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Publié le par la Muse
Publié dans : #La Muse

 

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Les quatre sorcières
 
 
Les XVIè  et XVIIè siècles virent en Europe se généraliser une pratique jusque là réservée à la classe ecclésiastique : la chasse aux sorcières
 

 

              

 Chambre de torture de l'Inquisition

 

(Il faut savoir que si on ne trouvait pas bien sûr de sorcières se promenant à califourchon sur leur balai, capables de provoquer ou conjurer les éléments et empoisonnant à tour de bras à l'aide de leurs "philtres", les sorcières existaient néanmoins bel et bien. De même qu'existait le sabbat  auquel participaient même parfois des gens très haut placés dans la société.)
 

Départ pour le sabbat

 
N'allez pas croire que seuls les pauvres étaient concernés par ce massacre. Ceux d'entre les représentants des classes élevées qui étaient impliqués ou simplement qui tentaient de s'interposer y eurent droit aussi.

Témoin de la diversité des victimes, cet extrait de liste d'exécution dans le diocèse de Wurtzbourg :

- 6ème exécution, 6 personnes :
l'intendant du sénat, nommé G...
la vieille madame C...
la grosse femme du tailleur
la cuisinière de monsieur M...
un étranger
une étrangère

- 13ème exécution, 4 personnes :
le vieux forgeron de la cour
une vieille femme
une petite fille de 9 ou 10 ans
une petite fille plus jeune encore, sa petite sœur

... le chanoine de la nouvelle église abbatiale, un sénateur, le choriste-vicaire de la cathédrale, un vicaire, un bailli,  etc...
 
Des lettrés et des érudits prirent aussi part à cette chasse et on ne peut pas dire que les juges se prononçaient contre l'opinion publique... bien loin de là ! La croyance à la sorcellerie et la profonde conviction de la nécessité d'éradiquer les sorcières était même un des rares points communs qu'on retrouvait chez les paysans, les bourgeois (catholiques et protestants), les juges (tant ecclésiastiques que séculiers).
 

 
Sorcières au sabbat
 
 
Dès lors, des non-religieux prirent l'affaire en mains et elle devint bientôt une véritable industrie.
Juges, geôliers, bourreaux, exorcistes, charpentiers, scribes, experts... tous devaient leur salaire à cette activité hautement lucrative. Par ailleurs, pendant les chasses aux sorcières, des quantités considérables de vin, de bière et de victuailles étaient englouties dans les auberges par les aides du bourreau...  D'où la pressante nécessité de ne pas voir tarir cette manne ! Et d'où l'idée géniale qui germa un jour dans la tête des bourreaux = contraindre sous la torture la sorcière présumée à livrer ses complices. Ainsi un seul procès pouvait en provoquer plus de cent!

 

 

Le développement de ces persecutions prit une  ampleur telle que les petits juges de provinces reculées en vinrent à se demander comment il fallait procéder.

En Angleterre, le "witch-pricking" (la technique consistant à piquer les suspects) fut alors créée. On était innocent ou coupable selon qu'on saignait ou non ! (Pour votre gouverne, en pareil cas, il faut absolument saigner si vous voulez vous en tirer!) Voilà qui simplifiait considérablement la tâche...

Une séance de piquage de sorcières à Newcastle-On-Tyne :
 
"Aussitôt qu'arriva le découvreur de sorcières, les magistrats envoyèrent leur crieur par la ville, sonnant de la cloche en criant que quiconque souhaitait déposer une plainte en sorcellerie contre une personne pouvait l'apporter au "witch-finder". Trente femmes furent amenées à l'hôtel de ville, déshabillées, et on leur enfonça publiquement des épingles dans le corps.
La plupart d'entre elles furent estimées coupables.
Le découvreur de sorcières était payé 20 shillings pour chaque femme condamnée."
 

 
Exécution de sorcières en Angleterre
 
 
En Suède, une épidémie de sorcellerie éclata en 1669 dans le village de Mohra. Les sorcières étaient accusées d'avoir emmené au sabbat 300 enfants dans le but de leur faire rencontrer le diable en personne. Un diable .. très suédois : "il avait une barbe rouge, un chapeau haut-de-forme entouré de rubans de diverses couleurs, et de longues jarretières sur ses bas".
Total : 23 sorcières furent brûlées vives ainsi que 15 enfants...
 
En France, cette même année 1669, deux frères déposèrent une plainte devant le Parlement de Rouen, s'inquiétant de l'augmentation qu'ils jugeaient inquiétante du nombre des sorcières dans leur région. 500 personnes furent soupçonnées parmi lesquelles une centaine de prêtres. L'affaire était sur le point de dégénérer en une énorme persécution lorsque le roi Louis XIV arrêta le massacre en commuant - contre la volonté des juges - les peines de mort en banissement à vie. En attendant, c'était déjà trop tard pour bon nombre d'entre eux qui avaient fini au bûcher...
 

 
Satan présidant au sabbat
 
 
Les inquisiteurs de Lisbonne et Madrid, eux,  ne jugèrent pas bon de faire le distingo entre hérésie et sorcellerie, science et magie.. les protestants, les calvinistes, les huguenots, les sorcières, les polygames, les juifs, les blasphémateurs, les commerçants anglais, les astrologues...furent jetés dans les prisons du Saint-Office.
Au XVIIè siècle, les inquisiteurs condamnèrent même au bûcher un cheval à qui son propriétaire, un Anglais, avait appris quelques tours !
 
 
 
 
Je ne sais pas ce qui me fait dire ça, mais j'ai toujours été persuadée d'avoir participé aux réjouissances, côté ...
 
 
 
 
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