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ENTREZ LIBRES

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Nicolas Sarkozy

 

“Messieurs les Sarkosistes, j’ai deux mots à vous rire” aurait dit le grand Jacques (Brel).

Le pire c’est que les Français on en pris pour cinq ans. Cinq ans de légion eussent été  préférables.

Je n’ai rien à me reprocher, depuis toujours j’ai le cœur à gauche, c’est de naissance. Seulement voilà voter Ségolène ce n’était pas possible (c’est un rejet physique). François II ou III (Bayrou), il y avait le risque qu’il prenne Ségo comme premier (re) ministre, imaginez le travail… Bien entendu je n’ai pas voté Sarko.

Bientôt la scientologie sera la religion obligatoire, Ron Hubbard notre maître à penser. Si on n’est pas de cet avis, on ira en prison et quand notre peine sera terminée, on nous maintiendra en prison pour des crimes que l’on n’a pas encore commis mais que l’on va certainement commettre…

Ah vivement que nous revienne le promeneur du champ de Mars, lui au moins avait eu le courage d’abolir la peine de mort alors même que la majorité des Français étaient pour. Celui dont on ne dit pas le nom 
serait bien capable de la rétablir, il suffirait simplement que la France devienne le 51 eme état américain.

Même François Léotard (ma parole, ils s’appellent tous François) est inquiet, il vient de publier un livre : “Ça va mal finir” (Éditions Grasset). Comme de toute façon, ça a mal commencé, ça  risque de ne pas finir bien. Si Léotard dit ça, imaginez ce qu’aurait pu dire Léautaud.

Allez, je retourne à ma peinture, je viens de créer une nouvelle école, qui sera tout à fait en adéquation avec ce qu’est devenu “mon cher et vieux pays”, comme aurait dit le grand Charles. Le Con’Art, crée par BMC je trouve que ça a une certaine allure.


 
 
 
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La peinture américaine des années soixante
 
Comment j’ai découvert l’art moderne américain
 
Décembre 1959. Je me rends à la Galerie Daniel Cordier (Daniel Cordier est l’ancien secrétaire de Jean Moulin ; un jour, je vous conterai son histoire). La veille a eu lieu le vernissage de l’Exposition Internationale du Surréalisme ; Jean Benoit a rendu le grand cérémonial à Sade et s’est brûlé au fer rouge SADE sur la poitrine, Matta qui était un peu en froid avec les surréalistes a cru bon de faire de même (sans doute pour “raviver son image”).
Je visite la première salle d’exposition. Maintenant par une porte étroite en forme de mandorle et après avoir écarté un rideau de perle, je pénètre dans la seconde pièce. Elle est entièrement tapissée de noir, je me retrouve face à la table des agapes. Un mannequin a remplacé la dame qui encore hier était allongée sur cette table au milieu des victuailles. Tout ça pour vous dire que parmi les tableaux surréalistes que j’ai presque tous oubliés (sauf celui de Mimi Parent, peut-être à cause de son titre : “J’habite au choc”),  se trouvaient deux tableaux qui tous les deux allaient devenir très célèbres et qui n’avaient rien à faire dans une exposition surréaliste : une cible de Johns (probablement la première) et le non moins célèbre lit de Rauschenberg (qui par la suite sera acheté par Léo Castelli ). Il est vrai qu’à cette époque, on ne savait pas trop à quelle école rattacher ce genre de peintures. Certains en désespoir de cause parleront de “néo-dada”, cette appellation disparaîtra fort heureusement très vite.
 
À un moment où la peinture américaine (l’école de New York) était pratiquement inconnue en Europe, ce fut pour moi et probablement pour beaucoup de ceux qui ont vu cette exposition une révélation.
 
Peut-être le savez-vous, dans le langage de la vénerie, pour dire que l’on a vu passer un cerf, on dit au présent “je le vois” même très longtemps après, ça fait partie des images qui restent imprimées dans notre mémoire. Certes, moi je peux le dire de ces deux tableaux, je les vois, je pourrais même, aujourd’hui encore vous dire l’endroit exact où ils étaient exposés.
 
Parmi les peintres américains, il fallait bien en choisir un pour commencer cette série. Le choix ne fut pas très difficile pour moi.J’ai choisi celui que je préfère, c’est-à-dire Robert Rauschenberg.

Robert Rauschenberg, brocanteur et bricoleur de génie.
 
Après des études de pharmacie, Robert Rauschenberg s’engage dans la marine jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale. Ensuite il s’inscrit au Kansas City Art Institut où il suit des cours dans différents domaines : histoire de l’art, anatomie, musique, composition, sculpture. Une chose est certaine, il a déjà choisi sa voie. Elle sera dans le domaine de l’art.
 
En 1949, il entre au Black Montain College, son professeur n’est autre que Joseph Albers, j’ai déjà eu l’occasion de vous dire tout le bien que je pensais de ce peintre, mais il ne faut pas oublier qu’il fut aussi un excellent professeur dans la lignée de Paul Klee. Voici ce qu’en dit Rauschenberg : “ [Il] fut le plus grand professeur que j'aie jamais eu [...]. Ce qu'il enseignait portait sur l'ensemble du monde visuel. Il ne vous apprenait pas à "faire" de l'art. Il s'intéressait à votre manière de regarder”.
 
En 1948 on le retrouve à Paris qui à cette époque-là est encore la capitale des arts.

Rauschenberg cherche encore son style, il peindra une série intitulée « white painting ». Ce sont des monochromes entièrement blancs destinés par leur blancheur immaculée à refléter le monde extérieur. On trouve déjà le lien qu’il souhaite établir entre l’objet et la peinture (plus tard des miroirs seront intégrés au tableau).
En hommage à cette peinture John Cage écrira en 1952 la “pièce silencieuse 4’33” .


En 1951 retour à New York et première exposition. C’est un bide complet. À New York, il va rencontrer un marchand d’art qui n’est pas encore très connu : Léo Castelli, mais aussi celui qui deviendra un de ses plus fidèles amis le compositeur John Cage (j’espère que vous connaissez, sinon c’est dommage). Il se lie d’amitié avec Johns ; longtemps ils auront des ateliers mitoyens.

En 1952 il voyage en Europe et en Afrique du nord en compagnie de Cy Twombly. À la même époque, il commence à faire des collages.
 
 
Toujours en 1952 il entreprend d’effacer à la gomme un dessin de Willem de Kooning, qui à ce moment-là  est reconnu comme une des figures emblématiques de l’expressionnisme abstrait aux États-Unis. C’est évidemment un scandale.
 
J’ai parlé  plus haut de brocante et de bricolage, et c’est bien de ça qu’il s’agit. À partir de ce moment, il va “bricoler” ce qu’il appellera “des combines”. Il va pratiquer le collage mais aussi le transfert d’images à l’aide de solvants, jusqu’au moment où l’objet lui-même viendra se coller sur la toile.
 
Certains éléments seront aussi reproduits par sérigraphie. Rauschenberg souhaite intégrer les objets usuels les plus courants et les plus hétéroclites au sein même de sa peinture, pneus, chaise, animaux empaillés, les miroirs ont aussi une place importante. Par la suite certaines de ses œuvres seront en partie sérigraphiées sur des fonds métalliques réfléchissants. Tout ce bric-à-brac est un savant mélange entre peinture et sculpture. C’est une préfiguration du Pop Art.
 
Voici ce qu’il dira lors d’un entretien avec André Parinaud :“Je n'ai aucun but. Les peintres emploient des couleurs qui, elles aussi, sont fabriquées. Je désire intégrer à ma toile n'importe quels objets de la vie.  [ ... ] L'erreur c'est d'isoler la peinture, c'est de la classifier. J'ai employé des matériaux autres que la peinture, afin qu'on puisse voir les choses d'une manière neuve, fraîche."
 
La plus célèbre de ses combines est sans doute “Monogramm”, celle où figure une chèvre angora et un pneu. Il s’agit très probablement d’une réminiscence de son enfance, l’usine de pneus toute proche et  sa chèvre “Bily” que son père avait tuée.  C’est aussi son père qui plus tard sera scandalisé de savoir que des « merdes pareilles peuvent se vendre » (charmant son papa !).
 

Comme beaucoup d’artistes de génie c’est un touche-à-tout. En 1966 il fonde un groupe destiné à faciliter les échanges entre artistes et ingénieurs, à cette occasion, il est invité à assister au décollage d’Apollo 11.
Il voyage beaucoup, se rend plusieurs fois au Japon pour y étudier la céramique.
 
 
Pour développer la communication entre différentes cultures. Il crée le projet ROCI (Rauschenberg Oversas Culture Interchange), projet qu’il financera en grande partie lui-même.

Il prendra officiellement position contre la guerre du Vietnam.
 
Rauschenberg est un artiste complet qui ne peut pas se contenter d’un art limité seulement à la peinture. Avec ses amis John Cage et Merce Cunningham, il participe à l’élaboration de spectacles, de théâtre et de danse.
Il collabore avec des écrivains célèbres William Burroughs, Alain Robbe-grillet à qui nous rendons aujourd’hui un hommage tout particulier.


Rauschenberg qui a un certain goût du spectacle a réalisé en 1961 une série (3) de ce qu’il appelle des “Time Painting”. Voici comment cela se passe : une toile est installée sur une scène, le dos de la toile face au public, de l’autre côté le peintre  muni d’un micro afin qu’on “entende” son travail crée son œuvre, après un certain temps un réveil déclenche une sonnerie. Le travail est fini l’artiste emporte son tableau. Le public n’aura fait qu’apercevoir le peintre et jamais le tableau.
 
 
Robert Rauschenberg est sans doute un des plus grands peintres vivant, il est le digne héritier de Marcel Duchamp. Il a aujourd’hui 82 ans.
 
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autiste
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   Stephen Wiltshire devant une vue de Tokyo
 
La plupart des artistes sont plus ou moins autistes et plus précisément les peintres et les sculpteurs qui peuvent travailler isolés dans le silence de leur atelier loin du monde et de toutes ses agressions, sonores, verbales et autres, loin de toutes les conventions sociales.

Tout le monde se souvient du célèbre film Rain Man ou Dustin Hoffman incarne un autiste capable de compter des centaines de cure-dents tombés sur le sol en un seul clin d’œil.

Celui dont je vais vous parler aujourd’hui est un cas très particulier. Comme vous le savez peut-être, il existe différentes formes d’autisme ; n’étant pas neurologue, et n’ayant pas de connaissances particulières sur le sujet, je n’entrerai pas davantage dans le détail concernant cette maladie.

Stephen Wiltshire est anglais, il est né à Londres, il y a 34 ans. Son père décède lorsqu’il a trois ans, suite à cela il perd l’usage de la parole. Très vite il sera reconnu autiste. Stephen  Wiltshire a aujourd’hui encore  des difficultés pour s’exprimer.
 
 
 
Dessin de Stephen Wiltshire
 
 Tout petit, il va dessiner, au début des voitures, il a un sens parfait de la perspective. Parallèlement à cela il montrera des dons exceptionnels pour la musique. Après les voitures, il va dessiner des bâtiments. Il lui suffit de voir un immeuble quelque instant pour le reproduire exactement, en perspective, à l’échelle et dans le moindre détail. S’il passe une fois dans une rue, il dessine tous les immeubles sans rien oublier.
 
Et maintenant si on parlait de ses exploits !
 
 
 
En voici un. Stephen  Wiltshire va se rendre à Rome, qu’il ne connaît pas. Il survolera la ville éternelle en hélicoptère durant moins de  45 minutes. Redescendu sur le plancher des vaches, il va dessiner sur une feuille de papier de 5 mètres de long et en perspective cavalière la ville de Rome.
 
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Dessin de Stephen Wiltshire – Rome (détail, avec photo à titre de comparaison)                                                                                             
 
On peut penser qu’il avait vu des photos du Vatican ou du Colisée, mais comment expliquer qu’il puisse dessiner la moindre ruelle, ne pas se tromper en indiquant le nombre de fenêtres ? Les angles formés par les rues correspondent exactement, les réverbères sont à leur juste place, les arbres aussi. Il lui faudra trois jours pour venir à bout de son dessin et lorsque celui-ci sera terminé, il dira avoir oublié certains détails. Ses dessins sont faits à main levée et sans retouche.


 
Stephen Wiltshire

À l’âge de onze ans, il avait déjà reproduit la vue aérienne de Londres redessinée en 5 jours. L’année dernière ce fut Tokyo.


Dessin de Stephen Wiltshire -  New York (Détail)
 
Comment peut-on expliquer que sa mémoire enregistre tout de manière photographique, comment plusieurs jours après se rappelle-t-il de tel ou tel petit détail ?
 
On prétend que si les autistes attachent une telle importance au moindre détail, c’est une façon de se couper du monde, d’oublier le monde, c’est leur refuge. Pas étonnant que beaucoup soient des prodiges en calcul mental, c’est le cas de Kim Peek, l’homme qui a inspiré le film Rain Man, de plus ce dernier est capable de se rappeler le contenu de plus de 12.0000 livres.





 
Dessin de Stephen Wiltshire – San Francisco et une vue photographique prise approximativement du même endroit.
 
Le 3 octobre 2006 le Japonais Akira Haraguchi (autiste) a récité pendant plus de 16 heures les 100.000 premières décimales du nombre pi.

Il existe, parmi les savants et les artistes beaucoup de cas de mémoire spectaculaire. Bien entendu ceux que je cite  n’étaient pas autistes mais leur forme de mémorisation peut être comparé à celle des autistes.

Le miserere d’Allegri était joué dans la chapelle Sixtine une fois par an à Pâques, La partition était tenue secrète sous peine d’excommunication ; à cette époque, ça ne rigolait pas. À l’âge de 14 ans, Mozart l’entend une fois et le retranscrit intégralement.


Louis Pauwels racontait que Jacques Bergier partait tous les soirs avec une pleine serviette de livres qu’il lisait dans la soirée.

Le mathématicien Euler se souvenait de tous les livres qu’il avait lus, mot à mot.

Les joueurs d’échec font souvent preuve d’une mémoire exceptionnelle Kasparov, Fisher et bien d’autres.

Le peintre Claude Monet semblait avoir ce genre de mémoire hors du commun. L’écrivain Marcel Pagnol également.


 
 
Ah, si on pouvait se souvenir de tout ce qu’on avait vu ou lu !

Parfois aussi ce n’est pas si mal d’oublier !




 
Dessin de Stephen Wiltshire



 
Dessin de Stephen Wiltshire


Dessin de Stephen Wiltshire



 
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 Jacques Prévert photographié par Robert Doisneau
 
"Quand je ne serai plus, ils n'ont pas fini de déconner.
Ils me connaîtront mieux que moi-même"

     
                                                      Jacques Prévert



Cher Jacques permettez-moi de déconner quelques instants !

 
Prévert  était un antimilitariste convaincu. Pourtant son service militaire n’aura pas été inutile puisqu’il va y rencontrer, dans un premier temps le peintre surréaliste Yves Tanguy et dans un deuxième temps Marcel Duhamel (Le créateur de la Série Noire).


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De retour à Paris Jacques Prévert habitera chez Marcel Duhamel au 54, rue du Château. C’est à cette adresse que vont avoir lieu les rencontres du mouvement surréaliste. Ces réunions sont présidées par André Breton - Aragon, Desnos, Malkine, Artaud, Leiris, font partie de la bande - Assez rapidement Marcel Duhamel, Jacques Prévert et Yves Tanguy vont quitter le groupe surréaliste. Prévert reproche à André Breton son autoritarisme (il n’était pas le seul à le penser), il prendra également ses distances avec le Parti Communiste auquel d’ailleurs il n’adhèrera jamais.
 

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Le passage de Prévert parmi les surréalistes l’aura certainement marqué et ses collages en témoignent. Bien entendu beaucoup feront le rapprochement entre les collages de Max Ernst et ceux de Prévert. On pense à “Une semaine de bonté” ou à “La femme 100 têtes”. Personnellement je n’imagine pas qu’il y ait eu une volonté de se copier. Je pense que tout simplement ils sont arrivés aux mêmes conclusions.


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Aujourd’hui Prévert fait partie des grands classiques (Il a même été édité dans“La Pléiade”). De nombreux lycées, de nombreuses maisons de la culture  portent son nom, mais peu savent que Prévert fut aussi un “créateur d’images”, comme il aimait  le dire.
 
 
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