bmc.constans@free.fr

ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

 

Claude Monet - Allée du jardin à Giverny

 
En 1894, Monet et Cézanne ne s’étaient pas vus depuis plusieurs années. Aussi Claude Monet,   pour qui les choses allaient plutôt bien, décida-t-il d’inviter son ami pour quelques jours à Giverny.  Dès son arrivée, Cézanne s’installe à l’auberge du village. Durant son séjour, il va peindre quelques paysages.
Un jour, Monet invite Cézanne ; il se trouve en compagnie de Rodin, Clémenceau, Mirbeau et le critique d’art Gustave Geffroy.
Voici ce que raconte Geffroy : « Il nous apparut immédiatement à tous comme un personnage singulier, timide et violent, émotif à un point extraordinaire. Entre autres propos, ne  nous donna-t-il pas la mesure de son innocence ou de son désarroi en prenant à part Mirbeau et moi pour nous déclarer, les larmes aux yeux : «Il n’est pas fier monsieur Rodin, il m’a serré la main ! Un homme décoré !!! » Mieux encore, après le déjeuner, ne se mit-t-il pas à genoux devant Rodin, au milieu d’une allée, pour le remercier encore de lui avoir serré la main ? »



Cézanne avait demandé à Gustave Geffroy de poser, afin de faire son portrait. Durant près de  trois mois, il se rendit à Belleville chez le critique; d’abord il peignit méticuleusement l’environnement, gardant, si j’ose dire, la tête pour la fin. Mais il n’y eut jamais de fin. Voici ce que raconte Geffroy : « Un beau matin, Cézanne envoya chercher son chevalet, ses brosses et ses couleurs, en m’écrivant que  décidément l’entreprise était au-dessus de ses forces, qu’il avait eu tort de l’entreprendre et qu’il s’excusait d’y renoncer. J’insistai pour qu’il revînt, lui affirmant, ce que je pensais, qu’il avait commencé une très belle œuvre et qu’il devrait la terminer. Il revint,  et pendant une huitaine de jours, il sembla travailler, accumulant,comme il savait le faire, les minces pellicules de couleur, gardant toujours l’aspect frais et éclatant à sa peinture. Mais la foi n’y était plus. Il partit pour Aix, envoya de nouveau, un an après, le 3 avril 1896, chercher son bagage de peintre, et ne revint plus, laissant le portrait comme il laissa tant d’autres tableaux, qui n’en sont pas moins des choses admirables de vision et de réalisation ».



De Monet, Cézanne disait : “ C’est le plus fort de nous tous. Monet ! je l’ajoute au Louvre ! "



Et de Gauguin : «  Je n’avais qu’une petite sensation, Monsieur Gauguin me l’a volée ! ». Parmi les peintres de cette période il ne sera malheureusement pas le seul à dire ça…




La prochaine fois que je vois un tableau de Cézanne, je me mets à genoux devant. Promis, juré.




 
http://entrezlibres.free.fr/cezanne-monet/gustave-geffroy.gif,Art-Maniac - le blog de B.M.C.,Art-Maniac – le blog de B.M.C.,art-maniac - le blog de bmc, art-maniac le blog de bmc, art-maniac,bmc, art, art bmc, bmc,art-maniac bmc,bmc art-maniac,peinture bmc, peintures bmc, le peintre bmc, art-manic peintures bmc,le blog de bmc,


*

 


 

tRADUCTION DANS TOUTES LES LANGUES

Hébergé par Overblog