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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
  Peinture américaine suite

Mark Rothko dont le nom d’origine est Marcus Rothkowitz est né en Lettonie en 1903.
Sa famille d’origine juive émigre aux États-Unis  d’Amérique en 1913.

1914- Mort de son père.

Après ses études Marcus devient professeur de dessin.



1934 -  Mariage avec Edith Sachar.  Marcus est excessivement jaloux du succès qu’Edith rencontre dans ses affaires de bijouterie, ça il ne le  supporte pas. Ils se sépareront en 1937.

Marcus est un personnage compliqué, parfois très gentil mais toujours anxieux, d’autres fois irascible, instable, avec des changements brusques d’attitude, très “soupe au lait”. En 1940 compte tenu des événements, il va américaniser son nom en Mark Rothko. Il est maintenant naturalisé américain.

Rothko est un intellectuel. Très cultivé, il s’intéresse à la musique, la littérature, la philosophie. Les écrits de Nietzsche, Freud, Jung sont ses livres de chevet. Il va aussi étudier la mythologie grecque.
Pas étonnant que ses premières œuvres soient d’ordre onirique et surréaliste.


C’est le célèbre collectionneur Duncan Philips qui le fera connaître.

La période la plus connue de Rothko a été pompeusement baptisée “Colorfield Painting”. Bien que Rothko ait toujours prétendu n’appartenir à aucune école, on va le plus souvent l’assimiler à l’école de New York, ce qui ne veut pas dire grand chose.


Il s’agit dans son travail d’une quête spirituelle. Une sorte de méditation zen, d’où le dépouillement qui en découle. Rothko peint de très grands tableaux, ainsi l’impression de s’intégrer à l’œuvre est renforcée.
La plupart de ses réalisations sont réduites à deux ou trois espaces colorés, toute la magie réside dans la sensibilité des formes, des matières, des légères différences de tons, voire les bordures indécises.


À propos de son travail, on pourrait dire que tout est question de vibrations. Une peinture de Rothko ne se regarde pas en passant, il faut y entrer, la digérer, l’intégrer, très difficile de se faire une idée sur une reproduction. Ces images s’adressent directement à l’inconscient.

Cette quête spirituelle l’amènera plus tard à construire ce qu’il appellera lui-même une chapelle. Elle est destinée à la méditation de ceux qui y passeront, quelles que soient leurs croyances.

Cette chapelle a pu être réalisée grâce à des mécènes, les de Mesnil, et surtout à un dominicain français, dont il faudra bien que je vous parle un jour : le père Marie-Alain Couturier, sans qui les églises de Matisse à Vence, celle d’Assy, de le Corbusier n’existeraient pas. Il fut le découvreur de Manessier. C’est lui qui fit connaître Rothko aux de Mesnil.

Dans sa chapelle, tout a été voulu par Rothko, à commencer par le plan octogonal ; je ne vais pas ici vous faire un exposé sur le symbolisme de l’octogone, sachez seulement qu’il était à la base des églises primitives. La lumière vient d’en haut, les toiles exposées sont l’aboutissement d’un énorme travail, qui dura plus de trois ans ; de nombreuses peintures furent détruites avant d’arriver à l’équilibre espéré.

Vers la fin de sa vie Rothko souffre d’un anévrisme de l’aorte qui l’empêche de travailler sur ses grands formats. Il se suicide en 1970.


 
Sa chapelle sera inaugurée un an après sa mort en 1971.

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