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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 
   (suite 2)

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De la série “Les Hommaginaires” Francis Bacon par BMC
 
Je vous ai lâchement abandonnés en 1943, période à laquelle Bacon  se met réellement à la peinture. Il écrira plus tard : « Je regrette maintenant d’avoir été un débutant si tardif. Il semble que j’ai été un débutant tardif en tout. Je pense que j’étais en quelque sorte retardé ».

C’est au cours de ces années que Bacon détruit la quasi-totalité de ses œuvres anciennes ; à ma connaissance il n’en reste que dix. On lui avait sans doute reproché de s’inspirer un peu trop de Picasso. Il souhaitait repartir sur des bases nouvelles.
 
Bacon participe à quelques expositions de groupe ; il commence à faire parler de lui.

En 1946, Erica Brausen, qui allait devenir la directrice de la galerie Hanover Gallery,  lui achète une peinture. Compte tenu de cette rentrée d’argent Bacon part immédiatement pour Monte-Carlo, direction : le Casino.
 
Il loue un appartement et commence quelques peintures. C’est de cette époque, peu d’amateurs le savent, que Bacon va peindre au dos de la toile. Oui vous m’avez bien compris, il trouve que le côté non préparé se prête mieux à son travail. Comme souvent, il ajoutera du pastel sur la peinture ; la solidité de ses œuvres laissera parfois à désirer, ce qui posera quelques problèmes aux transporteurs.
 
En 1950, Bacon est de retour à Londres, et comme il n’a pas perdu l’habitude de lever le coude chaque fois que se présente une occasion, il fréquente régulièrement ses bistrots favoris, entre autres « the French House ». Il se fait de nombreux amis, dont  Isabel Rawsthorne dont il fera le portrait ; c’est sans doute à ce moment-là qu’il va rencontrer pour la première fois Lucian Freud. 
 
Toujours la même année Bacon va commencer trois « Papes » d’après Vélasquez. Les trois tableaux en question seront détruits avant de pouvoir être exposés, il les refera plus tard.
Entre 1950 et 1955, Bacon a du mal à se fixer ; il habite tantôt chez l’un tantôt chez l’autre.
 
Fin 1951 Bacon fait une exposition personnelle à la Hanover Gallery où il expose enfin trois Papes ; cette expo obtient un franc succès.
Bacon fait un voyage en Afrique du sud. Sa relation avec Lucian Freud (Lucian Freud étant le petit-fils de « l’autre ») se concrétise. Lucian fait un célèbre portrait de Francis qui sera acheté par la Tate Gallery.
 
Bacon n’aimait pas la peinture américaine  et lui préférait nettement la peinture européenne. Cela lui sera souvent reproché outre-atlantique. Le paradoxe est que bien que n’aimant pas la peinture hyperréaliste, il va s’intéresser à celle de son ami Lucian Freud. Et ce qui est encore plus curieux c’est qu’entre les deux peintres on va trouver beaucoup d’affinités picturales, leurs peintures étant pourtant aux antipodes l’une de l’autre. (Je vous ai promis un article sur Lucian Freud).
 
Je n’insisterai pas sur le fait que Bacon, en compagnie de quelques acolytes  s’adonne régulièrement au jeu, à la drogue, et, bien entendu,à la boisson…Ce qui apparemment ne l’empêche pas de peindre, comme s’il voulait rattraper le temps perdu. Il peint par période, suivi de temps de repos. Son travail est cyclique. Il voyage aussi beaucoup en Europe.

À compter de 1956, la notoriété de Bacon s’accroît, il expose un peu partout (sauf aux Etats-Unis).   
 
Sa première expo personnelle en France a lieu à Paris, Galerie Rive Droite, février 1957.

La première peinture de Bacon que j’ai vue, c’était au Salon de Mai 1959 ; j’en ai gardé un tel souvenir que je pourrais vous désigner très précisément l’endroit où elle se trouvait.
 
À partir de maintenant, les tableaux de Francis Bacon vont être encadrés d’une large baguette dorée et surtout elles seront toujours sous verre. Cette nouvelle présentation va apporter énormément à sa peinture. Il faut vous dire que ses œuvres sont généralement de grande taille ; elles sont souvent présentées à hauteur d’homme, ce qui fait que parfois votre reflet se « mélange » au tableau créant ainsi une impression de dédoublement. D’autres fois, ce sont d’autres tableaux qui se reflètent. Bien entendu on peut aussi les voir sans reflets.
 
Je me souviens de plusieurs expositions, pardonnez-moi de vous parler de mes propres expériences, deux expos parmi d’autres qui m’ont particulièrement marqué.
Une expo à la Galerie Claude Bernard : les murs étant relativement rapprochés et le plafond plutôt bas le visiteur avait l’impression de faire partie de ce monde, le dépaysement était total. 
 
En 1971 a eu lieu une grande exposition à Paris au Grand Palais, Bacon avait longtemps hésité sur le lieu, on lui en avait proposé plusieurs : le Musée d’Art Moderne, le Musée des Arts Décoratifs (le centre Beaubourg n’existait pas encore). Il avait fini par choisir le Grand Palais. L’exposition était superbe 110 peintures. Les français qui jusque là n’en avait pour la plupart jamais  entendu parler allaient découvrir Francis Bacon.
Pour les raisons de fragilité de sa peinture dont j’ai parlé plus haut, le conservateur du Museum of Modern Art de New York avait refusé de laisser partir la « Peinture 1946 ». Bacon en peint sur place une deuxième.

Bacon a élu domicile à Saint Germain des Prés à l’hôtel des Saints Pères avec son ami du moment George Dyer, dont il fera de nombreux portraits.
La veille de l’inauguration de l’expo, George Dyer se suicide dans les toilettes de l’hôtel.
 
   
 
B.M.C. Les Hommaginaires - Francis Bacon
 
 
 
 
 



 

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