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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

 

 

 

Voyage au pays de l’art brut



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Aloïse


 

 

La plupart des artistes qui se consacrent à l’art brut ont le plus souvent une démarche anecdotique; ils concrétisent leurs rêves plus qu’ils n’ont une démarche artistique.
Ce n’est pas le cas pour deux d’entre eux qui émergent du lot. Je veux parler d’Aloïse mais aussi de Gaston Chaissac, à qui nous avons déja consacré un article. Chez eux, l’intellect prend autant de place que l’inconscient, ce qui n’est certainement pas le cas de leurs congénères. Ils ont une recherche purement picturale.
Aloïse est née à Lausanne, ville où elle fait ses études. Sa jeunesse sera marquée par le décès de sa mère, alors qu’elle est à peine âgée de onze ans.
Après avoir obtenu son baccalauréat, elle rêve de devenir cantatrice. Mais c’est bien connu… les rêves restent dans la boîte à rêves… et Aloïse ne sera pas cantatrice mais couturière.

 
 
A la suite d’une déception amoureuse, elle va s’expatrier en Prusse où elle occupera divers postes de gouvernante ou d’institutrice privée.
C’est ici un des grands tournants de sa vie. Elle va être employée chez le chapelain de l’empereur Guillaume II.
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Et voilà Aloïse amoureuse folle du roi de Prusse. Comme on peut s’en douter, Guillaume II a d’autres chats à fouetter. Nous sommes à la veille de la guerre. Et les amours d’Aloïse resteront des amours imaginaires. La guerre ayant éclaté, Aloïse se voit contrainte de retourner en Suisse dans sa famille. Là, elle manifeste avec tant d’exhaltation ses sentiments religieux, pacifistes et humanitaires que tout le monde s’inquiète. En 1918, sa famille finit par la faire enfermer à l’asile d’aliénés de Cery.
 

 

 
Deux ans plus tard,   elle sera internée à vie à la Rosière. C’est alors qu’elle commence à dessiner “en douce”. Elle fera d’abord des dessins au crayon ( à la mine de plomb comme on disait à l’époque). Elle écrit des petits textes, des poèmes, des lettres. Plus tard, elle écrira même une cosmogonie.
Elle supporte difficilement les moments où elle est lucide. Elle écrit à sa famille  “Ici, on nous éteint le plus possible”.
Aloïse peint généralement sur du papier d’emballage avec tout ce qui lui tombe sous la main : craies, dentifrice, crayons…

Pour réaliser de grands tableaux, elle coudra ensemble plusieurs dessins.

 

Son médecin-traitant, Jacqueline Porret-Forrel s’intéresse tout particulièrement à son œuvre peint mais aussi à ses écrits. C’est grâce à cette dernière qu’à compter de 1936 ses créations seront préservées de la destruction.

 

Aloïse s’éteint en 1964.
Une fois encore, c’est à Jean Dubuffet que nous devons la découverte d’Aloïse.

 


 

 

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