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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

autiste
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   Stephen Wiltshire devant une vue de Tokyo
 
La plupart des artistes sont plus ou moins autistes et plus précisément les peintres et les sculpteurs qui peuvent travailler isolés dans le silence de leur atelier loin du monde et de toutes ses agressions, sonores, verbales et autres, loin de toutes les conventions sociales.

Tout le monde se souvient du célèbre film Rain Man ou Dustin Hoffman incarne un autiste capable de compter des centaines de cure-dents tombés sur le sol en un seul clin d’œil.

Celui dont je vais vous parler aujourd’hui est un cas très particulier. Comme vous le savez peut-être, il existe différentes formes d’autisme ; n’étant pas neurologue, et n’ayant pas de connaissances particulières sur le sujet, je n’entrerai pas davantage dans le détail concernant cette maladie.

Stephen Wiltshire est anglais, il est né à Londres, il y a 34 ans. Son père décède lorsqu’il a trois ans, suite à cela il perd l’usage de la parole. Très vite il sera reconnu autiste. Stephen  Wiltshire a aujourd’hui encore  des difficultés pour s’exprimer.
 
 
 
Dessin de Stephen Wiltshire
 
 Tout petit, il va dessiner, au début des voitures, il a un sens parfait de la perspective. Parallèlement à cela il montrera des dons exceptionnels pour la musique. Après les voitures, il va dessiner des bâtiments. Il lui suffit de voir un immeuble quelque instant pour le reproduire exactement, en perspective, à l’échelle et dans le moindre détail. S’il passe une fois dans une rue, il dessine tous les immeubles sans rien oublier.
 
Et maintenant si on parlait de ses exploits !
 
 
 
En voici un. Stephen  Wiltshire va se rendre à Rome, qu’il ne connaît pas. Il survolera la ville éternelle en hélicoptère durant moins de  45 minutes. Redescendu sur le plancher des vaches, il va dessiner sur une feuille de papier de 5 mètres de long et en perspective cavalière la ville de Rome.
 
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Dessin de Stephen Wiltshire – Rome (détail, avec photo à titre de comparaison)                                                                                             
 
On peut penser qu’il avait vu des photos du Vatican ou du Colisée, mais comment expliquer qu’il puisse dessiner la moindre ruelle, ne pas se tromper en indiquant le nombre de fenêtres ? Les angles formés par les rues correspondent exactement, les réverbères sont à leur juste place, les arbres aussi. Il lui faudra trois jours pour venir à bout de son dessin et lorsque celui-ci sera terminé, il dira avoir oublié certains détails. Ses dessins sont faits à main levée et sans retouche.


 
Stephen Wiltshire

À l’âge de onze ans, il avait déjà reproduit la vue aérienne de Londres redessinée en 5 jours. L’année dernière ce fut Tokyo.


Dessin de Stephen Wiltshire -  New York (Détail)
 
Comment peut-on expliquer que sa mémoire enregistre tout de manière photographique, comment plusieurs jours après se rappelle-t-il de tel ou tel petit détail ?
 
On prétend que si les autistes attachent une telle importance au moindre détail, c’est une façon de se couper du monde, d’oublier le monde, c’est leur refuge. Pas étonnant que beaucoup soient des prodiges en calcul mental, c’est le cas de Kim Peek, l’homme qui a inspiré le film Rain Man, de plus ce dernier est capable de se rappeler le contenu de plus de 12.0000 livres.





 
Dessin de Stephen Wiltshire – San Francisco et une vue photographique prise approximativement du même endroit.
 
Le 3 octobre 2006 le Japonais Akira Haraguchi (autiste) a récité pendant plus de 16 heures les 100.000 premières décimales du nombre pi.

Il existe, parmi les savants et les artistes beaucoup de cas de mémoire spectaculaire. Bien entendu ceux que je cite  n’étaient pas autistes mais leur forme de mémorisation peut être comparé à celle des autistes.

Le miserere d’Allegri était joué dans la chapelle Sixtine une fois par an à Pâques, La partition était tenue secrète sous peine d’excommunication ; à cette époque, ça ne rigolait pas. À l’âge de 14 ans, Mozart l’entend une fois et le retranscrit intégralement.


Louis Pauwels racontait que Jacques Bergier partait tous les soirs avec une pleine serviette de livres qu’il lisait dans la soirée.

Le mathématicien Euler se souvenait de tous les livres qu’il avait lus, mot à mot.

Les joueurs d’échec font souvent preuve d’une mémoire exceptionnelle Kasparov, Fisher et bien d’autres.

Le peintre Claude Monet semblait avoir ce genre de mémoire hors du commun. L’écrivain Marcel Pagnol également.


 
 
Ah, si on pouvait se souvenir de tout ce qu’on avait vu ou lu !

Parfois aussi ce n’est pas si mal d’oublier !




 
Dessin de Stephen Wiltshire



 
Dessin de Stephen Wiltshire


Dessin de Stephen Wiltshire



 
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