattraper, devient pour un an garde-forestier sur les rives du Grand Canyon.

Nouveau déménagement, la famille s'installe à Los Angeles. Jackson s'inscrit à la Manual Arts High School; il découvre, par l'intermèdiaire d'un de ses profs, la théosophie ( vous savez: Madame Blavatsky). Avec quelques congénères, ils vont rédiger un journal dont le but principal est de critiquer leur propre école. À l'époque ça ne rigolait pas, Jackson est renvoyé.

1929, Jackson travaille avec son père à Santa Ynez (Californie). Il s'inscrit à nouveau à la Manual Art High School où il continue ses études artistiques.
1930, Jackson suit son frère à New York où il suivra les cours de Thomas Hart Benton; il obtient une bourse d'étudiant.
Dès cette époque il va hésiter entre deux tendances, abstraite et figurative.
Pollock a de plus en plus de difficultés financières. Comme l'administration Roosvelt avait décidé de créer des emplois destinés aux jeunes artistes, afin de les intégrer dans la société, Jackson Pollock fait partie des 5000 artistes choisis, ce qui lui permet de survivre quelque temps.
A partir des années trente, Pollock a de plus en plus de mal à vivre, il boit énormément. En 1938, il va faire une première cure de désintoxication, ce qui l'oblige à  quitter son emploi. Jusqu'en 1943, la vie va être très difficile pour Pollock.
 En 1945, il épouse Lee Krasner, peintre de son état.
Pollock passe sa vie à tout détruire autour de lui, son mariage comme le reste va "y passer". Pollock va commencer la drip painting, que l'on ne tardera pas à appeler dripping et à assimiler à l'expressionnisme abstrait, dont feront également partie Frantz Kline, Willem de Kooning, mouvement auquel participera ponctuellement Jean-Paul Riopelle.

La technique du Dripping qu'utilise Pollock consiste à projeter de la peinture directement sur la toile posée à plat sur le sol, soit directement avec la brosse, ou avec un pot préalablement percé au fond.
Pollock s'était retrouvé sans travail. Conseillée par Matta, Peggy Guggenheim signe avec lui un contrat lui garantissant un revenu de 150$ par mois et 60% sur les "possibles" ventes.

Curieusement Pollock est toujours resté proche des surréalistes, il participe à des expos avec Matta, Max Ernst, Masson, mais aussi Miro et Motherwell.
Pollock  est  à nouveau  confronté  à  de grosses  difficultés financières. Son comportement est de plus en plus "bizarre" : dans une soirée mondaine on le voit pisser dans la cheminée pour éteindre le feu, et ensuite dans un accès de colère renverser la table. De plus en plus coléreux, il devient invivable pour ceux qui le fréquentent. 
 
En 1956, il a juste 44 ans, Jackson Pollock se tue au volant de son Oldsmobile.

On a dit de lui qu'il était le James Dean de la peinture; c'est vrai qu'il y a des ressemblances.
Dans un prochain article, je vous parlerai plus en détail de l'Action Painting et de L'Ecole de New York.


 
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Publié le par la Muse
Publié dans : #La Muse

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Vu hier sur Canal la diffusion d'un documentaire signé Alex Cooke – réalisatrice à la BBC "Arnold à la conquête de l'ouest" datant de 2004 et sorti en France en février 2005.

Ce film retrace une véritable farce politique, la campagne électorale d'Arnold Schwarzenegger en Californie durant l'été 2003.

Je me suis dit que ça n'allait pas être triste.. et je n'ai pas été déçue.. sauf que je n'avais pas anticipé le malaise que me laisserait ce spectacle grand-guignolesque à la fin, en pensant aux possibles conséquences planétaires…


 
Elu gouverneur de la Californie en 1998 puis réélu en novembre 2002, Gray Davis, démocrate, dut faire face à une énorme crise de l'énergie et à un substantiel déficit du budget de l'état. Dès lors, un milliardaire américain qui avait des ambitions politiques (il se désistera ensuite au profit d'Arnold)  ressortit un vieux texte de loi passé aux oubliettes, le "recall" (=rappel) consistant à réclamer la destitution du gouverneur en place par referendum. Il y mit le paquet. Il eut gain de cause. (Je n'ai toujours pas compris pourquoi, les larmes aux yeux, il annonça quelque temps et quelques millions de dollars après, qu'il se retirait de la course…)

 

 

 

Il faut dire que Gray Davis gênait des gens bien placés en réclamant un contrôle du prix de l'électricité (qui lui fut refusé par George W. himself) alors même que des géants comme Enron – de triste renommée – militaient pour une totale dérégulation du marché. Pour rappel, ayant obtenu gain de cause, Enron (1er contributeur de la campagne Bush en 2000…) s'est goinfré un bénéfice de 500 millions de dollars en un an sur le dos des Californiens, qui d'après Davis serait largement en cause dans le déficit..

De son côté, dès 2001, Arnold était déjà pressenti comme candidat potentiel au poste de gouverneur de la Californie, si bien qu'il a été approché par les dirigeants d'Enron, qui voyaient en lui un allié de poids en cas de victoire à l'élection.


La procédure de "recall" ayant abouti, Schwarzy se lance donc dans une campagne électorale éclair qui va durer tout l'été 2003. L'idée est de faire parler de lui. Alors, il affrête plusieurs cars et invite la presse nationale et internationale (dont fera partie notre réalisatrice) à sillonner avec lui la Californie et à relayer l'info auprès des medias. Sauf que les journalistes ont essuyé rebuffade sur rebuffade quand ils essayaient d'obtenir de lui une véritable interview… Cette technique s'est avérée payante : il a eu chaque jour un retour sur les télés et dans les grands journaux. On ne parlait que de SA campagne !

Jour après jour, il martèle le même embryon de discours simpliste, brandissant un balai pour appeler les électeurs à nettoyer l'état de Californie (comprendre "virer les démocrates en place").


 
Jour après jour, il ressort les mêmes vannes vaseuses et use et abuse des "hasta la vista, baby !" et autres "Terminator" devant une foule débile et enthousiaste… (Lors d'un discours prononcé à l'Université de Californie, il reçoit un œuf sur l'épaule. Hilare, il s'exclame "Ce mec me doit du bacon !" C'est vrai quoi.. on n'a pas idée de servir des œufs sans bacon…)

Face à lui, une floppée de candidats (peut se présenter qui veut..), dont quelques professionnels de la politique quand même – mais aussi d'éphémères célébrités de la télé, un chasseur de primes ex-taulard et fier de l'être, un homonyme de Mickael Jackson tentant de se faire un nom, une star du porno (en plus, d'une laideur absolue, celle-là…), deux frères – non dénués d'humour – profitant de l'aubaine pour promouvoir leur marque de bière…

Un show télévisé est organisé chaque soir avec la crème de ces postulants qui se ridiculisent eux aussi à cœur-joie.


 
Non content de ne pas répondre aux journalistes, Arnold (excuse-moi, mon grand, cette familiarité.. mais tu as un nom à coucher dehors et mon clavier rechigne !), Arnold donc, va refuser tout débat avec ses quelques adversaires valables (les autres aussi, en passant..). Et lorsque se présentent des accusations étayées de harcèlement sexuel – voire de participation reconnue par lui-même dans un passé lointain – à une gigantesque orgie en 1977 -  orgie qui de la part de certains des participants s'est terminée en viol collectif – avec prise de drogues diverses… là, il fait fort, l'Arnold !! Il s'excuse, il regrette ses "comportements pas toujours adéquats", ses "paroles obscènes et dingues et scandaleuses" et – croyez-moi ou non – ça va leur suffire, aux Californiens… puisqu'en octobre 2003, Arnold Schwarzenegger est élu gouverneur de la Californie !!!


 
Toutefois, confronté à l'exercice du pouvoir, la première année de son mandat sera difficile… jusqu'à ce que, prenant conscience de la chute vertigineuse de George W dans l'opinion, il entame un spectaculaire virage à gauche et prenne l'exact contre-pied du président, prônant soudain le mariage homosexuel, le droit à l'avortement, la légalisation des drogues douces, l'interdiction de la détention d'armes… Sa cote remonte alors en flèche ! Reste à savoir ce qu'il fera s'il est réélu… les promesses n'engageant que ceux qui les écoutent, comme disait  Machin…

Mardi prochain (demain), 36 des 50 états américains vont de nouveau voter pour désigner leur gouverneur – dont la Californie, qui, soit dit en passant, fait partie des sept états les plus influents stratégiquement, en ce sens qu'ils désignent le plus grand nombre de grands électeurs lors de l'élection présidentielle.

Devinez quoi ? Qui organise, d'après vous, les élections présidentielles dans son état ? … le gouverneur (cf le frère de W en Floride…).
Que faisaient G.W Bush, Bill Clinton, Ronald Reagan ou Jimmy Carter avant d'être élus à la Présidence ?.... gouverneurs…

Intégré de par son mariage au clan Kennedy, soutenu par des gens aussi populaires que Spielberg ou Clooney, Governator est quasi-assuré de sa réélection et on raconte qu'un lobby tente en ce moment-même de faire modifier la Constitution afin de permettre aux citoyens nés hors des Etats-Unis de se présenter aux élections présidentielles.
… après W… Terminator ? …

 
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Publié le par BMC

 

 

 

Petite histoire de l'art

 


Je vous ai parlé récemment de la restauration des Noces de Cana de Véronèse. Vous vous souvenez 67 m 2.

Aujourd'hui, il s'agit d'une autre restauration, celle de la plus grande peinture du Vietnam : une œuvre de Victor Tardieu. Il faut malheureusement reconnaître que cet artiste n'a pas laissé une image inoubliable dans le monde de l'art, si ce n'est par la dimension de ses tableaux.

A la fin du XIX° siècle, il crée une toile de 180 m 2 destinée à l'amphithéâtre de l'université de Hanoï.

La toile qui comporte près de deux cents personnages a demandé à son créateur six ans de travail.
La restauration n'aura pas duré plus de trois mois. Le peintre Hoàng Hung était chargé des travaux; il aura accompli son travail dans les temps. L'œuvre restaurée est maintenant visible: 19 rue Lê Thang Tông à Hanoï.

Je souhaite ici rendre un hommage tout particulier à ceux, qui, méconnus du grand public, effectuent les travaux de restauration. Ces travaux nécessitent des connaissances, bien entendu concernant la technique picturale, mais aussi l'histoire de l'art, sans parler de tous les moyens modernes de radiographie, analyse chimique, etc.

Hommage à tous ceux qui bien qu'ayant participé activement à l'œuvre n'ont pas droit à la signature.

 

 

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Publié dans : #B.M.C.

 

Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques
Nous font un satané chantier

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde

                           
Georges Brassens

 

 

 

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Monet cathédrale de Rouen.

 

          
Notre nouveau pape fait des siennes : il voudrait que l'on dise la messe en latin, et en tournant le dos aux fidèles.

Étant donné que je ne suis ni catholique, ni même chrétien, je me sens tout à fait libre pour aborder le sujet, de dos ou de face. Mais c'est surtout au niveau du symbolisme que cela, comme on dit, "m'interpelle".

Pour ce qui est du latin, je crois que Brassens avait raison, c'est plus joli, mais je ne pense pas que ça ait une grande importance.

En revanche dire la messe tournée vers les fidèles me semble une hérésie. C'est ignorer totalement le symbolisme voulu par les constructeurs des cathédrales.
Toutes les cathédrales sont construites en forme de croix. Elles sont toujours orientées de la même façon, l'abside, le choeur si vous préférez, tourné vers l'Est.

 

Pour bien comprendre le symbolisme de la cathédrale, il faut voir comment elle "fonctionnait" au moyen-âge. La nef était réservée aux fidèles, les pèlerins y dormaient, souvent y mangeaient; on y commerçait. Bien entendu, il n'y avait pas de chaises, on pouvait, si on le désirait, en apporter une.

Le choeur est le lieu sacré, c'est là que s'accomplit le "sacrifice de la messe". À l'origine, seuls les religieux pouvaient y pénétrer. L'église est donc bien séparée en deux parties, celle qui est réservée aux fidèles et celle du clergé.

Les fidèles vont entrer dans la cathédrale par la porte située à l'Ouest. L'Ouest est l'endroit où le soleil se couche; ils vont donc avancer d'Ouest en Est, c'est-à-dire : de l'ombre vers la lumière.
N'oublions pas que le christianisme est, même si certains l'ont oublié, un culte solaire. "Je suis la Lumière du monde" a dit Jésus. Les églises sont très souvent construites sur les ruines de temples druidiques qui ont la même orientation.

Il est donc tout à fait logique que le prêtre
se tourne vers l'Est, vers l'origine de la Lumière, et que par voie de conséquence il tourne le dos au couchant. Ce faisant, il montre la voie qui mène vers la Lumière.

Il existe une autre hérésie qui consiste à dire la messe à six heures du soir, au moment où le soleil se couche, et souvent le samedi, qui comme chacun sait est le jour de Saturne. Saturne étant la planète de l'ombre par excellence, le symbole du plomb chez les alchimistes.
Autrefois la messe se disait le dimanche, jour du soleil et à sept heures du matin, au moment où le soleil se lève.

Comme je vous l'ai dit le fidèle entrait par le portail Ouest, pour ainsi marcher en direction de la Lumière. L'initié, lui, entrait par la porte du Nord, celle où se trouve Saint Jean, celui qui a dit: "la Lumière brille dans les ténèbres"
Dans la cathédrale, tout avait une signification symbolique, de l'orientation aux différentes portes, du labyrinthe à la crypte. Aujourd'hui, ces connaissances semblent ignorées de la plupart des fidèles. Et même si les francs-maçons ont repris le même symbolisme au niveau de leurs loges, j'ai bien peur que ce ne soit plus par mimétisme que par profonde compréhension.

 
Benoît si tu me lis ! Il y a encore du boulot…
 

   
 

Monet cathédrale de Rouen.

 

Comme vous avez été très sages, et que vous avez lu mon article jusqu'au bout, demain vous aurez la récompense: 14 autres cathédrales de Claude Monet (et moi, ça me fera des vacances….)
 
 
 
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Monet a beaucoup peint par série, les meules, les peupliers, les nymphéas, mais la plus importante de toutes est celle des cathédrales de Rouen : 30 toiles.

Claude Monet a peint ces tableaux depuis le deuxième étage de l'immeuble qui se trouvait en face de la cathédrale; il a ainsi pu étudier tous les éclairages depuis le lever du jour jusqu'au soir.

Vous vous souvenez ce que disait Cézanne : "Monet il faut l'ajouter au Louvre".  
 
 

 

 

 

 


 

 

 



 















 
 

 

 

 

 

 
 


 
 

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Tout ce à quoi vous avez échappé jusqu'à maintenant (sauf que je me sens des envies de vous titiller aujourd'hui..) :

Quelques jours après halloween, il est encore temps de vous montrer des horreurs.

En peinture TOUT existe,  le pire comme le meilleur. Aujourd'hui c'est la punition, vous allez avoir droit au pire.

 
Jean-Gabriel Domergue.(1889/1962)
 
Peintre mondain des années vingt. Aujourd'hui ses tableaux font le bonheur des salles de ventes de province où ils se vendent encore fort cher (beaucoup TROP CHER : le monsieur a fini sa vie en tant que milliardaire…).
 
Je ne vous laisse même pas le temps de vous remettre de vos émotions, on continue dans le même esprit.
 
Giovanni Boldini. (1845/1931)
 
Il fut un portraitiste de réputation internationale; dans les milieux huppés, il était de bon ton d'avoir son portrait par Boldini.
 
boldini,
 
Giovanni Boldini
 
 
William Bouguereau (1825/1905)
 
Durant plusieurs années, il était l'attraction du Salon… vous savez, celui où l'on refusait systématiquement les peintures de Cézanne.
 

   
William Bouguereau

 
Marie Laurencin.  (1883/1956)
 
Sa plus grande qualité : avoir été la petite amie de Guillaume Apollinaire.
Il ne faut pas croire que les horreurs sont une spécialité du siècle passé. La preuve:

 
 Jeff Koons. (né en 1955)
 
Ses œuvres se vendent entre un million et deux millions d'euros.
  
 
 
 
Jeff Koons
 
Boîte-miroir vendue dans son coffret d’emballage argenté.

- Edition à 2000 exemplaires, numérotés 1/2000 à 2000/2000, et 200 épreuves d’artiste, numérotées AP 1/200 à AP 200/200.

- Signé, daté et numéroté au dos.
- Dimensions : 26,2 x 17,5 x 1,1 cm.

PRIX DE VENTE : 2 000 € TTC
Frais d’emballage et d’envoi inclus !

(2000 € X 2000 exemplaires = 4.000.000 €)
Si ça vous dit, il en reste peut-être encore quelques-unes. Voici l'adresse:
 
 
Allez pour le plaisir encore un Jeff Koons de plus.
 
   

 

Jeff Koons
 
Certains artistes de music-hall se croient, grâce à leur notoriété, investis de "dons" picturaux. Mick Micheyl (née en 1922), vous vous souvenez peut-être, "Un gamin de Paris", elle est maintenant recyclée dans la peinture… mais je préfère ne pas vous montrer ses œuvres. Cherchez vous-mêmes..


 
Nino Ferrer. (1934/1998)
 
En tant que chanteur, je n'ai rien contre…
 
 
  Nino Ferrer Autoportrait à l'Arche de Noé


 
  Nino Ferrer - Eve
 
Et maintenant, on va parler de ceux qui, bien partis, ont brusquement viré leur cuti.


 
Giorgio de Chirico. (1888/1978)
 
Il a commencé en créant la "peinture métaphysique"; ses premiers tableaux étaient tout à fait intéressants (vus dans le contexte de l'époque).
 
Francis Picabia. (1879/1953)
 
Le cas Picabia est très semblable. Il avait été un des pionniers du dadaïsme.
 
Bernard Buffet. (1928/1999)
 
Son cas est assez particulier : Bernard Buffet peint le misérabilisme, et tant qu'il le vit, il le peint magnifiquement.

Passé les années cinquante, avec la réussite matérielle,  c'est la chute libre. Buffet a créé un certain maniérisme qu'il va exploiter jusqu'à la fin de ses jours.
 
 C'en est assez pour les horreurs. Mais si vous m'embêtez,  j'en trouverai d'autres (sans difficulté, croyez-moi !) …

 
 
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Petite histoire de l'art




Le champ de blé aux corbeaux, Vincent Van Gogh.




 
En mai 1890 Vincent Van Gogh quitte le midi de la France pour retrouver son frère Théo à Paris.

Théo, qui est très préoccupé par la santé de Vincent, décide de l'envoyer à Auvers-sur-Oise où il sera sous la surveillance du  bon docteur Gachet; c'est à l'auberge Ravoux que Vincent Van Gogh va s'installer,  En l'espace de deux mois, il peindra 70 tableaux.
 
 
 
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L'auberge Ravoux
 
 
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Ce tableau se trouve au Musée Van Gogh à Amsterdam
 
 
Le 27 juillet 1890, Vincent, comme tous les jours, quitte l'auberge son chevalet de campagne et sa boîte de couleurs attachés sur le dos. Dans la  poche de son veston, il y a une lettre qu'il n'a pas encore envoyée à son frère. Rien d'étonnant, puisqu'il lui écrit tous les jours ou presque. Dans cette dernière lettre est écrit ceci: "Mon travail à moi, j'y risque ma vie, et ma raison y a sombré à moitié".

C'est l'époque de la moisson, le blé est à maturité; symboliquement c'est le moment de la vie où l'on recueille ce que l'on a semé. Vincent a 37 ans et peut être déjà a-t-il décider de mettre fin à ses jours… Il a un revolver dans la poche… depuis combien de temps ? Où se l'est-il procuré? Autant de questions sans réponse.
 
Vincent s'installe face au fameux champ, les blés qu'il peint ressemblent à un feu, le ciel  bien que bleu, est un ciel d'orage, un vol de corbeaux passe très bas, même le vent semble tout bousculer. Tout semble converger vers le même point, ce point c'est le bout du chemin. J'ai bien dit le bout du chemin, car ce chemin ne mène nulle part. Il tourne pour s'arrêter brutalement, sans raison apparente. Ce n'est plus un chemin, c'est une impasse. Il n'y a plus d'issues possibles. Vincent sort son revolver et se tire une balle dans la poitrine.

 Ni son frère ni le docteur Gachet ne peuvent plus rien pour lui; il décèdera deux jours plus tard, le 29 juillet 1890.
 
Ce tableau restera toujours, pour ceux qui le regardent, comme une immense blessure, un peu comme si le sang versé était resté mélangé à la couleur. 
 
 
Voici ce qu'écrivait Antonin Artaud :

"Et qu’est-ce qu’un aliéné authentique ? C’est un homme qui a préféré devenir fou, dans le sens où socialement on l’entend, que de forfaire à une certaine idée supérieure de l’honneur humain. […] Car un aliéné est aussi un homme que la société n’a pas voulu entendre et qu’elle a voulu empêcher d’émettre d’insupportables vérités".

Antonin Artaud," Van Gogh, le suicidé de la société"

 

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Les tombes de Vincent et Théo

 

 
 
 
BMC De la série “Les hommaginaires” Vincent
Technique mixte 110 x 75 cm.

 
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Le plus grand tableau du monde
Raoul Dufy - La Fée électricité
 
Lorsque je parle du plus grand tableau du monde, il est évident que je ne prends pas en compte les fresques (la Sixtine) ou les installations; je parle de peinture sur toile ou sur panneau.

1937, c'est l'année de l'Exposition Universelle. Partout dans le pays règne un climat d'insouciance, on inaugure les congés payés, la T.S.F. diffuse les chansons de Charles Trenet, les guinguettes battent leur plein.

En France, une joie sans mélange gagne la population, on ne parle plus que de l'Expo. Le célèbre architecte Robert Mallet-Stevens, crée " Le Grand Pavillon de la Lumière". Ce pavillon doit abriter le plus grand tableau du monde, "La Fée Electricité", œuvre de Raoul Dufy destinée à célébrer le progrès et la modernité, qui, bien entendu, ne peuvent que nous apporter le bonheur. Et pour peindre le bonheur qui mieux que Dufy pouvait le faire?


À deux pas de là, se trouve le pavillon de l'Espagne Républicaine où Guernica sonne le glas des jours à venir, il ne nous parle pas seulement du massacre d'un village espagnol, il nous met en garde pour l'avenir. À Munich a lieu une autre exposition, celle de "L'art dégénéré" où les nazis cherchent à ridiculiser les artistes "modernes".

 À Paris, personne ne semble se soucier de l'avenir, tout le monde court à l'expo voir, non pas Guernica, mais le plus grand tableau du monde "La Fée Electricité". Le tableau est composé de 260 panneaux de contreplaqué qui mesurent chacun 2 m sur 1,20 m, ce qui représente une superficie de 624 m 2; sa hauteur est de 10 m sa longueur et 62,4 m.

 L'œuvre a été financée par la Compagnie Parisienne de Distribution d'Electricité, la réalisation a été très rapide. Le tableau commandé en 1936 devait être terminé pour l'exposition de 1937. Comme à cette époque les diapositives n'existaient pas, Dufy  fait réaliser des clichés sur verre de ses esquisses afin de les projeter, ce qui lui permet de gagner beaucoup de temps : l'œuvre est terminée en dix mois.


Dufy utilise une technique "bizarre" : il peint d'abord les personnages (il y en a 110) nus, pour les habiller par la suite dans des costumes de leur époque. Pour son travail, il est aidé par son frère Jean et un assistant  (un jour je vous dirai ce que je pense du fameux frère, et de sa soi-disant peinture).

Le sujet de l'œuvre n'est pas très intéressant, 110 savants de toutes les époques, de Léonard de Vinci à Wilhem Rœntgen en passant par Thomas Edison, le tout entouré d'instruments de laboratoire, de centrales électriques, et de Dieux de l'Olympe, rien de très passionnant… enfin, vous l'aurez sans doute compris, je n'aime pas beaucoup la peinture de Dufy (bien entendu, cela n'engage que moi).

Après l'expo, les 250 panneaux ont été démontés, stockés puis oubliés. En 1954, on décida de les réinstaller au musée d'Art moderne de la ville de Paris. On ne parla plus beaucoup du tableau, jusqu'au jour où l'on s'aperçut que les envers des fameux panneaux étaient floqués d'amiante. Afin de protéger le gardien et les rares visiteurs il fallut bien se résoudre à entreprendre les travaux de désamiantage, ce qui, bien entendu, nous coûta une petite fortune.

Dufy a fait une copie au 1/10 eme de son œuvre. D'autre part le célèbre imprimeur Mourlot a réalisé une série de 10 lithographies formant un ensemble de 1 m de haut sur 6 m de long, le tirage a été limité à 350 exemplaires.


On peut voir "La Fée Electricité" au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris (Palais de Tokyo) 11, avenue du Président Wilson Paris XVI°.
(Comme le tableau fait 62 mètres de long, il est préférable de se munir d'une trottinette…)

A propos de grands tableaux, un dénommé Pawel Dudzinski est en train d'achever une fresque qui couvre 20.000 m 2 de rues et de places du centre historique de la ville de Zamosc en Pologne. Je ne sais si il s'agit d'une œuvre "fugitive"?
Si vous en savez davantage ? Merci…
 

 
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