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“Depuis l'âge de six ans, j'avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l'âge de cinquante, j'ai publié une infinité de dessins, mais je suis mécontent de tout ce que j'ai produit avant l'âge de soixante-dix ans. C'est à l'âge de soixante-treize ans que j'ai compris à peu près la forme et la nature réelles des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l'âge de quatre-vingts ans, j'aurai fait beaucoup de progrès, j'arriverai au fond des choses; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l'âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Écrit, à l'âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusaï, aujourd'hui Gouakiyo-rôdjin, “le vieillard fou de dessin.”

                                               Katsushika  Hokusai, fou de dessin.




Katsushika  Hokusai plus connu sous le simple nom d’Hokusai est un peintre-graveur et aussi ce que l’on sait moins, auteur de contes, populaire. Comme son nom l’indique, il est japonais.


Il naît en 1760 de parents inconnus, il sera adopté vers l’âge de quatre ans par une famille d’artisans. Comme beaucoup de peintres, dès son plus jeune âge, il manifeste des dons pour le dessin et la peinture.

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Vers l’âge de treize ans, il entre comme apprenti dans un atelier de xylographie (gravure sur bois). À la fin de son apprentissage, il intègre l’atelier du maître Katsukawa Shunsho. En 1779 il publie sous le nom de  Katsukawa Shunrō une série de portraits de comédiens.


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Durant sa vie Hokusai va changer plusieurs fois de nom, ce qui par la suite aura pour effet de ne pas faciliter la tâche des experts. À ce moment de son existence, il connaît une période de très grande pauvreté, mais il ne va pas lâcher pour autant sa passion.

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Pivoine ancienne.

Seuls les Hollandais sont autorisés à accoster dans le port de Nagasaki, c’est grâce à l’un d’eux qu’il va découvrir les secrets de la perspective, technique qui n’était pas employée jusqu’alors.

En 1795, il change encore de nom, c’est maintenant sous le nom de Sōri qu’il va illustrer un recueil poétique par lequel il va commencer à se faire connaître.

 
En 1799, il a maintenant 39 ans et produit de très nombreuses œuvres qu’il va  signer Hokusai. Un an plus tard il signera Gakyōjin Hokusai (Hokusai le fou de dessin).
En 1804, il peint, à l’aide d’un balai et d’un seau rempli d’encre de chine, un Daruma géant (nom japonais de Bodhidharma).  Pour regarder ce dessin  de 240 mètres carrés, il faudra le déployer jusqu’en haut des toits du temple d’Edo (je ne sais pas si ce dessin existe encore ?)


Vers 1812, Hokusai va parcourir le pays, il va publier un recueil de ses innombrables croquis d’études, cela représente 12 volumes.
Hokusai a maintenant 60 ans et pour marquer le coup il va changer à nouveau de nom, il signe maintenant du nom de Litsu. Il publie les 36 vues du mont Fuji. Il utilise à présent du bleu de Prusse qui vient seulement d’être introduit au Japon.


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Vers 1836 il retourne à Edo, dans la ville règne une grande famine. Il survit en faisant du troc, avec ses œuvres.
En 1839, un incendie détruit son atelier et toutes les œuvres qui s’y trouvaient. À compter de ce jour et jusqu’à sa mort qui surviendra dix ans plus tard Hokusai fait le voeu de réaliser chaque jour au moins un dessin rituel, il tiendra parole. Il meurt le 10 mai 1849 à l’age de 89 ans.

Dommage qu’il n’ait pas vécu jusqu’à 110 ans !


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"la cascade" Ancienne collection Claude Monet.

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$  Dali et l’argent.

Salvador Dali est né le 11 mai 1904 sous le signe du taureau. Son père était un homme autoritaire, on a dit qu’il aurait été responsable de la mort du frère, né en 1901 également nommé Salvador ???
Dali aura une sœur Anna Maria, née  en 1908.

À sept ans, Salvador rêve de devenir Napoléon.

Très jeune il commence à peindre. Ses premières œuvres  sont assez médiocres. Par la suite Dali deviendra un très bon technicien de la peinture.

À dix-huit ans, Dali entre à l’école des Beaux-Arts de Madrid. Son père décide qu’il sera professeur de dessin.  

À l’école des Beaux-Arts, il mène une révolte estudiantine contre son professeur Daniel Vàzquez Diaz qu’il considère comme nul et incapable d’enseigner. Il est renvoyé de l’école.

À Madrid, il va rencontrer ses  amis Federico Garcia Lorca et Luis Bunuel.

En 1921, la mère de Salvador meurt. En 1922, son père se remarie avec la sœur de la défunte.

En 1926, il effectue son premier voyage à Paris, visite le musée du Louvre et rencontre son compatriote Picasso avec qui il ne sera jamais vraiment ami, contrairement à ce qu’il essayera de faire croire. Leurs idées politiques divergent trop. Picasso a quitté l’Espagne franquiste, Dali n’aura rien contre le régime de Franco, d’ailleurs il vivra officiellement en Espagne.

En 1929, deuxième voyage à Paris, rencontre avec Miro qui le présente au groupe des surréalistes.
Dali va profiter de sa nouvelle appartenance au groupe pour se faire remarquer et “creuser son trou”.
C’est à cette époque qu’il crée avec  Luis Bunuel le film “Le  chien andalou”, film qui sera projeté au studio des Ursulines.

En 1929, Dali invite certains de ses amis surréalistes chez lui, à Cadaquès. Magritte, le marchand d’art Camille Goemans, Luis Bunuel, Paul Eluard, sa femme Gala et leur fille Cécile. Eluard et sa fille repartiront seuls laissant Gala à Cadaquès ; à partir de ce moment Gala ne quittera plus Dali.
 
Maintenant Dali n’a plus beaucoup de difficultés financières, mais cela ne lui suffit pas.

En 1932, Dali participe à la première exposition surréaliste aux Etats-Unis, il y obtient un franc succès. Gala s’occupe de sa “publicité”.

Deux personnalités aussi égocentriques qu’André Breton et Savador Dali pouvaient difficilement s’entendre. Lors d’une mémorable réunion du groupe, Dali est exclu, on lui demande de rendre des comptes sur la peinture “Enigma de Hitler”. Dali répond “Les persécutions hitlériennes offrent un grand intérêt d’étude”, a-t-il voulu faire de l’humour ?
Maintenant  il ne pourra plus faire état de son appartenance aux surréalistes. Il lui est reproché ses actes contre-révolutionnaires, son attitude profasciste, son admiration pour Hitler. On comprend qu’il n’ait pas pu rester longtemps dans un groupe formé principalement de communistes et d’anarchistes.

Comme vous le savez peut-être c’est André Breton qui avait surnommé Dali : “Avida Dollars”, anagramme de Salvador Dali. Cela plut beaucoup à Dali qui rétorqua à André Breton que depuis déjà longtemps son ambition était de devenir “légèrement multimillionnaire”. Il ajoutait qu’André Breton avait fait de son admirable nom un talisman, qui allait lui permettre de réaliser sa fortune. Voici encore ce que disait l’illustre moustachu : “L'Amérique m'a accueilli comme l'enfant prodige et m'a couvert de dollars... L'or m'illumine et les banquiers sont les suprêmes prêtres de la religion dalínienne.”

À partir de maintenant Dali va s’entourer de toutes les célébrités, les milliardaires de tous poils. Sa cote ne cesse de grimper, pour son plus grand plaisir. Dali parle de “cette pluie divine, cette diarrhée de dollars inépuisable”. Bref il est comblé, mais, bien entendu, n’a jamais assez de dollars.

En 1940, La France n’est plus pour Dali le lieu idéal, même les personnes fortunées n’achètent plus de peintures. Il part s’installer en Amérique, Dali toujours fasciné par l’argent va s’improviser créateur de bijoux. Lorsqu’il retournera en France, il continuera à en créer.

Tout ce qui a trait à l’argent passionne Dali, c’est pourquoi il va s’intéresser à la publicité. Tout le monde se souvient de  la célèbre pub pour le chocolat, “Je suis fou du chocolat Lanvin ! ”.
Pour lancer une marque de parfums baptisé “Fracas,” devant la boutique du parfumeur Dali balance un pavé sur la vitrine. Il crée des pochettes de disques, des couvertures de magazines, Vogue etc.
 Bien entendu tout ça, comme on peut s’en douter n’est pas gratuit…

Dali aime les exhibitions à grand spectacle, tout ce qui peut faire parler de lui et par conséquent faire grimper sa cote est bon à prendre.

À Paris, Dali a en permanence une suite à l’Hôtel Meurice (celui-là même où Von Choltitz avait reçu le célèbre coup de fil de Hitler : “Paris brûle-t-il ?”). Un jour, il convoque la presse, ouvre la porte-fenêtre qui donne sur le balcon, tout en gesticulant comme un pantin, il balance des sacs remplis de peinture liquide de différentes couleurs sur les véhicules en stationnement. C’est ainsi qu’est née “la peinture explosion”. Merci pour les heureux propriétaires des voitures en stationnement qui ont vu leur véhicule subitement transformé en œuvre d’art par le caprice d’un homme de génie…

Il fallait s’y attendre, Dali écrit. Ce qu’il écrit étant plutôt abscond, ses livres sont presque totalement réécrits. Pourtant dans sa jeunesse, il a fréquenté une école franco-espagnole.

Voici à titre d’exemple ce qu’écrit Dali :

“[…] Mai le m’artire a moi m’atende a mon retour a Figueras car la une fois on hu decouvert ma terreur, et mes parents netan pas la constanment pour me protege, ge fuis vigtime de la cruete la plus rafinai de tous mes camarades, qui ne pensai qu’a trouve pouvoir atrape une sauterelle pour me faire courir et come ge courrai !, come un fou, /veritable posede par tous les demons/ me jachape rarement au sacrifice, la sauterelle venai /a/ tombe sur moi a demi morte, ideusse !”

Le génie dalinien aurait-il déjà inventé le langage SMS ?

Voici la traduction qu’en fit Michel  Déon (de l’Académie Française)

“Mon vrai martyre m’attendait à Figueras où l’on découvrit ma terreur. Mes parents n’étant pas là pour me protéger, mes camarades s’en donnèrent à cœur joie avec toute la cruauté de leur âge. Ils ne pensaient plus qu’à attraper des sauterelles pour me faire courir et effectivement je courais comme un fou pour  leur échapper sans y parvenir toujours. [Dalí dit « pour échapper à leur sacrifice »]. La hideuse sauterelle, à demi-morte, finissait par me tomber dessus”

Bien entendu Dali écrira de nombreux livres, plus délirants les uns que les autres, mais sources de revenus pour alimenter sa fontaine à dollars.

À propos de livres, dans sa maison de Port Lligat qu’il décore entièrement “kitch”, sa bibliothèque est installée si haut que les livres sont complètement inaccessibles.

Dali cherchait la compagnie des scientifiques, ce qui ne pouvait que rehausser son blason, avec eux il parlait science, à sa façon…

Dali a toujours aimé se donner en spectacle c’est pourquoi il se faisait souvent photographier. C’était un pitre de génie.

En 1972 Elvis Presley rend visite au Maître, ce dernier est littéralement fasciné par la chemise du King, au point qu’en partant Elvis demande à Dali : “Elle vous plait ma chemise ?”, il l’enlève et la lui donne. Depuis ce temps-là, Dali a toujours peint vêtu de cette célèbre chemise et, bien entendu, s’est fait photographier avec.

Dans sa jeunesse Dali comparaît les femmes à des mantes religieuses. Il se vantait d’être impuissant, ce qui lui avait donné le culte des objets mous, montres molles etc. Dali était souvent en compagnie d’Amanda Lear, c’est lui qui prenait plaisir à faire croire qu’elle était un homme, Amanda Lear profita habilement de la situation pour se faire un nom en tant qu’égérie du Maître.

En 1964, sous le règne de Franco, Dali est fait Grand’croix d’Isabelle la catholique, la plus haute distinction espagnole.

1979, Dali est reçu en tant que membre étranger à l’Académie des Beaux Arts. Et voilà maintenant Dali de l’Académie Française.

En 1982, le roi d’Espagne Juan Carlos nomme Salvador Dali Marquis de Dali de Pùebol, du nom du château qu’il avait offert à Gala.

En ce qui concerne les “faux Dali”, puisqu’il faut bien en parler. J’ai déjà en partie raconté cette histoire dans un autre article (l’art de se faire estamper), pour ceux qui ne l’auraient pas lu, je me permets de vous rappeler les faits.

Vers la fin de sa vie Dali se faisait livrer des palettes entières de papier sur lesquels il apposait sa “divine signature”. Les papiers en question étaient par la suite transformés en lithographie, parfois même en dessins, aquarelles etc.  Ses défenseurs diront que les œuvres en question, réalisées par un autre artiste (un nom circule, mais comme il n’y a aucune preuve, je ne le donnerai pas) n’étaient pas des faux puisque la signature était authentique…
Au milieu des années 70 des milliers de feuilles vierges signées Dali ont envahi le marché de l’art.
Si vous ne me croyez pas, sachez qu’en 1960, du vivant de l’artiste, la douane a saisi lors d’un contrôle dans un camion des milliers de feuilles signées Dali qui passaient en fraude la frontière espagnole. Combien étaient déjà passées ?

Les seules personnes qui sont probablement au courant des “faux Dali” sont ses anciens secrétaires : Peter Moore, Enrique Sabater, Jen-Claude du Barry et sans doute le photographe Robert Descharmes.

Moralité si vous voulez être certain d’avoir un Dali qui a des chances d’être authentique, achetez, si vous en avez les moyens, une peinture sur toile.

Voici l’histoire que raconte Pierre Cardin dans son livre “Mon ami Dali” : Sur la fin de sa vie, il distribuait à ses visiteurs des feuilles blanches signées de son nom, en leur disant: "Tenez, faites donc du Dalí et enrichissez-vous !"

Voici une autre histoire racontée par Pierre Cardin :

“ En 1955 Dali accepte de donner une conférence à la Sorbonne, il arrive dans sa Rolls noire et jaune, entièrement remplie de choux-fleurs qu’il distribue à ses admirateurs en guise d’autographe”. 

En 1980 Dali semble être victime d’une dépression nerveuse, il reçoit de moins en moins, ce qui chez lui n’est pas bon signe.

Le 10 juin 1982 Gala qui a dix ans de plus que Salvador, quitte ce monde.

Dali vit maintenant dans son château. En 1984, il est grièvement brûlé dans l’incendie de sa chambre. Il “meurt difficilement”, le 23 janvier 1989. Lui qui avait toujours rêvé de se faire cryogéniser  afin de pouvoir ressusciter dans quelques années, lorsque le système serait au point…

Il se fera embaumer et reposera dans son théâtre musée. Par testament, le légèrement multimillionnaire lègue l’ensemble de ses biens à l’état espagnol.

 






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Une gouache rehaussée à l’encre de Chine, du dessinateur Hergé destinée à devenir la couverture de Tintin en Amérique a été vendue 780.000,00 €. Pour ceux qui pensent que je me suis trompé d’un ou deux zéros, je convertis le nombre en francs 5.116.464,60 Frs.

Je me demande si j’arrête ici cet article, il me semble que ces quelques lignes se suffisent à elles-mêmes.

Donnez-moi une feuille de papier datant de 1932, date à laquelle a été réalisée cette gouache, et en une heure, je vous fais une copie identique au modèle que seule une analyse scientifique permettra de discerner de l’original. Je ne me vante pas spécialement, n’importe quel peintre ayant un minimum de technique est capable de le faire.

J’ai beaucoup d’estime pour Hergé qui était un très bon dessinateur dans son domaine, il n’est pas ici question de remettre en cause son talent.

Je peux comprendre qu’un tableau de Léonard de Vinci atteigne des prix astronomiques, la rareté des œuvres, la référence au personnage en fait le prix. Mais comment une planche destinée à une simple bande dessinée peut-elle atteindre une telle somme ?

Pendant que des œuvres se vendent à des prix “pharaoniques” (j’aime bien le terme), des centaines, peut-être des milliers de bons peintres sont ignorés des soit disant amateurs qui ne sont capables de juger de la qualité d’une peinture qu’en fonction de son prix, de la mode en cours, ou de la référence à tel marchand plus ou moins connu.
 
Les salles de ventes, particulièrement en province, sont fréquentées par de pseudos amateurs qui achètent n’importe quoi du moment qu’ils ont consulté la cote et qu’ils ont l’impression de faire une affaire. “Si si c’est un bon peintre, il est souvent dans la gazette de l’Hôtel Drouot” ! Combien de fois ai-je entendu cette réflexion !

À quand des amateurs qui achèteront une œuvre sur un coup de cœur ? Ça existe, mais c’est de plus en plus rare. Vincent Van Gogh a vendu un seul tableau durant toute sa vie, “Les vignes rouges”, celui qui le lui a acheté était un véritable amateur, il n’a pas consulté la cote (il ne risquait pas), il l’a acheté parce qu’il l’aimait.


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Vincent Van Gogh – Les vignes rouges

Faites l’expérience, montrez à un néophyte  le tableau de Pollock n°5, demandez-lui ce qu’il en pense ?
Ensuite annoncez-lui le prix auquel il s’est vendu : 140 millions de dollars soit : 95.283.403,46 € , pour ceux qui n’auraient toujours pas compris, je précise : 625.018.154,89 Frs. Et alors vous verrez son attitude changer, peut-être même finira-t-il par trouver quelque intérêt à l’œuvre en question.

 

Yves Klein avait fait une exposition dans une galerie italienne, il y présentait plusieurs tableaux, des monochromes uniformément peints en bleu. Il y avait des toiles de toutes les tailles, des toutes petites, d’autres très grandes. Mais si par hasard vous vous aventuriez à demander le prix de telle ou telle peinture vous aviez la surprise de constater qu’elles étaient toutes vendues au même prix.

Je reviens à ma gouache d’Hergé. Comment l’acheteur de ce petit tableau peut-il dormir l’esprit tranquille. D’abord il doit avoir peur qu’on le lui vole, je ne connais pas son identité, mais il n’a certainement pas que ça dans sa collection…

Je l’imagine, sortant de chez lui au volant de sa Rolls Royce Phantom, (467.636,00 € soit 3.067.491,07 Frs.) Il pourra toujours se dire que finalement ce petit tableau coûte à peine plus cher qu’une de ses “petites autos”.

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Mais si, passant un peu trop près du trottoir,derrière ses vitres teintées, il aperçoit un SDF qui fait la manche, peut-être aura-t-il un peu honte. Du moins je le lui souhaite…

 

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