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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

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Elisabeth Kübler Ross




«Les gens sont comme les vitres sales. Ils sont éclatants et brillent lorsqu’il y a du soleil, mais lorsque l’obscurité s’installe, leur véritable beauté est révélée seulement s’il y a une lumière qui vient de l’intérieur.»

                                                                                      E K R



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Elisabeth   Kübler-Ross



Peut-être est-ce la première fois que vous entendez ce nom, pour simplifier elle est souvent affublée du sobriquet de EKR, c’est sous cette abréviation que nous en parlerons le plus souvent. Ross étant le nom de son époux, pour le moment elle s’appelle encore Elisabeth Kübler.

EKR est “née triplée” le 8 juillet 1926 près de Zurich. De faible constitution, et à une époque ou les maternités ne sont pas équipées comme de nos jours, elle a du mal à effectuer sa croissance, elle restera chétive durant toute sa jeunesse.
De caractère solitaire, elle a tendance à s’isoler de ses sœurs.
 
Ceux qui sont promis à un grand avenir manifestent souvent dès leur plus tendre enfance un comportement en rapport avec leur future profession. Le rêve d’EKR est  d’aider les autres. À l’âge de quatre ans, elle installe dans une dépendance de la maison une sorte de cabinet vétérinaire où elle soigne tout ce qui passe comme animaux malades ou  blessés, chats, crapauds, oiseaux, tout, sans distinction d’espèce, bien entendu. Son véritable rêve est de devenir médecin.

Comme elle avait fait part à son papa de son désir, celui-ci lui aurait répondu : “Pas question, je n’ai pas les moyens de  te payer des études de cet ordre”.

Nous sommes en Suisse allemande. Elisabeth entend les discours de Hitler, elle a 11 ans lorsque l’armée nazie envahi la Pologne. Elle fait le vœu de tout faire pour aider ces malheureux Polonais. Aussi lorsque qu’en 1942 son père  lui demande d’entrer comme secrétaire à son service, elle refuse, ça ne l’intéresse pas – Monsieur Kübler ne transige pas, il la chasse de la maison.

Même en Suisse, la vie n’est pas toujours facile ; pour survivre elle trouve une place de bonne à tout faire chez des riches propriétaires français, résidant au bord du lac. Ceux-ci l’exploitent honteusement. À la suite de ça, elle gardera toute sa vie une aversion pour la langue française. On peut comprendre !

Dès que possible, elle retourne à Zurich et comme elle a toujours la même idée (soigner, devenir médecin), elle trouve une place d’aide laborantine ; ce n’est pas passionnant, mais ça lui permet de se rapprocher du milieu médical. C’est là qu’elle va rencontrer un célèbre ophtalmologiste, auprès de qui elle va maintenant travailler : le Docteur Zehnder. Ce dernier va très vite découvrir les capacités dont fait preuve la jeune fille. Elle est très proche des patients, dévouée et appréciée de tous.


À partir de 1943 elle va entrer, cette fois-ci comme apprentie laborantine au service du professeur Weitz. Seulement voilà, le laboratoire se trouve à l’étage en dessous de celui où arrivent les réfugiés qui affluent de toutes parts. Élisabeth quitte régulièrement son laboratoire et passe le plus clair de son temps à épouiller, laver, s’occuper des réfugiés, leur trouver des vêtements, les réconforter. Le professeur Weitz ne dit rien et laisse faire ; devant tant d’amour et de compassion, la science s’incline. On trouvera quelqu’un d’autre pour le labo. Très vite elle va avoir la responsabilité d’un bâtiment entier de l’hôpital.

La fin de la guerre arrive enfin, suivie de son cortège tragique. Je n’ai pas ici la possibilité d’entrer dans le détail. Élisabeth enchaîne ses actions de bienfaisance. Avec une troupe de bénévoles “Peace Corps”, où elle est engagée comme cuisinière, elle va aller d’abord en France, puis en Belgique, Allemagne, Suède, enfin la Pologne. Souvenez-vous de son vœu d’aider ces malheureux Polonais.
Dans le village où elle se trouve, deux étudiantes en médecine ont ouvert une infirmerie, Elisabeth se joint à elles. Avec les moyens du bord, autant dire rien, elles soignent comme elles peuvent.

Son périple va l’amener jusqu’en Russie. De retour en Allemagne, on la retrouve inanimée au cœur d’une forêt. Elle a la typhoïde. Elle va être “soignée” dans un hôpital où tout le monde, la croyant Polonaise, l’abandonne à son triste sort, oubliant même parfois de lui donner à boire. Enfin miraculeusement rétablie, elle fini par se retrouver à nouveau à Zurich et laborantine dans un grand hôpital.

Voyant son zèle, son nouveau patron l’encourage à passer son bac. Elle avait abandonné ses études en troisième, maintenant elle va s’y remettre tout en continuant de travailler. Un an plus tard elle obtient son baccalauréat, s’inscrit à la fac de médecine, sept ans d’études et voici Elisabeth Docteur en médecine.

C’est au cours de ses études qu’elle  rencontre Emmanuel Ross qui va l’emmener, malgré ses réticences, à New York. Elle aurait préféré l’Inde ou l’Afrique, mais le destin en avait décidé autrement. Son mariage avec Emmanuel a lieu en 1958.

En Amérique, EKR décide de poursuivre ses études en psychiatrie, très vite elle obtiendra son diplôme de spécialiste.
C’est à New York qu’elle va découvrir avec quel mépris sont considérés les mourants. Le but de la médecine étant de maintenir la vie, la mort est un échec, face auquel on a tendance à pratiquer la politique de l’autruche.

EKR va se retrouver en enfer, c’est-à-dire dans un hôpital psychiatrique où les patients servent le plus souvent à tester de nouvelles drogues, sans leur accord, cela va sans dire. Les malades sont tous des incurables. EKR va accomplir des miracles, elle obtient qu’au moins dans son service “la camisole chimique” soit réduite au minimum et aussi l’arrêt des électrochocs. Une de ses patientes depuis toujours refusait de parler, aucune expression n’animait son visage, pas le moindre cillement, elle restait prostrée dans un coin. Élisabeth va tous les jours lui parler, durant de très longs mois, il n’y aura aucune réaction. Quelque temps plus tard, le grand patron qui inspectait les services  trouve la “schizophrène en question” en train de faire de la broderie, celle-ci se tourne vers lui et lui demande :“ Docteur que pensez-vous de mon travail ?”.L’histoire a fait le tour de l’hôpital. Le cas EKR est décidément très louche…Ce n’est pas comme ça qu’on fait de la médecine ! Ce n’est pas rationnel.

Passons sur les détails. EKR voit mourir un grand nombre de malades, sans accompagnement, dans la plus grande indifférence, sans que personne jamais ne cherche à savoir ce qui peut bien se passer à l’ultime phase de ce que nous appelons la vie. À partir de maintenant, tout son travail va s’orienter  dans cette direction : “que se passe-t-il au moment de la mort ?” Toutes les traditions, religieuses, chamaniques, bouddhistes, la sorcellerie africaine… tout y passe. Elle fouille partout, mais surtout elle va rencontrer des patients en fin de vie, et ce sont eux qui vont lui en apprendre le plus. Ceux qui après une mort clinique parfois très longue vont revenir à la vie. Ceux qui jusqu’à présent n’ont jamais osé parler. Impossible de raconter des histoires à dormir debout sans passer pour fou, alors on se tait. Personne n’en est jamais revenu, c’est bien connu, pourquoi écouter ces  balivernes ?
Au cours de ces observations, voici les conclusions auxquelles sont  arrivés EKR ainsi que le Docteur Moody qui depuis quelque temps a, lui aussi fait des recherches dans ce domaine.

Celui qui va mourir passe par différentes phases avant d’aborder le moment proprement dit de  la mort.




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     Peinture BMC La dernière bataille

D’abord il refuse la chose. “Non ce n’est pas possible, je suis trop jeune, je ne mérite pas ça, pourquoi moi ? je me sens en forme, je vais guérir.”
Suit la colère “Comment un homme aussi riche et aussi célèbre que moi peut-il mourir ?”
Ensuite il négocie, “Non je ne veux pas mourir tant que je n’ai pas pu assister au mariage de mes enfants” (tous les prétextes sont bons). Souvenez-vous de Pie XII qui n’arrivait pas à mourir car il voulait être là pour la bénédiction pascale. Et cela malgré son hoquet qui devait le handicaper sérieusement pour débiter sa bénédiction dans toutes les langues.
Vient ensuite une période de dépression suivie de l’acceptation. “Bon mon testament est chez le notaire, ne vous inquiétez pas, tout est en ordre je peux partir tranquillement”. Pierre Bonnard mourant a demandé qu’on lui apporte son dernier tableau, un amandier en fleurs, pour y faire une dernière retouche, après quoi il est mort sereinement.

Évidemment l’entourage ne fait rien pour dissuader le mourant, allez donc dire à quelqu’un qu’il va mourir !

Il va bien falloir que le malade accepte l’idée  de sa propre mort, ce ne sera pas facile, mais c’est ce qui va l’aider à bien “vivre le passage”. Tout l’art des soins palliatifs consiste à faire accepter l’idée de la mort au malade.

Au moment de la mort, le mourant va passer par plusieurs phases connues sous le vocable de NDE (Near Death Experience).

La personne quitte son corps, elle a la sensation de flotter dans l’espace près du plafond. Si c’est à l’extérieur, elle se retrouve à 3 ou 4 mètres de hauteur. Si comme cela arrive souvent, c’est au cours d’une réanimation, elle voit les secouristes qui s’affairent, elle ressent une impression de bien-être qu’elle n’a jamais connu. UNE CHOSE EST CERTAINE, ELLE NE RÊVE PAS, son état de conscience lui paraît multiplié en proportion géométrique à la puissance x. Ceux qui ont vécu ce premier stade s’en souviennent généralement durant toute leur vie, et considèrent cette expérience comme une des (ou La) plus intéressantes. Difficile d’imaginer que celui qui se voit mourir puisse en même temps trouver ce moment particulièrement “jouissif”, c’est pourtant ce qui est rapporté par les ”expérimentateurs” (je n’ai pas trouvé d’autre mot).
Maintenant la personne comprend qu’elle est morte, cela ne la choque pas du tout, on pourrait dire qu’elle trouve ça naturel. Certaines personnes revenues de ce stade on rapporté des détails qu’elles ne pouvaient absolument pas connaître, décrit la salle d’opération dans ses moindres recoins, alors qu’elless étaient déjà dans le coma en y entrant. Une personne a demandé pourquoi l’un des chirurgiens n’avait pas mis ses bottillons, les exemples sont très nombreux.




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 Peinture de Jérôme Bosch (Vers1500 - détail)


Maintenant “la personne” (elle a toujours l’impression d’avoir un corps physique, même si elle ne doute plus de sa mort) se sent aspirée à l’intérieur d’un tunnel noir (certains parleront d’un puits, mais c’est plus rare), l’obscurité y devient de plus en plus sombre, le tunnel paraît être sans limite. À ce niveau de l’expérience, la sensation de bien-être est doublée d’une impression de vitesse, vitesse vertigineuse. Au bout du tunnel commence à apparaître une lumière blanche-dorée qui devient de plus en plus puissante. Ceux qui l’ont vue disent tous qu’il est impossible d’en donner une idée, elle atteint une fulgurance inimaginable et en même temps une douceur extrême. Ils parlent d’un rayonnement d’amour qui pénètre tout. C’est souvent à ce moment que l’on voit défiler les différents événements de notre vie, en l’espace d’un éclair on revit toutes nos actions, y compris les plus insignifiantes, en même temps de notre point de vue, mais aussi à la place de ceux qui en ont subi les conséquences. C’est en traversant le tunnel que l’on pourra revoir des êtres chers, c’est très probablement une vue de l’esprit, plus une image qu’une réalité, mais cela est rassurant.
Arrivé à ce niveau, l’esprit n’a plus besoin de se poser de question, tout lui paraît simple, les questions les plus complexes  ont leurs solutions dans l’instant.  Personne ne souhaite revenir. On cite le cas d’une femme qui n’aurait pas supporté que de retour sur terre, son époux lui ait avoué qu’il était prêt à l’abandonner pour rester là-haut.
Au dernier degré certains parlent d’un monde de lumière, de cristal lumineux, tous disent qu’il n’y a aucun mot pour décrire cet “espace” ainsi que l’état de conscience sublime qui l’accompagne.
À certains, il sera demandé de revenir sur terre pour y continuer leurs missions, mais c’est toujours de force qu’il y seront ramenés. Ils garderont le souvenir d’avoir connu une conscience que l’on pourrait qualifier d’universelle, malheureusement oubliée sur le chemin du retour.

Il me paraît intéressant à constater que tous les expérimentateurs racontent la même histoire, qu’ils soient athées ou profondément religieux. Celui qui croit en Jésus-Christ va assimiler la Lumière au Christ, mais l’expérience sera la même.

Ici je voudrais apporter une précision qui me paraît importante. Lorsque le docteur Moody a fait paraître son premier livre, “La vie après la vie” , dans lequel il décrivait précisément les NDE, une foule de lecteurs lui ont écrit :“Mais alors si la mort est si bien que ça autant se suicider tout de suite !”. Raymond Moody a été conduit à écrire un deuxième livre pour donner des détails sur ce que disaient les “revenants”. Que disaient-ils ? Premièrement ils faisaient part de leur joie, jamais ils n’avaient été aussi heureux de vivre, ils étaient devenus bien plus altruistes et détachés du monde matériel, l’argent, le pouvoir leur semblaient des valeurs sans intérêt (pour l’argent, les valeurs sans intérêts, c’est pas mal !).  Deuxièmement, qu’il ne fallait pas se suicider sous peine d’être obligé de revenir pour un tour vivre une deuxième fois nos expériences, ce qui accréditerait la thèse de la réincarnation, mais là c’est une autre histoire.

L’histoire ne date pas d’hier, Platon lui-même en parlait... Mais maintenant c’est de notre chère EKR qu’il sera question.

EKR quitte New York, elle va travailler dans un autre hôpital à Denver. Elle est l’assistante du professeur Sydney Margolin. Celui-ci a une très grande confiance en elle. Un jour, sans préambule, il lui dit : “Je dois partir dans le sud ; j’avais prévu  ma conférence mensuelle pour les internes en dernière année, c’est vous qui la ferez”. EKR lui demande le sujet de la conférence, s’il peut lui donner quelques notes.“Non je n’ai rien prévu, mais ne vous inquiétez pas vous trouverez bien quelque chose à leur dire”. Panique à bord, que peut-elle raconter à des internes en dernière année, qui s’attendent à voir l’illustre professeur et vont découvrir une frêle jeune femme qui leur est inconnue et qu’ils vont certainement chahuter.
Mais EKR a sa petite idée, la voilà partie à la recherche d’un ou d’une mourante qui voudrait bien parler de son “expérience” devant un amphi plein à craquer de futurs médecins. Elle en trouve un, manque de chance, il passera de l’autre coté du miroir avant la conférence. Nouvelles recherches parmi ses chers mourants, cette fois-ci elle va trouver.
Le jour venu, elle s’adresse aux internes à peu près en ces termes : “Je suis originaire de Suisse. Dans mon pays, la mort n’est pas un sujet tabou comme chez vous, alors, si vous le voulez bien nous allons en parler avec une personne en fin de vie ”. Imaginez l’ambiance ! j’ai failli écrire “silence de mort”, personne ne bouge.
Élisabeth demande quelques volontaires pour poser des questions, personne.  On introduit la malade sur un fauteuil roulant, à peine sortie de l’enfance, elle doit avoir 16 ou 17 ans, elle est d’une extrême maigreur, en phase finale d’une leucémie, mais elle s’est maquillée de son mieux. EKR désigne des volontaires pour lui poser des questions. Ne sachant quelle attitude avoir, ils vont bafouiller des trucs idiots, anodins, si elle a encore de l’appétit, enfin n’importe quoi sauf les vraies questions. Alors EKR, qui, bien entendu, a eu de nombreuses discussions avec la jeune Linda s’en chargera. Elle sait que Linda est maintenant dans la phase d’acceptation de la mort. La jeune fille explique que ce qui lui manque le plus c’est de ne plus pouvoir jouer au tennis, elle aurait voulu pouvoir passer son bac, maintenant elle sait que ce n’est plus possible, tant pis…
Je vous laisse imaginer la suite…
Non EKR n’a pas été chahutée ce jour-là.




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Peinture BMC - La mort qui joue faux


Par la suite auront lieu de nouvelles séances de cet ordre dans ce que l’on appellera l’aquarium, le malade est au courant des personnes qui sont là mais il est  séparé de l’auditoire par une glace sans tain.

Comme je ne peux pas entrer dans les détails en si peu de lignes, nous allons avancer dans le temps.

Suite à plusieurs articles dans des revues à grand tirage, en particulier Life Magazine, EKR à maintenant une certaine renommée. Elle va organiser des séminaires dans le seul but d’aider les mourants à accepter leur condition. Ces séminaires seront également bénéfiques à ceux qui ont perdu un enfant et n’ont jamais pu s’en remettre, aux vétérans du Vietnam qui n’acceptent pas leurs mutilations ou la mort de leurs copains ; enfin je ne vais pas vous faire toute la liste. Plus de 100 personnes par réunion. Bien difficile de raconter comment ça se passe, il faudrait y être. Encouragé par EKR, celui qui se retrouve au centre va se mettre moralement à nu, raconter son enfance, ses souffrances, ses rapports avec ses parents, la maladie, il va crier qu’il ne veut pas mourir. À genoux sur un matelas et muni d’une matraque, il va se défouler en frappant parfois très fort sur un coussin censé représenter selon le cas, le père, la mère, la maladie etc. Suivent des crises de larmes qui parfois durent très longtemps. De temps à autre une assistante emmène le patient dans des pièces destinées “aux pleurs”, là où il continue à matraquer son matelas.
Lorsque tout le monde y est passé (pardon pour l’expression), certains reviennent s’exprimer, ils sont calmés, presque sereins, le miracle s’est accompli. Mais comment raconter ces faits ? Le séminaire dure cinq jours.

Maintenant EKR donne des conférences dans le monde entier. Elle veut fonder un home d’enfants séropositifs, on lui met des bâtons dans les roues, c’est l’époque où l’on découvre le sida. Un jour, le Ku Klux Klan vient tirer des coups de feu sur sa maison. Elle ne pourra jamais réaliser ce rêve.

Il est question d’EKR pour le prix Nobel, mais impossible de le donner à une personne qui professe des idées aussi farfelues sur “la vie après la mort”, elle se marginalise trop par rapport au monde scientifique.

En 1985, elle est nommée professeur de médecine du comportement à l’Université de Charlottesville. Élisabeth achète une ferme, c’est une véritable arche de Noé, elle y élève des ânes, des saint-bernard, des lamas. Un immense potager bio va alimenter le centre voisin.



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Elisabeth Kübler Ross


Un beau jour, une délégation d’Indiens Sioux vient chez elle, lui décerne le titre de grand-mère dans la nation indienne, et pour fêter l’événement ils plantent un totem à côté du drapeau suisse.

En France, une association Elisabeth Kübler Ross voit enfin le jour.

La santé d’EKR se dégrade suite à plusieurs accidents vasculaires. Elle se prépare pour le grand voyage, organise ses obsèques.
Malgré son état, elle continue son travail, se rend à Paris pour y donner une conférence ; à son retour, elle est à nouveau hospitalisée. Sa maison brûle, il ne reste rien de ses précieuses archives.  Seul le totem est intact.

Elle dissout son équipe, interdit que l’on utilise son nom à toute fin publicitaire.

Elle voit enfin le bout du tunnel le 24 août 2004.




À lire sur le sujet.


La source noire de Patrice Van Eersel.
Tous les livres de Elisabeth Kübler Ross.
Tous les livres de Raymond Moody


   
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