bmc.constans@free.fr

ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 


Franz Kline

Peinture américaine (suite)



 

Il est le représentant le plus significatif de ce que l’on a appelé l’expressionnisme abstrait, parfois assimilé à l’abstraction gestuelle. On parle aussi souvent d’action painting.  Les principaux peintres que l’on intègre à cette école sont surtout Kline, de Kooning et Pollock. Vous entendrez aussi parler de l’école de New York dans laquelle on a tendance à intégrer pêle-mêle  tous les artistes américains de la décennie 50-60.

Jusqu’en 1948 Kline n’avait, il faut bien le dire, rien produit de très intéressant.
C’est cette même année 1948 que va survenir un événement déterminant pour la suite de son œuvre. De Kooning avait dans son atelier un épiscope (sorte de rétroprojecteur), en regardant un croquis de Kline représentant un fauteuil à bascule lui vint l’idée de projeter ce dessin en grand. Ce fut pour Kline une révélation ; projeté sur le mur, ce qui en petit ne donnait pas grand-chose d’intéressant devenait un “signe” abstrait d’un dynamisme époustouflant. La peinture de Kline était née.

Ici permettez-moi de faire une parenthèse spécialement réservée aux peintres. Tous les créateurs ont un jour ou l’autre rêvé de reproduire en grand, un détail, un croquis, qui leur paraissaient particulièrement intéressants. Et presque toujours ils se sont cassé les dents. Ce qui rendait très bien en petit ne supportait pas l’agrandissement. Dans le cas de Kline ce fut l’expérience inverse. Ce qui en petit n’était pas extraordinaire le devint une fois agrandi. C’est là un des nombreux mystères de l’art.

Ce que Kline avait découvert grâce à de Kooning, toute sa vie, il va s’en inspirer. À partir de maintenant sa peinture sera abstraite, dynamique, le plus souvent en noir et blanc. Mais il est important de préciser que contrairement à ce que l’on imagine généralement Kline ne peignait pas en noir sur un fond blanc, il peignait autant avec du blanc qu’avec du noir. Si vous avez l’occasion de voir des originaux (en France c’est très difficile) vous allez vous apercevoir qu’il y a sur ces toiles de nombreux empattements de blancs. Contrairement aux apparences, le blanc est aussi important que le noir.

En ce qui concerne Kline on parle de peinture gestuelle, spontanée, sa peinture rejoint celle d’Hartung beaucoup plus que celle de Soulages à qui on le compare parfois, à tort me semble-t-il. La peinture de Soulages étant beaucoup plus statique, plus zen. 

Bien que Kline soit surtout connu pour ses œuvres en noir et blanc, il a fait quelques tentatives en couleurs, qui à mon avis n’ont pas la force de ses monochromes.

Franz Kline est mort à New York le 13 mai 1962. 
Sa véritable carrière de peintre aura duré à peine 14 ans de 1948 à 1962.

 
Lien images

Kline sur Beatmuseum

*****

tRADUCTION DANS TOUTES LES LANGUES

Hébergé par Overblog