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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
(L’art américain suite)


Peintre américain né à Augusta en 1930.

Très jeune il s’installe à New York où il va suivre des cours de dessin publicitaire. De retour de son incorporation dans l’armée, il pratiquera quelques petits boulots. Employé dans une librairie etc…C’est à ce moment qu’il va rencontrer Robert Rauschenberg avec qui il se liera d’amitié et qui aura une grande influence sur son travail.
Comme son confrère Rauschenberg, Johns va osciller entre figuration et abstraction. Chez lui le sujet de référence sera toujours quelque chose de très simple : une cible, un drapeau les chiffres de 0 à 9 (par la suite Schneider peindra les lettres de l’alphabet, mais c’est une autre histoire).


En dehors des trois séries que je viens de citer, il y aura quelques “passages” abstraits avec quelquefois une référence à ses séries.

 

C’est en 1958 qu’il va se faire connaître par une exposition chez Léo Castelli.


Johns est surtout connu pour sa suite de drapeaux américains. Ceux qui n’ont pas eu la chance de voir ses œuvres de visu ne peuvent pas se rendre compte de l’effet produit par sa peinture. Plus que le sujet, plus que la composition, ce qui prime dans son travail c’est la qualité de la matière. La couleur est mélangée d’encaustique, cela crée un effet de transparence qu’aucune reproduction ne peut faire apparaître. Parfois d’autres éléments sont collés sur la toile. Du journal, par exemple comme sur le chiffre 5 qui se trouve au Centre  Georges Pompidou.

 

Dans sa série des cibles, certaines sont complétées par des éléments en relief formant comme une étagère dans laquelle sont disposés différents objets.


Dans les années soixante, Johns va couler dans le bronze des objets courants comme des ampoules électriques ou des cannettes de bière. Par ce travail, on peut dire qu’il sera un des précurseurs du Pop Art.

 

En France, à ma connaissance, il n’y a dans les collections publiques qu’une peinture : le chiffre 5 et une série de dix lithographies rehaussées de collages. L’ensemble se trouve au Centre Georges Pompidou. C’est dire à quel point les Français attachent peu d’importance à la peinture américaine d’après guerre (le prix des œuvres y est certainement pour beaucoup). Il faut dire que Johns n’a jamais peint de drapeau français, heureusement Jean-Pierre Raynaud a corrigé cette erreur.

 


LIENS IMAGES

 

Johns au MOMA



.bluetravelguide.com

 

 

 

Publié le par la Muse
Publié dans : #La Muse

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Dans la série "faits divers" :


"A 59 ans, avec 30 ans de maison, à quelques mois de la retraite, Pierre Maillard, employé de l’une des plus grandes banques du Monde, HSBC, a été retrouvé mort le 2 janvier dans une tour de la Défense. Ceci après un séjour de 12 jours dans les toilettes de son entreprise. « C’était les fêtes et on le croyait en congé », explique sans désemparer à l’AFP la direction d’HSBC."


suicides-au-travail-la-loi-du-silence


"A Ness City, au Kansas Occidental, une femme de 35 ans, victime d’une crise de phobie, est restée assise pendant deux ans sur la cuvette des toilettes, avant que son petit ami ne téléphone, le mois dernier, à la police pour indiquer que “quelque chose ne va pas avec ma copine”. Selon la police, les jambes de la jeune femme étaient atrophiées à force de rester immobiles et la lunette des W.C. s’était incrustée dans la chair, rendant impossible l’évacuation de la personne.
“L’odeur était insupportable. La peau avait poussé autour de la lunette, on ne pouvait pas l’enlever sans arracher la peau. Nous avons brisé les charnières de la lunette et emmené la jeune femme à l’hopital, où ils ont enlevé chirurgicalement le rond en plastique.”



Alors bon.... parfois, je me dis qu'il faut - faudrait ? - juste se rappeler quelques définitions :

Alter ego :
autre soi-même

Altérité :
L'altérité implique une relation laïque, accueillante, qui s'associe au métissage des cultures, éloignée de la notion de tolérance. L'altérité est étroitement liée à la conscience de la relation aux autres en tant qu'ils sont différents et ont besoin d'être reconnus dans leur droit d'être eux-mêmes et différents.
L’altérité est un témoignage de compréhension de la particularité de chacun, hors normalisation, individuellement ou en groupe.

 Différence, entre altérité et tolérance

    * avec la tolérance, ma liberté s'arrête là où commence celle des autres - justifiant le regard qui se détourne au nom de l'idée que je ne dois pas me mêler des affaires des autres ;
    * avec l'altérité, ma liberté s'étend au travers de celle des autres - impliquant l'attention aux autres, le respect fondamental et l'ingérence dans les situations identifiées comme portant atteinte aux droits fondamentaux des Hommes d'être eux-mêmes et chacun différent.

Empathie :

L'empathie (du grec ancien εμ, dans, à l'intérieur et πάθoς, souffrance, ce qu'on éprouve) est une notion complexe désignant le mécanisme psychologique par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d'une autre personne, sans les ressentir lui-même.
Dans les sciences humaines, l'empathie désigne une attitude envers autrui caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle des ressentis de l'autre. Excluant particulièrement tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement moral.

L'empathie se différencie de la contagion émotionnelle dans laquelle une personne éprouve le même état affectif qu'une autre sans conserver la distance qu'on observe dans l'empathie. Les théories modernes distinguent aussi l'empathie de la sympathie qui consiste aussi à comprendre les affections d'une autre personne mais qui comporte en plus une dimension affective : alors que l'empathie repose sur une capacité d'imagination, la sympathie repose plus sur la proximité affective avec celui ou celle qui en est l'objet.


Entre nous, je suis beaucoup moins choquée par "l'artiste" qui découpe des cadavres en tranches pour les "plastifiner" ...


Pour la peine, vous allez avoir droit de nouveau à mon poème préféré - ben quoi ? à mon âge, j'ai bien le droit de radoter, non ?

Aragon



                Les Poètes
         

               J'entends j'entends le monde est là
                Il passe des gens sur la route
                Plus que mon coeur je les écoute
                Le monde est mal fait mon coeur las

                Faute de vaillance ou d'audace
                Tout va son train rien n'a changé
                On s'arrange avec le danger
                L'âge vient sans que rien se passe

                Au printemps de quoi rêvais-tu
                On prend la main de qui l'on croise
                Ah mettez les mots sur l'ardoise
                Compte qui peut le temps perdu

                Tous ces visages ces visages
                J'en ai tant vu des malheureux
                Et qu'est-ce que j'ai fait fait pour eux
                Sinon gaspiller mon courage

                Sinon chanter chanter chanter
                Pour que l'ombre se fasse humaine
                Comme un dimanche à la semaine
                Et l'espoir à la vérité

                J'en ai tant vu qui s'en allèrent
                Ils ne demandaient que du feu
                Ils se contentaient de si peu
                Ils avaient si peu de colère

                J'entends leurs pas j'entends leurs voix
                Qui disent des choses banales
                Comme on en lit sur le journal
                Comme on en dit le soir chez soi

                Ce qu'on fait de vous hommes femmes
                O pierre tendre tôt usée
                Et vos apparences brisées
                Vous regarder m'arrache l'âme

                Les choses vont comme elles vont
                De temps en temps la terre tremble
                Le malheur au malheur ressemble
                Il est profond profond profond

                Vous voudriez au ciel bleu croire
                Je le connais ce sentiment
                J'y crois aussi moi par moments
                Comme l'alouette au miroir

                J'y crois parfois je vous l'avoue
                A n'en pas croire mes oreilles
                Ah je suis bien votre pareil
                Ah je suis bien pareil à vous

                A vous comme les grains de sable
                Comme le sang toujours versé
                Comme les doigts toujours blessés
                Ah je suis bien votre semblable

                J'aurais tant voulu vous aider
                Vous qui semblez autres moi-même
                Mais les mots qu'au vent noir je sème
                Qui sait si vous les entendez

                Tout se perd et rien ne vous touche
                Ni mes paroles ni mes mains
                Et vous passez votre chemin
                Sans savoir ce que dit ma bouche

                Votre enfer est pourtant le mien
                Nous vivons sous le même règne
                Et lorsque vous saignez je saigne
                Et je meurs dans vos mêmes liens

                Quelle heure est-il quel temps fait-il
                J'aurais tant aimé cependant
                Gagner pour vous pour moi perdant
                Avoir été peut-être utile

                C'est un rêve modeste et fou
                Il aurait mieux valu le taire
                Vous me mettrez avec en terre
                Comme une étoile au fond d'un trou




Excusez-moi, je vous laisse, j'ai comme une envie pressante de vomir dans mes corn-flakes.....



 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
(L’art américain suite)
 
Willem Kooning est néerlandais, il est né à Rotterdam en 1904. Très jeune il s’intéresse à l’art, son père est négociant en vins et sa mère tient un bar dans le quartier du port (bon début pour un futur alcoolique), ce qui permet au jeune Willem de suivre des cours de peinture à Rotterdam puis à Bruxelles.
 
À 21 ans, il s’embarque  clandestinement pour New York ou il va rencontrer Arshile Gorky avec qui il partagera un atelier, c’est la vie de bohème. Comme, bien entendu, il n’est pas question de vivre de sa peinture, Willem va pratiquer tous les petits boulots qu’il est  possible de faire pour un étranger entré clandestinement aux États-Unis.
 
En 1937 Willem Kooning ajoute à son nom une particule (c’est vrai que Willem de Kooning ça sonne mieux). Depuis deux ans, il s’est maintenant entièrement consacré à son art. Travaillant au coté d’Arshile Gorky, leur tendance suit la même logique, l’un comme l’autre navigueront toujours entre abstraction et figuration, pourtant de Kooning à partir de ce moment va être assimilé à l’expressionnisme abstrait. Dans la plupart de ses peintures abstraites on trouve très souvent une base figurative.
 
C’est  en 1948 qu’il fera sa première expo personnelle, et c’est seulement dans les années cinquante qu’il va se faire remarquer avec une série intitulée “Women” inspirée en partie par Marilyn Monroe. C’est à mon avis la série la plus intéressante de son œuvre.
 
À partir de maintenant sa carrière est sur des rails, et sa notoriété ne cessera plus de croître jusqu’à sa mort.

En 1961 il s’installe définitivement à East Hampton.
 
En 1962 il obtient la nationalité américaine.

En 1989 il est atteint de la maladie d’Alzheimer.
 
À la fin de sa vie, il pratiquera avec plus ou moins de bonheur  la sculpture, et aussi quelques peintures. Beaucoup de critiques estiment, comme je le pense moi-même que cette dernière période est beaucoup moins intéressante que celle située entre 1950 et 1960. 

Il meurt en 1997 à l’âge de 93 ans.


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