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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

`C’est pas moi qui le dit, c’est lui. “Samo shit”, c’est ainsi qu’il signait ses premières œuvres graffitistes.


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De la série “Les HommaginairesJean-Michel Basquiat par BMC


 
Ce qui m’intéresse chez Basquiat, c’est le côté magique de son travail.

 

Sa mère Matilde était Portoricaine, son père Gérard d’origine Haïtienne, rien d’étonnant à ce qu’il y ait dans son œuvre un côté vaudou. Plus tard l’héroïne  fera de lui une sorte de zombi. C’est d’ailleurs, très probablement, lorsqu’il était drogué qu’il peignait le mieux, ce qui explique qu’il y ait souvent des peintures plus ou moins “habitées”.

 

Dans ce qui  a été homologué comme étant l’ensemble de son œuvre, il y a une assez grande proportion de faux. Ce n’est un secret pour personne ; il semblerait que des marchands, galeristes, si vous préférez puisque le terme est à la mode, n’ont eu aucun scrupule à authentifier des faux et parfois même d’assez grossiers. Si vous voulez en acheter un (et si vous avez les sous), gaffe !

 

Le petit Jean-Michel a eu la chance que, dès son plus jeune âge, sa mère le traîne souvent au MOMA (Pour ceux qui ne le sauraient pas : Le Museum of Modern Art de New York).

 

Alors âgé de sept ans, Jean-Michel va être hospitalisé suite à un accident de la route.  Sa mère lui offre un livre : Gray's Anatomy (L'anatomie du gris), plus tard le groupe musical auquel il appartiendra s’appellera : Gray. Ce livre va influencer ses goûts, il s’en inspirera surtout dans ses premières œuvres.

 

Dès l’âge de 17 ans, Jean-Michel va, en compagnie de son ami Al Diaz, taguer les murs de Manhattan,  les rames de métro, les palissades. Le monde des tags est très fermé, il faut y avoir ses entrées, gare à celui qui signe ses œuvres sans que cela soit accepté.

 

La signature de Basquiat  (Samo surmonté d’une couronne accompagné du sigle du copyright) est très vite remarquée. À sa signature, on reconnaît ses ambitions, son nom surmonté d’une couronne, il veut être le roi, le tout accompagné du copyright, il veut être le seul. Rien d’étonnant qu’il soit par la suite devenu ami avec Andy Warhol, tous les deux avaient la volonté de “faire célèbre”. Basquiat et Warhol réaliseront ensemble plusieurs peintures.
 
Des graffitistes New Yorkais, se détachent nettement deux noms Keith Haring et, bien entendu, Jean-Michel Basquiat .
Basquiat veut se faire remarquer, il va taguer les murs, les palissades aux alentours des galeries. Les débuts sont difficiles, JMB vend des T-shirts et des cartes postales. On pourrait dire de lui qu’il est né dans la rue, c’est là qu’il va se faire connaître, une sorte de Piaf de la peinture.

 

Maintenant il donne des interviews à la télévision, il participe au Times Square Show, la revue Artforum lui consacre un article. Ça y est sa carrière démarre sur les chapeaux de roues. Les graffitistes sont maintenant à la mode. En 1985 le Time lui consacre sa une.

 

Basquiat fréquente des artistes comme Madonna qui n’est pas encore très connue, les peintres, bien entendu Andy Warhol, Keith Haring, mais aussi Julian Schnabel qui plus tard réalisera un film sur Basquiat, Enzo Cucchi et Clémente.

 

Dans son œuvre il y a un côté primitif ; dans ses gènes, l’Afrique est toujours là. Comme je le dis au début de ce billet, la magie est sous-jacente  partout dans son travail, voir la similitude avec les masques africains. La provocation y est omniprésente.

 

Comme la peinture ne se suffit pas à elle-même, il ajoute de nombreux textes. La mort tient une place importante dans son travail, squelettes, têtes de mort etc..

 

Comme s’il savait qu’elle n’est jamais très loin. Le symbole y a aussi sa place. Au risque de choquer certains, je dirais qu’il y a une dimension mystique dans ses toiles.
 
Je l’ai déjà dit dans un autre article, la peinture de Basquiat rend généralement mieux en reproduction qu’en réalité ; le côté volontairement “bâclé”, pas fini, est pour moi gênant, même si je sais que cela est volontaire. Les traverses sur lesquelles sont fixées les toiles sont visibles, tout ça ne se voit pas très bien sur des reproductions, et finalement n’apporte pas grand’chose.

 

Jean-Michel Basquiat avait décidé de se rendre pour la seconde fois en Côte d’Ivoire, c’est sans doute en Afrique qu’il trouvait l’inspiration. Il meurt d’une overdose quelques jours avant son départ, il a seulement 27 ans.

 

Certains ont voulu le comparer à Van Gogh. Personnellement je trouve cela très exagéré, mais ça  n’engage que moi.
 
Que serait devenu son œuvre s’il ne nous avait pas quitté si tôt ? Son travail franchira-t-il l’épreuve du temps ? Bien entendu il y aura toujours des financiers pour “entretenir sa cote”…




Liens

Images Jean-Michel Basquiat sur Art-Passion

 

 

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