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Publié le par La Muse
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Depuis la nuit des temps, on rapporte des témoignages d'étranges pluies d'objets ou d'êtres vivants venus du ciel.
Un pluie de cailles déjà, dans l'Ancien Testament, juste avant l'apparition de la manne.
Et ça continue...
Evidement, les "explications" sont allées bon train de la "grenouille générée spontanément (sans parents) venue de nulle part et transportée par la pluie" aux œufs de grenouille qui montent dans les nuages par la force de l'évaporation des eaux, où ils éclosent, avant de redescendre sur terre dans l'averse...
Pluies de sang survenues après des batailles, attribuées aux vapeurs sanglantes des morts, allant se condenser dans les nuages...

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Aujourd'hui, entre les explications scientifiques : vents tourbillonnant au sol qui capturent animaux et poissons qui ensuite, transportés par des trombes, seraient relâchés plus loin , on entend un certain nombre d'élucubrations qui vont du châtiment céleste (pluies de pierres) au cadeau tombé du ciel.. pour peu qu'il soit comestible !
Les E.T ne sont pas de reste ! D'aucuns prétendent que ces visiteurs venus d'ailleurs rejettent la nourriture en excédent au moment de repartir chez eux !
Un certain Charles Fort a même échafaudé une théorie impliquant une "mer supérieure des Sargasses" sise.. quelque part là-haut.. qui aspirerait la matière de la terre et la recracherait de temps à autre...

 

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Charles Fort devant le jeu d'échecs de son invention
 
Il n'en reste pas moins qu'on constate des choses curieuses : en général, une seule espèce animale va tomber, le plus souvent les individus sont vivants et aucun autre animal d'une autre espèce ne va l'accompagner, pas plus que des détritus de toutes sortes..

Portrait croquignolet de l'étrange et attachant monsieur Fort (emprunté au "Matin des magiciens" de Louis Pauwels et Jacques Bergier)

"Il y avait à New-York, l'an 1910, dans un petit appartement bourgeois du Bronx, un bonhomme ni jeune ni vieux, qui ressemblait à un phoque timide".
Ancien journaliste et embaumeur de papillons, le hobby du monsieur  était d'accumuler des notes sur des évènements invraisemblables et pourtant établis, allant des pluies rouges, ou de boue, de flocons de neige gros comme comme des soucoupes, pluies de grenouilles.. jusqu'aux boules de feu, traces d'animal fabuleux, disques volants, engins dans le ciel, étranges disparitions...

C'est ainsi qu'il collecta 25 000 notes qu'il rangea consciencieusement dans des boîtes en carton et entretint avec elles un étrange rapport. En parlant de ses notes, il en disait "Petites putains, nabots, bossus, bouffons, et pourtant leur défilé chez moi aura l'impressionnante solidité des choses qui passent, et passent, et ne cessent de passer..."

Puis, quand il était fatigué de s'occuper de ce qu'il appelait son "sanatorium des coïncidences exagérées"... "il se délassait l'esprit en jouant tout seul d'interminables parties de super-échecs sur un échiquier de son invention qui comportait 1 600 cases."

 Cependant, s'apercevant que son pauvre labeur solitaire ne le mènerait pas loin.. il brûla toutes ses boîtes et entreprit d'œuvrer à une encyclopédie des faits exclus.
"Il se mit donc en devoir d'apprendre tous les arts et toutes les sciences", devint un rat de bibliothèque, se mit en rapport épistolaire avec les plus grandes bibliothèques du monde.
Puis alors seulement, il reprit ses recherches sur les faits rejetés, en les passant au cribles de ses connaissances.
Pour lui, l'important était de consigner les faits, même ridicules, même aberrants, puis seulement après les expliquer.. si possible. Ne rien exclure !
 
"Je ne crois pas faire une idole de l'absurde. Je pense que, dans les premiers tâtonnements, il n'y a pas moyen de savoir ce qui sera par la suite acceptable. Si l'un des pionniers de la zoologie (qui est à refaire) entendait parler d'oiseaux qui poussent sur les arbres, il devrait signalre avoir entendu parler d'oiseaux qui poussent sur les arbres. Puis il devrait s'occuper, mais seulement alors, de passer les données de cela au crible."
 
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Il publia son premier ouvrage "Le livre des damnés" en 1919, qui produisit une révolution dans les milieux intellectuels. "Avant les premières manifestations du dadaïsme et du surréalisme, Charles Fort introduisait dans la science ce que Tzara, Breton et leurs disciples allaient introduire dans les arts et la littérature :  le refus flamboyant de jouer à un jeu où tout le monde triche, la furieuse affirmation "qu'il y a autre chose". Un énorme effort, non peut-être pour penser le réel sans sa totalité, mais pour empêcher que le réel soit pensé de façon faussement cohérente. Une rupture essentielle."

Cependant, Charles Fort n'est pas un naïf, il ne croit pas tout... Simplement il s'insurge contre cette habitude qui consiste à nier a priori ce qu'on ne comprend pas.
Pour ce faire, il donne des coups de poing dans l'édifice et y va allègrement dans l'humour. Avec lui, tout est possible.

Ainsi, il échafaude une théorie relative aux pluies d'objets et animaux divers et variés : "Les objets soulevés par les ouragans peuvent re entrés dans une zone de suspension siée au-dessus  la terre, flotter l'un près de l'autre longuement, tomber enin.."
Une "super-mer des Sargasses"...
 
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Quelques exemples de ce qui risque de vous tomber sur la tête:



Pluies d'animaux :

- de souris en Norvège en 1578
- de poissons-chats à Singapour en 1861
- de varans en 1870
- de serpents à Memphis en 1877
- de fourmis à Nancy en 1887
- une carpe congelée dans un bloc de glace à Essen  
 (Allemagne) en 1896
- de grenouilles à Minneapolis en 1901
- d'un singe en 1956
- de crevettes en Australie en 1978
- d'une étoile de mer dans le Minnesota en 1985
- de sardines dans le Queensland en 1989
- de poissons à Yarmouth (Angleterre) en 2000
- de poissons à Korona (Grèce) en 2002


Pluies d'objets divers :

- de noisettes à Dublin en 1867
- de morceaux de viande dans le Kentucky en 1876
- de foin à Aarau (Suisse) en 1883
- de soufre à Fontainebleau en 1887
- d'encre au Cap de Bonne Espérance en 1888
- de monnaie à Gorgy (Russie) en 1940
- de lance de glace près de Dusselforf (Allemagne) en 1951
- de clous dans le New Jersey en 1955
- de pêches en Louisiane  en 1961
- de chair et de sang en 1968
- de haricots africains au Brésil en 1971
- de graines de moutarde et de cresson à Southampton en 1979


Pluies de cheveux d'ange :

Les cheveux d'ange sont une sorte de filaments blancs qui se désagrègent rapidement à l'air libre (seul moyen de les conserver : les mettre au frais? Je vous dis ça au cas où !). L'hypothèse avancée est qu'il s'agirait de fils d'araignées aéronautes. La dernière pluie en date (celle de Sonora) a permis des analyses qui ont révélé une nature organique, stérile, fibreuse et légèrement radioactive.
A noter également que  souvent (pas toujours), on rapporte des observations d'Ovnis concomitantes.
- Japon en 679, en 1477, en 1596, en 1650
- Nuremberg (Allemagne) en 1665
- Japon en 1702 et 1724
- Grande-Bretagne en 1741
- etc..etc.. (ça tombe beaucoup au Japon, on dirait..)
- Fatima (Portugal) en 1917
- Gaillac (France) en 1952
- Oloron (France) en 1952
- Moscou en 1953
- Marysville en 1954
- Sonora en 1976


Pluies de sang  (algues? champignons microscopiques ?)

- Paris en 582
- Tours en 754
- Lisbonne en 1551
- Aix, Nice, Toulon en 1608
- Chatillon-sur-Seine en 1669
- Italie en 1744 et 1813
- Hollande en 1819
- Djebel-Sekra (Maroc) en 1880
- Limoges en 1884
- Indochine en 1887
- Sicile en 1901
- Ohio en 1955
- Kerala (Inde) en 2001
 
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Nicolas Poussin par lui-même – 78 x 94 cm
 
Parmi les peintres qui me sont chers, Nicolas Poussin occupe une place toute particulière. Je trouve que la plupart de ses tableaux, pour avoir été peints entre 1512 et 1665, sont étonnamment modernes; je n'irai sans doute pas jusqu'à dire qu'il est l'inventeur du cubisme, laissons cet honneur à Cézanne, mais, tout de même il y a de ça !
 
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"La Sainte Famille"
 
Dans sa peinture, j'aime beaucoup ce que les photographes nomment la profondeur de champ; en effet dans ses œuvres, on peut dire que du premier plan jusqu'à l'horizon, tout est net. Il peint dans un monde où la poussière semble ne pas exister, un monde aseptisé. Et que dire des couleurs, on a souvent parlér du bleu Nattier, mais les bleus de Poussin ! Et ses rouges aussi…Et cette lumière dont on n'arrive pas à localiser l'origine ! La composition est presque toujours parfaite , surtout dans ses derniers tableaux. Sans doute y aurai-t-il encore beaucoup de choses à dire , mais nous aurons certainement l'occasion d'y revenir.

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"Saint Jean Baptiste" – 95,3 x 121,6 cm.
 
Plusieurs énigmes entourent sa peinture, ce qui, vous devez bien vous en douter, n'est pas fait pour me déplaire. En particulier à propos des "Bergers d'Arcadie" et de Rennes le château. Je ne manquerai certainement pas de vous en parler une autre fois.
 
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" Les bergers d'Arcadie" – 185 x 121 cm.
 
Que savons-nous de Nicolas Poussin?
 
C'est au mois de juin 1594 qu'il vit le jour aux Andelys, près de Rouen.
On ne sait pas grand chose "du petit Poussin". On sait seulement qu'il adorait dessiner et qu'en 1611, un peintre de l'école de Fontainebleau, Quentin Varin (parfois dénommé Quintin Varin?) se rendit aux Andelys pour y peindre le retable de l'église. Nicolas était subjugué par le travail de Varin, au point que celui-ci décida de le prendre sous sa protection et de lui donner des cours de peintures. En à peine quelques leçons Nicolas savait presque tout faire. Varin alla trouver ses parents pour les exhorter à laisser partir leur fils pour la capitale où il pourrait y devenir peintre.

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"L'inspiration du poète – 182,5 x 213 cm.
 
Poussin n'attendit pas pour partir le consentement que son père, ancien notaire ruiné par la guerre, n'ayant aucun penchant particulier pour les arts, ne lui aurait de toutes façons pas donné.
 
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"L'annonciation"
 
Nous sommes en 1612, voila notre apprenti peintre qui arrive à Paris où il a la chance de rencontrer un gentilhomme particulièrement épris des arts qui deviendra son protecteur, l'aidera à trouver un logement et à faire ses premiers pas dans le monde de la peinture. Il va tout d'abord effectuer un passage dans l'atelier de Ferdinand Elle de Malines, un portraitiste bien connu à l'époque. Ensuite il travaillera avec le nancéen Georges Lallemant; chez lui il étudiera d'après des gravures en noir et blanc, les œuvres de Jules Romain et la statuaire antique.

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"Orion"
 
Poussin rêve de l'Italie. A deux reprises, il essaie de se rendre à Rome. Les deux fois il va échouer et sera obligé de retourner sur Paris.
 
Par l'intermédiaire de son protecteur, Poussin va rencontrer le mathématicien du roi Louis XIII, un dénommé Courtois. Grâce à cette connaissance, il a ses entrées au Louvre (le palais du roi, pas le musée, bien entendu). A ce moment là, il ne se doute pas qu'un jour 39 de ses tableaux et de très nombreux dessins finiront dans ces galeries qu'il arpente pour découvrir les peintures anciennes, en particulier celles de Raphaël qui l'attirent particulièrement. Sous Louis XIII, les musées n'existent pas encore, pour voir des peintures de maître cela n'est pas du tout évident, sans doute Poussin est-il conscient de la chance qui est la sienne.
 
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" L'hiver, ou le déluge" - 118 x 160 cm.
 
Grâce à ses fréquentations au palais Nicolas Poussin a l'opportunité de rencontrer Philippe de Champaigne. Marie de Médicis va réunir les deux artistes pour la décoration du palais du Luxembourg, ils travailleront sous la houlette de Nicolas Duchesne.
 
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"Acis et Galatée – 97 x 135 cm.
 
C'est alors que se produit un événement important dans la vie de Poussin, son protecteur doit retourner dans son château du Poitou. Il propose à Nicolas de le suivre, celui-ci accepte entrevoyant déjà la possibilité de quelques commandes pour la décoration de la demeure. C'était sans compter sur la mère de son protecteur qui le traite comme le dernier des palefreniers. Outragé, humilié, il décide de se libérer tout seul. Sans un sou, il part à pied. Le voyage est extrêmement pénible. Pour survivre il fait quelques peintures qu'il vend au plus offrant. Certains prétendent que son tableau intitulé "les Bacchanales" a été fait durant ce voyage (fait et non pas exécuté comme le disent les mauvaises langues).


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"Bacchanales" – 74 x84 cm.
 
Je n'insisterai pas sur les détails de son voyage qui fut long et pénible. Arrivé à Paris Poussin est très malade, aussi décide-t-il de retourner aux Andelys, il y restera un an avant de pouvoir revenir à la capitale.
Vers 1622, la chance à nouveau lui sourit, il rencontre le poète italien Gian Battista Marino dit : " Cavalier Marin" qui lui commande une suite de dessins d'illustrations pour "Les métamorphoses d'Ovide". Marino devient provisoirement son mécène et lui propose de l'amener à Rome. Cela ne peut pas se faire tout de suite. En effet, les jésuites célèbrent à ce moment- là la canonisation de saint Ignace de Loyola et de saint Xavier, et demandent à Poussin de réaliser deux peintures représentant les miracles des saints. Il en fera six.
 
Fin de la première partie
 




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  1.  

  2. Poussin et l'Italie

  3. En 1624, Poussin ira d'abord à Venise où il se retrouvera complètement démuni, on peut dire qu'à ce moment il a vraiment connu la misère. Enfin à Rome, il loge au Palais du cardinal Barberini où habite son ami poète Marino. Dans la ville éternelle il obtient quelques commandes importantes, dont un retable pour Saint Pierre : "Le Martyre de saint Erasme", c'est une œuvre de grande dimension qui est fort mal accueillie par les romains. Ca commence plutôt mal…Heureusement le cardinal Barberini lui commande "La mort de Germanicus". Son ami "Cavalier Marin" part pour Naples où il va mourir peu de temps après.
  4.  

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  1. "Le Martyre de saint Erasme" – 320 x 186 cm.

  2. Poussin est toujours aussi pauvre et se voit contraint de vendre ses toiles à vil prix pour pouvoir survivre. Comme il n'est plus logé chez le cardinal, il partage maintenant un appartement avec le sculpteur Duquesnoy qui n'est pas plus riche que lui. C'est là qu'il va apprendre à modeler des statuettes qu'il disposera ensuite comme des modèles pour organiser la composition de ses tableaux.
     
  3. A partir de 1628, Nicolas va habiter chez un pâtissier français du nom de Jean Dughet. Poussin est très malade. La fille du pâtissier, Anna-Maria Dughet, va le soigner avec un dévouement tout particulier. Résultat, ils se marieront en 1629 (c'est bien connu que les hommes épousent toujours des "infirmières" ou des "mamans" !). De plus "l'infirmière Anna-Maria" avait une fort belle dot, ce qui ne gâche rien.

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  1. Renaud et Armide

  2. A compter de maintenant, Nicolas Poussin ne va plus connaître de difficultés financières. Ils achètent une maison sur le mont Pincio juste en face de celle de Claude Gellée "dit le Lorrain". Poussin qui est de nature solitaire et n'a que très peu de contacts avec ses contemporains se lie d'amitié avec Claude Lorrain, on les verra souvent déambuler ensemble dans les rues de Rome ne parlant, bien entendu, que de techniques de peinture.
  3.  

  4. Maintenant Poussin est connu et reconnu comme peintre de talent. Il va de moins en moins s'intéresser aux commandes publiques, aux grandes compositions. Il a sa cour d'amateurs qui se disputent ses œuvres. Il peint des toiles de dimensions moyennes, travaille à son rythme, passe beaucoup de temps à peaufiner ses compositions.
  5. Des œuvres de Poussins ont été envoyées par la cardinal Barberini à Richelieu, sa renommée gagne maintenant la France. Louis XIII écrit en personne à Poussin pour lui demander de venir à la cour. Poussin profite de sa maladie (il sera malade durant toute sa vie) pour reculer le départ, prétexte une peinture inachevée. Enfin c'est à reculons qu'il regagne la France.
  6.  

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  1. Renaud et Armide

  2. Son voyage lui est offert, il sera nommé peintre ordinaire du roi et logé au Louvre. Bref il n'a pas le choix et se retrouve "à l'insu de son plein gré" à Paris. Poussin laisse sa femme à Rome, ne doutant pas qu'il y sera très vite de retour. Pour le faire venir il aura fallu que Monsieur de Chanteloup, qui s'était engagé vis à vis de Louis XIII, vienne le chercher à Rome.
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  1. "L'été" – 118 x 160 cm. 

  2. A peine arrivé, on lui présente le cardinal de Richelieu, Monsieur de Noyers, le surintendant des Bâtiments du Roi. Il retrouve son ancien ami Philippe de Champaigne, un jeune peintre du nom de Eustache Le Sueur, qui deviendra son élève. Mais là où le bât blesse c'est que Simon Vouet victime d'une jalousie sans bornes va tout faire pour intriguer. Cela n'empêchera pas Poussin d'être nommé premier peintre du Roi en 1641.

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  1. Dessin d'étude

    Poussin est maintenant chargé de la décoration de la grande galerie du Louvre. Comme il n'apprécie pas la réalisation de l'architecte Le Mercier, il décide d'en faire abattre une partie. Le Mercier, furieux, s'allie maintenant avec Simon Vouet pour calomnier Poussin, l'accuser de toutes les horreurs possibles et inimaginables. Nicolas se voit contraint de faire un mémoire pour prouver son innocence, reprenant point par point toutes les fausses accusations dont il est victime.
  2.  

  3. Sa santé est toujours chancelante; on se doute, vu les circonstances, que le moral de Nicolas est au plus bas. Aussi ne pense-t-il qu'à une chose : retourner en Italie. En 1642, Poussin, sous prétexte d'aller chercher sa femme, demande un congé. De retour à Rome il ne quittera plus la ville éternelle. A cette période il peint de nombreux tableaux parmi les plus beaux.

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  1. La fuite en Egypte

  2. Le Sueur aurait voulu suivre Poussin à Rome, malheureusement il vivait dans un état de pauvreté extrême, il ne pu réaliser son rêve, mais Poussin ne l'oublia pas, lui écrivant régulièrement, lui faisant parvenir des dessins, lui prodiguant un maximum de conseils.
  3.  

  4. Louis XIII et le cardinal de Richelieu sont maintenant décédés, Poussin n'a plus de raisons de revenir en France. Pourtant  on essaya bien de le rappeler à Paris pour terminer la grande galerie du Louvre en pur perte.
  5.  

En 1664, son épouse Anna-Maria est très malade, Nicolas à son chevet la veillera durant neuf mois avant son décès.

Poussin, seul, malade, vivant dans un isolement profond meurt  le 19 novembre 1665.



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  1. La vision de Sainte Françoise Romaine" – 121 x 102 cm.

L'œuvre de Nicolas poussin comporte 200 tableaux recensés, et environ 450 dessins. Plus du quart de son œuvre se trouve en France, la majorité au Louvre, qui durant une partie de sa vie fut aussi sa demeure…

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  2. Nicolas Poussin par B.M.C. (Première partie)


     

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"Lorsque j'avais entre huit et douze ans, j'étais passionné d'astronomie. Je cherchais à dessiner des éclairs".

                                           Hans Hartung             

Aujourd'hui je vais vous parler de celui qui est considéré comme le fondateur de l'abstraction lyrique : Hans Hartung.

Il est né à Leipzig dans une famille de médecins et de mélomanes. Son père fait de la peinture en peintre du dimanche. C'est dans cet univers que va grandir le petit Hans.


En 1912, la famille s'installe en Suisse à Bâle. Elle y restera jusqu'en 1914.


Très jeune, Hans va se passionner pour l'astronomie et aussi la photographie qu'il pratiquera d'ailleurs toute sa vie.

Hans poursuit ses études à Dresde, c'est probablement à ce moment là qu'il va faire des copies, à sa façon, des grands maîtres, Rembrandt, Gréco et bien d'autres…

De 1924 à 1925, retour dans sa ville natale où il continue ses études de philosophie, suit l'Académie des Beaux-Arts de Dresde. C'est là que  pour la première fois, il entend parler de "peinture française", de cubisme, de Picasso, de Braque, et aussi des expressionnistes allemands.

En 1926, Hans va parcourir l'Italie à bicyclette, puis il va venir en France, il s'installera dans les Pyrénées orientales au  Barcarès, puis à Paris.

Hans Hartung rencontre une jeune peintre norvégienne Anna-Eva Bergmann qu'il épouse en 1929.


1931, exposition à Dresde avec Anna-Eva.

Face à la montée du nazisme Hartung gagne les Baléares, où il s'installe dans une modeste maison du côté de Minorque. Très vite il se retrouve sans argent. Après quelques péripéties, il demeure provisoirement à Berlin puis retourne à Paris pour fuir le régime de l'Allemagne nazie.

A Paris il va rencontrer ceux qui deviendront "les maîtres" de l'art abstrait. À commencer par Kandinsky, mais aussi Magnelli, Domela, Hélion. Goetz avec qui il va découvrir l'estampe, Miro avec qui il exposera.

A partir de 1934 la vie va devenir très difficile pour Hans Hartung, sa femme est gravement malade, juste au moment où ils ont décidé de divorcer ce qui , bien entendu n'arrange rien.


 Après le divorce Anna-Eva retourne en Norvège. Hans complètement démuni est seul et sans argent, Goetz lui offre l'hospitalité, Julio Gonzalez lui permet de travailler dans son atelier, mais comme il n'a pas les moyens de s'acheter le matériel nécessaire, cela ne sert pas à grand-chose. Ses amis étant aussi démunis ne peuvent guère faire quelque chose pour lui. Bref, c'est pas la joie!

C'est à cette époque que se situe l'histoire très connue "des taches d'encres". Comme Hartung n'a pas d'argent pour acheter de la peinture, il va s'asseoir à la terrasse d'un café et commande un café crème, ce qui lui donne le droit de réclamer de l'encre et du papier. Pour combattre son angoisse du moment, il trempe son doigt dans l'encrier et trace , les yeux fermés, des spirales, des tourbillons etc… A un moment où il s'imagine au fond des abysses, où le moral est au plus bas, c'est là, sans qu'il en soit conscient que sa peinture est en train de naître.

Pour ne rien arranger, l'ambassade d'Allemagne lui retire son passeport. Hartung a touché le fond, profondément anti-nazi il n'est pas question de retourner dans son pays natal.

En 1939 il va épouser la fille du sculpteur Julio Gonzalez, Roberta. La même année il va s'inscrire sur la liste des volontaires contre l'hitlérisme.

La guerre étant déclarée, il est affecté à la Légion étrangère, se retrouve en Afrique du nord. Démobilisé il se réfugie dans le Lot où vit la famille Gonzalez et bien entendu, Roberta. En 1942 Julio Gonzalez meurt, l'ensemble de la France est maintenant occupée. Hartung décide de passer en Espagne. Il y sera fait prisonnier et incarcéré dans un camp de concentration où il passera sept mois.

Enfin il réussit à gagner l'Afrique du Nord. A nouveau il va s'engager dans la Légion étrangère, va participer à de nombreux combats. En 1944, lors de l'attaque de Belfort il est grièvement blessé et doit être amputé de la jambe droite.Il aura droit à plusieurs décorations, croix de guerre, médaille militaire, légion d'honneur, enfin toute la collection…
Après la guerre il se retrouve à Paris, il est naturalisé français. C'est sans doute la moindre des choses !

Dans sa démarche artistique, il sera aidé par son ami Calder. Il va à partir de ce moment participer à de nombreuses expositions. A la même période, nous sommes vers les années cinquante, il rencontre quelques'uns des peintres qui deviendront "des piliers" de l'abstraction lyrique en particulier : Gérard Schneider et George Mathieu.

Les choses vont mieux pour Hartung, plusieurs expos personnelles lui sont consacrées, la critique s'intéresse de plus en plus à son travail. Enfin il commence à voir le bout du tunnel. En revanche, avec Roberta les chose vont "plutôt pas très bien".

En 1953 Hans Hartung visite le Musée d'Art Moderne, il y trouve Anna-Eva qui y était aussi en visite (comme vous le savez sans doute, il n'y a pas de hasard) , Hans lui prend la main et ne la lâchera plus jusqu'à la fin. Il va divorcer d'avec Roberta et se marier pour la deuxième fois avec Anna-Eva.

A partir de maintenant, la machine est en route, Hartung "se retrouve" à la Galerie de France, les expositions s'enchaînent, sa notoriété grandit de jour en jour.

Ce serait beaucoup trop long de citer toutes les expos qui vont se succéder. Il en est de même des honneurs pour le peintre, prix de la Biennale de Venise, membre de l'Institut, j'en passe… De nombreuses rétrospectives lui sont consacrées.

En 1968 Hans et Anna-Eva font construire à Antibes une maison atelier dont ils font les plans. Cette maison deviendra "La Fondation Anna-Eva Bergmann et Hans Hartung". Bien entendu cela mérite la visite et en attendant je vous invite à aller consulter le lien de la fondation.






Anna-Eva Bergman meurt le 24 juillet 1987.


Hans Hartung meurt le 7 décembre 1989; selon sa volonté ses cendres sont dispersées dans la Méditerranée.



Liens


Fondation Anna-Eva Bergmann et Hans Hartung.


Hans Hartung Images Google



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"Ici est tenté quelque chose qui n'a jamais été tenté : créer l'univers dans lequel l'art moderne pourrait trouver à la fois sa place et cet arrière-monde qui s'est appelé autrefois le surnaturel."
                                                     André   Malraux 
                           
  
Marguerite et Aimé Maeght possédaient un terrain de dix hectares de pinède sur la colline des Gardettes  à Saint-Paul de Vence. Terrain sur lequel se trouvait une petite chapelle en ruine consacrée à Saint Bernard.

Environ dix ans auparavant, "les Maeght" avaient perdu leur fils cadet  Bernard , mort en 1953 d'une leucémie. Cette perte les avaient beaucoup marqués, sans doute virent-ils un signe au fait que ce terrain soit consacré au saint patron de leur fils disparu. Ils voulaient d'abord y construire un "mas" pour y habiter.
Comme ils en parlaient avec Georges Braque, celui-ci proposa : "Si vous voulez, je ferai les vitraux de la chapelle". Raoul Ubac intervint à son tour : " Je peux sculpter le chemin de croix". Tal Coat, Miro, proposèrent aussi leurs services. Très vite il ne fut plus question de construire un mas, mais un "centre d'art". L'idée en revint semble-t-il à Georges Braque.

En 1962, le village de Saint-Paul de Vence n'avait pas la renommée qu'il a aujourd'hui. Le projet de Marguerite et Aimé Maeght était de construire un "noyau" qui serait le centre d'un village d'artistes. Dans leur esprit devaient s'installer ici, des potiers, des ateliers de lithographies, des peintres; des logements seraient prévus pour des artistes de passage. Enfin, tout ce qui de près ou de loin avait un rapport avec l'art. Malheureusement c'était sans compter avec les élus locaux qui virent dans ce projet une action purement commerciale et néfaste pour la région alors même qu'il s'agissait d'intentions  entièrement altruistes.


En fait cette idée ne fut jamais complètement enterrée. Des années plus tard, n'ayant pas pu réaliser leur projet de village d'artistes à Saint- Paul de Vence. Il fut question de le réaliser à Paris, dans le quartier du Maraise (de Saint-Paul de Vence on passait à l'îlot Saint Paul) .
Voici le programme qui était prévu: Restauration des hôtels de Beauvais, Henault de Cantorbe et Gilles Charpentier. Bien entendu Maeght prenait tous les frais de restauration à sa charge. Il fallait reloger 500 personnes. Afin que ceux-ci acceptent, ce qui leur fut proposé était tout à leur avantage.
Pourtant comme toujours dans ce genre "d'histoire", la politique s'en mêla, si bien que le projet fut abandonné. De plus, entre Aimé et son fils Adrien il y avait à ce moment là "du tirage" ce qui n'arrangeait pas les choses, je n'entrerai pas davantage dans le détail…

Voilà comment disparaissent de si beaux projets…
Mais revenons, si vous le voulez bien à notre fondation. Cet ensemble architectural a été entièrement conçu et financé par Marguerite et Aimé Maeght. La conception en revient à l'architecte catalan José Luis Sert, ami de longue date de Joan Miro. En effet c'est lui qui avait conçu le pavillon de la République espagnole de l'exposition internationale de 1937. Comme vous le savez sans doute c'est là qu'étaient exposés "Guernica" de Picasso,  mais aussi ce que l'on sait moins, "La Fontaine de Mercure" de Miro. C'est le même architecte qui  par la suite construira l'atelier de Miro à Palma de Majorque.

Pour financer la construction, "les Maeght" sont contraint de vendre un certain nombres d'œuvres très importantes de leur collection personnelle. Des Bonnard, des Braque, "La partie de campagne de Fernand Léger". Ils vont également faire don à la fondation d'une quantité considérable d'œuvres issues de leur collection : l'œuvre complet de toutes les sculptures de Joan Miro (140), de très nombreux Giacometti (52), des Matisse, des Braque, Chagall, Tapies, Kandinsky, Riopelle, Calder, enfin je ne vais pas vous faire toute  la liste. Mais surtout n'essayez pas de chiffrer ce que cela représente, vous seriez certainement très loin du compte.

L'ensemble architectural a été spécialement conçu pour présenter l'art moderne et en même temps il devait être très bien associé à la nature environnante.
Les peintres et les sculpteurs de la galerie ont collaboré avec l'architecte pour intégrer leurs  travail; je pense au labyrinthe de Miro, à la cour Giacometti, la fontaine de Pol Bury, les céramiques de Chagall, de Tal Coat, le bassin de Braque…

La fondation a été inaugurée par André Malraux en juillet 1964.
A cette époque il n'existait en France rien de semblable. C'est un musée, et en même temps un lieu d'exposition, c'est quelque chose d'extrêmement dynamique. En été, des concerts y sont régulièrement donnés.

Très vite Aimé Maeght aurait voulu agrandir la fondation, là encore ce ne fut pas possible…

Ce que l'on peut dire maintenant, c'est qu'Aimé Maeght n'avait pas prévu le succès que rencontre la fondation aujourd'hui. Chaque année environ 250.000 visiteurs y passent. La fondation possède près de 9.000 œuvres. Ce que l'on pourrait regretter, c'est que généralement durant les expos estivales on ne voit pas la plus grande partie des collections, ce qui est vraiment très dommage.

Depuis la disparition d'Aimé Maeght, les collections ont reçu des dons importants; je pense en particulier à un ancien ministre de la culture, Michel Guy, qui à donné toute sa collection de Bram Van Velde.

Personnellement je regrette profondément qu'Aimé Maeght n'ait pu réaliser ses projets d'agrandissement de la fondation, ce qui aurait permis de présenter l'ensemble des œuvres. De même pour son projet parisien, bien sûr…

Et maintenant je vous vois venir avec vos gros sabots: "Et Picasso" dans tout ça. Eh oui, à ma connaissance il n'y a pas de Picasso à la fondation. Cela n'est pas très étonnant, Picasso, avait peu de rapport avec Braque, bien qu'il s'intéressa toujours à son travail, à cette époque de leur vie il était difficile de rapprocher les deux hommes et Braque était omniprésent chez Maeght. De plus Picasso avait un marchand qui était en quelque sorte un concurrent. A la fin de sa vie la relation de Matisse et Picasso n'était pas facile non plus, et la galerie Maeght représentait Matisse. Mais ne vous inquiétez pas, même sans Picasso il y a tellement de choses et de belles choses à voir et à revoir.



Bonne visite. 



La Fondation est ouverte tous les jours sans exception.

du 1° octobre au 30 juin : de 10h à 12h30 et de 14h30 à 18h

du 1° juillet au 30 septembre : de 10h a 19h sans interruption.


Lien Fondation Maeght

 
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Edgar Cayce



"Devant la logique, j'hésite parfois. Mais l'impossible m'apparaît probable à première vue."
                                                  
Alphonse Allais.
                                                                                        
Voilà, encore une fois, je vais mettre en rage tous les RBB de la création (vous savez, les rationalistes bêtes et bornés). Mais il faut bien dire que j'y prends un malin plaisir.

L'américain Edgar Cayce (bien que son nom soit d'origine française, on prononce kai-si.) est né le 18 mars 1877.

Ses parents étaient fermiers dans l'État du Kentucky. A l'âge de cinq ans, le jeune Edgar raconte à ses parents qu'il peut leur parler des personnes de sa famille récemment décédées. Bien entendu personne ne le croit .A l'école Il est souvent considéré par ses camarades comme un peu simplet. Très jeune il demande à son père de lui acheter une bible. A treize ans, il l'a déjà  entièrement lue  plusieurs fois.
 
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Edgar Cayce à l'âge de 15 ans


Voici ce qu'il écrira plus tard :" À cet âge, donc, je vécus une expérience religieuse, une vision accompagnée d’une promesse (promesse qui m’est toujours très sacrée). Ceci n’empêcha pas que, le lendemain, j’étais comme d’habitude incapable de réciter correctement mes leçons en classe. Le soir venu, il me fut tout aussi difficile que de coutume d’apprendre ma leçon d’orthographe. Je m’acharnai à l’étudier. Chaque fois que je croyais la savoir et que mon père prenait le livre pour me demander d’épeler les mots, je n’y arrivais pas. Au bout de deux ou trois heures, fréquemment réprimandé pour ma stupidité, une voix intérieure me souffla : « Fie-toi à la promesse. » Je suppliai mon père de me laisser me reposer cinq minutes. Il y consentit. Je refermai le livre, le plaçai derrière la tête et m’endormis assis sur ma chaise. Lorsque mon père prit à nouveau le manuel d’orthographe, non seulement je savais ma leçon, mais je pouvais épeler tous les mots du livre et, en outre, indiquer la page et la ligne où se trouvait chacun d’eux. À partir de ce jour-là, je n’eus plus de difficultés à l’école".

Un jour,  Edgar est très malade. Le médecin de campagne appelé en urgence, est là, impuissant, ne sachant que faire. Le garçonnet est dans le coma. Les parents envisagent déjà le pire.. Alors la voix de l'enfant s'élève dans le silence : "J'ai reçu un coup de balle de base-ball sur la colonne vertébrale. Il faut me faire un cataplasme" suit la liste de toutes les plantes nécessaires. A tout hasard n'ayant d'autre solution, on fit le cataplasme. On constatera lors de son réveil que la quasi-totalité des plantes en question lui étaient totalement inconnues. Le lendemain Edgar courait comme un lapin.

A seize ans, Edgar quitte l'école, jusque là les seuls livres qu'il possède sont sa fameuse bible et un catéchisme. Une furieuse envie de lire et de s'instruire le travaille, aussi décide-t-il de rechercher un emploi dans une librairie.

Pour tous ceux qui sont actuellement à la recherche d'un emploi, vous pouvez toujours essayer la "méthode Cayce". Voici comment il s'y prit, c'est lui-même qui l'a raconté :"J’entrai dans le magasin et annonçai au propriétaire que j’allais travailler pour lui. Il objecta qu’il n’avait besoin de personne. Étant persuadé du contraire, je me présentai le lundi suivant pour commencer mon travail". Et ça a marché…

Cayce va vivre une autre expérience, voici comment il la relatera par la suite : "Quelques mois plus tard, je me plaignis de violents maux de tête. Mon médecin ne réussit pas à en déterminer la cause. À la suite d’une terrible migraine, je perdis toute notion de la réalité . Un ami me vit déambuler dans la rue et me ramena chez mes parents. Je restai plusieurs jours sans connaissance. Lorsque je repris mes sens, j’avais de grandes difficultés à parler. Pendant un an, ma voix ne s’éleva guère au-delà d’un murmure. Mes parents tentèrent tout ce qui fut possible, néanmoins ma santé déclina.
Parmi ceux qui essayèrent de m’aider, se trouvait un hypnotiseur ambulant. Ce n’était ni un médecin ni d’ailleurs un homme très instruit. Il découvrit que je pouvais parler normalement sous hypnose, mais que j’en étais incapable aussitôt que je revenais à l’état normal. Au bout de quelques mois, je ne pouvais même plus chuchoter, et bien des gens supposèrent que j’étais atteint d’une phtisie galopante. Or un habitant de la localité pratiquait l’hypnotisme. Je suppliai mes parents de lui permettre d’essayer l’idée d'un spécialiste de New York. Ils acceptèrent. Cet homme vint chez nous un dimanche après-midi, le 31 mars 1901. Seuls ma mère, mon père et lui étaient présents. Je m’allongeai sur le divan et perdis promptement conscience. On me rapporta qu’après avoir reçu de la part de l’hypnotiseur la suggestion que j’allais voir mon propre corps, j’avais mentionné ce qui suit : « Oui, nous sommes en présence du corps. Dans les conditions ordinaires, ce corps est incapable de parler à cause d’une paralysie partielle des muscles inférieurs des cordes vocales, paralysie due à un surmenage nerveux. Il s’agit d’un problème psychologique engendrant un effet physique. On peut y remédier en suggérant au corps, tandis qu’il se trouve dans cet état inconscient, d’augmenter la circulation sanguine dans les zones affectées. » L’hypnotiseur se conforma à ces directives. On me relata qu’une vingtaine de minutes plus tard, j’ajoutai : « C’est bien. » Quand il m’ordonna de me réveiller et que je repris conscience, j’avais recouvré la voix."

Après avoir pratiqué différents métiers, Cayce finit par s'installer comme photographe. Il ouvre une petite boutique à Hopkinsville ou il espère vivre tranquillement sans qu'on vienne le déranger avec "son don". C'était compter sans son ami d'enfance Al Layne et sa fiancée Gertrude, qui à force de persuasion finirent par le convaincre. "NON, Edgar n'a pas le droit de garder ce don pour lui", il n'a pas le droit de refuser de soigner, les malades, les affligés, et tous ceux qui souffrent ici-bas.


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Edgar cayce et Gertrude
 
 
Son ami d'enfance est toujours malade, il se traîne, personne ne sait ce qu'il a, Cayce finit par se laisser convaincre pour faire ce qu'il appellera plus tard "une lecture". A son réveil, Edgard se met presque en colère: " non je t'interdis de prendre toute ces drogues que tu viens de noter sous ma dictée, c'est de la magie, c'est trop dangereux je n'en connais aucune d'entre elles". Suite à cet incident Edgard se fâche avec son ami qui est bien décidé à pratiquer le traitement. Cayce s'enferme dans sa boutique et ne veut plus entendre parler de ça . Huit jours passent et l'ami Al se pointe au magasin, il n'a jamais été aussi bien de sa vie.

Bien entendu l'histoire fait le tour de la petite ville. Il n'est pas question que Cayce refuse de soigner. Il proteste " Ce n'est pas parce que je parle en dormant que je vais me mettre à soigner les gens".

Il finira par accepter à condition de ne pas voir ses "patients", et de ne pas connaître leur nom. Bien entendu il ne sera pas question de leur demander de l'argent, ou une quelconque compensation matérielle.

Après le travail, Edgar donne ses "lectures". Le corps médical s'inquiète, ses ordonnances sont bien trop précises, il ne peut s'agir que d'un confrère déguisé. Edgar a toujours autant de complexes, aussi décide-t-il de ne donner que deux séances par jour. N'y tenant plus il décide d'arrêter ses consultations. Immédiatement il redevient aphone. Pour recouvrer sa voix, il devra accepter de reprendre les lectures.

Voici un exemple de "lecture", qui me paraît très intéressant : un certain James Andrews qui est un notable de la ville vient consulter Cayce. Sous hypnose, l'homme de l'art va lui prescrire une série de médicaments parmi lesquels de "l'eau d'Orvale". On a beau courir toutes les pharmacies du coin, se renseigner auprès des médecins, des hôpitaux, pas plus d'eau d'Orvale que de…(vous voyez ce que je veux dire…). Tout le monde de se moquer de Cayce : ", il dit n'importe quoi, il parle de remèdes qui n'existent pas…" On demande à Cayce une nouvelle "lecture" dans laquelle il donne la composition exacte de cette fameuse eau, composition extrêmement complexe. Andrews fait publier des recherches dans toutes les revues médicales. Enfin une réponse arrive de France, c'est un jeune médecin qui indique que la fameuse eau avait été" inventée" par son père, mais que la fabrication  était abandonnée depuis cinquante ans. La composition est exactement celle décrite par Cayce.

Le syndicat des médecins s'intéresse au cas Cayce. Trois d'entre eux assistent régulièrement aux "séances". Ils sont stupéfaits des résultats, au point d'autoriser Cayce à donner officiellement des "consultations psychiques".

Cayce est maintenant marié, il a un fils. A l'âge de huit ans, le fils en question en jouant avec des allumettes met le feu dans le laboratoire du photographe à un stock de magnésium, il est très grièvement blessé. Les médecins consultés concluent à une cécité totale. De toutes façons, il faut procéder à l'ablation d'un œil. Cayce va pratiquer une lecture, il s'insurge contre l'ablation de l'œil. Mais ce qui va l'angoisser davantage c'est que le remède qu'il donne est tout simplement effrayant : "pratiquer des applications de compresses imbibées d'acide tannique". C'est une folie, pourtant Cayce va obéir à ses voix. Quinze jours plus tard l'enfant est complètement guéri.

Une autre fois, Cayce va prescrire un médicament du nom de "Codiron", et prend la précaution d'indiquer l'adresse du laboratoire. Là encore ce médicament est introuvable. On téléphone au labo. Perplexité des fabricants : "c'est impossible que vous connaissiez ce médicament, il n'est pas encore en vente et on vient juste de lui donner un nom".

Un certain jour, il faut croire qu'il était particulièrement en forme, alors qu'il pratiquait une lecture, il indique l'ordonnance et poursuit :" voici les deux autres ordonnances". Au réveil, personne ne comprend ce qui vient de se passer. Ce n'est que le lendemain lorsque deux patients se présenteront qu'il expliquera qu'il a déjà donné les remèdes la veille.

A force d'être sollicité et soumis à la pression de ses proches, Cayce acceptera en 1924 de donner des consultations payantes et d'abandonner son métier de photographe, il a quarante-sept ans. Cela lui coûta beaucoup.
Jusque là il refusait de recevoir de l'argent, obligeant les siens à vivre dans la gêne. Il considérait que c'était une question d'honnêteté.

On pourrait citer à l'infini des exemples des guérisons miraculeuses d'Edgar Cayce. Il a donné durant sa vie des milliers de lectures, toutes sont répertoriées et archivées à la fondation qui porte son nom. C'était un homme extrêmement complexe, il a traité de très nombreux sujets , chacun nécessite au moins un article, aussi aurais-je l'occasion d'y revenir.  Il a fait des prédictions très intéressantes concernant, en particulier, les États-Unis, il a beaucoup parlé de karma, des archives akashiques, de réincarnations, de l'Atlantide, de Mû et de bien d'autres choses encore. . Ce serait beaucoup trop long à traiter dans un seul article.
Toutes ces lectures sont conservées à Virginia Beach, au siège de l’ARE, Association for Research and Enlightenment, une fondation qu’Edgar Cayce a lui-même créée. Elles ont été consignées par sa secrétaire et servent aujourd'hui de support à des études approfondies de la part de nombreuses équipes de chercheurs de par le monde.
 
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Fondation Cayce

Cayce était atteint d'une grave maladie qu'il était seul à connaître.  Lors d'une de ses lectures il avait prévenu: " le 3 au soir je serai définitivement guéri d'être quelque chose d'autre"


Edgard Cayce a transité vers une nouvelle destination le 3 janvier 1945

 
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Il existe de très nombreux sites Internet consacrés à Edgar Cayce.


La bibliographie est aussi beaucoup trop importante pour être citée ici.


 
 
Son thème
 
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  (Première partie)


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Théodore Géricault - Le radeau de la Méduse
 
Picasso disait, je cite de mémoire : "Ce n'est pas mal, un tableau qui raconte une histoire". Mais pour vous raconter "Le radeau de la Méduse" de Géricault je suis bien obligé dans cette première partie de commencer par le début, c'est-à-dire les faits historiques.

En 1816, le Sénégal vient juste d'être "restitué" à la France par les Britanniques. Le 17 juin, le futur gouverneur Julien Désiré Schmaltz embarque à bord de "la Méduse". Suit une pléiade de notables, scientifiques, colons, soldats, sans compter femmes et enfants (plus de 400 passagers). Le commandant du bateau se nomme Hugues Duroy de Chaumarey. Il n'a plus mis les pieds sur un bateau depuis plus de vingt-cinq ans, les cartes qu'il va utiliser sont obsolètes, les erreurs de longitudes et de latitudes sont énormes, certains prétendront qu'il est incapable de faire le point.  Comme on le constatera par la suite c'est un homme de peu d'expérience navale.  Son ignorance maritime va créer à bord un climat de méfiance qui va  se transformer tout d'abord en suspicion, très vite suivie de haine. Les premiers à se révolter sont les officiers, puis l'ensemble de l'équipage.


La Méduse n'était pas partie seule, elle était accompagnée de trois autres bâtiments, la corvette "l'Écho", le brick "l'Argus" et la flûte "la Loire".

Tout marin qui a un minimum d'expérience sait que les bateaux les plus rapides calquent leur vitesse sur celle du plus lent de manière à rester groupés. Mais c'était sans compter sur Chaumarey qui décida que comme la Méduse était le bâtiment le plus rapide, il  passerait devant.

Comme on pourrait le dire de nos jours : "c'était plutôt mal barré". Dans la nuit du 1er au 2 juillet, la corvette l'Écho fait plusieurs signaux de nuit à l'aide de falots pour prévenir que la Méduse navigue beaucoup trop près des côtes. Le 2 juillet, les marins jettent régulièrement la sonde le fond se "rapproche" de plus en plus. Le capitaine est prévenu, contre toute attente, il donne l'ordre d'augmenter la vitesse. Nous sommes en marée haute et il fait un temps superbe. Arrivée à environ 160 km de la côte mauritanienne, la Méduse s'échoue, sur un banc de sable (l'équipage est soupçonné d'avoir volontairement provoqué cet échouage), on fabrique un radeau de fortune sur lequel on va charger un maximum de choses pour alléger le bateau.


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La Méduse flotte à nouveau mais pas pour longtemps, de nombreuses avaries apparaissent obligeant à quitter le navire. 

Dans ce cas-là, il y a rarement assez de chaloupes de sauvetage, six canots seulement. "Les femmes et les enfants d'abord !".  Ne rêvez pas ! Ce seront en premier les notables : le Gouverneur et sa famille, le commandant Duroy de Chaumarey, en tout 250 passagers privilégiés qui prendront place dans les canots.

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Le radeau qui avait été fabriqué mesurait 20 mètres de long sur 10 de large. 139 marins et soldats n'ont pas d'autre solution que de s'y embarquer. Seize marins resteront à bord de La Méduse, parmi eux seulement trois survivront, ils seront retrouvés cinquante-deux jours plus tard  "à moitié fous".

À bord du radeau il y a quelques vivres, à peine pour quelques heures plutôt que pour quelques jours. Il  est maintenant amarré aux canots chargés de le remorquer. Pas pour longtemps, les amarres "lâchent", il semblerait qu'elles sont volontairement coupées. Le commandant décide de laisser les malheureux naufragés à leur triste sort.


Le chirurgien Henry Savigny qui se trouvait sur le radeau racontera plus tard les faits.

La première nuit se passe très mal, sur les 139 personnes, 20 se suicident ou sont massacrées par les autres.

Tantôt sous un soleil de plomb, tantôt par très mauvais temps, régnera sur le radeau la loi du plus fort. Les réserves d'eau sont rapidement épuisées, celles de vivres également. On assiste à de nombreuses noyades, la violence est à son comble.

Durant les treize jours que dura la dérive, il y eut deux jours de tempête, des hommes qui s'accrochaient les uns aux autres furent emportés par les eaux. Des soldats ivres voulurent détruire le radeau en coupant les cordes qui servaient à assembler les planches. À l'issue de bagarres, certains étaient jetés à la mer.

Dès le troisième jour, sur les 139 personnes embarquées, il n'en restait plus que 60. Le quatrième jour, les "passagers" avaient de l'eau jusqu'aux genoux certains commençaient déjà à délirer. N'ayant plus rien à manger, ils s'en prenaient à tout ce qui était en cuir, baudriers et chapeaux. Ils buvaient leur urine, certains n'hésitant pas à boire l'eau de mer. Il fallut bien se décider à manger les cadavres. Pour surmonter le dégoût, on faisait sécher les "morceaux" avant de les manger.

Il y eut aussi un complot. Un sac contenant "des richesses" était très convoité. On fit une conspiration, certains naufragés ayant décidé de partir sur une autre embarcation de fortune construite à partir d'éléments du radeau. Ce complot fut déjoué à temps, si l'on peut dire !

Le septième jour, on jeta à l'eau les blessés qui n'avaient plus aucune chance de survie.

Voici ce que plus tard écrira le capitaine Dupont qui par chance fut rescapé du naufrage : "Je repris connaissance et en ouvrant les yeux j'aperçus un matelot qui me coupait le pied. Je n'avais pas la force de le retirer, cependant je lui demandai ce qu'il faisait. Il me répondit qu'il croyait couper le radeau. Je m'aperçus de suite que ce malheureux avait perdu la tête.... Je jetai aussi un regard tout autour de moi et je fus bien surpris de ne voir presque plus personne. Je pensai qu'il était mort beaucoup de monde dans cette nuit affreuse, mais je ne savais pas encore ce qui s'était passé et suis resté longtemps sans le savoir. Aujourd'hui même, je ne sais pas encore la vérité sur cette terrible nuit."

Treize jours plus tard le radeau est enfin aperçu par le brick l'Argus, .  Il reste 15 personnes à bord, cinq vont rapidement mourir.

Pour des raisons politiques, et peut-être aussi dans l'espoir qu'on oublie cette triste histoire le plus rapidement possible, la France refuse de rapatrier les survivants, la marine Britannique  prendra en charge leur retour.

Par la suite le commandant de Chaumarey a été condamné à trois ans de prison.

Deux officiers survivants, l’ingénieur-géographe Corréard et le chirurgien auxiliaire Savigny relatèrent toute l’histoire dans un livre publié fin 1817.


 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
                                             
(SUITE)
 


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Théodore Géricault - Le radeau de la méduse
 
Pendant longtemps les peintres se contentaient de représenter des scènes issues tout droit de leur imagination, ou de faits religieux, et non pas inspirées d'événements de la vie quotidienne. C'est avec l'arrivée au pouvoir de Napoléon que s'est développée la peinture représentant des  faits-divers. Bien entendu tout le monde connaît "le Sacre de Napoléon de David", ou "Napoléon au pont d'Arcole" de Gros.

Géricault et Delacroix vont être parmi les premiers à faire un travail de reportage, relatant les événements du moment. "La Barricade" de Delacroix et, bien entendu, "le Radeau de la Méduse" de Géricault, en sont des exemples.


Ne comptez pas sur moi pour vous faire une analyse géométrique du tableau de Géricault, car il n'y a, à mon sens, rien de plus ennuyeux que ce genre de divagations intellectuelles. Il est relativement facile de "décomposer" l'œuvre pour la transformer. Prenez un tableau au hasard, tracez les diagonales, ensuite découper l'œuvre en petits morceaux pour, soi-disant trouver "le secret du maître". Sauf exception très rare, aucun peintre n'invente une structure géométrique qui servirait de base à son tableau (sauf, peut-être, à l'époque du grand classicisme). En revanche il arrive qu'une fois l'ouvrage terminé, on découvre une certaine construction, une certaine organisation, qui se font instinctivement. Personnellement la seule chose dont je décide  au tout début de l'œuvre c'est l'emplacement de la ligne d'horizon, ou "le point de fuite". Le reste se fait tout seul.

Picasso, encore lui, disait (de mémoire) : "si vous voulez faire un bon tableau, il ne faut pas avoir dès le départ une idée trop précise".  Les choses s'enchaînent toutes seules, l'une en entraînant une autre. Le résultat  est presque toujours très différent de ce que l'on avait pu imaginer au début.

Mais revenons à notre "Méduse" . Dans la plupart des œuvres classiques il y a généralement un personnage "dominant", disons de référence, voir à ce sujet les composition d'Ingres, de David, ou même de Poussin. Ici nous avons affaire à un enchevêtrement de corps, il faut regarder assez longuement pour "faire le tri dans ce magma". Chez les "Romantiques" on retrouvera assez souvent ce genre de composition touffue et désordonnée, c'est le cas du célèbre tableau de Delacroix "le Massacre de Sardanapale".

 
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Eugène Delacroix - Le massacre de Sardanapale
 
Ce désordre apparent ajoute au drame qui se déroule sous nos yeux, on ne sait plus très bien qui est mort, qui est vivant. La teinte dominante de l'œuvre est très caractéristique, si j'osais, je dirais qu'elle est : "couleur de cadavre". Paradoxalement se sont, à l'exception de quelques verts, des couleurs chaudes.

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Je ne sais pas si ça a été le cas pour ce tableau mais les artistes de cette période utilisaient fréquemment le bitume qui donnait des teintes brun foncé superbes, mais qui malheureusement vieillissait très mal, virant lentement au noir et ce qui est plus grave provoquait de nombreuses craquelures (voir les œuvres de Delacroix).

Le tableau se veut très réaliste, mais il faut bien constater que les personnages ont une pose on ne peut plus académique. Chacun des modèles ayant été peint séparément. Vous remarquerez que l'on ne voit pas de personnages blessés, pas de sang, pas non plus de mutilés. Aucune scène de cannibalisme. La réalité était certainement bien plus terrible.

À propos des modèles, les peintres avaient souvent des difficultés à trouver celui qui convenait, aussi ils avaient souvent recours à des amis. C'est ainsi que le personnage central en bas, du tableau qui a le bras sur une poutre  n'est autre qu'Eugène Delacroix qui avait posé pour Géricault.
 
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Sans doute du point de vue occidental avons-nous pris l'habitude de regarder les tableaux de gauche à droite, cela est certainement dû à la façon dont nous lisons  l'écriture. Devant un grand tableau, on regarde généralement la partie gauche avant la droite. Essayer de vous souvenir la première fois que vous avez vu une œuvre monumentale !

Dans ce tableau, la majorité des personnages sont tournés vers la droite, vers le minuscule bateau (l'Argus) qui passe à l'horizon, cela donne une impression de dynamisme, je dirais presque de vitesse, alors même que la voile gonflée semble les tirer en arrière. Ce contraste ajoute sans doute à l'angoisse régnante sur le radeau.


 
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Géricault a mis beaucoup de soin à faire ce tableau qu'il souhaitait présenter au Salon de 1819. Il fit venir le charpentier qui avait conçu le radeau et qui par chance faisait partie des survivants, c'est en tenant compte de ses conseils qu'il fit des croquis, qui lui permirent d'être le plus réaliste possible. Il aurait aimé que le charpentier en question pose pour le tableau ainsi que deux autres survivants. Malheureusement cela ne fut pas possible.

Il faut reconnaître à Géricault un certain courage d'avoir créé cette œuvre à un moment où "l'affaire" était dans tous les esprits et où il prenait ainsi officiellement position contre l'état qui ne souhaitait qu'une chose : faire oublier au plus vite cette triste histoire.


Le tableau fut présenté au Salon de 1819 où il déclancha de très nombreuses polémiques. On parla à nouveau de "l'affaire".

Et maintenant une question à cent sous: "Pourquoi la plupart des personnages portent-ils des chaussettes ?"

Réponse: Lorsqu'on passa le tableau à la radiographie, on s'aperçut que Géricault avait essayé de dessiner des pieds et comme il n'était pas très doué "pour les pieds", il avait dû leur enfiler des chaussettes.


 
P.S.
 - Il existe un film, "Le Radeau de la Méduse" avec Jean Yanne et Claude Jade qui date de 1998.

 
 - Un groupe de folk irlandais "The Pogues" relate l'histoire dans leur chanson : "The Wake Of The Medusa" (Le réveil de la Méduse).

- Dans Astérix légionnaire, vous pourrez voir une reproduction du célèbre tableau.



- Et n'oublions pas l'ami Georges:

"Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en pèr' peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord"


De nombreux peintres ont fait des interprétations de ce tableau. Je vous propose de découvrir la version d'un blogger d'O-B =


 
 

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