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ENTREZ LIBRES

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« J''ai pris la résolution de faire remarquer à l'homme qu'il a perdu sa capacité libre de créer, qu'il a perdu son moi individuel, sa responsabilité envers le tout et l'espoir de ses possibilités personnelles de ressemblance à Dieu, et qu'il doit regagner tout cela si sa vie doit reprendre un sens profond »
                                                                                                              Hundertwasser
 
Hundertwasser, en collaboration avec l'architecte Peter Pelican, réaliseront de nombreuses demeures (voir liste jointe). L'immense complexe « La maison des prairies hautes » construite à Dresde, ne verra le jour que deux ans après la mort de l'artiste.
La démarche d'Hundertwasser est très particulière. Ses couleurs  rappellent Cobra, de même que le côté ludique et humoristique. On pense à Klee, à Alechinsky avec, « en prime », un côté presque naïf. Elle est avant tout philosophique et écologiste. Son rêve était d'unir l'homme avec la nature. Cela se verra particulièrement dans ses créations architecturales, où les arbres et les plantes seront intégrés aux immeubles. L'eau est aussi présente partout, ce n'est pas pour rien que  son nom évoque l'eau (cent eaux).
Sa peinture ressemble aux ondes provoquées par la chute d'une pierre dans  de l'eau, ses couleurs à de l'huile flottant sur l'eau. Une des formes fondamentales d'Hundertwasser est qualifiée par lui  de « fluidoïde », ce qui donne bien cette notion de flou et d'humide. La spirale ne recherche pas un effet optique comme chez Vasarely. La spirale est pour lui un ruban, comme un chemin qui serpente se replie sur lui-même, nous oblige à le suivre. Ce sont des labyrinthes dans lesquels on ne se perd pas. Ce sont aussi des toiles d'araignée dans lesquelles on est pris au piège.
Dans sa peinture, Hundertwasser n'hésite pas  à utiliser toutes sortes de pigments, du sable, du charbon de bois, de la brique pilée, de l'or, de l'aluminium. Il utilise des couleurs franches, de même qu'en architecture il essayera d'introduire le maximum de couleurs, estimant que les immeubles modernes sont trop tristes. Le peintre est un chercheur, il utilisera toutes sortes de techniques. S'inspirant des « vieux maîtres », il fera, par exemple, de la peinture à l'œuf.
Dans son travail, on va retrouver le côté ethnologue qui le fera s"intéresser aux civilisations archaïques, ce qui pour un écolo est bien normal.
Ses toiles sont éblouissantes de couleurs ; on y retrouve sans cesse le thème de la spirale, ce qui va donner une impression psychédélique. Sa peinture est rarement abstraite, il y a presque toujours un rapport à la réalité. Souvent un élément architectural, une porte, une fenêtre... Hundertwasser mettait souvent plusieurs années avant de terminer une œuvre.
« Je n'ai pas réalisé mes rêves d'enfant, mais j'ai essayé de rêver pour beaucoup de gens ».
 

          Friedensreich Hundertwasser                
                                                                         
 

Liste des œuvres architecturales réalisées par « le médecin de l'architecture ».

 

Autriche

« La maison des prairies hautes » Vienne 2002
Maison Hundertwasserhaus à Vienne, 1983-1986
Mierka Getreidesilo Krems, 1982-1983
Rupertinum, Salzbourg, 1980-1987
Église St.-Barbara, Bärnbach, 1987-1988
Musée du village de Roiten, 1987-1988
Fabrique de textile Rueff, Muntlix, 1988
Fernwärme (chauffage urbain) Vienne, 1988-1997
Aire d'autoroute, Bad Fischau, 1989-1990
Maison de l'art, Vienne, 1989-1991
Maison de Hundertwasser-Krawina, Vienne, 1990-91
Pavillon de la DDSG, Vienne, 1992-1994
SpiralflussTrinkbrunnen, Linz, 1993-1994

Hôpital de Graz, 1993-1994
Village thermal de Blumau, 1993-1997
Usine à Zwischenwasser

Lycée Martin-Luther à Lutherstadt Wittenberg
Citadelle verte de Magdebourg

 

Allemagne


Fabrique Rosenthal, Selb, 1980-1982
Halte-Garderie, Francfort, 1988-1995
"Dans les prés", Bad Soden am Taunus, 1990-1993
"Habiter sous la pluie" Plochingen, 1991-1994
Lycée Martin-Luther à Lutherstadt Wittenberg, 1997-         
Maison à Plochingen, 1999
Résidence, Darmstadt, 1998-2000
Gare d'Uelzen, 1999-2001
Citadelle verte de Magdeburg, 2004-2005
Maison Ronald McDonald d'aide aux enfants, à Essen

 

Japon


Countdown 21st Century Monument for TBS Tokyo,1992.
Kid's Plaza ?saka, 1996-1997
Maishima Incineration Plant Ösaka, 1997-2000
Maishima Sludge Center Osaka, 2000

USA

Quixote Winery Napa Valley, 1992-1999

Israël
SpiralflussTrinkbrunnen II Tel Aviv, 1994-1996

 

Suisse

Halles du marché d'Altenrhein, 1998-2001

Nouvelle-Zélande

Toilettes publiques Kawakawa, 1999


Rien en France, même pas des toilettes publiques !



 

 

 

FIN


Hundertwasser (première partie)


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Anselm Kiefer qui, comme vous le savez probablement est un des plus importants artistes contemporains, exposera  au   Grand  Palais du 31 mai au 8 juillet 2007 (voir mon article sur Anselm Kiefer).

Kiefer qui s’est longtemps demandé s’il allait devenir peintre ou écrivain  est très porté sur la littérature comme cela  peut se voir dans sa peinture où le texte a souvent autant d’importance que l’image elle-même. N’oublions pas que l’artiste a aussi une recherche spirituelle qui ne pourrait, selon moi, en aucun cas être séparée de ses recherches picturales.

Les œuvres exposées seront dédiées au poète allemand Paul Celan qui vécut en France de 1947 jusqu'à sa mort. Et à la poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann.

Anselm Kiefer dit souvent qu’il est déçu lorsqu’il voit ses tableaux présentés dans un intérieur bourgeois, au dessus d’un canapé. C’est la raison pour laquelle il a créé à Barjac (dans le Gard) un environnement qui convient à ses tableaux ou à ses sculptures.

C’est cet environnement qu’il va essayer de recréer au Grand Palais.

Kiefer nous dit : «  Nous vivons toujours dans l’illusion ; dans l’art, il y a une recherche d’un autre niveau, c’est ce que je tente de montrer dans mon exposition ».

Pour « la mise en bouche » : permettez-moi de vous présenter trois des dernières œuvres d’Anselm Kiefer réalisées en 2006.


À bientôt, je j’espère au Grand Palais !
 
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Huile, émulsion, acrylique, charbon,  chaises et  plâtre sur toile, 280 x 380 cm.

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Liens
 
Anselm Kiefer par B.M.C.

Monumenta


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 Anselm Kiefer,
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      A Minos puisqu’il aime bien ce cher Victor.

Vous n’êtes sans doute pas sans savoir que le surréalisme n’est vraiment pas ma tasse de thé. Pourtant il existe des exceptions, Victor Brauner en fait partie. Il est vrai qu’il quittera  le groupe surréaliste et si a son époque on a pu l’assimiler aux surréalistes, c’est bien parce qu’à ce moment là il n’existait pas encore une école à laquelle il aurait pu appartenir. C’est tout à son honneur, cela veut  dire tout simplement qu’il était en avance sur son temps.

Il est né en 1902 en Roumanie, dans le petit village de Piatra-Neamt dans les Carpates. Ambiance magique garantie, son père s’adonne au spiritisme, le jeune Victor  participe aux séances. Déjà la Magie fait son entrée dans sa vie.

Victor Brauner va étudier la peinture à l’École des Beaux-Arts de Bucarest, d’où il sera très vite renvoyé à cause de ses œuvres jugées  scandaleuses. Ça commence bien !

Jusqu’en 1930, il va participer à ce que l’on appellera le mouvement « Dadaïste Roumain ». Pour vivre, il collaborera à de nombreuses revues (en particulier UNU). Très marqué par les premières œuvres de Giorgio de Chirico et la peinture métaphysique, il va tout d’abord peindre de façon figurative des animaux plus ou moins fantastiques. Le côté magique commence déjà à apparaître dans son travail.

Attiré en France  à la fois pour la bonne raison qu’il s’y passe beaucoup de choses sur le plan artistique et aussi parce que plusieurs de ses compatriotes, artistes, se trouvent à Paris, il y débarque en 1930.

Il est plutôt bien accueilli, d’une part, par son compatriote et ami Constantin Brancusi ; d’autre part il habite rue du Moulin Vert dans le même immeuble qu’Alberto Giacometti et Yves Tanguy. Très vite il va se lier d’amitié avec Benjamin Fondane que plus tard il introduira auprès du groupe des  Surréalistes.

Toujours en 1930 il peint un autoportrait à l’œil énucléé.


En 1932, il adhère officiellement au groupe des Surréalistes.

1933, rencontre avec René Char.

1934, son art évolue de jour en jour, il pratique le dessin automatique cher aux surréalistes. Peint de très nombreux tableaux où le thème de l’œil revient sans cesse.

Toujours en 1904, Victor Brauner s’inscrit au Parti Communiste clandestin de Roumanie, qu’il quittera au moment du procès de Moscou.

1938, est-il besoin de dire que pour Brauner la vie n’est pas facile ; durant quelques temps il va habiter chez Yves Tanguy  (tient, celui-là aussi, il faudra que je vous en parle). Ensuite il aura son atelier Villa Falguière.

Toujours en 1938, pour être précis le 28 août, au cours d’une altercation entre  Dominguez et Esteban Frances, Victor Brauner perd l’œil gauche (sur l’autoportrait de 1930 c’était l’œil droit). Il est tout de même curieux de constater que dès 1930 et jusqu’en 1934 Brauner sera obsédé par le thème de l’œil. Coïncidence diront les rationalistes…

1940, en temps que Juif et Roumain, Brauner est assigné en résidence surveillée, il se réfugie à Marseille , mais il reste en rapport avec les surréalistes.

1941, Brauner est maintenant très gravement malade, il n’a pas grand chose pour survivre. Il  va s’installer près de Gap. C’est à cette époque qu’il  commence, faute de moyens, ses premiers dessins à la bougie, ce qui bientôt donnera naissance aux peintures à la cire.

Jusqu’en 1943, Victor Brauner va vivre très difficilement ; durant toute cette période il pratiquera la peinture à la cire.

1945, avec la fin de l’occupation, Brauner « remonte » à Paris où il trouve un atelier dans une maison qu’avait habitée le Douanier Rousseau. Pierre Loeb lui consacre une exposition   (galerie Pierre, pour ceux qui ne le sauraient pas).

1948, Victor Brauner est de plus en plus malade, il séjourne quelques temps en Suisse.

Première exposition personnelle à Paris chez Drouin. Jusqu’à maintenant Brauner fait toujours officiellement partie des Surréalistes. Les Surréalistes, à la demande d’André Breton, décident de se séparer de Matta. Comme Brauner est très ami avec lui (ils feront même œuvre commune), il refuse cette exclusion et du coup donne sa démission du groupe.

Vers les années cinquante, il séjourne dans le midi, d’abord à Golfe-Juan, puis à Vallauris où il créera quelques céramiques, (Picasso avait lancé la mode).

En 1959, Brauner passe quelque temps à Paris, il a un atelier rue Lepic.

1961, il s’installe à Varengeville, petite ville de Normandie chère à Georges Braque. Sa maison s’appelle : « l’Athanor ». Matériellement les choses vont mieux pour lui, il crée de nombreux tableaux sur toile avec des ajouts en bois découpé.

1965, la France qui a enfin reconnu le génie de l’artiste, le choisit pour la représenter à la Biennale de Venise. Le 2 mars Victor Brauner meurt, comme on dit pudiquement, d’une longue maladie, il a soixante-trois ans.

Ce qui est le plus frappant dans l’œuvre de Brauner c’est le coté « magique » qui se dégage de la plupart de ses tableaux. Victor Brauner a aussi beaucoup écrit, son œuvre poétique est relativement peu connue. La quasi-totalité de ses manuscrits est conservée au Musée National d’Art Moderne de Paris.





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Paul Rebeyrolle

 

 

« Rebeyrolle s’est mis tout entier dans ses toiles, alacrité et horreur, poésie, contestation : pour lui, cette fois, la peinture a été tout, lui-même et le monde. Que fera-t-il à présent ? Il n’en sait rien. Ce qui est sûr, il le dit et je le crois : il ne reviendra jamais plus en arrière. Il ne peindra donc que des toiles de colère ? Non, il y a encore des arbres dans les châtaigneraies du Limousin, des truites dans les torrents ; partout, sur terre, il y a des couples qui font l’amour ».

 

                                               Jean-Paul Sartre.

 

 

« Rebeyrolle a trouvé le moyen de faire passer d’un seul geste la force de peindre dans la vibration de la peinture. »

 

                                               Michel Foucault.

 

    Il est né le 3 novembre 1926, à Eymouthiers dans la Haute-Vienne.

    Dès l’âge de cinq ans, le petit Paul est  atteint d’une tuberculose osseuse qui nécessite  une immobilité totale. Il va passer toute sa jeunesse avec une minerve plâtrée.

 

    Ses parents, tous deux instituteurs, se chargent de son instruction. Comme Paul ne peut ni jouer ni se promener, il va passer le plus clair de son temps à dessiner.

 

    C’est seulement à compter de 1935 (il a neuf ans), qu’il pourra enfin utiliser une « minerve de marche » qui lui permettra de sortir. C’est probablement à cette découverte tardive qu’il doit son amour de la nature. Paul découvre le monde, il dessine de plus en plus, il sait maintenant qu’il sera peintre.

 

    En 1937, Les parents de Paul sont mutés à Limoges. C’est donc au Lycée Gay-Lussac qu’il fera ses études secondaires.

    

    En 1944, en juillet il passe son bac philo ; dès le mois d’octobre de la même année, il monte dans « le premier train de la libération », direction Paris.

    

    À peine arrivé, il se dirige tout droit vers « La Grande Chaumière » ( c’était une Académie libre -qu’il quittera très vite). En chemin, passant par le Boulevard Raspail, chez Kaganovitch, il voit, comme il l’écrira plus tard pour la première fois, un « vrai tableau ». C’était un Rouault, j’ai cru m’évanouir, dira-t-il.

 

    Il va habiter la célèbre Ruche et, pour vivre, fera ce qu’il est convenu d’appeler des petits boulots.

 

    À Paris, il va découvrir certains peintres qui le marqueront à vie : Soutine qu’il considérera comme son maître, à la Galerie de France -  Picasso au Salon d’Automne.

 

    En 1947, le Louvre rouvre ses portes. Vous n’avez sans doute pas connu cette époque bénie où les musées étaient gratuits le dimanche (et où il n’y avait pratiquement jamais personne, hormis les gardiens).

 

    Paul passe tous ses dimanches au Louvre, il y découvre tous les Grands de la peinture. Je ne vais pas vous faire la liste !

 

    Paul n’est pas du genre à apprendre la peinture dans une école, il fréquente les salons, les musées. C’est en autodidacte qu’il va travailler (malgré son court passage à La Grande Chaumière). Pour lui la liberté n’a pas de prix, il n’est pas prêt à se soumettre aux enseignements d’un maître.

 

    Paul travaille de plus en plus, faisant la navette entre Paris et Eymouthiers où il a aussi un atelier.

 

    1950, Voyages d’étude en Italie et en Espagne.

    

    La même année Rebeyrolle reçoit le prix de la Jeune Peinture ; cela provoque un tollé, c’est la guerre entre abstrait et figuratif, beaucoup de critiques auraient aimé voir décerner ce prix à un peintre non-figuratif.

    

    C’est dès 1953 que naîtra son engagement politique : nous sommes en pleine guerre froide ; pour marquer son opposition il adhère au Parti Communiste.

 

    Bien entendu Rebeyrolle n’a jamais cautionné le « Réalisme Soviétique », défendu (allez donc savoir pourquoi) par Aragon dans « Les Lettres Françaises », mais c’est une autre bataille qui le conduira à rejeter la peinture « abstraite ». Comme son contemporain Bernard Lorjou (un autre révolté), il repoussera en bloc la peinture non-figurative et ne se privera pas de le faire savoir. Pourtant plus tard il deviendra ami avec Jean-Paul Riopelle…

 

    Il quittera le Parti Communiste en 1956 au moment des événements de Hongrie. Il ne supportera pas non plus l’attitude des communistes face à la guerre d’Algérie.

 

    1959, Le peintre B.M.C. découvre pour la première fois Paul Rebeyrolle, par le monumental tableau de 14 m 34  sur 4 m 20 « Planchemouton », (c’est le nom de la grange d’Eymoutiers où il a peint le tableau), c’est là que j’ai compris ce qu’avait ressenti Reyberolle face à « son premier Rouault ».

 

    À partir de 1960, Paul Rebeyrolle va exposer un peu partout, Salon de Mai, Biennale de Paris, etc…

 

    En 1963, il quitte Paris pour s’installer définitivement à la campagne, d’abord dans l’Aude puis à Boudreville en Côte d’Or.

 

    A titre indicatif, voici les noms des séries qu’il va peindre. Ils sont suffisamment éloquents pour qu’il n’y ait pas besoin de commentaires.

 

        1968  "Guérilleros".

        1970  "Coexistences".

        1972  "Les Prisonniers".

        1973  "Faillite de la science bourgeoise".

        1975  "Natures mortes et pouvoir".

        1980  "Les évasions manquées".

        1983  "Le Sac de Madame Tellickdjian".

        1984  "On dit qu'ils ont la rage".

        1986  "Germinal".

        1987  "Au royaume des aveugles".

        1990  "Les Panthéons".

        1993 "Splendeurs de la vérité".

        1997 "Le Monétarisme".

        2000 "Clônes".

        2003 "Clônes et Autophages".

 

    D’autres thèmes alterneront avec les sujets politiques, « suicides », des paysages, des animaux (chiens, sangliers, volailles etc …), Bacchus (son Dieu !…).

 

    Toute sa vie Rebeyrolle va se révolter contre l’injustice et l’intolérance ; il sera toujours pour moi, avec Picasso et Bacon un des meilleurs peintres de cette fin de siècle. Un peintre témoin de son temps.

    Bien que son art fût reconnu par les spécialistes, il a été ignoré du grand public jusqu’à sa mort. Pourtant de nombreuses expositions de ses œuvres eurent lieu, il est vrai un peu tard, à la Galerie Maeght, chez Daniel Templon, Galerie Stadler, une grande expo au Grand Palais et surtout, de son vivant, une rétrospective à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence.

 

    Sa peinture est très « française » d’esprit, sans doute est-ce pour cela qu’à l’étranger il n’a pas beaucoup de succès, en particulier en Amérique. Sans doute aussi le côté révolutionnaire ne plait-il pas trop. La rage, la révolte transpirent dans chacune de ses œuvres.

 

    Rebeyrolle intègre à ses œuvres divers matériaux, grillage, planches, paille, journaux, chiffons, crins et bien d’autres choses encore. Sa peinture est inclassable. Certes, si elle se veut toujours figurative, il y a parfois certains dérapages vers l’abstraction. J’ai envie de faire la comparaison avec un autre peintre qui m’est très cher Anselme Kiefer.

 

    Grâce à  la générosité de l’artiste, sera créé l’Espace Paul Rebeyrolle, il se trouve à Eymoutiers. C’est l’architecte Olivier Chaslin qui en sera le maître d’œuvre. Dans ce superbe lieu sont exposées une quarantaine de toiles importantes, dont « Planchemouton ». Le tout complété de quelques très belles sculptures. Le centre est inauguré en 1995.

 

    Aura-t-il fallu attendre que Paul Rebeyrolle nous quitte pour que sa peinture soit reconnue à sa juste valeur ?

 

    Rongé par la maladie et l’alcool, le vieil ours est mort à 78 ans, le 7 février 2005 à Boudreville en Bourgogne où il avait toujours son atelier. Ces cendres ont été dispersées dans le ruisseau de Planchemouton à Eymoutiers.

 

 

 

    Images Paul Rebeyrolle sur Google

 

 

    ***

 

 

 

 
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Par La Muse & BMC

 

 

 

Marcel Proust




Pour faire plaisir à Minos, qui nous l'a gentiment demandé... (bon, abuse pas, non plus !)



 
Questionnaire de Proust par La Muse



 

 
 
Ma vertu préférée
La générosité


Le principal trait de mon caractère
L'impulsivité


La qualité que je préfère chez les hommes
La sensibilité et l'humour


La qualité que je préfère chez les femmes
La force et l'humour


Mon principal défaut
J'hésite entre agressivité et paresse... un manque total de constance dans l'effort aussi.. ah! et puis.. diplomatie : zéro pointé !


Ma principale qualité
Je suis une rêveuse de première !
L'art de retourner une situation délicate dans laquelle je me suis vautrée  en moins de temps qu'il ne faut pour le dire


Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
La délicatesse, l'humour et la culture


Mon occupation préférée
Glandouiller ! tout un Art !...


Mon rêve de bonheur
N'être jamais née


Quel serait mon plus grand malheur ?
Je vous dirai pas... des fois que ça porte la poisse...


A part moi-même qui voudrais-je être ?
La somme de tous les êtres vivants , passés et à venir


Où aimerais-je vivre ?
Au milieu d'un jardin d'eau japonais, dans une maison de bambou sur pilotis


La couleur que je préfère
Le violet, pour mon bureau
Le vert et le gris pour la vue
Le bleu pour la chambre
Le jaune d'or...


La fleur que j'aime
La pensée sauvage... ça existe ?
Le jasmin pour l'odeur
La pivoine


L'oiseau que je préfère
La dame blanche
Tous les rapaces et les oiseaux de nuit


Mes auteurs favoris en prose
Carlos Fuentes pour Terra Nostra,
Les premiers Carlos Castaneda (et je vous em...)
Saint-Ex


Mes poètes préférés
François Villon


Mes héros dans la fiction
Dracula - à condition qu'il ait la tête de Christopher Lee, Robinson Crusoé - mais il se casse vite fait et je lui pique son île...


Mes héroïnes favorites dans la fiction
Euh.. j'hésite entre la fée Clochette et ma Sorcière bien-aimée...


Mes compositeurs préférés
JS Bach pour ses suites pour violoncelle seul... et le reste aussi...
Purcell, rien que pour le bonheur de l'entendre interprété par Gérard Lesne ou Alfred Deller
Brahms, Berg, Schonberg, Gesualdo, Ligeti, et......


Mes peintres préférés
BMC, les peintres de Cobra, les primitifs italiens, Bacon, Klee, Hundertwasser, Rouault... etc, etc...


Mes héros dans la vie réelle
L'homme que j'aime (faut dire que c'est pas rien de me supporter !)


Mes héroïnes préférées dans la vie réelle
Alexandra David-Neel ?


Mes héros dans l'histoire
J'ai toujours préféré les anonymes, les sans-grade..


Ma nourriture et boisson préférée
Nutella-bourbon
Framboises-champagne
Filets de sole meunière-vin blanc sec
Cœur de laitue craquante et tomate du jardin- rosé


Ce que je déteste par-dessus tout
Moi, certains jours
Les autres aussi parfois...


Le personnage historique que je n'aime pas
Hitler,Napoléon, Staline,et consorts..
Picsou (comment .. il a pas existé ?)


Les faits historiques que je méprise le plus
Toutes les guerres, l'esclavage, l'envoi de missionnaires en terre étrangère, le colonialisme, et plein d'autres mots en "isme"


Le fait militaire que j'estime le plus
Y a des mots que j'ai du mal à associer...


La réforme que j'estime le plus
L'abolition de la peine de mort et celle de l'esclavage, le droit à l'avortement.


Le don de la nature que je voudrais avoir
La bilocation (être à deux endroits en même temps), l'invisibilité, la possibilité de voyager dans des mondes lointains, et dans le passé, et dans le futur...


Comment j'aimerais mourir
Sereinement


L'état présent de mon esprit
(presque) serein... C'est un beau jour pour mourir ?


La faute qui m'inspire le plus d'indulgence
L'intempérance, la paresse, la gourmandise


Ma devise

Vivre et laisser vivre






 
Questionnaire de Proust par BMC
 



Ma vertu préférée                                                 
La Sagesse

Le principal trait de mon caractère                       
La constance.

La qualité que je préfère chez les hommes           
La sincérité et la culture.

La qualité que je préfère chez les femmes           
La sincérité et la culture.


Mon principal défaut
                                                             
N’avoir aucune estime de soi.
                                                                           
Ma principale qualité   
Ne jamais me mettre en colère.
                                                                                  
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis 
La discrétion, la culture.

Mon occupation préférée                                    
La peinture.

Mon rêve de bonheur                                          
Être super intelligent (il s’agit bien d’un rêve).
 
Quel serait mon plus grand malheur ?             
Perdre celle que  j’aime.
                                                                    
À part moi-même qui voudrais-je être ?            
Bouddha.

Où aimerais-je vivre ?                                       
Ici, c’est très bien.

La couleur que je préfère                                   
Le violet.

La fleur que j'aime                                             
Les roses jaunes.

L'oiseau que je préfère                                       
Le grand duc.

Mes auteurs favoris en prose 
Hermann Hesse, Franz Kafka, Antoine de Saint-Exupéry, Louis-Ferdinand Celine, Louis Calaferte, Gustav Meyrink, Antonin Artaud, Carlos Fuentes (pour Terra Nostra).

Mes poètes préférés                     
Guillaume Apollinaire, Boris Vian, Jacques Prévert.

Mes héros dans la fiction
Jonathan Livingston le goéland, Saturne (le maître du temps), Mejnour (dans  Zanoni de Bulwer Lytton)
                                                
Mes héroïnes favorites dans la fiction                  
Les fées…

Mes compositeurs préférés      
Jean-Sébastien Bach, Arnold Schonberg, Béla Bartok, Alban Berg, Mauricio Kagel, Carlo Gésualdo.
                                              

Mes peintres préférés        
Francis Bacon, Pablo Picasso, Paul Rebeyrolle, Johannes Vermeer de Delft, Nicolas Poussin, Claude Monet, Serge Poliakoff.
                                   
                                 
Mes héros dans la vie réelle 
Gandhi, le Maître Philippe de Lyon, Nicolas Flamel, Léonard De Vinci.
                                                    
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle           
Sainte Thérèse d’Avila, Marthe Robin.  
                                                                
Mes héros dans l'histoire                                    
Gandhi.

 Ma nourriture et boisson préférée
 Du bon pain, du bon vin.

Ce que je déteste par-dessus tout                       
L’agressivité.

Le personnage historique que je n'aime pas
 « Hitler-Napoléon » et les autres…

Les faits historiques que je méprise le plus             
Toutes les guerres, saintes ou pas.

Le fait militaire que j'estime le plus                     
La désertion.

La réforme que j'estime le plus        
L’abolition de la peine de mort.
                                                  
Le don de la nature que je voudrais avoir     
Le pouvoir de guérir.
     
Comment j'aimerais mourir                       
Le plus consciemment possible.

L'état présent de mon esprit      
Concentré (comme on dit chez Nestlé)
                                                        
La faute qui m'inspire le plus d'indulgence               
La bêtise.

Ma devise     
J'ai peur, mais j'avance, j'ai peur, mais j'avance… (Empruntée à Barbara).



 

 
Rose Delbard - Souvenir de Proust


 
Publié le par BMC

Photo Richard Kriegel

 

Dans les années soixante-dix, j’habitais Paris, je venais d’aménager dans un nouvel appartement et dans la pièce qui allait me servir d’atelier ; j’eus le plaisir de découvrir une chaise, sans doute abandonnée par les habitants précédents.

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais parfois les objets semblent nous regarder, c’était le cas. Elle me plaisait bien et comme il n’y avait aucune raison que je m’en débarrasse, elle resta dans un coin de l’atelier. C’était une chaise Louis-Philippe dont l’assise, qui à l’origine devait être cannée, avait été remplacée par une plaque de contre-plaqué, le tout badigeonné au Ripolin blanc. Comme elle n’était pas confortable, personne ne s’y asseyait.

À ce niveau de mon histoire il est important que je précise ceci: Lorsque je peins je ne me sers jamais de palette, je mélange la couleur telle qu’elle sort du tube directement sur la toile, ensuite j’essuie mon pinceau. Voilà donc ce à quoi la chaise allait servir. Et depuis ce temps, la couleur se superposant à la couleur, elle est passée par tous les états possibles, des dominantes rouges au vert et du bleu au jaune. C’était une chaise caméléon, c’était une chaise arc-en-ciel. Elle m’a suivi dans toutes mes pérégrinations, d’atelier en atelier. Peut-être me porte-t-elle chance…

La première fois que je suis allé voir le musée Picasso, quelle ne fut pas ma surprise d’y voir une chaise ayant eu visiblement la même utilisation que la mienne. Le Maître aurait-il osé me copier ? J’ai pensé que dans un cas pareil il fallait agir en grand seigneur, je n’ai donc rien dit…La sagesse consistait à ignorer l’incident. Vous auriez sans doute fait comme moi…

Une autre fois, une amie nous avait laissé sa fille à garder, la petite devait avoir, cinq ou six ans, comme pour ce qui est des enfants je suis vraiment pas doué, j’installai le petit monstre devant une feuille de papier blanc, un pinceau dans la main droite, trois tubes de gouache et basta ! Visiblement, l’artiste était en pleine création, ça faisait un bon moment que je n’entendais plus rien, hypocritement (c’est dans ma nature, j’ai eu une éducation catholique) j’allai à l’aide d’une glace qui était judicieusement placée jeter un œil sans risquer de me montrer. Dans le cas où elle aurait avalé les tubes de couleur, on ne sait jamais tout ce qui passe dans la tête des enfants. Et voici ce que je vis : La mignonne peignait le plus sérieusement du monde, mais entre deux ou trois coups de pinceaux se dirigeait vers la fameuse chaise sur laquelle elle faisait des retouches à sa façon. Là aussi j’ai été grand seigneur, j’ai fais celui qui n’avait rien vu.

Une autre amie était, elle, passionnée d’antiquités et chaque fois qu’elle venait chez nous j’avais droit à : « Tu ne veux pas que je te la décape ta chaise Louis-Philippe, c’est dommage de la laisser comme ça… ». J’avais beau lui expliquer que finalement elle me plaisait bien comme ça, rien à faire, elle n’a jamais compris, il faut dire qu’à mes peintures non plus, elle ne comprenait pas grand choses.

Si je vous ai parlé de cette chaise, c’est tout simplement parce qu’on me pose souvent des questions à son propos. Parfois les personnes qui entrent dans l’atelier, ignorant tous les tableaux qui peuvent s’y trouver s’écrient : « Oh ! Elle est chouette ta chaise !» .

Désolée elle n’est pas à vendre…

Publié le par la Muse
Publié dans : #La Muse

 

 


Les Milles (Bouches du Rhône), une commune située non loin d'Aix-en-Provence,  accueillit en 1939 un camp d'internement, sis dans une tuilerie en faillite.

D'abord créé au moment de la déclaration de la guerre pour héberger des ressortissants allemands (aussi bien des nazis que des Juifs), nombre d'artistes y furent incarcérés. Il se trouve que bon nombre d'entre eux étaient des militants antinazis, réfugiés en France pour échapper à Hitler, qui s'étaient installés dans le sud de la France.

La plupart  aura la chance d'être relâchée en juin 40... mais ce ne sera pas pour autant la fin du camp... car dans un deuxième temps, le gouvernement de Vichy y internera des Juifs qu'il se fera un devoir de livrer aux nazis, dont des enfants déportés en août 42. Bien que situés en "zone libre", ces derniers furent transférés en zone occupée pour partir sur Auschwitz...

 

 

Durant la première période (septembre 1939/juin 1940), des artistes furent donc détenus dans ce camp. Si la détention était mal vécue, les conditions restaient encore relativement acceptables, les gardiens les laissant exprimer leur art. (Voir à ce sujet l'article sur l'exposition "l'art dégénéré" organisée en juin 37 en Allemagne, où les toiles avaient été brûlées en public).

En France, ce n'est pas leur art qui pose problème mais... le fait qu'ils n'avaient pas de papiers en règle ! En effet, beaucoup d'entre eux, Juifs allemands, avaient été déchus de leur nationalité sans pour autant en avoir obtenu une autre; ils étaient apatrides...

 

Considérés comme Allemands, il leur fallait prouver leur hostilité au régime nazi et obtenir le fameux papier, le fameux tampon, l'appui de quelqu'un d'important ou une mission de "prestataire" dépendant d'une quelconque administration.

Les artistes du camp des Milles :
 

 


Lion Feuchtwanger (1884-1958) d'origine juive, antimilitariste et résistant antinazi, réfugié à Sanary-sur-mer (Var), après avoir été déclaré "ennemi du peuple allemand" par Goebbels et déchu de sa nationalité puis dépouillé de tous ses biens, fonda avec Brecht et Bredel le plus important journal antifasciste des écrivains émigrés allemands.
 
Il fut interné en mai 40 aux Milles, dont il parvint à s'échapper assez rapidement pour s'installer définitivement aux Etats-Unis où il mourut en 1958.
Aux U.S.A, il publia "Le diable en France", récit autobiographique où il raconta son internement et les diverses humiliations infligées aux Autrichiens et aux Allemands antinazis qui avaient choisi la France comme terre d'asile...


 

 


Max Ernst !1881-1976) fonda avec Baargeld et Arp le mouvement Dada à Cologne puis s'installa en France où il devint l'un des membres du Groupe Surréaliste. Il quitta Paris en 1938 pour s'installer à Saint-Martin d'Ardèche.
 
 


Interné à deux reprises au camp des Milles en 39/40, il réussit cependant à émigrer aux Etats-Unis en juillet 41, jusqu'à son retour en France en 1953, où il finit par être naturalisé français en 1958. Il vécut dans le sud de la France jusqu'à son décès en 1976.

 

 


Durant son internement, il travailla beaucoup avec Hans Bellmer, certains dessins étant même faits à deux. Il dessina alors de curieuses créatures (cf "Les Apatrides") faites de limes..

 

Hans Bellmer (1902-1975), proche des Surréalistes, réfugié en France en 1938, fut incarcéré en 1940 au camp des Milles. Obsédé par les murs de briques du camp, il produisit durant cette période des œuvres dont la brique est l'élément de base.

Robert Liebknecht (1903-1994), fils et petit-fils de militants révolutionnaires allemands - le grand-père ami de Marx et le père proche de Rosa Luxembourg -  était un spécialiste des scènes de la vie ouvrière.
Il fut arrêté en 1939 à Saint-Tropez où il était de passage et fit deux séjours aux Milles entre 1939 et 1940.
 

 

Il se tournera vers des croquis du camp (cf "Bâtiment principal du camp") et des croquis de prisonniers.


Ferdinand Springer, (né en 1907) peintre et graveur, arrêté en 1938 à Grasse, fut exilé dans les caves où il exerça la fonction d'infirmier. Il y peint un écorché debout devant un mur de pierres.
 
 

 

 

Alfred Otto Wolfgang Schuize - dit Wols (1913-1951) s'intéressa très tôt à la photo (formation au Bauhaus). Il fit la connaissance en 1932 de Max Ernst, Tristan Tzara, Miro, Calder et fréquenta le milieu surréaliste. Tout en peignant des aquarelles, il devint photographe de métier.
Interné au camp des Milles en septembre 1939, jusqu'en octobre 40, il souffrit particulièrement de son enfermement et tout particulièrement du manque d'hygiène, qui lui inspira certaines œuvres ("La puce", etc..)
 

 

Toute ressemblance avec une situation actuelle serait évidemment fortuite ...


  Liens :

Wikipedia

Camp des Milles

Perso.orange.natanson

Lettres du camp des Milles

Mémorial du camp des Milles

 

 
 

 

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

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Le bateau-lavoir
 
Souvent on me demande : « Ah, j’aimerais bien voir ton atelier ». C’est bizarre, mais j’ai l’impression que voir l’endroit de la création est important, comme si cela pouvait ajouter quelque chose à l’œuvre… En tous cas, je crois qu’il se dégage une certaine poésie de ces lieux, c’est sans doute ce qui donne envie de les connaître.

Allons faire, si vous le voulez bien, une petite ballade, et pour commencer nous nous rendrons rue Ravignan à Montmartre voir le célèbre Bateau-Lavoir. C’est le premier atelier de Picasso à Paris ; c’est là que Gris peindra quelques-unes de ses sublimes natures mortes ; c’est ici aussi que sera donnée la célèbre fête en l’honneur du Douanier Rousseau en présence de Guillaume Apollinaire. Enfin, je ne vais pas tout vous raconter, vous connaissez certainement l’histoire….


L’atelier de Courbet, si vous êtes allés au Louvre, vous ne pouvez pas ne pas l’avoir vu, d’une part à cause de sa dimension, mais aussi, vous aurez certainement remarqué que parmi les personnages il en étaient plusieurs de très connus, en particulier Charles Baudelaire. Un jour, on parlera de ce tableau plus en détail.

L’incontournable atelier de Vermeer. Et Pablo Picasso dans l' atelier de « La Californie », peint par le maître et le maître dans le même atelier. De retour à Paris, à côté du Parc Montsouris, l’atelier de Braque construit par Benjamin Peret, une peinture de Braque représente son atelier.

À Saint Germain des Près, la place Furstenberg, vous connaissez sûrement, c’est ici que Delacroix avait son atelier.
L’atelier de Bazille, rue de la Condamine. Klee, dans son atelier du Bauhaus. Matisse et ses découpages, Matisse et ses colombes, et l’atelier rouge. L’atelier de Brancusi avait été reconstruit à l’intérieur même du Musée d’Art Moderne avant d’être transféré sur le plateau Beaubourg. Balthus, le peintre et son modèle (vous avez le droit d’aimer, si vous voulez…). Monet dans un de ses trois ateliers, celui des Nymphéas, et son bateau atelier. La Ruche, vous en avez peut-être entendu parler, cet ensemble d’ateliers ressemblait étrangement à une ruche, d’où son nom. C’est là que Soutine peindra son fameux bœuf écorché, tandis que Chagall se plaignait : « Y a du sang qui coule du plafond ».

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué : j’aime beaucoup la peinture de Francis Bacon, mais son atelier !!! Voyez vous-même…  
 
 
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Gustave Courbet l'atelier du peintre
 
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Johannes Vermeer de Delft
 
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L'atelier d'Eugène Delacoix place Furstenberg
 
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Frédéric Bazille - Atelier rue de la Condamine
 
klee,paul klee,  Paul Klee dans son atelier du Bauhaus
 
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Claude Monet
 
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   Le bateau-atelier de Claude Monet
 
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Francis Bacon dans son atelier
 
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Atelier de Francis Bacon
 
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Uranie dans un ancien atelier de BMC
 
 
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Publié le par la Muse
Publié dans : #La Muse
 
 
 La face cachée de la Muse


 
Le premier questionnaire de l'année! A vos claviers! (hérité de Sophie, alias Ti Taz...)


7 choses

Dans le désordre, en ce qui me concerne...



7 choses que vous faites bien :

- ne rien faire (c'est ce que fais le mieux)
- enquiquiner le monde (ah!... en concurrence directe avec la ligne du dessus..)
- descendre un pot de nutella en buvant du bourbon devant un très bon film
- être à l'écoute de mes amis
- provoquer
- l'omelette-à-tout-et-n'importe-quoi
- pleurer sur commande (ça peut être pratique...si, si, je vous jure !)




7 choses que vous ne pouvez/ne savez pas faire :

- des tâches répétitives sur le long terme
- obéir
- être aimable avec les naffreux
- coudre, repasser, etc... (j'ai tenté les cours de couture.. la nana, à deux doigts de la retraite, m'a dit qu'elle n'avait jamais vu une cata pareille et m'a suppliée de continuer à venir à ses cours, en ajoutant "je ne vous fais pas payer... ça vous sert manifestement à rien ! Mais pour moi, c'est trop drôle !"
- pisser debout
- avaler des médicaments sous forme liquide
- m'adresser à quelqu'un en lui donnant du "maître", "docteur", "majesté" et autres..
- aller chez la dentiste sans être à moitié défoncée au lexo
- je sais... ça fait huit... y en a que ça gêne ????????????




7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé :

ni plus ni moins que celles qui m'attirent chez les autres...
- la voix
- les qualités de cœur
- l'humour
- le regard
- la capacité à m'étonner
- la culture
- le désintéressement




7 choses que vous dites souvent :

- mi
- amor
- je
- vous
- aime
- connard
- noooooon !




7 célébrités que vous aimez bien :

- le Dalaï-Lama
- Bacchus
- Jean-Sébastien Bach
- Rominet
- [j'ai oublié son nom] le mec qui a inventé l'eau chaude
- Badinter (pour son combat contre la peine de mort)
- B.M.C. (...dans une autre vie, pour ce qui est de la célébrité !)





7 personnes dont vous voudriez qu’elles répondent à ce questionnaire:

- Manue (quand elle aura retrouvé son ordi !)
- Belette
- Belette incognito
- Motdit
- Crasyone
- Khalia
- Nina



lu et approuvé par BMC
Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
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7 CHOSES

... Merci pour le cadeau… chère Crasyone !



7 choses que vous faites bien :

1 Dormir.
2 Rêver en dormant.
3 Rêver sans dormir.
4 Perdre du temps.
5 Oublier très vite tout ce qui ne m’intéresse pas.
6 Regarder une peinture.
7 Me souvenir de la peinture que j’ai regardée, même 30 ans (ou +) après..


7 choses que vous ne pouvez ou ne savez pas faire :

1 Mentir.
2 Laver une passoire.
3 Faire du sport en général, et tout ce qui est fatigant (à part la     peinture qui est très fatigante, contrairement à tout ce que vous pouvez penser. N’oubliez pas, je ne mens jamais).
4 Regarder deux films de suite à la télévision.
5 Manger de la viande sanguinolente.
6 Regarder le défilé du 14 juillet.
7 Faire une peinture sur commande.


7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé :

1 L’ensemble des affinités que l’on peut avoir.
2 La culture.
3 Le regard (qui comme chacun sait est le miroir de l’âme)
4 Le contact au niveau de la peau…
5 La voix et la façon de s’exprimer.
6 Avoir des goûts communs, en particulier en ce qui concerne la décoration, la musique, la politique, la religion (ou pas), etc…
7 Avoir la même attirance pour les chats.


7 choses que vous dites souvent :

1 Le plus souvent je ne dis rien.
2 Quelle horreur !
3 Comment !
4 Non ! mais oui…
5 Histoire de ne pas rester à rien faire, je vais faire une petite sieste.
6 Ah merde !
7 Quand je serai riche….


7 célébrités que vous aimez :

1 Dieu le Père (à tout hasard)
2 Dieu le fils (à tout hasard)
3 Le saint Esprit ( au cas où…)
4 La Muse.
5 Le Netcher des Chats.
6 Brigitte Fontaine, il y a 30 ans avant qu’elle ne se prenne au sérieux.

7 B.M.C.( qui finira bien par devenir célèbre) depuis qu’il se prend au sérieux. Comme il paraît qu’il faut aimer son prochain comme soi-même, je commence par moi-même, après on verra bien…


7 personnes qui doivent répondre au questionnaire :

Linka
Minos
Phil
Horticolo
Néotit
M... (AGF)
Cémoi



 

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