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ENTREZ LIBRES

Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 

 

    Comment décrire la naissance d’une muse ?             Comment définir ce qui est, par essence,  

indéfinissable ???Les muses ne naissent pas dans les roses (quoique ?), les muses ne se clonent pas, ne sont pas issues de fécondations in-vitro, non. On ne peut décrire la naissance d’une muse, car une muse ne naît jamais, elle est latente.
On ne commande pas une muse comme un enfant gâté commanderait le dernier jouet à la mode au Père Noël, ce serait trop facile. La muse arrive lorsqu’on s’y attend le moins, lorsqu’on n’attend plus rien. Celui qui désire ardemment avoir (sic) une muse peut toujours courir, on n’attrape pas les muses avec du vinaigre.
La muse est, par nature, capricieuse, insaisissable, et pourtant… Pourtant, quand on frôle du bout des doigts ses ailes en filigrane, rien d’autre ne semble exister. Chaque artiste a sa muse, même celui qu’on déteste (même Pascal O. en a une, je la plains d’ailleurs, elle devrait arrêter la picole…). Parfois il est heureux de la voir (l’avoir ?), à d’autres moments il la déteste, d’être aussi peu inspirante. Un rapport passionnel (je t’aime/je te déteste) s’instaure entre elle et l’artiste, c’est la fusion, c’est la haine. Elle ne vient pas lorsqu’on veut la voir, elle est là lorsqu’on aimerait qu’elle s’en aille, bref, elle n’en fait qu’à sa tête, qu’elle a souvent fort bien faite.
Le maître devient esclave de sa muse. Il l’implore et la déplore, la supplie, lui crache dessus. Il la torture, fait des prières pour qu’enfin elle apparaisse. Mais elle n’apparaît pas, elle s’amuse ailleurs, dans des mondes certainement bien préférables au notre. Alors, une fois qu’il abandonne, qu’il abandonne VRAIMENT, alors mademoiselle daigne revenir, daigne se sacrifier un peu pour inspirer son Homme.
Vous allez dire : « si on sait qu’une muse ne vient que lorsqu’on ne l’attend pas, alors pourquoi l’attendre ? Pourquoi ne pas rester, tranquille, l’air de rien, l’air de ne pas attendre, l’air de ne pas entendre en nous la haine qui nous fait la maudire ? C’est simple après tout : on ne l’attend pas, elle vient, et tout le monde est content… »
Mais rien n’est simple dans la vie, encore moins dans la vie artistique. Il ne faut pas croire, les muses sont fatigantes, plus d’un a sombré dans la folie à cause des caprices de sa muse.
Ca se paye une muse. Ca se paye sans argent, ça se paye en peinture, en encre, en souffrance, en bonheur, il lui faut bien tout ça pour qu’elle nous donne autant.
Ma muse n’est pas diurne, elle aime bien venir en pleine nuit, de préférence quand je suis bien fatiguée, de préférence quand j’ai envie de tout, sauf d’écrire. Tu es pénible, ma muse, mais je n’y peux rien…
Elle débarque en pleine nuit, donc, des trompettes triomphantes annoncent sa venue… Tan tan tanan… Roulement de tambours…
Attention, mesdames et messieurs, Mademoiselle la muse sera parmi nous exceptionnellement cette nuit. Son intervention sera courte.  Profitez en bien messieurs-dames… Réveillez vous vite !!! Vous n’aurez peut-être plus l’occasion d’assister à un tel spectacle !!! Envoyez la musique !!!

Et là, bien obligée, pauvre pseudo-artiste que je suis, je me réveille, je me lève, j’applaudis dignement le spectacle, et j’allume mon ordi qui, comme pour me narguer, m’annonce gaiement qu’il est trois heures du mat, tout le monde s’y met… Surtout moi…
Dans le meilleur des cas j’écris quelques pages, en ayant l’impression que je ne suis plus tout à fait la même. J’écris sans m’en rendre compte, ma muse guide mes personnages, mes paysages, je n’existe plus.
D’autres fois (et je suis sûre qu’elle en tire un sadique plaisir) elle disparaît avant même de m’avoir inspirée, et elle me laisse là, comme une abrutie devant mon écran vide. J’appuie sur les touches mais y a rien qui vient, rien de bien en tout cas. Alors j’attends un peu, je fais autre chose pendant cinq minutes, me disant qu’elle va revenir, qu’elle n’a pas fait autant de bruit pour rien. Puis je me rends à l’évidence. Elle ne reviendra pas. Pas cette nuit en tout cas. Dans ces moments là, je ne sais pas qui je déteste le plus : moi, d’être aussi stupide, ou elle, d’être aussi capricieuse, ou peut-être nous deux, puisque nous sommes liées, au sens le plus profond que peut avoir ce verbe. Peut-être que quand je mourrais ma muse survivra, qui sait ??? La métempsychose des muses, ça existe peut-être (j’espère juste qu’elle n’ira pas s’acoquiner avec le premier imbécile venu…)
Pour l’instant je vis, du moins j’en ai l’impression. Et, malgré ses incessantes sautes d’humeur, j’adore ma muse, même si parfois elle me laisse tomber. Je sais qu’elle rôde…
Et je sais aussi que l’artiste ne sait rien (un élan socratique ???), c’est sa muse qui sait tout…

Je dis merci à toutes les muses du monde (quelques lignes de plus et je vous fait des paroles de Pascal O. !!!) Merci de nous supporter…

 
 
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