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ENTREZ LIBRES

Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
 
            Par Bob Art

 
Genre : cauchemar
Décor : un jardin potager
Acteurs :un oiseau, un insecte, un escargot, une salade, et moi.
Observations : Oui, on peut faire un cauchemar avec ça !

L’humeur habituellement joyeuse semblant tourner aux histoires de cauchemars en ce moment sur ce blog, je vais vous raconter mon pire cauchemar. Sans blagues, c’est le cauchemar qui m’a fait le plus d’effets dans ma modeste vie. Et puisque modeste vie il y a, modeste cauchemar il y aura.  Pas d’incubes, pas de succubes, pas de sorcières, pas de reine Lilith, aucun monstre grimaçant ou de flammes de l’enfer.
 
 

Peinture ancienne représentant l’enfer dans la vieille chapelle de la pointe de Rostino (Corse)photo Bob Art

 

N’empêche, je me demande bien ce qu’un psy pourrait sortir de ça.

Pauvre psy, quel méli-mélo photo Bob Art

 Au début, c’est un rêve agréable, apaisant. Un beau jardin potager comme B.M.C. savait les arranger lorsqu’il avait encore son jardin.
 

 

 
Le potager de mon pote âgé. Photo Bob Art

 


 Je  plane au-dessus, assez haut, heureux oiseau dans le ciel. Il fait beau, c’est sans doute le matin. J’apprécie les dessins du jardin formés d’alignements et de massifs de fleurs. Je m’approche suffisamment pour pouvoir maintenant sentir les effluves, tantôt mélangés, tantôt distincts, des fleurs et des légumes. Attiré de plus en plus par ce jardin extraordinaire,   

jardin de Chaumont/Loire photo Bob Art
 
je m’en approche, plus près, et plus près encore.

 Je ne suis plus qu’à quelques centimètres au-dessus des massifs de fleurs, survolant les poirées et les potimarrons, tel un insecte en quête de nectar.
 

   Une poirée dans le potager de B.M.C. photo Bob Art



Le mouvement s’accélère un peu (c’est sans doute à cause de l’insecte).

 

 

  Photo Bob Art
 

Puis au loin, c’est-à-dire à environ un mètre de moi, je distingue nettement  un gros escargot sur une salade, dévorant allègrement et avec beaucoup d’appétit une de ses feuilles. J’ai envie de lui dire comme dans les contes pour enfants : « Bonjour Monsieur l’escargot et bon appétit. ».

Sans réponse de sa part, j’observe longuement la scène en rêvassant, épisode banal dans la longue histoire de la nature. Dans mon rêve je ne m’aperçois pas tout de suite que la lumière décline lentement, tandis que l’image de l’escargot prend une place de plus en plus importante dans le tableau. Le décor magnifique d’il y a encore quelques secondes, devient sombre et inquiétant, je vois à présent, en gros plan, les râpes (la bouche) de l’animal déchirant des morceaux de feuilles. J’entends les bruits affreux du déchirement. L’image devient obscène, les sons se saturent et s’amplifient, l’environnement devient instable et très sombre, rendant d’étranges reflets et prenant d’étranges couleurs


 

 

D’étranges couleurs…. Photo Bob Art


Je ne me sens pas bien, de plus en plus mal, je commence à avoir peur et comme dans tout bon cauchemar, je ne peux pas m’enfuir. J’ai mal partout, de plus en plus mal. La douleur et l’angoisse combinées deviennent insupportables. Mais ce n’est pas encore fini, je pousse alors un énorme cri silencieux, le plus fort cri silencieux que j’ai jamais émis dans un cauchemar car, subitement, je prends conscience de la raison de ma panique et de ma douleur.

… Je n’étais pas l’escargot, comme me le suggérait mon inconscient

…….. J’étais devenu la salade.


 

Suis-je un légume ? photo Bob Art
Croyez-moi, ça souffre une salade et ça a peur aussi, même dans un beau jardin potager baigné de soleil.

Et si dorénavant vous vous promenez dans un potager et que tout est calme, tendez votre esprit en même temps que votre oreille (la meilleure) vers le sol et je suis certain que vous éprouverez de la compassion pour tous les végétaux quand vous entendrez les hurlements silencieux des légumes angoissés.


 
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