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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

    Les portraits 

 

Dans un but de simplification, chaque fois que, dans cet article, je parlerai d’Holbein sans précision de prénom, il s’agira, bien entendu d’Holbein le jeune.

 

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Hans Holbein le jeune, portrait de Boniface Amerbach, 1519. Huile sur panneau de pin, 28,5 x 27,4 cm. Bâle, Kunstmuseum.

 

Hans Holbein le jeune est un peintre et graveur allemand. Né à Augsbourg en 1498, et décédé le 29 novembre 1543 à Londres.

 

Il fit ses études dans l’atelier paternel (Hans Holbein l’ancien) en compagnie de son frère Ambrosius Holbein.

 

L’œuvre d’Hans Holbein le jeune est très importante, tout le monde connaît de lui “Les Ambassadeurs” (National Gallery, Londres)  célèbre tableau comportant une anamorphose avec une tête de mort, et également “Le Christ mort”, prédelle d’un retable destiné à la cathédrale de Fribourg. Aussi ai-je préféré faire une sélection et m’en tenir, pour le moment, aux seuls portraits. Je n’ai pas ici la prétention de tous vous les montrer, ils sont très nombreux, souvent de petite taille ce qui n’apparaît pas toujours sur les reproductions. Mais, sans doute, cet article, vous donnera-t-il l’envie d’en savoir davantage sur son œuvre et peut-être même d’aller voir les originaux. 

 

En 1515 Holbein décide de quitter l’atelier paternel, il  s’installe à Bâle avec son frère Ambrosius. L’année suivante il illustre “l’Eloge de la folie”  C’est grâce à cela  qu’il va rencontrer Erasme et se lier d’amitié avec lui. Il fera trois portraits du célèbre philosophe.

 

 

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Hans Holbein le jeune, portrait d’Erasme. 1523. Huile sur bois, 36,5 x 30,5 cm. Kunstmuseum,  Bâle.

 

 

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Hans Holbein le jeune, portrait d’Erasme 1523, Huile sur bois, 43 x 33 cm. Musée du Louvre. Paris.

 

Très semblable au précédent hormis le fond et le texte qui disparaît presque complètement. Je ne sais pas lequel des deux a été peint en premier.

 

 

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Hans Holbein le jeune, portrait d’Erasme, 1523, Collections de Lord Radnor of Longfares, Salisbury.

 

 

De ces trois tableaux, ma préférence va  à celui du Musée de Bâle (n° 2), l’œil n’est pas distrait par la tapisserie murale que l’on trouve sur la peinture du Louvre (n°3). Sur le numéro 4, ni le rideau, ni l’étagère et encore moins la colonne n’apportent grand-chose. Sans doute ces objets ont une valeur symbolique pour les seuls initiés, mais ne font, à mon avis qu’alourdir le tableau. En revanche, le visage, les mains et le livre sont tout particulièrement remarquables.

 

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Réalisé avec trucage fond uni. Ce tableau n’existe pas, il s’agit d’une iconoclastie, si vous préférez, d’un exercice de style exécuté sur ordinateur (vous avez le droit de ne pas aimer).

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Comparaison du tableau original et de son iconoclastie.

 

Grâce à l’illustration de “l’éloge de la folie”, la renommée d’Holbein grandit de jour en jour ce qui lui vaut de nombreuses demandes de portraits par les notables de la région.

 

Tous les personnages peints par Holbein sont “habités”, on retrouve l’influence de Grünewald  ou de Leonard de Vinci. Toute la profondeur psychologique du modèle apparaît. Si vous regardez assez longuement le tableau, très vite un dialogue s’instaure, vous avez l’impression bizarre de converser avec son “habitant”.

 

En 1526 Holbein fuyant la réforme, quitte Bâle à destination de Londres, muni d’une recommandation d’Erasme il va y rencontrer Thomas More dont bien sûr il fera le portrait.

 

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Hans Holbein le jeune, portrait de Thomas More, 1527. Tempera sur bois.

 

En 1536 Holbein devient le peintre officiel de la cour d’Angleterre. Il est nommé peintre et valet de chambre (!) d’Henri VIII.

 

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Hans Holbein le jeune, portrait d’Henri VIII. Huile sur bois 28 x 19 cm. Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid.

 

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Hans Holbein le jeune, La mitre de William Warham 1527. (William Warham était à l’époque l’ archevêque de Canterbury). Huile sur bois de chêne, 82 x 66 cm. Musée du Louvre, Paris.

 

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Hans Holbein le jeune, Le Marchand Georg Gisze, 1532.  Huile sur bois de chêne,  97,5 x 86 cm. Muséum Staatliche, Berlin.

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Hans Holbein le Jeune, Portrait de Robert Cheseman fauconnier du roi, 1533. Huile sur bois, 58,8 x 62,8 cm. Cabinet royal de peintures Maurithuis,   La Haye.

 

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Hans Holbein le Jeune, Portrait de Charles de Solier, lord of Morette, 1534-35.

 

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Hans Holbein le Jeune, Portrait de Nikolaus Kratzer, 1528. Huile sur bois 83 x 67 cm.

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Hans Holbein le jeune, Portait de femme 1517. Cabinet royal de peintures Maurithuis, La Haye.

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Hans Holbein le jeune, Une femme avec son écureuil.

 

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Hans Holbein le Jeune,1526. Laïs Corinthiaca.

 

 

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Hans HOLBEIN Le Jeune, portrait d'Edward Prince de Galles vers 1539. Huile sur bois 57 x 44 cm. National Gallery of Art, Washington.

 

Hans Holbein le jeune est au sommet de sa gloire lorsqu’il décède lors d’une épidémie de peste en 1543. Il a 45 ans.

 

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Hans Holbein le jeune, Portrait d’un musicien, vers 1534.Tempera sur bois, 43,5 x 43,5 cm.

 

Holbein a énormément produit, des peintures, bien sûr, mais aussi de nombreux dessins d’études, de superbes gravures. Beaucoup de peintures ont “disparu”, on les connaît grâce aux dessins préparatoires. Aucun domaine ne lui était étranger, du dessin au lavis, toutes les techniques de peinture, de gravure, il fit des vitraux, des bijoux. Bref, c’était un artiste complet.

 

Hans Holbein le jeune, je l’ajoute à mon musée imaginaire.

 

 

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        « Voilà pourquoi j’essaye de remuer un peu l’Humanité, de répandre autour de moi quelques idées qui ne proviennent pas de mon cerveau et de propager les deux grandes vertus qui nous viennent du Ciel : la Bonté et la Tolérance. »
                                                                                    
                                                     
      Maître Philippe de Lyon

 


        J’ai toujours eu  une certaine fascination pour ces personnes hors du commun qui ont certains dons. Don de voyance, de dédoublement et surtout ceux qui sont capables de guérir, soit par imposition des mains, soit en disant des prières ou des formules magiques. J’ai eu l’occasion de vous parler dans ma série sur l’art brut de deux peintres qui avaient ce don. Souvenez-vous : Fleury-Joseph Crépin et Augustin Lesage, ces deux artistes qui à l’origine ne se connaissant pas faisaient pourtant presque la même peinture.

        Je sais d’avance ce que diront tous les RBB (rationalistes bêtes et bornés), ce n’est pas pour eux que j’écris cet article ; si par malheur vous en faites partie, n’allez pas plus loin….
        Mais, si comme moi vous vous posez des questions à ce propos, alors voici une belle histoire.

        Il s’appelle  Nizier Anthelme Philippe, il fait son apparition dans notre monde le 25 avril 1849 dans un petit village de Savoie, à « Loisieux ». Ses parents sont de modestes paysans. Il faut dire que dans les campagnes à cette époque, on est très pieux, cela touche souvent à la superstition. Quelque temps avant l’accouchement, Marie Philippe va voir le célèbre curé d’Ars, celui-ci lui aurait prédit qu’elle allait mettre au monde un fils spirituellement évolué.

        Durant l’accouchement, sa mère, Marie, qui curieusement ne ressent aucune douleur, ne cesse pas de chanter.

        De son enfance voici ce qu’il en dira plus tard : «J'ignore tout de moi, je n'ai jamais compris ni cherché à m'expliquer mon mystère. J'avais six ans à peine et déjà le curé de mon village s'inquiétait de certaines manifestations, dont je n'avais pas conscience... J'obtenais des guérisons dès l'âge de 13 ans, alors que j'étais encore incapable de me rendre compte des choses étranges qui s'opéraient en moi.» (Mercure de France 16 juin 1918).


        Sa prime jeunesse va se passer comme celle d’un jeune paysan pauvre, sans histoires.

        À quatorze ans, il décide de quitter son village pour se rendre à Lyon où un de ses oncles est établi comme boucher. C’est nus pieds qu’il effectuera ce trajet. Il est engagé comme apprenti pour effectuer les livraisons. Parallèlement il fait ses études à l’Institut Sainte-Barbe, c’est un très bon élève, il obtient le « certificat de grammaire », nous sommes dans les années 1860, ce certificat est décerné avec parcimonie. Il ne peut à son grand regret continuer ses études jusqu’au bac, sa « survie » est liée aux 30 francs que lui accorde mensuellement son oncle et, bien entendu, quelques pourboires.


        Le jeune Nizier décide d’apprendre la médecine, il s’inscrit à la Faculté de Médecine comme auditeur libre (il existe des documents mentionnant ces inscriptions). À l’Hôtel-Dieu, il fréquente plusieurs services, en particulier celui du Professeur Teissier, tous les médecins qu’il rencontre ne tarissent pas d’éloge concernant le jeune élève. Sa soif d’apprendre n’a pas de limites, il lit énormément tout ce qui a, de près ou de loin,  un rapport avec la médecine et la science, toutes les revues de vulgarisation de l’époque passent à la « moulinette-Nizier ». Cela va de la chimie à l’occultisme, en passant par tout ce qui traite des religions.

        Au cours de ses études de médecine, de mystérieuses et très nombreuses guérisons se produisent.


        Voici un exemple de ce qui est arrivé en présence du Professeur, de ses assistants, et des élèves : Une jeune femme qui souffre le martyre est amenée sur un brancard, aucun des médecins présents n’est capable d’établir un diagnostic. La patiente se plaint d’essoufflements, elle a mal au côté, elle est incapable de tenir sur ses jambes. Le jeune Philippe donne son avis : « La malade souffre d’une double embolie pulmonaire », puis se tournant vers la malade : « Lève-toi et marche, maintenant tu es guérie », c’est ce qu’elle fit…

        Suite à ces guérisons miraculeuses et connaissant la réputation de Philippe, tous les regards se tournent vers lui, le professeur se pose des questions, les étudiants le jalouse. Comme il faut bien reconnaître que l’apprenti médecin soigne et de plus guérit des malades alors même qu’il n’a aucun diplôme officiel, une cabale instaurée contre lui prétexte qu’il pratique une médecine occulte digne d’un charlatan ; il se voit refuser sa cinquième année d’auditeur libre à la Faculté.

        Voici ce qu’écrira plus tard le docteur Lalande, gendre de Philippe et membre de l’Institut : «Il fréquenta les hôpitaux de Lyon, très aimé des uns et détesté des autres. Il consolait les malades et souvent demandait aux médecins de ne pas les opérer. Parfois les malades se trouvaient guéris avant la date fixée pour l'opération.»

        Et comme il faut bien vivre et payer ses études, il continue son apprentissage à la boucherie. C’est là que va arriver un incident marquant : son oncle d’un coup de hachoir se tranche le pouce, qui ne tient pratiquement plus à la main, le sang coule abondamment, le jeune apprenti (j’ai failli écrire : « ne perd pas son sang-froid ») fixe une attelle de fortune, fait un pansement et se met en prière, demandant à Dieu de  recoudre le tout. En quelques instants le sang coagule, la plaie cicatrise, l’oncle est amené d’urgence à l’hôpital où le médecin de garde ne peut que constater « la guérison ». Il n’y aura même pas à faire de points de sutures , il se contente de poser une attelle pour immobiliser le doigt et refait le bandage. Bien entendu cette histoire fait le tour du quartier la réputation du jeune apprenti est déjà faite.

        En 1872, il ouvre son premier cabinet de guérisseur spirituel, boulevard du nord à Lyon (aujourd’hui boulevard des Belges).

        Le 6 octobre 1877 va être un jour marquant pour Nizier Anthelme Philippe : il épouse mademoiselle Landar. Il faut quand même vous dire que quelque temps auparavant, la demoiselle Landar en question, très gravement malade, était condamnée par la médecine. Comme ses parents n’avaient pas de difficultés financières, inutile de dire que tout avait été tenté. En désespoir de cause, on l’emmena voir ce « Monsieur Philippe » qui paraît-il accomplissait des miracles. Le miracle eut lieu…

        Jeanne Landar est issue d’une riche famille d’industriels lyonnais, sa dot, comprend plusieurs maisons. Celui que bientôt tout le monde appellera Maître Philippe va ainsi pouvoir vivre comme un rentier. Cette fortune inattendue va lui permettre de se consacrer totalement à la médecine et aussi d’aider, secrètement, ceux qui en ont le plus besoin.


        À partir de maintenant  Maître Philippe va pouvoir organiser son emploi du temps, ne dormant jamais plus de cinq à sept heures tous les quinze jours, il partage son temps entre les séances de guérison, ses cours de magnétisme, sa famille, ses voyages et ses « inventions », c’est aussi un fameux bricoleur (impossible de vous donner tous les détails d’une vie aussi riche).

        Voici comment se déroule une séance de guérison, dans son hôtel, 35 rue de la tête d’or : dans la salle se trouvent entre 80 et 100 personnes. Maître Philippe qui a physiquement tout du « petit rentier de province », (son côté bonhomme rassure), fait souvent rire ses patients. Il se promène au milieu d’eux,  il ne touche pas ses malades, il a même le pouvoir de soigner à distance, jamais il n’impose les mains. Il s’adresse au malade et va « négocier » sa guérison : « Promettez-moi de ne dire du mal de personne pendant une journée » ; comme le patient explique que cela lui est très difficile la négociation continue, parfois le malade s’engage simplement pour une heure … Et il est guéri. On a souvent l’impression d’assister à un marchandage. Inutile de dire que Maître Philippe ne demande jamais d’argent, la seule rétribution qu’il demande est un engagement moral, l’abandon d’un procès, l’adoption d’un enfant, un don à une société de bienfaisance…

        La renommée de Maître Philippe va grandir de jour en jour. A compter de maintenant toute sa vie est consacrée aux malades et aux pauvres. Sa renommée s’étend au-delà de nos frontières, il passera quelque temps en Russie à la cour de Nicolas II ; il ira également en Allemagne ; en Tunisie il est demandé pour soigner le Bey de Tunis… je ne vais pas vous conter tous ses voyages…

        Contrairement aux occultistes de l’époque, (je pense, bien entendu, au Docteur Encausse plus connu sous le nom de Papus), Philippe ne s’éloignera jamais de l’Église, il ne veut pas qu’on le prenne pour un mage, un occultiste ou un quelconque gourou (de secours !). Bien entendu, les médecins du coin n’apprécient pas beaucoup, plusieurs fois il sera assigné au tribunal pour exercice illégal de la médecine, et même condamné.

        Des milliers de personnes seront sauvées par Maître Philippe. Au bout d’un certain temps, ses détracteurs se lasseront de lui faire des procès, de nombreux médecins lui enverront leurs patients incurables.

        Les cas de guérisons réalisées devant des centaines de personnes, des médecins, des scientifiques sont innombrables, il existe des témoignages faits devant notaire ; lors de ses inculpations de nombreux rapport de police témoigneront en sa faveur. `
                    

        Il est bien connu que ceux qui ont des pouvoirs ne peuvent généralement pas les utiliser pour eux-mêmes ; lorsque la fille de Maître Philippe tomba malade, il ne put rien faire pour la sauver, où ne voulut pas le faire, estimant qu’il n’en avait pas le droit. Elle mourut en août 1904. Le Maître la suivit un an plus tard le 2 août 1905, il avait seulement 56 ans.


        Ce qui est très curieux c’est que, tout jeune, Nizier  avait déjà ce don ; ses  camarades de classe lorsqu’ils avaient mal à la tête demandaient au Maître l’autorisation d’aller s’asseoir à côté de lui, et le mal  disparaissait comme par enchantement.

        Étrangement, Maître Philippe se disait catholique, mais ses rapports avec l’Église étaient assez « distants ». Lorsqu’on lui parlait de religion, il conseillait de s’en tenir à celle de son pays, (comme le dit aujourd’hui le Dalaï Lama). Maître Philippe a toujours condamné les sectes, l’occultisme, le spiritisme, toutes « les sciences » qui étaient censés prédire l’avenir ; pour lui le seul enseignement valable était celui de l’évangile, plutôt que celui de l’Église de Rome.

        Et maintenant voici deux exemples  des guérisons qu’il fit ( il existe des centaines de témoignages incontestables).


        Alors qu’il avait 21 ans, Monsieur Philippe est demandé au chevet d’un enfant malade ; l’enfant a sept ans, il s’appelle Jean Chapas. Lorsqu’il arrive, le décès a été constaté par deux médecins. Le menuisier qui a confectionné le cercueil (Jean-Baptiste Ravier) est présent ainsi que des personnes de la famille. Voici comment le menuisier a raconté la scène :  "Monsieur Philippe s’est mis face à l’enfant et a dit :  Jean, je te rends ton âme ", immédiatement les couleurs sont revenues sur le visage de l’enfant et il a souri. C’est sans doute le seul cas connu où Maître Philippe aurait rendu la vie à un mort. Jean Chapas deviendra le disciple du Maître, et à la mort de celui-ci, ayant hérité de ses dons, il poursuivra son œuvre jusqu’en 1926. Maître Philippe surnommera Jean Chapas : « Le Caporal ».

 

« Je m’incline, mais la science ne peut comprendre ce qui vient de se passer ».
                                                     Professeur Brouardel



        Les séances de guérison de la rue de la Tête d’Or faisaient évidemment beaucoup parler. Un jour, le Professeur Brouardel de la Faculté de Médecine de Paris se présente pour y assister. Dans la salle se trouve une femme dont le ventre et les jambes sont fortement enflées ; le Professeur l’examine et donne son diagnostic : cette personne est atteinte d’hydropisie généralisée, la patiente a beaucoup de mal à respirer et ne peut pratiquement plus marcher. Devant une centaine de témoins Monsieur Philippe lui dit simplement : « marche », comme elle refuse disant qu’elle ne peut pas le faire il insiste « marche plus vite », alors le miracle s’accomplit, la « malade » se met à marcher, folle de joie on la voit même se mettre à danser, ses vêtements sont subitement devenus trop grand. Sur le sol aucune trace d’eau ? Le Professeur Brouardel dit simplement : « Je m’incline, mais la science ne peut comprendre ce qui vient de se passer ».


        Le Maître Philippe avait d’autres pouvoirs, lui qui ne voulait pas croire aux prédictions en fit plusieurs qui se réalisèrent.

        Pour être précis, voici ce qui s’est passé le 26 mai 1898 à 17 heures 15. Le fait est rapporté par le Docteur Gérard Encausse. Le célèbre médecin était en compagnie de Maître Philippe dans la cour près du lieu des consultations. Maître Philippe fumait tranquillement, il dit à son ami : « Tu n’as pas peur ? » réponse du Docteur « Non, avec toi je n’ai pas peur », au moment même la foudre tomba juste à côté d’eux. Le Maître se contenta de préciser : « C’est quelque chose qu’on est venu me dire », le ciel était pur et sans nuages. Il existe d’autres exemples où Maître Philippe agit sur les éléments.  Je sais que tout ça est bien difficile à croire, mais les témoignages de personnes tout-à-fait dignes de foi sont si nombreux, qu’on a du mal à ne pas y souscrire.


        Maître Philippe se rend au baptême du fils Durville, en sortant de l’église, le Maître s’arrête à côté d’un vieux mendiant qui demande l’aumône, regardant droit devant lui, comme s’il se parlait à lui-même, Maître Philippe dit très doucement : « j’ai 10.000 francs en or et 5.000  francs en billets de banque ». Il indique ensuite l’endroit où est caché le magot. L’homme en question est parti comme une flèche voir si on ne lui avait pas pris ses sous…

        Quelques  questions que je me pose :


        À une époque où la spiritualité est en train de disparaître, on peut se poser de nombreuses questions concernant les pouvoirs cachés qui sont très probablement en chacun de nous et que nous ne savons pas utiliser. J’ai toujours pensé, (c’est seulement une conviction) que les miracles n’étaient pas provoqués seulement par celui qui les faisait, mais, au moins en partie par le miraculé lui-même.

        Pourquoi dans certaines religions ou croyances est-il  "demandé de souffrir" pour mériter tel ou tel bienfait ? C’est le cas dans la religion catholique, (c’est bien elle qui a inventé le scapulaire) . Chez les yogis hindous la souffrance paraît indispensable, certes pour la surmonter, mais quand même…

        Pourquoi chez les chamanes chez les bouddhistes chez les sorciers mexicains cette notion n’existe-t-elle pas alors même qu’ils réalisent aussi des miracles ?

         Un jour, Teilhard de Chardin essayait de « convertir » Alexandra David Neal : " Mais enfin, Madame et les miracles ! " ce à quoi elle répondit : " Oh ! Vous savez, les miracles, je n’y crois pas, moi.. je les fais ! ". On a sans doute trop tendance à croire que les miracles sont une spécialité religieuse, et particulièrement catholique. Pourquoi les protestants ne font-ils pas de miracles ?

        Comment certaines personnes transmettent-t-elle leur don ?
        Si vous avez un don et que vous ne savez pas qu’en faire, je suis preneur…

        Comme je suis en train de sérieusement déraper, je préfère m’arrêter là et vous laisser la parole dans vos commentaires.



   

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Gérard Gasiorowski – Giotto

 

 

Gérard Gasiorowski était un étrange personnage, il a débuté sa carrière par une série hyperréaliste. Petit à petit il va, si l’on peut dire, détruire d’une main ce qu’il construit de l’autre. Il y a chez lui une sorte d’acharnement à “tuer la peinture”, son œuvre est une critique permanente du marché de l’art, une sorte de suicide. À compter de ce moment les galeristes ne lui pardonnent pas cet acharnement, il va maintenant créer l’Académie Worosiskiga (anagramme de Gasiorowski) dirigée, par un soi-disant tyran (!), époque où il peint une série de chapeaux signés de noms de peintres connus.

 

En 1981, il a 51 ans, la galerie Maeght (encore elle !) lui consacre sa première exposition personnelle. C’est un bide total.

 

Gasiorowski continue dans la provocation et la destruction, je passe sur les détails. Il va “peindre” ce qu’il appelle des “Tourtes”, œuvres composées d’excréments, qu’il dispose sur la toile à la façon des pommes de Cézanne. Le “jus de tourtes” servira à créer une autre série : “Les Jus”.

 

Il faudra que le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris lui consacre une exposition en 1983 pour que l’on daigne enfin s’intéresser à son travail...

C’est, à mon avis à ce moment-là qu’il va créer la série la plus intéressante, sur de grandes toiles ; une ligne va se suivre passant d’un tableau à l’autre créant ainsi une œuvre unique et fractionnable.

 

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Gasiorowski est étonnant car il est capable du pire comme du meilleur. Je vous l’ai dit, sa série des lignes est passionnante, son saint François est un chef d’œuvre, j’ai personnellement été très marqué par l’original. En revanche je ne  suis pas intéressé par ses œuvres destructrices, “Les Tourtes”, “Les Fleurs”, et ses installations à base de jouets, même si je comprends très bien sa démarche.

 

L’œuvre de Gasiorowski est déroutante, mais ce n’est pas une raison pour la rejeter en bloc.

 

Peut-être n’ai-je pas tout compris. Mais j’aime tellement ces deux toiles que je voulais absolument qu’elles figurent dans mon Musée Imaginaire.

 

 

 

 

 

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