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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC

La fontaine de Hayange

 

En 2001 la municipalité socialiste de Hayange (Moselle) avait eu la bonne idée de commander au sculpteur local Alain Mila une sculpture en métal et pierre. La sculpture représentait un gros œuf appuyé contre un rocher (coût 9000 €).

 

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La Sculpture originale
(A. M./ DR.)

 

Le 28 juillet le sculpteur a été informé par un coup de téléphone anonyme que sa création avait été repeinte en bleu !!!!!
Une personne déléguée sur place a fait parvenir une photo à l’artiste qui n’a pu que constater les dégâts.


Il faut dire qu’entre temps la municipalité avait changé de bord. La Mairie était maintenant aux mains du Maire Front National Fabien Engelmann.

 

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Fabien Engelmann
DUCLOUX/SIPA


Le dit Fabien Engelmann trouvait la ville sinistre et lugubre, ce sont ces mots. Il ne comprenait pas non plus qu’on fasse tout un pataquès pour une œuvre "dont on a peine à appeler ça de l’art". Monsieur Engelmann serait-il un expert dans ce domaine ? Ou un iconoclaste…

Dans l’esprit du Maire il n’était pas question de détériorer quoi que ce soit, le fond était peint en bleu piscine et l’œuf en bleu, couleur FN . Ils n’ont pas pensé à y mettre des poissons rouges, ç’eut été moins triste.

 

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La sculpture revue par le Front National
(J-C. VERHAEGEN/AFP)

 

Suite aux polémiques engendrées, le Maire a eu l’idée géniale de proposer à l’artiste de lui revendre sa sculpture !!!! On lui fera un prix, a-t-il ajouté. Le plus urgent étant de la faire disparaître.

L’artiste va certainement porter l’affaire devant la justice.

 

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Aurélie Filippetti
Photo Radio France 2012

 

Le Ministre de la culture Aurélie Filippetti a dénoncé une violation manifeste du droit moral et évoqué la protection du patrimoine.

 

Espérons que cette affaire n’en restera pas là.

 

Malheureusement cela nous rappelle de tristes moments de notre histoire, souvenez-vous l’exposition des peintres dégénérés. Bientôt les Maires Front National viendront mettre de l’ordre (à leur façon) dans les bibliothèques municipales, le prochain autodafé n’est peut-être pas si loin.


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L'art dégénéré

 

⭐️

 

 

Publié le par BMC

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" L'impuissance d'un jeune homme de trente ans: le sujet est casse-gueule, surtout quand c'est une femme qui décide d'en parler. Et pourtant... en évitant le trash, la provocation facile et l'auto-fiction à la mode, Clémence Dumper signe un premier roman étonnant.

 Alexis, à trente ans, n'a jamais réussi à faire l'amour et se sent chaque jour plus oppressé par une société qui établit des normes dans tous les domaines, jusque dans les plus intimes. Sensible et "inadapté", l'anti-héros va se lancer dans une quête frénétique et haute en couleurs pour retrouver cette part de virilité. Dans des chapitres courts, comme des instantanés de vie, l'auteure dépeint avec malice et sans pathos le malaise de celui qui veut vivre son désir. De solutions chimiques en abstinence forcée, en passant par les doutes sur l'hétérosexualité, Alexis se jette à corps perdu dans cette aventure, entrainant le lecteur avec lui dans un univers où le sexe, s'il est devenu une valeur comme une autre, est aussi un haut lieu de performance absolue. Oscillant entre humour et gravité, mêlant la poésie à la réflexion profonde sur la place que l'on cherche, Débandade est avant tout l'histoire d'un garçon. L'odyssée d'Alexis, si elle fait la part belle au sexe, permet aussi de creuser du côté de la famille, de l'adolescence, du déni: après une première partie où les problèmes du corps sont évoqués avec réalisme, le lecteur plonge dans les méandres plus sombres du personnage, se confronte avec lui au cœur du problème - douloureux.

 En choisissant le "tu", Clémence Dumper met le lecteur dans une position ambiguë par rapport à la narration: ce "tu" interpelle, remet en question, touche forcément et instaure une profonde intimité entre le lecteur et la narratrice.
Ce qui surprend le plus dans ce premier roman prometteur, c'est la facilité avec laquelle l'auteur mêle sensibilité (et non sensiblerie) et ironie. Malgré des mots crus, l'ensemble reste subtil et profondément touchant, ce qui n'est pas si fréquent en littérature contemporaine."

                                                                                                      BMC

Publié le par BMC

 

http://www.fermedesaintemarthe.com/

 

      Dédié à Horticolo.

 

 

La Muse et moi en avions toujours rêvé, un jardin, un vrai, bio, évidemment. Nous avions acheté tous les livres de la création et longtemps  nous avons jardiné, dans notre tête, bien entendu.

 

Nous habitions à l’époque en ville ; une ancienne véranda donnait sur un charmant petit jardin, c’était le Paradis des chats, malheureusement c’était bien trop petit pour y entreprendre les cultures de nos rêves, d’autant que deux grands arbres y faisaient de l’ombre.

 

 

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À force de rêver, les choses finirent par arriver. Un jour, y en a eu marre de la ville, on est parti direction la campagne.

 

Nous avons toujours eu de la chance pour trouver les maisons qui nous conviennent, celle-là était suffisamment grande (presque). De la pièce qui allait devenir l’atelier, il y avait une vue superbe sur la montagne, c’est comme ça que les gens du coin appellent la colline d’en face ; elle fait à peine 500 mètres de haut. Enfin tout ça était parfait, de la terrasse aussi on voyait la fameuse montagne, mais il y avait un « hic ». Vous m’avez bien compris : pas de jardin.

Tout le village fut très vite au courant : « y a des parisiens  qui cherchent un jardin ». Ici tout ce qui vient de plus de 100 kilomètres à la ronde est qualifié de « parisien ». Je me suis bien gardé de dire que j’étais gascon, d’autant que, circonstance aggravante, j’avais longtemps habité Paris, et que de plus je n’ai jamais eu l’accent qui aurait pu me trahir.

 

Un jour béni entre tous, mon plus proche voisin m’interpelle : « ça y est, je crois que j’ai ce qu’il te faut ». En face de chez nous au pied de la toujours fameuse montagne il y a un ancien couvent, c’est un beau bâtiment qui a été abandonné par les sœurs en 1910. Bien entendu, comme chaque couvent, celui-ci avait son potager. Comme il se doit, il était entouré de hauts murs de pierre, au milieu trônait un vieux puit.

 

 

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     L'ancien couvent et "la montagne"

 

Les propriétaires étaient des gens charmants. L’affaire fut rapidement conclue, d’autant qu’ils n’acceptaient aucun loyer : « vous nous donnerez quelques légumes, si vous voulez, c’est bien ainsi ».

 

Maintenant, fini de rigoler, on ne jardine plus en virtuel. Je me mets immédiatement à la tâche, il faut défricher. L’herbe monte jusqu’aux genoux, le terrain est bien loin d’être plat. Mais « insouciance de la jeunesse », stimulé par la Muse qui passe ses journées son charmant petit nez plongé dans tous les catalogues de jardinage . Bref, le terrain est fin prêt pour les plantations.

 

Le temps passe, les gens du lieu commencent à nous regarder bizarrement, « ce sont eux qui font pousser des tomates de toutes les couleurs ». Vous qui habitez la ville, quand vous achetez des tomates elles sont rouges, vous avez le choix entre : les tomates "grappe", les tomates "olivette" et les tomates rondes, quelquefois vous prenez le risque d’en acheter des cerises, rouges, bien entendu.

 

Un jour, un de mes voisins qui jardinait comme  tout le monde, c’est-à-dire comme son père, son grand père, son arrière grand-père…Bref, fut très étonné de voir dans mon panier en plein mois de juillet de gros radis blancs (de la taille des radis noirs) qui ressemblaient fort à des navets. « De quoi s’agit-il ? », je lui expliquai qu’il s’agissait de radis japonais, coupés en tranches c’était très bon et ça pouvait être servi avec l’apéritif. Quelque temps plus tard il revint me voir et m’expliqua qu’il en avait fait pousser et que ce n’était pas bon du tout. Nous nous rendîmes de conserve dans son jardin et quelle ne fut pas ma surprise de constater que les radis japonais s’étaient transformés en radis chinois, et qu'il en avait fait trois planches ! « Mais c’est pareil, conclut-il, Chinois ou Japonais !!»…

 

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Je vous ai parlé des tomates et de leur goût, mais les premières salades de printemps ! Ça va peut-être vous paraître étrange, mais une salade qui a poussé naturellement sans être forcée, qui a mis trois à quatre semaines à atteindre sa maturité, n’a rien à voir avec celle que peut-être vous mangez en ce moment, qui aura été élevée en serre, avec un éclairage artificiel et je ne parle pas des engrais distillés au goutte à goutte.

 

Comme insecticide, le seul que j’ai utilisé était la rothénone, produit naturel issu d’une liane, il est bio-dégradable et pas du tout dangereux pour l’homme et les animaux à l’exception des poissons, merci pour eux de faire attention. Vous pouvez, sans danger, consommer un fruit ou un légume qui vient juste d’être traité. Pour les pucerons sur les rosiers, cela vous sera peut-être utile, il suffit de mettre un peu de savon noir au fond de votre pulvérisateur rempli d’eau et le tour est joué.

 

À part cela, les deux autres ingrédients que j’ai utilisés était la bouillie bordelaise sans colorant (sulfate de cuivre) et du soufre pulvérisable, le tout en faible quantité. Comme les allées de mon jardin étaient très larges et toujours soigneusement désherbées, les limaces n’y venaient pas. Comme un peu partout il y avait de œillets d’Inde, les moucherons évitaient soigneusement mon jardin. Enfin je ne vais pas vous donner tous les détails. Il n’y avait que les papillons, je n’en ai jamais tant vu autant et tous plus beaux les uns que les autres !

 

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Pour ceux qui en ont entendu parler c’était un peu l’annexe du jardin du célèbre mystique Jean Tauler. Mais je m’égare, revenons à notre jardin.

 

Je ne vous raconterai pas par le détail l’histoire de tout ce que nous avons pu faire pousser dans ce jardin, même des kiwanis ! Si vous ne les connaissez pas, découvrez les aubergines blanches, elles sont tellement meilleures. Il y a eu aussi toutes sortes de courges, des bleues jusqu’à la courge spaghetti.

Les macaronis nous avons  essayé, mais ça ne marche pas très bien …

Un jour La Muse a découvert avec étonnement que  gravé sur certains potimarrons son nom figurait suivi de quelques gentillesses venues d’on ne sait où…

 

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Le Népéta des chats

 

 

Comment faire pour expliquer avec des mots, le goût de l’ail nouveau, de l’échalote grise, des énormes oignons blancs.

Et les fruits rouges, je me suis battu pendant des années pour que les framboisiers n’envahissent pas tout le jardin, les groseilliers, les blancs et les rouges, et les énormes mûres sans épines, vous connaissez ?

Si vous devez planter des fraisiers, ne faites pas comme tous ceux qui mettent des Gariguettes sous prétexte, ce qui est vrai, qu’elles arrivent en premier. Mettez plutôt des Maras des Bois, vous en aurez jusqu’au mois de novembre avec une petite interruption au mois d’août.

Et les herbes, un article entier ne suffirait pas pour vous en parler, du basilic géant monstrueux, au céleri vivace et perpétuel, sans parler de la quantité incroyable de ciboulette que la Muse m'obligeait à planter...

La Roquette vous connaissez ? C’était la salade préférée des Romains, amère et poivrée, c’est aussi celle que je préfère… Il en existe de la cultivée que vous sèmerez chaque année, et de la sauvage, persistante. Aussi bonne l’une que l’autre.

 

Et les pommes de terre, ici tout le monde fait pousser de la bonne grosse pdt que l’on trouve pour trois francs six sous au marché. J’ai fait pousser de la ratte, c’est excellent, ne vous en privez pas.

J’ai eu beau me démener pour inciter mes collègues jardiniers à remettre en question leurs méthodes, mais comme je vous l’ai déjà dit, pas question : « papa faisait comme ça, grand papa aussi…. »

 

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Un jour, le propriétaire du terrain m’annonça qu’il avait un nouveau locataire et que celui-ci avait l’intention de cultiver la partie jouxtant la mienne. Le lendemain, je fis la connaissance d’un curieux personnage, témoin de Jéhovah, il chantait des cantiques tout en jardinant. Durant la première quinzaine, il bêcha son jardin tout en extrayant un à un jusqu’au plus petit caillou qui pouvait s’y trouver, tout autour de son territoire se trouvait de place en place quantité de cailloux soigneusement mis en tas en forme de pyramide.

 

Un matin, j’arrivai de bonne heure au jardin, j’aperçus, près du puits, dans mon jardin, une sorte de construction bizarre, plusieurs planches assemblées en forme de tipi. Et comme je me renseignais auprès de mon voisin de jardin pour savoir s’il s’adonnait à l’art conceptuel, celui-ci m’avoua tout de go qu’il s’agissait d’un abri pour sa pompe. Ceux qui me connaissent savent que dans ces cas-là je suis assez redoutable. Non, je ne me mets pas en colère, ça je ne sais pas faire, mais c’est bien plus terrible. La « cabane » fut démontée en moins de temps qu’il n’en faut pour l‘écrire. L’homme chanta quelques cantiques et l’affaire fut Clause ( pardon c’est mon côté jardinier) close.

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  Au jardin, il n’y avait pas tous les animaux que l’on m’avait prédit, vous vous souvenez, les chenilles etc… Il y avait des animaux très sympathiques, de temps en temps une grenouille, un crapaud,  parfois un superbe lézard vert. Mais surtout mes amis les chats, et spécialement pour eux j’avais planté deux pieds de Népéta. Je ne sais pas si vous connaissez ? Mais si vous avez un chat vous n’avez pas le droit de lui refuser ça, ils adorent (Mémère si tu nous écoutes…).

 

 Ce qui fait enrager les jardiniers du coin ce sont les taupes, pourtant il existe un moyen très simple de s’en défaire, il suffit de déposer une boule de naphtaline dans le trou, c’est aussi simple que ça. Pas la peine de les tuer…

 

Bien entendu dans mon jardin il y avait autant de fleurs que de légumes. Combien de fois m’a-t-on dit ; pourquoi toutes ces fleurs, ça ne se mange pas !…

 

Eh bien si justement ça se mange ! J’avais des capucines, c’est super les fleurs de capucine dans la salade.

Il faudrait aussi que je vous parle des iris de collection. La Muse et moi faisions partie d’un « sel », si vous préférez « système d’échange local », par cet intermédiaire nous nous étions procurés les fameux iris ; nous en avions de toutes les formes et de toutes les couleurs. Malheureusement durant la période du jardin j’ai fais assez peu de photos et n’en ai pas à vous montrer des fameux iris.

Mon jardin finit par acquérir une certaine renommée, à tel point que de temps à autre des visiteurs s’y présentaient.

 

Tout a une fin, cela a commencé d’abord début juillet, l’année d’après fin juin, puis début juin, rapidement il fallut se rendre à l’évidence : IL N’Y AVAIT PLUS D’EAU. On a, la mort dans l’âme, laissé tomber le jardin.

 

La seule fleur que je garde, c’est aussi la plus belle ( elle est encore plus belle que rebelle), La Muse, et elle n’a pas besoin d’eau, le jus de la treille suffit…

 

 

Mais souvent les choses ne sont pas aussi terribles qu’il y paraît, aujourd’hui nous n’aurions plus le temps de nous occuper du jardin, mais c’était une belle expérience que je vous souhaite de faire !!! (et de toutes façons, maintenant, il y a la Manue et son homme qui nous ravitaillent !)

 

Aujourd’hui lorsqu’on demande à un habitant du village, « où habitent les Parisiens ? » il leur est répondu : « ici il n’y a pas de Parisien »

 

 

    Lien:

 

    La Ferme de Sainte Marthe

 

 

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