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ENTREZ LIBRES

Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
  par Bob Art
 
Bonjour à tous,
Ce bobart est construit en deux parties
-    une partie sérieuse
-    une partie pas sérieuse
Si vous vous sentez d’humeur plutôt sérieuse, genre cul-culturel. Lisez la première partie.
Si vous vous sentez d’humeur cul cul tout court, lisez la deuxième partie.
Je prends mes précautions maintenant entre le ‘sérieux’ et le ‘pas sérieux’ parce qu’un de mes amis ne croyait pas que mon pire cauchemar était vrai. Il est bien vrai, je vous l’affirme.

En plus vous avez droit à des sous-titres en gras pour vous repérer.

Cela dit, vous avez le droit de tout lire.
Y’a pas d’limites à la connaissance.

1 PARTIE CUL-CULTURELLE

Il existe depuis des siècles des incantations, soit pour jeter des sorts, soit pour se libérer d’une emprise maléfique.
Quand les Celtes étaient encore bien vivants, dans nos contrées européennes, c’était aux Bardes, druides spécialisés, de dire ou de chanter des incantations. Car les Bardes étaient de vrais druides, il faut le savoir.
Après de nombreuses années d’études (c’est connu ça), les Druides devenaient selon leur spécialisation, médecins, chirurgiens, diplomates, musiciens, devins, prêtres, savants, théologiens, sacrificateurs, généalogistes …. En outre ils n’hésitaient pas à l’occasion à prendre part aux combats lorsqu’ils le jugeaient nécessaire, mais également à s’interposer entre les combattants dans le cas d’une guerre qu’ils pensaient inutile pour les deux parties. Dans certains royaumes, le roi lui-même ne pouvait prendre la parole avant le Druide, et les sentences qu’il prononçait n’étaient décidées qu’avec l’accord des Druides. Bref, les Druides contrôlaient tous les composants de la société, le religieux, le politique et le culturel.

N’importe quel enfant, même issu d’une famille pauvre, pouvait prétendre à devenir Druide s’il était doué pour les études. Les druides pouvaient être des hommes ou des femmes, selon leur « spécialisation ». Grâce à cet aspect, très démocratique pour l’époque, concernant le recrutement ainsi que pour la qualité de leurs prestations, ils méritaient amplement le respect que la population éprouvait pour eux.

À ce sujet, si l’on attribue la naissance de la Démocratie aux Athéniens, (qui, soit dit en passant, ne concernait que les citoyens hommes d’Athènes) c’est à mon sens aux Celtes que devrait revenir cette « première », par leur système égalitaire entre hommes et femmes, le vote pour désigner un chef, et leur principe de recrutement parmi les enfants de toutes conditions.

Jules César a eu le culot de les appeler des barbares. Cette idée est malheureusement encore encrée dans la tête de beaucoup de gens. (Eh César ! Et les jeux du cirque, c’est civilisé peut être ?). Et surtout ne donnons pas à César ce qui appartient aux Celtes.

Selon la tradition (et selon un symbolisme, toujours vivant, qui veut que les premiers pas dans la recherche vers la lumière de la Connaissance commence dans les ténèbres), les futurs Druides, et donc les futurs bardes, effectuaient une partie de leurs études  dans les « contrées du Nord ». Une partie seulement, car pour bien étudier, il faut aussi voyager. Ils voyageaient donc dans toute l’Europe, jusqu’en Grèce.
Une fois ses études terminées un Barde accompli devait être capable de jouer une musique pour faire pleurer, une pour rendre joyeux, une pour endormir, une pour inspirer la crainte et la peur, et même  une pour rendre fou.
Les pouvoirs magiques des Bardes étaient redoutables et redoutés.
On raconte dans d’anciennes légendes irlandaises qu’ils étaient capables de tuer quelqu’un uniquement par le pouvoir des mots, le « glam dicinn’ , cri qui provoquait immédiatement trois furoncles sur le visage de la victime symbolisant la honte, le blâme et la laideur. S’ensuivait la mort.
La musique des bardes (musique qu’ils interprétaient uniquement avec des harpes) avait toujours un caractère magique.
Une légende irlandaise va même plus loin en contant cette histoire d’une harpe magique volée à un barde, qui s’était mise à jouer toute seule, puis s’était envolée dans la pièce tuant les voleurs en leur fracassant la tête.
En écrivant cela, je me souviens de mon grand père qui nous racontait des histoires de la guerre 14/18, à mon cousin et à moi, lorsque nous étions petits. Il nous avait dit une fois, que les soldats allemands avaient une trouille incroyable des soldats écossais lorsqu’ils entendaient le son des cornemuses parmi le fracas des bombes.

 

 
-Le nord de l’Ecosse-  photo Richard Kriegel



Comme quoi la musique n’adoucit pas toujours les mœurs.

On retrouve ces notions d’instruments magiques jusque dans le titre de cet opéra connu de tous aujourd’hui « La flûte enchantée » de Mozart. Il y a également d’autres similitudes entre le monde celtique et cet opéra très  particulier. Je vous  parlerai de la flûte enchantée lors d’un prochain Bobart.

Mais revenons à nos incantations et au pouvoir  magique des mots et de la musique.

Les incantations magiques ne sont pas le monopole des druides bien sûr. Toutefois ce langage hermétique et mystérieux a laissé des traces dans ce que l’on appelle notre inconscient collectif. Car il y a bien plus de « celte » en nous qu’on se l’imagine. Mais ça aussi c’est un autre sujet.
Ces incantations magiques ont fait des « petits » au fil des siècles comme par exemple les comptines pour enfants. Souvenez vous, elles avaient aussi un caractère magique dans nos esprits d’enfants, et un pouvoir que personne ne contestait quand il s’agissait de désigner celui qui devait s’y « coller ».

Ah ! un dernier point sur les Druides avant de quitter la partie cul-culturelle. Je suis certain que beaucoup d’entre vous le savent, mais il n’est jamais inutile de répéter certaines choses.

Ce ne sont pas les Druides qui ont construit les mégalithes.

Les mégalithes existaient depuis des millénaires avant eux. La confusion vient peut-être du fait qu’on pense que des Druides ont fréquenté  des sites mégalithiques comme celui de Stonehenge en Angleterre.
Bien des religions et des croyances se sont succédées sur ce site qui a été fréquenté par l’homme pendant plus de 15 000 ans.
En pensant à nos Cathédrales « chargées d’histoire » dont nous sommes si fiers, je crois qu’elles devront tenir encore quelques millénaires avant que l’on puisse faire des comparaisons objectives avec ces pierres qui défient le temps. (tiendront- elles ?)
 

-Stonehenge- PhotoRichard Kriegel

 



La musique des Bardes était-elle réellement magique ? Laissons à chacun le choix d’y croire ou pas.
En tout cas pour moi, la musique est magique parce qu’elle a un réel pouvoir sur moi. Elle est capable de me faire pleurer, de me faire rire, de me rendre triste ou joyeux, et même de me rendre fou. Elle m’accompagne depuis ma plus petite enfance et elle restera à mes côtés jusqu’à la fin de mes jours. Pourquoi cette sensibilité particulière à la musique? Je n’en sais rien du tout. Je sais simplement qu’elle est ma compagne de tous les jours et de tous les instants de ma vie. J’espère, dans mes prochains bobarts vous faire partager mon goût pour ce langage aux mille sensations.
 


-Joueur de cornemuse en Galice-  photoRichard Kriegel
Il y a aussi des Celtes en Espagne

 

 


2 PARTIE « CUL CUL »

Bon, maintenant c’est la récré.
Profitons en pour faire un peu de travaux pratiques à la manière des Bardes.

Il m’est venu une idée qui exorcisera, une fois pour toute, mon fameux cauchemar  de la salade (lire « mon pire cauchemar »).

Voilà,
j’ai inventé une incantation sous forme de comptine, qui, dite une seule fois (ça suffira, car, plus, serait dangereux pour votre santé) effacera une fois pour toute, toute trace et retour éventuel de cet affreux cauchemar pour tous ceux qui l’ont déjà vécu comme moi. C’a ne fera sans doute pas le tour du monde vu le nombre probablement peu important de personnes qui ont déjà vécu ça. Mais enfin…
Toutefois, après réflexion, je me suis rendu compte que ça pouvait aussi aider un plus grand nombre.

J’explique,

Si un jour vous vous sentez bête suite à une grosse bévue, mais bête, au point de vous répéter sans cesse « je suis con, mais je suis con, c’est pas vrai ! » Et bien cette comptine est aussi pour vous. Car quand vous l’aurez récitée, une fois, à haute voix, vous vous apercevrez à la fin qu’il y a encore plus con que vous.
Et comme par magie vous serez guéris.

 Avec un salut particulier et rigolard à ce maître des mots (sous la dent) - Boby Lapointe-. Et également à ce maître de l’absurde -Pierre Dac-.

Allez, on y va ! ça s’intitule :


La comptine à la con
À lire avec beaucoup de conviction et une intonation très ‘Druidique’.


L’es-tu, laitue ou l’es-tu pas ?
Si tu l’es, tu l’as dans l’cul !
Si t’es pas laitue la tue pas
Car, laid tu seras si tu hais la laitue.
Une bolée de beau lait tu auras
Si tu laisses la laitue là.

Ne te moque pas de la laitue
Car la laie tue parfois,
Et ton enfant l’allaites-tu ?
Si oui, tu es laitue
Si t’es laitue tu l’as dans l’cul !

Dans ton palais, tu es.
Et pas laid tu resteras
Si tu tues pas la laie et la laitue.
Si tu hais, la laitue, le lait et la laie,
Alors là, tu seras laid.
Et une fois d’plus
Tu l’auras dans l’cul.

Moralité : Un beau cul c’est pas laid même si tu hais les laitues.

C’est con, mais c’est con ! ………………. Je vous l’avais dit !!!!!!!!!!

Et n’oubliez pas de m’écrire pour me dire si vous allez mieux.

3 PS Cul-culturel :

 
-Si vous souhaitez vous informer sur les Celtes et les Druides, je vous recommande vivement les bouquins de  Christian Joseph Guyonvarc’h -professeur de Celtique à l’université de Haute Bretagne- et notamment son livre « les Druides », aux éditions Ouest-France Université. Ainsi que « TEXTES MYTHOLOGIQUES IRLANDAIS » en deux volumes, que l’on peut se procurer à ‘OGAM – CELTICUM’  Boite Postale 574  35007  RENNES
 
-En musique écoutez, Alan Stivell, Altan, Carré Manchot, The Chieftains, Dan Ar Braz, Gwendal, Roland Becker, Tri Yann, n’oubliez pas les bag pipe écossais et j’en oublie bien d’autres encore.


 
 

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