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ENTREZ LIBRES

Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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                 La maison de Nostradamus
 
 
Printemps 87 (j’ai du mal à penser que, parmi vous, certains n’étaient pas encore nés !), nous décidons de nous offrir une virée en amoureux. Le temps est splendide. Pas envie de rester enfermés (vous me direz, c’est pour tout le monde pareil, au premier rayon de soleil !).
Nous jetons notre dévolu sur les Alpilles.


 

Vincent Van Gogh


Et pas question – of course – de ne pas se faire un petit restau… Après consultation du guide culinaire idoine (et tenant compte de nos finances…), nous nous décidons pour le Café des Arts à Saint Rémy de Provence (un des plus vieux établissements de la ville).
Alors pour les ceusses qui ne connaissent pas Saint Rémy (voire – ô pôvres ! pas la Provence!...), c’est une petite ville super-sympa et jolie et vivante et gaie et ensoleillée … et très-trop fréquentée pour peu que le soleil pointe le bout de son nez… (remarquez, je sais pas de quoi je me mêle, on n’y est pas retourné depuis des lustres … cependant, je doute que les choses se soient arrangées de ce côté-là …)


 

 

Bien sûr, on y trouve de très belles ruines romaines, mais la ville a surtout été marquée (de notre point de vue) par ces deux illustres personnages que sont Nostradamus
et Vincent Van Gogh 
 
 

Vincent Van Gogh
        
Tout ce qu’on aime, quoi !

Enième ballade dans la ville puis arrivée à l’heure dite au Café des Arts. La salle est plutôt petite, assez étroite. On nous installe à une table pour deux, collée contre une porte vitrée, grande ouverte sur une courette. Tant mieux. Il fait chaud, il y a un monde fou, un peu bruyant à mon goût et l’ambiance est à la fête – genre dimanche en famille.
On est drôlement bien.

Le repas à peine entamé (c’était rudement bon!) je sens comme un malaise. Quelque chose d’indéfinissable, lourd et invasif. Un impression de froid dans le dos. Un couple accompagné d’une gamine d’une dizaine d’années nous frôle alors en longeant notre table – venant de derrière moi – pour aller s’installer au fond de la salle, à moins d’une dizaine de mètres.

Au moment où ils sont passés, j’ai levé les yeux et mon regard a croisé celui de la fillette, mince, la peau très blanche, de longs cheveux blonds presque trop clairs et les yeux bleux. Elle me fait une impression bizarre. J’attends qu’ils soient installés, à l’autre bour de la pièce, et je murmure à Mi Amor (en cachant mes lèvres, donc aucun risque qu’elle n’entende ou ne voie) : “cette gamine a une tête à faire tourner les guéridons !..”Il confirme en souriant et me dit que, physiquement, je devais lui ressembler à son âge.
Ils prennent donc place (c’est la dernière table de libre) et nous font face, tous les trois, adossés au mur du fond.

Presque aussitôt, accompagnée de sa mère, elle refait le trajet dans l’autre sens, en direction des toilettes. Quand elle repasse,de nouveau, elle est seule et je la sens arriver dans mon dos – dans ma nuque, pour être plus précise – toujours cette même impression glaciale – elle ralentit, me fixe du regard, le visage fermé, dur, puis continue jusqu’à sa table où elle rejoint son père.
Mon impression à cet instant, c’est que cette petite n’est pas une enfant mais … autre chose (!?) – impression qu’elle manipule ses parents qui semblent n’y voir que du feu.

J’évite son regard durant tout le repas – toujours sur moi – toujours le visage fermé : elle n’a pas esquissé l’ombre d’un sourire. Lorsque, précipitamment, elle se lève sans mot dire, passant derrière les chaises qu’occupent ses parents et se précipite sur la porte vitrée au fond de la salle – l’équivalent de la nôtre – qui donne également sur la courette qu’elle traverse d’un pas rapide et décidé … elle fonce droit sur moi ! L’impression de terreur que j’ai ressentie à ce moment n’a aucun équivalent dans ma vie. Il y avait dans mon ventre un énorme noeud, si serré que rien ne semblait pouvoir le défaire. Puis elle s’arrête pile devant notre table. Elle me dévore littéralement  du regard. Il y a une lutte intense entre nous. La tension est telle que Bernard-Marie ne se sent pas bien non plus.

Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé. En une fraction de seconde, je me décontracte complètement (ma volonté n’y est pour rien) et je lui décoche mon sourire le plus charmeur… Elle me le rend, tourne les talons et retourne à sa table où tout d’un coup, son attitude change du tout au tout ! Elle sourit, elle parle enfin à ses parents, elle devient une gamine de son âge…

D’emblée, j’ai une certitude : si je n’avais pas réagi de cette manière et aussi rapidement, j’étais morte.

Le repas se termine. Nous quittons le restau franchement mal à l’aise. Besoin de prendre l’air, d’évacuer toute cette tension. Grande ballade dans les alpilles. C’est la fin de l’après-midi. Nous décidons d’aller, une fois de plus, visiter la Cathédrale d’Images. C’est une ancienne carrière des Baux où sont projetées sur les murs des images, tableaux ou autres, mouvantes. Il y fait frais. La musique emplit l’espace et les images montent jusqu’au plafond situé à douze mètres et même lèchent le sol… trop beau !


Enfin bon, il se fait tard, il va falloir songer à rentrer, donc pas de temps à perdre, nous filons vers la carrière en question. A l’arrivée, évidemment, un monde fou, une file d’attente impressionnante, mais bon, on se fait une raison et on se glisse parmi les visiteurs. Tant pis, on attendra le temps qu’il faudra …

Et là, B.M.C. pose doucement sa main sur mon épaule et murmure d’un ton très (trop ?) rassurant :”Tout va bien. Tu restes calme. Tu te retournes lentement…”

… elle était là, assise sur un rocher. A quelques mètres. Et devinez quoi …. Elle me regardait fixement.

Ce jour-là, quoique vous en pensiez (et je sais bien que vous n’allez pas vous en priver), je suis sure, je suis certaine, je suis intimement persuadée que J’AI CROISE MA MORT et ne me demandez pas ce que celà signifie, je n’en sais foutre rien !!!
 

 Peinture B.M.C.   -    Les Hommaginaires   -   Vincent
 
 
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