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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 
Serge Poliakoff
 
IL est né à Moscou le 8 janvier 1900 sous le signe du capricorne.
Son père avait une écurie de course, et vendait des chevaux à l'armée.

Serge est l'avant-dernier d'une famille de quatorze enfants.
À dix-huit ans, il décide de quitter Moscou pour Constantinople. À compter de maintenant, il va gagner sa vie en jouant de la guitare, et de la balalaïka dans les cabarets russes.
Passant par Sofia, Belgrade, Vienne et Berlin, il arrive enfin à Paris en 1923.
Comme il n'a pas d'autre moyen de survie, il continue de gratter ses instruments dans les différents cabarets russes de la capitale.
Petit, il avait été très frappé par les icônes, ce qui probablement lui donna le goût de la peinture. Les couleurs assourdies qu'il utilisera plus tard viennent probablement de là.
En 1929, il s'inscrit à l'Académie de la Grande Chaumière. Les œuvres de cette époque sont très académiques, et il faut bien le dire pas très intéressantes.
En 1936, il va rencontrer Kandinsky, les Delaunay (Sonia et Robert), et aussi Otto Freundlich.

En 1947, il sera entraîné à Gordes par Jean Deyrolle; il va y trouver, Schneider, Vasarely, Dewasne. À rencontrer tous ces peintres non-figuratifs (abstraits), on comprend qu'il se soit dirigé vers cette recherche.
En 1950, il ne gagne toujours pas sa vie avec sa peinture et il continue de gratter sa guitare.
Il lui faudra attendre les années soixante, et par conséquent la soixantaine, pour que l'on veuille bien s'intéresser à sa peinture.
Parfois, en peinture, la réussite est "foudroyante". Dès 1962, une salle entière est réservée à ses peintures à la Biennale de Venise; la même année Poliakoff est enfin naturalisé français.
Il ne profitera pas bien longtemps de sa réussite, il meurt en 1969.
Poliakoff a eu plusieurs périodes, je ne parle pas de ses peintures figuratives. Au début il fait une recherche presque géométrique, peignant par aplat. Par la suite il continuera dans le même esprit mais avec des recherches de matière beaucoup plus intéressantes, à mon sens.
Ces tableaux ne sont pas très grands, parfois ils les juxtaposent pour en faire des triptyques, ce qui crée un effet particulièrement heureux.
Ce n'est pas très originale de dire que la peinture de Poliakoff est assimilable à la musique. Pour en parler, il est question de rythmes, de sons, de couleurs assourdies, on a l'impression qu'il peint avec une sourdine. C'est vrai qu'avant d'être peintre, il était avant tout musicien.
Si vous n'êtes pas sensible à cette peinture, c'est impossible de la décrire avec des mots (ou alors il faudrait s'appeler Malraux).
Comme pour beaucoup de peintres, il est nécessaire d'en voir un grand nombre avant de pouvoir émettre une opinion. Plusieurs œuvres vues ensembles donnent une compréhension plus claire de sa recherche.

Poliakoff, on aime beaucoup, c'est mon cas, ou on n'aime pas, y a rien à dire.
 


B.M.C. - Les Hommaginaires
 Serge Poliakoff
 

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