bmc.constans@free.fr

ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 
De la peinture au petit point.

 
Roy Lichtenstein est né en 1923 à Pittsburgh aux États-Unis, il est décédé à Manhattan en 1997.

En 1961, Lichtenstein cherchait encore son style, son fils qui était en train de lire un album de Mickey lance à son père un défi : “T’es même pas cap de peindre aussi bien que ça !”C’est ainsi qu’est né le premier tableau issu d’une BD, “Benday dots”, aujourd’hui à la National Gallery de Washington.  Lichtenstein va à partir de maintenant s’inspirer des images du monde de la publicité, c’est en cela qu’il est un des fondateurs du pop art.

En 1962, le déjà célèbre marchand, Léo Castelli, qui avait à la même époque refusé d’exposer Andy Warhol, organise une expo Lichtenstein. Avant même l’ouverture, tous les tableaux sont vendus.
Lichtenstein qui enseignait le dessin dans une école va quitter son travail et pouvoir maintenant se consacrer totalement à la peinture.


Son travail est tout à fait adapté, à l’époque, nous sommes en pleine période de consommation, particulièrement aux USA ; le monde de la pub nous envahit, l’imagerie populaire aussi, l’artiste doit être témoin de cette époque. D’autre part les “jeunes peintres” souhaitent se singulariser par rapport à l’expressionnisme abstrait qui leur paraît déjà complètement dépassé. D’autres artistes vont suivre la même direction, bien entendu, Tom Wesselmann, mais aussi James Rosenquist, Claes Oldenburg.

Pour celui qui n’a jamais vu une œuvre originale de Lichtenstein, il est difficile de s’en faire une idée. D’abord les tableaux sont généralement de grande taille, d’autre part la technique utilisée est tout ce qu’il y a de plus traditionnelle, il s’agit de peinture à l’huile sur toile. Les fameux petits points ne sont pas, comme on pourrait le penser, faits à l’aide d’un pochoir, mais peints à la main un par un.

Même lorsqu’il peint d’autres sujets Lichtenstein utilise la technique de la BD, cerne noir, peinture en à-plats etc.

Tout comme la peinture d’Andy Warhol, celle de Lichtenstein est située dans le temps, ce qui veut dire que ce sont souvent des œuvres qui vieillissent assez mal, mais cela n’enlève rien à leur valeur si on les situe par rapport à leur époque.




 
Lien images


 
 
 
 
☂☂☂☂☂☂☂☂☂☂☂☂

     

 
Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
Quel est le peintre qui n’a jamais pensé à voir certaines de ses peintures transformées en sculptures. Même Bacon souhaitait le faire.
Seulement voilà, la réalisation n’est pas facile.

Je ne suis personnellement pas un fana des bidouillages “artistiques” sur le net, pourtant, je dois dire que ce que je viens de découvrir m’a vraiment “scotché”.

Une artiste allemande du nom de Lena Gieseke
(lien) a réalisé une mise en 3D du Guernica de Picasso que le peintre lui-même ne renierait certainement pas. Absolument géniale ! J’espère que vous partagerez mon avis ?

À quand la réalisation en sculpture ?

 


 
Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

rauschenberg, robert rauschenberg, art maniac, bmc,


 
Dans la nuit du 12 au 13 mai, Robert Rauschenberg est mort, à l’âge de 82 ans.

Je lui avais rendu un hommage tout particulier dans un article du 20 février 2008. Pour ceux qui ne connaissent pas cet immense artiste voici le lien de l’article.


 
Robert Rauschenberg par BMC


*
Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
  Peinture américaine suite

Mark Rothko dont le nom d’origine est Marcus Rothkowitz est né en Lettonie en 1903.
Sa famille d’origine juive émigre aux États-Unis  d’Amérique en 1913.

1914- Mort de son père.

Après ses études Marcus devient professeur de dessin.



1934 -  Mariage avec Edith Sachar.  Marcus est excessivement jaloux du succès qu’Edith rencontre dans ses affaires de bijouterie, ça il ne le  supporte pas. Ils se sépareront en 1937.

Marcus est un personnage compliqué, parfois très gentil mais toujours anxieux, d’autres fois irascible, instable, avec des changements brusques d’attitude, très “soupe au lait”. En 1940 compte tenu des événements, il va américaniser son nom en Mark Rothko. Il est maintenant naturalisé américain.

Rothko est un intellectuel. Très cultivé, il s’intéresse à la musique, la littérature, la philosophie. Les écrits de Nietzsche, Freud, Jung sont ses livres de chevet. Il va aussi étudier la mythologie grecque.
Pas étonnant que ses premières œuvres soient d’ordre onirique et surréaliste.


C’est le célèbre collectionneur Duncan Philips qui le fera connaître.

La période la plus connue de Rothko a été pompeusement baptisée “Colorfield Painting”. Bien que Rothko ait toujours prétendu n’appartenir à aucune école, on va le plus souvent l’assimiler à l’école de New York, ce qui ne veut pas dire grand chose.


Il s’agit dans son travail d’une quête spirituelle. Une sorte de méditation zen, d’où le dépouillement qui en découle. Rothko peint de très grands tableaux, ainsi l’impression de s’intégrer à l’œuvre est renforcée.
La plupart de ses réalisations sont réduites à deux ou trois espaces colorés, toute la magie réside dans la sensibilité des formes, des matières, des légères différences de tons, voire les bordures indécises.


À propos de son travail, on pourrait dire que tout est question de vibrations. Une peinture de Rothko ne se regarde pas en passant, il faut y entrer, la digérer, l’intégrer, très difficile de se faire une idée sur une reproduction. Ces images s’adressent directement à l’inconscient.

Cette quête spirituelle l’amènera plus tard à construire ce qu’il appellera lui-même une chapelle. Elle est destinée à la méditation de ceux qui y passeront, quelles que soient leurs croyances.

Cette chapelle a pu être réalisée grâce à des mécènes, les de Mesnil, et surtout à un dominicain français, dont il faudra bien que je vous parle un jour : le père Marie-Alain Couturier, sans qui les églises de Matisse à Vence, celle d’Assy, de le Corbusier n’existeraient pas. Il fut le découvreur de Manessier. C’est lui qui fit connaître Rothko aux de Mesnil.

Dans sa chapelle, tout a été voulu par Rothko, à commencer par le plan octogonal ; je ne vais pas ici vous faire un exposé sur le symbolisme de l’octogone, sachez seulement qu’il était à la base des églises primitives. La lumière vient d’en haut, les toiles exposées sont l’aboutissement d’un énorme travail, qui dura plus de trois ans ; de nombreuses peintures furent détruites avant d’arriver à l’équilibre espéré.

Vers la fin de sa vie Rothko souffre d’un anévrisme de l’aorte qui l’empêche de travailler sur ses grands formats. Il se suicide en 1970.


 
Sa chapelle sera inaugurée un an après sa mort en 1971.

Liens images
   
 ❐❐❐❐❐❐❐❐
 

tRADUCTION DANS TOUTES LES LANGUES

Hébergé par Overblog