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ENTREZ LIBRES

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  Billet d’humeur

  raymond domenech, coupe du monde de football;

  Résultats Google Recherc#19BDFE

 

 

 

La coupe est pleine.

 

 

 

Karim Benzema 708.000,00 € / mois

Thierry Henry    625.000,00 €/ mois

Patrick Viera      458.000,00 €/ mois

Frank Ribéry      416.000,00 €/  mois

 

+ Les à côtés pub, et les les primes …

 

Je ne vais pas citer tous les joueurs.

 

Dans la plupart des professions, les salaires sont fixés en fonction du travail et non pas à la tête du client, pourquoi les footballeurs de l’équipe de France n’ont-ils pas tous le même salaire ?

 

Encore heureux qu’ils ne touchent pas leur prime pour avoir ridiculisé la France. Pourquoi n’en ont-ils pas fait don aux sinistrés du var ? Ça aurait été une belle façon de se dédouaner, peut-être auraient-ils ainsi gagné quelques estimes.

 

A-t-on déjà oublié : La main de Thierry Henry, le coup de tête de Zidane ? Non il n’y a pas de quoi être fier !

 

Le SMIC est aujourd’hui de 1343,77 € BRUT/ mois

 

La plupart de ceux qui vont voir, lorsqu’ils le peuvent, les matchs de foot sont des smicars.

 

Comme le disait je ne sais plus trop qui “ Ce sont des smicars qui vont applaudir des millionnaires”.

 

Bien entendu il faut faire quelque chose, sans doute les instances du football doivent être remises en question. Mais que vient faire le Président de la République dans cette affaire ? Est-ce bien son rôle, n’a-t-il pas d’autres soucis en tête ? Il est vrai que pendant que 90% des Français ne parlent que de ça, on va pouvoir faire passer en douceur le régime des retraites. Monsieur Ribéry va-t-il être obligé d’attendre 65 ou 70 ans pour pouvoir enfin profiter de sa retraite ? Devra-t-il jouer au foot jusqu'à 65 ans, à moins que l’on prenne en compte la “pénibilité” du métier de footballeur. Dans ce cas, il faut mettre leur retraite à 35 ans, mais pour ça je fais confiance à Sarko qui va certainement s’en occuper.

 

Voir sur ce blog

 

 

Zidane nous quitte sur un coup de tête.

 

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Et moi qui croyais avoir “inventé” le déjeuner sous l’herbe !!!!!

 

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BMCLe déjeuner sous l’herbe d’après Manet.

 - TM - 110 x 75 cm.

 

À la mort de son père exécuté par les nazis, Daniel Isaak Feinstein (né en Roumanie en 1930) se réfugie en Suisse où il sera successivement, danseur, metteur en scène, acteur et décorateur.

C’est  à Paris en 1959 qu’il se fera connaître sous le nom de Daniel Spoerri par ce qu’il appelle des tableaux-pièges. Il colle sur une planche tout ce qui lui tombe sous la main, pour ensuite l’exposer verticalement sur le mur. Par la suite il va organiser des repas avec ses amis ; après le dessert les reliefs et tout ce qui demeure sur la table y est soigneusement collé. Je dis bien tout, aussi bien ce qui reste dans les assiettes que les cendriers à moitié pleins ou les bouteilles (vides !).

À une époque où l’on  ne condamne pas encore la société de consommation sa démarche est intéressante.

 

Le samedi 23 avril 1983, il  organise un important repas, celui-ci aura lieu dans le parc du château de Montcel à Jouy-en-Josas,  chez le collectionneur Jean Hamon. Au menu que de la tripaille : mamelles fumées, mou de veau, oreilles, queues et pieds de cochon, andouillettes, tripes, rate aux oignons (il ne valait mieux pas être végétarien). Si vous n’êtes pas rassasiés sachez qu’il y a eu des desserts, le tout joyeusement arrosé de bordeaux et de muscadet.

 

120 convives participeront à ces étranges agapes, la plupart issus du monde artistique, peintres, sculpteurs, cinéastes etc…

 

Voici les noms de quelques participants parmi les plus connus :

 

Des peintres et sculpteurs : Pierre Soulages, Arman, César, Yves Klein, Martial Raysse, Erro, Jean-Pierre Raynaud.

Des galeristes : Daniel Templon, Pierre Nahon.

Des critiques d’art, des écrivains : Pierre Restany, Alain Robbe-Grillet.

 

Il était convenu que chacun apporterait ses couverts.

 

Le personnel du château avait creusé parallèlement à la table une tranchée de 40 mètres de long dans laquelle elle sera ensevelie à la fin du repas avec, bien entendu, tout ce que voudront bien y ajouter les invités.

 

Le repas terminé, comme convenu, la table et tout ce qu’elle supporte est descendue dans la tranchée, et soigneusement enfouie.

 

Symboliquement Daniel Spoerri a réalisé l’enterrement de son dernier tableau-piège, il ne reste plus qu’au temps à faire son œuvre. À partir de maintenant Spoerri ne réalisera plus de tableaux-piège.

 

En 1987, un archéologue ami de Spoerri Eric Godet essaie de le convaincre de faire des fouilles sur le site, ce qui apparemment n’avait pas été prévu  à l’origine. Mais, Eric Godet devient moine et n’a plus de contacts avec Spoerri.

 

Il faudra attendre 2010 pour que le sujet refasse surface.

 

Le 3 juin 2010 dans le parc du château, branle-bas de combat. Cinq archéologues de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques) entreprennent des fouilles sur un site bien délimité de 40 mètres de long. Couteaux, truelles, pinceaux, on se croirait à Pétra en Jordanie, il y a même le tau de toile pour se protéger du soleil. Toutes les cotes sont prises et soigneusement reportées sur des plans, tous les éléments photographiés.

 

Le but est de retrouver les éléments enfouis, mais aussi de comparer le tout avec les souvenirs des participants ou les photographies de l’époque. Il y aura bien des surprises, comme ce gobelet en plastique dont personne ne se souvient, tout le monde a bu dans des verres, à quoi a bien pu servir ce gobelet ? Des photos avaient été déposées sur la table, impossible de savoir qui les a laissés et ce qu’elles représentaient.

 

Une fois les fouilles terminées, les objets seront exposés sous une tente de chantier au Centre Georges Pompidou les 7 et 8 octobre 2010. Daniel Spoerri souhaite que son œuvre ne soit pas mise sur le marché de l’art, mais que les objets réintègrent leur place et soient à nouveau enfouis.

 

Comme je vous l’ai dit plus haut ce domaine appartenait à l’époque de “l’enterrement” à un riche amateur d’art qui le “cède” à la maison Cartier pour y établir sa fondation. Il y a dans le parc de la nouvelle fondation de nombreuses sculptures monumentale, Arman, César, Raymond Hains, Jean-Pierre Raynaud.

 

Lors de son déménagement à Paris la Fondation Cartier n’a pas pu tout emporter, la tour d’Arman l’hommage à Eiffel de César etc…

 

Aujourd’hui le site  est à l’abandon depuis 2004  est confié à un administrateur judiciaire.

Qui sera son nouveau propriétaire ?

À qui appartient l’œuvre enfouie puisqu’elle n’a jamais été vendue, devrait-elle revenir à l’artiste ou au futur propriétaire des lieux ?

Autant de questions auxquelles il est bien difficile de répondre aujourd’hui.

Affaire à suivre… 

 

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BMC - Petit déjeuner sous l’herbe d’après Manet et Picasso –

TM - 40 x 30 cm.

 

 

Images Spoerri sur Google

 

Fouilles archéologique

 

 

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             “ L'art est une garantie de santé mentale”                  

                                                                                 Louise Bourgeois

 

 

On ne dira jamais assez combien les souvenirs d’enfance peuvent marquer notre existence. Cela concerne particulièrement les artistes qui par nature sont plus sensibles que le commun des mortels. Chez Louise Bourgeois, c’est particulièrement visible dans  son œuvre qui  est une continuelle métamorphose des souffrances de son  enfance.

Louise est née à Paris le jour de noël 1911 sous le signe du capricorne, ses parents sont restaurateurs de tapisseries anciennes à Choisy-le-Roi. Dès l’âge de dix ans, Louise va participer aux restaurations, en recréant les dessins manquants. Pendant ce temps, Joséphine, sa mère, tisse sa toile. Pas étonnant que plus tard elle l’ait représentée sous la forme d’une araignée qu’elle prénommera maman.

À la maison il y a une jeune nounou qui s’occupe d’elle et  des deux autres  enfants, Henriette et Pierre. Pour une jeune artiste, c’est bien normal de ne pas avoir, comme on dit  “les  yeux dans sa poche”, aussi très vite elle va remarquer que son père, qui malencontreusement pour elle s’appelle Louis, est l’amant de sa nounou et que sa mère ferme les yeux sur cette relation. Comme on pouvait s’y attendre  l’impact sur la jeune fille est considérable, elle va reporter toute son affection sur sa mère, affection aussi forte que le mépris qu’elle voue à son père et à ses nombreuses  frasques, car, bien entendu, il ne s’en tient pas à la seule nounou. Plus tard la représentation symbolique de son père sera un phallus hyperréaliste baptisé “Fillette”.

À partir de maintenant la destinée de Louise est sur des rails. Les éléments qui vont être à la base de son travail sont : la maison, la mère, le père et par voie de conséquence la sexualité.

Louise n’a jamais voulu s’intégrer à une quelconque école artistique. Ce qui lui importe c’est de représenter tout ce qui est au plus profond d’elle, souffrance, solitude… Elle ne pardonnera jamais à son père tout ce qu’il peut faire subir à sa mère.

Permettez-moi, ici cette parenthèse: en écrivant ce texte, je ne sais pas pourquoi je pense à “La douleur” de Margueritte Duras, peut-être parce que les œuvres de Louise Bourgeois ont particulièrement bien représenté  cet état de souffrance que l’écrivain a su transcrire de si belle manière.

Après avoir obtenu son bac, Louise décide de s’inscrire à la Sorbonne où elle fait des études de mathématique supérieure qu’elle abandonnera au profit d’études artistiques. Voici ce qu’elle dira plus tard : “Pour exprimer des tensions familiales insupportables, il fallait que mon anxiété s'exerce sur des formes que je pouvais changer, détruire et reconstruire”.

Détruire et reconstruire, là est la clé de voûte de son œuvre.

En 1937 Louise rencontre l’historien d’art américain Robert Goldwater qu’elle épouse et l’année suivante file s’installer à New York.

Maintenant elle va bâtir son œuvre à partir de sujets récurrents : la naissance, la sexualité, la maternité. Mêlant souvent les constructions (maisons) avec ses personnages.

Son œuvre est polymorphe, basée en grande partie sur la sculpture et ce qu’on n’appelle pas encore des installations. Louise Bourgeois n’a jamais cessé de dessiner, sur tout et n’importe quoi, chaque fois que l’envie l’en prenait, chaque fois que son inconscient atteignait le trop-plein. Elle va créer des cellules représentant le huis-clos familial.

La France et ses amis qui y sont toujours lui manquent énormément ; à cette époque, personne ne s’intéresse à son travail. Pour recréer un lien avec son pays et ses anciens amis, elle va sculpter des totems (période qui va de 1940 à 1950) qui par leur présence magique établissent un lien avec son cher pays. Je ne sais plus dans quelle région du monde les habitants qui voulaient communiquer entre eux s’adressaient à un arbre, comme s’il s’agissait de leur interlocuteur, ce dernier recevait le message. Un touriste de passage demanda : “Pourquoi vous adressez-vous à un arbre ?” “Parce que je suis pauvre, si j’étais riche j’aurais le téléphone”. Les totems de Louise sont ses arbres de communication.

En 1955 Louise Bourgeois obtient la nationalité américaine.

Elle poursuit inlassablement son œuvre. Son travail est dérangeant, impudique, tragique, on pourrait dire qu’il s’agit d’une œuvre d’adolescente en colère, tous ses phantasmes sont exacerbés. Comme beaucoup de grands artistes, Louise est une écorchée vive. Bien entendu, comme on pouvait s’y attendre, elle défend la cause féministe.

En 1945 Louise Bourgeois présente sa première exposition personnelle ; en dehors de quelques amis, l’incompréhension est totale

En 1973 décès de Robert Goldwater.

Elle devra attendre la soixantaine pour que l’on commence à s’intéresser à son travail. Ce n’est qu’à partir de 1982, Louise a 71 ans, que son œuvre est vraiment reconnue. Le MOMA lui consacre une rétrospective, à compter de ce moment sa notoriété grandit de jour en jour particulièrement aux Etats-Unis. En Europe, elle est encore presque totalement inconnue ; la Galerie Maeght présente quelques-unes de ses œuvres, il faut bien le dire sans grand succès. Son travail peut difficilement être morcelé, une œuvre seule n’a pas beaucoup de sens, chaque pièce est indissociable de l’ensemble. En France, le grand public ne découvrira vraiment son travail qu’en 2005 avec son exposition au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris et surtout avec la rétrospective du Centre Georges Pompidou en 2008. Nul n’est prophète en son pays !

Louise Bourgeois sera une éternelle adolescente révoltée et c’est bien cela qui la rend si attachante, toute sa vie a été consacrée à exorciser son enfance. C’est une chercheuse, toujours insatisfaite, elle travaillera avec toutes les techniques possibles, du marbre aux poupées de chiffon, passant des  sculptures monumentales en bronze aux petites sculptures intimistes. Vous vous souvenez certainement de l’araignée géante qui surplombe la tombe de James Ensor, le prince des peintres méritait bien cet hommage.

Si Louise Bourgeois a eu autant de difficultés à faire reconnaître son œuvre, c’est bien parce qu’elle forme un tout difficilement sécable. En France comme je l’ai déjà dit, son travail était peu représenté. Je me souviens avoir vu pour la première fois une ou deux sculptures d’elle chez Maeght, qui je dois le dire, m’avaient sur le moment laissé relativement indifférent, mais comme je sais qu’en art il ne faut jamais se fier au premier regard ; depuis j’ai bien entendu changé d’avis.

Louise Bourgeois fait partie de ces artistes qui n’en finissent pas de grandir lorsqu’ils sont morts, d’ailleurs ils ne meurent jamais.

 

 

 

Images Louise Bourgeois sur Google

 

 

 

Maman

 

 

 

 

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  Photo Annie Leibovitch

 

À 98 ans, l’artiste franco-américaine est morte. Elle préparait une importante exposition à Venise. Mon prochain article lui sera consacré.

 

 

 

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