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ENTREZ LIBRES

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Une exposition de ce peintre a lieu à Paris en ce moment. Expo très contestée, non pour la qualité des œuvres qui sont toutes exceptionnelles, mais pour le lieu même d’exposition. N’ayant pas vu cette expo je me garderai bien d’émettre un quelconque jugement.

J’avais eu l’occasion de voir la dernière exposition importante dédiée à ce peintre, c’était à l’Orangerie des Tuileries en 1973. Inutile de dire qu’elle m’avait fait une très forte impression.

Chaïm Soutine est né, dit-on, dans un ghetto à Smilovitchi en  Lituanie dans une modeste famille. Il  est le dixième enfant d’une famille qui en comportera  onze. Sa naissance se situe approximativement vers  1893-1894.,

Beaucoup de mystères entourent son enfance. Issu d’une famille de commerçants juifs, certains prétendent qu’il vécut une enfance misérable, ce qui est plus que vraisemblable, son père était tailleur. D’autres prétendront que ses parents étaient de riches commerçants bien loin d’être dans le besoin, ce qui semble bien difficile à imaginer.
Une chose est en tout cas certaine c’est que Chaïm Soutine entretint le doute durant toute sa vie. C’était un homme ambigu, secret, avec lui rien n’était simple, à commencer par sa peinture.
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On sait qu’il étudia le dessin et la peinture à Minsk et ensuite à Vilnius ; c’est à ce moment-là qu’il va rencontrer Kikoïne qui restera un de ses amis fidèles. Toutefois il semblerait que sa famille très respectueuse de l’orthodoxie juive lui ait mis “des bâtons dans les roues”, sa peinture ne s’accordant pas avec la tradition israélite. Il y avait sans doute de quoi se mélanger les pinceaux.
C’est  à la suite de ce désaccord qu’en 1913 il décide de partir pour Paris.

Comme vous n’êtes pas sans le savoir, Paris en 1913 est la capitale mondiale des arts. Mais pour Soutine la vie va être très dure ; il sera manœuvre, ouvrier dans différentes branches, enfin tous les petits boulots qui permettent de survivre. Il est hébergé chez les uns ou les autres de ses amis avant d’obtenir un atelier à la Ruche (célèbre cité d’artistes dont il faudra bien que je vous parle un de ces jours, cité qui a failli être démolie avant d’être classée). Plus tard Chagall, qui habitait au rez-de-chaussée, racontera qu’un jour, il était très inquiet en voyant du sang dégouliner du plafond. Renseignement pris c’était Soutine, son voisin du dessus, qui avait pris pour modèle un bœuf écorché (imaginez si je faisais ce coup-là à La Muse ! Encore que, le plus embété des deux serait sans doute moi qui suis à moitié végétarien).
La grande chance de Soutine va être de devenir très ami avec un autre peintre juif, Amédéo Modigliani. Du point de vue pictural leurs recherches vont dans la même direction. Déformation du sujet, violence de la couleur, même recherche de matière. Ils ont beaucoup de points communs.

Modigliani va présenter Soutine à son marchand Leopold Zborowski (souvenez-vous du portrait de Zborowski par Modigliani).
Zboroswski envoie Soutine à Céret, ce charmant village des Pyrénées-Orientales qui a vu passer tant de peintres et qui n’a jamais su choisir entre peinture et corrida.
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Soutine peut enfin peindre à temps complet et il ne s’en prive pas.
Suit un séjour à Cagnes.
Soutine maîtrise maintenant son style. Il vit seul, il est malade, mais sa production est très importante. C’est l’époque des paysages où tout est bousculé par un gigantesque séisme, la nature semble se révolter à l’image du peintre.

Durant cette période Soutine est sans doute le seul représentant de l’expressionnisme en France. Cette école n’étant présente à ce moment-là qu’en Allemagne (je pars du principe que Modigliani ne peut pas être assimilé aux expressionnistes).

Jusqu’en 1923 Soutine va vivre la  bohème. C’est au cours de cette année qu’il va faire la connaissance du célèbre collectionneur américain Albert Barnes. Sa vie va en être changée. Barnes lui achète plusieurs tableaux, lorsque ce dernier expose sa collection, elle comprends 19 peintures de Soutine.
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En 1925, une certaine Dvoira Melnik demande à Soutine de reconnaître une fille du nom d’Aimée quelle dit avoir eu suite à leur liaison. Soutine refuse…
Soutine souffre physiquement d’ulcères (il en aura plusieurs) qui finiront par le tuer. Mais c’est aussi le tourment permanent qui l’habite, il est maintenant un peintre reconnu, il soigne sa mise, porte des cravates de soie. À l’image des lapins ou des poulets écorchés qu’il peint dans ses natures mortes, c’est bien lui l’homme écorché. C’est un homme seul, terriblement seul. À cette époque, il lui arrive assez fréquemment de racheter des toiles dont il n’est pas satisfait, simplement pour les détruire.
Entre les deux guerres, il va connaître l’aisance, il sera enfin reconnu à sa juste valeur.
Durant les années qui précédent la guerre, Soutine vit en grande partie grâce aux collectionneurs Madeleine et Marcellin Castaing chez qui il séjournera quelques temps près de Chartres.

En 1937, rencontre avec une allemande qui a fui l’Allemagne nazie, Gerda Groth, que pour je ne sais trop quelle raison il surnommera “Mademoiselle Garde”. Celle-ci devient sa compagne. Ils s’installent dans un petit village de l’Yonne. Chaïm retourne régulièrement à Paris pour se soigner.
Soutine a maintenant trois ulcères.
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Le 15 mai 1942 Mademoiselle Garde est déportée au camp de Gurs dans les Pyrénées.
Soutine se cache  dans un petit village d’Indre-et-Loire. Il continue à peindre.
Il se trouve maintenant dans la plus grande des misères. La critique au service de Vichy s’est chargée de faire sa publicité. On n’achète plus de peintures à un juif.
Le 9 août 1943 Soutine meurt d’une perforation intestinale.




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Ce texte a été écrit en 1940, mais il est tellement d’actualité que je n’ai pas pu résister.
 
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Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons  haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.
L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité.
Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu.
Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.
Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère  de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n’êtes pas des machines.
Vous n’êtes pas des esclaves.
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.
Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.
Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l’Évangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.
Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !
...
Hannah, est-ce que tu m'entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah ! L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir. Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !
                                                                                                          Charlie Chaplin



Le Dictateur sera diuffusé sur Arte le dimanche 14 octobre à 20H50.

 
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Ceci n'est pas une photo

Jean-Olivier Hucleux travaille d’après des photos, très souvent elles  sont dues à de très célèbres  photographes. Dans cet article, chaque fois que je l’ai pu, j’ai mentionné le nom du photographe. Ceux pour qui je ne l’ai pas fait voudront bien m’excuser, c’est simplement parce que je n’ai pas réussi à trouver les références.

Cela fait très longtemps que je souhaitais vous parler de
la  photo comparée à la peinture. Pour moi ce sont deux choses qui ne doivent en aucun cas être confondues. Trop de galeristes entretiennent la confusion en exposant simultanément photos et peintures côte à côte.

Comprenez-moi bien, je n’ai rien contre la photo, ne comptez pas sur moi pour vous dire qu’elle est un art mineur.
Comparer la photo et la peinture comme on le fait beaucoup trop souvent est une erreur.


Il y a des photographes qui sont de grands artistes, mais essayez de mettre l’un à côté de l’autre une très belle  photo et un tableau de Rembrandt, si vous ne voyez pas de différence c’est probablement que vous manquez totalement de sensibilité artistique  (ce n’est certainement pas le cas des visiteurs de  ce blog).


Il y a sans doute autant de différences entre la photo et la peinture qu’il peut y en avoir  entre le cinéma et le théâtre ou la danse. On ne doit pas regarder une peinture de la même façon que l’on regarde une photo.

Si vous avez la chance de voir les dessins et peintures d’Olivier Hucleux vous comprendrez très bien ce que je veux dire. Seulement voilà, il y a un hic ! La reproduction de ses œuvres ne fait pas du tout passer l’émotion comme le font les originaux. Ses tableaux sont souvent très grands, beaucoup plus grand que le sujet, la matière est très différente, le graphite, la mine de plomb, la peinture donnent une impression très différente du “grain photo”.


Sur une reproduction, la “magie” ne passe pas. Dans ses œuvres, il s’agit bien de “magie”. Le mot est lâché… Et je ne vois pas très bien comment dire autrement.


Jean-Olivier Hucleux a été convoqué devant le Tribunal d’Instance de Paris, on l’accusait de contrefaçon de photographie. Plusieurs célébrités sont intervenues pour défendre la cause du peintre, y compris le président François Mitterrand dont il avait fait deux portraits. L’artiste expliqua qu’il était impossible pour lui de déranger, pour poser, toutes les personnalités dont il avait fait le portrait (d’autant qu’un grand nombre n’était plus de ce monde). Pour lui c’était à la foi rendre hommage autant à la personne représentée qu’au photographe. D’autant que sa démarche  est, comme j’ai essayé de vous l’expliquer, une démarche picturale qui n’a rien à voir avec la photo.


Jean-Olivier Hucleux est né en 1923.

Après avoir fait quelques essais de peintures d’après photos en 1945, il abandonne la peinture pour s’y remettre sérieusement à partir de 1968. En dehors de ses portraits c’est surtout sa série sur les cimetières que l’on connaît le plus.


J’ai parlé tout à l’heure de magie, il faut bien reconnaître que la peinture hyperréaliste a quelque chose de particulièrement dérangeant, c’est aussi ce qui crée tout son charme. Souvenez-vous de Ron Mueck, et si vous ne connaissez pas ce fabuleux artiste voir mon article  “Ron Mueck. La vérité toute nue”. J’aurais l’occasion de revenir sur cette école de peinture qui est bigrement intéressante.






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Gustave Courbet - L'origine du monde
Peinture sur toile 46 x 55 cm
 
À propos de l’expo du Grand Palais consacrée à Courbet, dans cette petite Histoire de l’Art je ne vous parlerai pour l’instant, du moins dans ce billet, que d’un  tableau. Resté dans l’ombre durant de nombreuses années, il a  beaucoup fait parler de lui depuis son entrée au Musée d’Orsay.

J’aurai sans doute l’occasion de revenir sur Gustave Courbet qui a été un des plus importants peintres de son temps, de vous parler de ses grandes compositions, de son chef-d’œuvre, “L’enterrement à Ornans” , et aussi de ses sublimes portraits. On ne le dira jamais assez, il était un très grand portraitiste.


Et comme il n’y a pas longtemps nous nous étions arrêtés au nombril, nous continuons notre leçon d’anatomie. Quelques centimètres plus bas cette fois-ci.

Ne pas oublier que cette toile a été peinte en 1866. Imaginez le scandale si elle avait été présentée au Salon. C’est en 1863 que Le Déjeuner Sur l’Herbe déclencha les remous que l’on sait, trois ans plus tard le public n’était pas prêt pour ce genre de peinture.

Il semblerait que cette œuvre était une commande d’un diplomate turc ambassadeur de l’Empire Ottoman du nom de Khalil-Bey. (Message personnel : Clémence T, si tu nous regardes : je n’ai rien contre les ambassadeurs, consuls ou autres diplomates).

Depuis son premier propriétaire jusqu’à Jacques Lacan qui fut le dernier (avant le Musée d’Orsay) à posséder ce tableau, il était soigneusement caché et connu seulement de quelques rares initiés. Edmond de Goncourt l’aurait vu chez un marchand, il fut par la suite revendu par la galerie Bernheim-Jeune au baron de Hartvany.

Jacques Lacan et Sylvia Bataille (ancienne épouse de Georges Bataille et belle-sœur du peintre André Masson) achetèrent le tableau en 1955. Contrairement à certaines rumeurs, la toile n’était pas exposée dans son cabinet (de travail) mais dans sa maison (de campagne).

Dans le passé, un de ses propriétaires avait cru bon de superposer à l’œuvre un paysage de façon à ne dévoiler le tableau que “sur demande”. De la même façon,  Jacques Lacan et Sylvia Bataille vont demander à André Masson de créer une peinture de la dimension du tableau, 46 x 55 cm.
 
Personnellement j’aurais préféré que l’on cache le Masson par le Courbet. Mais comme vous le savez sans doute, je n’aime pas le surréalisme et Masson en particulier. Je parle, bien entendu, de sa peinture. En tant que personne Masson était certainement quelqu’un de très bien, il était ami de Michel Leiris, ce qui est tout de même une référence. C’est d’ailleurs de lui que Michel Leiris parle dans son livre “l’Age d‘Homme” sous les initiales A.M.

À la mort de Lacan l’État accepta qu’en guise de droit de succession, la famille fasse don du tableau au Musée d’Orsay.


Et maintenant la question que tout le monde se pose : “Qui a posé ?”
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Gustave Courbet - La Belle Irlandaise
 
 
Il semblerait qu’une Irlandaise du nom de Joanna Hiffernan, dite Jo”, qui était à l’époque la maîtresse de James Whistler aurait posé plusieurs fois pour Courbet. Il existe un portrait d’elle intitulé “La Belle Irlandaise”. Si c’est elle qui a posé pour “l’Origine du Monde”, cela expliquerait que Whistler se soit fâché avec Courbet et qu’il soit reparti pour les États-Unis.

Il est amusant de constater qu’après avoir peint ce tableau, Courbet ait revendiqué le déboulonnement de la colonne Vendôme, symbole phallique par excellence. J’imagine tout ce que Lacan a pu, ou aurait pu en dire…

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Courbet le Communard c’est une autre petite histoire que je ne manquerai pas de vous  conter.

Gustave Courbet est mort en exil en Suisse, malade, obèse et rongé par l’alcool 
(ne devenez pas peintres, ça finit souvent mal) …
 


Rectificatif

 
Un internaute éclairé a bien voulu me donner quelques explications complémentaires qui me permettent d’ajouter un  rectificatif à cet article. Jo, la belle Irlandaise, ne serait  “probablement” devenue la maîtresse de Courbet qu’après le départ de Whistler pour le Chili.
D’autre  part, comme je le sous-entends  dans mon article, il n’y a aucune preuve que ce soit elle qui ait posé pour l’origine du monde, même si il y a de fortes présomptions.

En ce qui concerne le déboulonnement de la colonne Vendôme, je tiens à préciser que, bien entendu, ce n’est pas Courbet en personne qui a participé à ce démantèlement, mais il est fort probable qu’il en soit l’instigateur même s’il ne l’a jamais revendiqué officiellement.

Pour ceux que ce sujet intéresse lire : “L’Origine du monde” de Thierry Savatier (Éditions Bartillat).
 
 
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