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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
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B.M.C. De la série  “Les hommaginaires”- Marthe Robin

 

 

 

“Il ne faut jamais rester au seuil de son âme, il faut entrer à l’intérieur, y descendre, y réfléchir, y méditer, y travailler et s’y laisser travailler.“

                                                                                                              Marthe Robin 
 
 

Châteauneuf-de-Galaure, c’est un petit village de la Drôme. Nous sommes en 1902.

 

Dans une modeste famille d’agriculteurs va naître leur sixième enfant. Elle s’appellera Marthe. Marthe Robin est une enfant comme les autres. Elle va à l’école qui se trouve à deux kilomètres . À peine rentrée, elle participe aux travaux agricoles, ou bien aide sa mère à la maison.

 

Agée de treize ans - nous sommes en 1915 - elle quitte l’école.

 


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Maison natale de Marthe Robin

 

En 1918, elle a seize ans, c’est à ce moment-là que vont apparaître les premiers symptômes de sa maladie. Elle souffre d’abord de céphalées, de plus en plus fréquentes. Le médecin le plus proche se trouve à quatre kilomètres. Chez les Robin comme la plupart des habitants du village, on est pauvres de père en fils, et cela depuis plusieurs générations. Et comme il faut bien faire des économies, on ne va voir le médecin que très rarement, d’autant que celui-ci est à quatre kilomètres du village. Marthe se contente de quelques cachets d’aspirine.

 
 

C’est cette même année 1918 que brutalement elle tombe dans le coma. Durant quatre jours, elle est dans un coma profond. Le médecin diagnostique une encéphalite léthargique. (L’encéphalite léthargique est une inflammation, sans suppuration d’une partie du cerveau).  

 

Durant vingt-sept mois, elle est très malade, ne sortant que très rarement de son état léthargique. Dans ces rares moments de lucidité, elle reconnaît à peine sa sœur Alice ; elle dit :“ Je sens que c’est toi “, c’est à peu près tout ce qu’elle dit. 

 

Le 20 mai 1921, Alice dort à côté de Marthe. Dans la nuit, elle est réveillée par un grand bruit et une lumière qu’elle qualifiera de mystérieuse ; la mère de Marthe en est aussi témoin. Marthe de répondre à l’interrogation de sa sœur :  “ Oui la Lumière, mais j’ai vu la Sainte Vierge“.

 

Il n’y a plus d’espoir, Marthe reçoit l’extrême-onction. Le pronostic des médecins laisse à penser que ce n’est plus qu’une question de temps. Subitement, elle va mieux, elle qui était presque entièrement paralysée retrouve l’usage de ses jambes, parle normalement, elle ira à deux pèlerinages.

 

À partir de 1925, elle ne mange presque plus, seulement quelques fruits et un peu de nourriture liquide.

 

1926. Rechute de sa maladie, ses jambes sont paralysées, elle ne se nourrit pratiquement plus, et par la force des choses reste alitée. Tous les espoirs de la sauver disparaissent. Elle reçoit pour la deuxième fois l’extrême-onction. Durant trois mois, elle reste dans un état semi comateux. En se réveillant, voici ce qu’elle dit :“Je crois que je ne vais pas mourir, j’ai vu Sainte Thérèse. Elle m’a visitée trois fois, et m’a dit que j’étais chargée d’une mission.“ La crise s’était déclarée le trois octobre, jour où l’on fête Sainte Thérèse, (à l’époque).

 

Jusqu’à ce jour, Marthe était tous les matins transportée de son lit sur son fauteuil. Maintenant, les souffrances sont telles que cela n’est plus possible. Son père fait fabriquer pour elle un petit lit très court, ses jambes paralysées sont repliées, et comme elle souffre énormément du dos, il convient qu’elle ait une position à demi-assise.

 

À compter de maintenant, et jusqu’à sa dernière heure, elle ne quittera plus son lit, et sa chambre restera dans une demi-obscurité.

 

Comme il lui est impossible de déglutir, elle ne mange plus du tout et ne boit plus. Il est important de noter que d’elle-même elle n’a jamais fait le vœu de jeûne. Au début elle souffrira énormément de la soif, qui la torture en permanence.

 

On raconte beaucoup d’histoires étranges concernant Marthe Robin ; en voici une :

 

Un soir d’orage, tout le monde était dehors pour rentrer “ les bêtes” . Marthe était seule à la ferme, sa mère rentre la première et aperçoit de la lumière dans la chambre, elle se précipite et découvre sur la commode, une bougie allumée. Elle ne comprend pas comment cela a pu arriver, Marthe est dans l’impossibilité de bouger, personne n’a pu venir dans la maison qui était fermée. Et Marthe de lui dire : “Mais maman, tu sais bien que le ciel ne me laisse jamais seule“.

 

Comme elle s’était confiée au curé du village en lui parlant de ses visions, celui-ci qui était un homme simple, ne savait pas bien ce qu’il fallait faire, il en parla à un de ses “acolytes“ féru en théologie, l’abbé Betton ( l'abbé Betton qui monte, qui monte...) ; ce dernier promet : “ Je l’aurai cette petite qui cherche à se rendre intéressante ! “

 

1928. Marthe ne mange pratiquement plus et elle ne dort plus du tout.

 

1929. Ses bras se paralysent à leur tour.

 

1930. Jésus lui apparaît, elle reçoit les stigmates.

 

À partir de maintenant, tous les vendredis, elle va revivre la passion du Christ.

 

 

Marthe Robin

 

Les médecins Dechaume et Ricard ont pratiqué des examens très complets sur la jeune stigmatisée, voici un résumé de leurs conclusions :“ Ces stigmates apparurent d’abord comme des ecchymoses bleu rougeâtre qui persistèrent pendant deux ans. Puis s’y substituèrent des plaies douloureuses qui restaient écorchées. Ces plaies saignaient le vendredi puis elles disparurent au bout de six mois. Alors se produisit un autre phénomène, aux mêmes endroits du sang apparaissait tous les vendredis, mais sans plaies et sans stigmate . “

 

Inutile de dire que dans sa famille c’était l’affolement général. Non seulement son père reprochait à Marthe de ne pas rapporter d’argent, mais en plus, il fallait qu’elle se fasse remarquer par ses excentricités.

 

Dès 1932, le bruit se répand de plus en plus, on parle de prodiges. Marthe accepte de recevoir ceux qui viennent la voir, d’abord des gens de la région, puis le cercle s’agrandit, on vient de plus en plus loin, souvent les visiteurs apportent des cadeaux. Comme il n’est pas question de les garder Marthe va demander que le tout soit redistribué aux pauvres par l’intermédiaire de la paroisse.

 

 

 

Marthe Robin

 

Des gens de toutes conditions, du philosophe Jean Guitton au Roi des Belges, en passant par les plus simples. Tout le monde est séduit par sa grande simplicité, à tous elle donne conseils et réconfort.

 

Voici ce qu’écrira Jean Guitton, qui l’a rencontré à plusieurs reprises :

(Extrait de son livre Portrait de Marthe Robin. Edition Grasset. 1985)

Je tentai de lui parler des « phénomènes » qui sont liés au mysticisme : les visions, les extases, la lévitation, la lecture des pensées, etc. J'insistai sur le phénomène de « l'anneau d'or » qui consiste en ce que le mystique croit voir un anneau d'or à son annulaire.“

elle
 “Ces choses, oui, je les ai connues : c'est superficiel. Il faut dépasser tout cela sans faire tant d'histoires. Vous me parlez de l'anneau d'or. Je l'ai vu à mon doigt, je crois, une douzaine de fois. Mais laissez-moi vous dire que, s'il est bon de l'avoir, c'est encore mieux de ne pas l'avoir. Ce que vous appelez la vie mystique, elle est en vous aussi bien qu'en moi. Cela consiste à tenter d'être un avec Jésus.

Parlons d'autre chose. Nous nous ressemblons : vous êtes cloué à la pensée comme moi je suis clouée à la douleur. Eh bien ! il faut tâcher de nous déclouer, de nous distraire.

Mais quelle heure est-il ? Pour moi, c'est toujours la nuit, et c'est toujours la douleur…“

 

 

Marthe Robin

 

Curieusement, en1936, les stigmates diparaissent pendant deux mois. C’est cette même année qu’elle va rencontrer le père Finet qui sera son directeur de conscience (comme si elle en avait besoin ?.. ).

Un soir qu’elle a une discussion, avec “ le bon père“, elle lui fait part de sa volonté de faire don de ses yeux, “ Je n’en ai plus besoin, je vis dans le noir.“ Bien entendu, celui-ci essaie de l’en dissuader. Lorsqu’il revient le lendemain, elle est aveugle.

 

 

 En 1942 l’évêque demande un examen clinique approfondi. Malheureusement, compte tenu de ses souffrances, il n’est pas question de transporter Marthe.

L’examen se fera sur place. Les médecins déclarent entre autres que le patient ne présente aucun des symptômes que l’on trouve généralement chez les personnes déshydratées, ils donnent une description très précise des stigmates, des taches de sang etc..

(Voir les comptes rendues des médecins dans le livre de Jean-Jacques Antier : « Marthe Robin le voyage immobile », édition Perrin.)

Inédique (c’est le terme employé par l’église, pour qualifier un jeûne complet) et sans sommeil pendant plus de cinquante ans, son cas a résisté à tous les contrôles. De nombreux journalistes ont cherché une quelconque supercherie, sans succès.

Jusqu’en 1980 ses souffrances ne cesseront pas de s’amplifier.

Elle sera définitivement libérée le 6 février 1981.

 

 

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 B.M.C. Les hommaginaires - Marthe Robin

 

 

 

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