bmc.constans@free.fr

ENTREZ LIBRES

Publié le par la Muse
Publié dans : #La Muse
a-muse.png,muse,Muse, la muse, La Muse,musée,musées, BMC, bmc, B.M.C., b.m.c.,le blog de bmc et la muse,musée du louvre, musée d'art moderne, musée beaubourg, musée georges pompidou,peinture moderne, peintures modernes,peinture contemporaine, peintures contemporaines, La Muse peinture,art maniac, art-maniac,art maniac bmc, art-maniac bmc.
 
 
carlo gesualdo,
 
 
Le dernier "billet" de Minos , (tu as raison, par rapport à "article", Minos.. ça fait drôlement chic "billet"! muhahahah!.....) m'a fait penser à un musicien qui me fascine depuis toujours : Carlo Gesualdo, le "compositeur meurtrier de l'histoire de la musique" ... oooops !

Né en 1566, à Naples ou aux alentours, issu d'une famille noble - prince de Venosa - et proche de l'Eglise, son éducation musicale fut prise en charge dès son plus jeune âge par son père, lui-même mélomane, qui le poussa à composer.

Son premier mariage avec Maria d'Avalose, issue de l'aristocratie italienne se termina tragiquement le 16 octobre 1590 lorsque Gesualdo, montant de toutes pièces un meurtre qu'il espérait parfait, fit semblant de partir à la chasse et, sous un quelconque prétexte, rentra à la maison... juste à temps pour la surprendre avec son amant ! Double meurtre... elle, semble-t-il frappée à de multiples reprises au bas-ventre, lui, pendu jusqu'à décomposition avancée...
Comme la "sentence" semblait à cette époque et dans ce milieu "légitime", il ne fut pas trop inquiété et se retira dans son domaine... d'où, pour ne pas risquer de retombées vengeresques de la belle-famille, il resta quasi-enfermé.

N'empêche qu'en 1594, le triste sire épousa en secondes noces Leonora d'Este, nièce du Duc Alphonse II de Ferrare, qu'il cocufia joyeusement... jusque avec son valet !

Comble de "malchance",  le cher homme perdit un premier fils en bas-âge (issu de son mariage avec Leonora). Le bébé est mort par étouffement et son décès "serait" imputable à Gesualdo (m'est avis qu'il pleurait faux...).

Deuxième fils, deuxième décès, en octobre 1600. Là... il se pourrait qu'il n'y soit pour rien (allez savoir ?..) car il commença à s'infliger des séances de pénitence extrêmement pénibles, comme s'il considérait ce décès comme l'œuvre de la justice divine à son encontre...

Besoin d'expier ? Il rentra dans des pratiques masochistes, se faisant flageller par de "jeunes garçons".... soi-disant dans le but de chasser les démons.

Ce qui est extraordinaire, c'est que ce type a écrit certaines des plus belles pages de musique religieuse - non, que dis-je... spirituelle - de l'histoire de l'humanité, d'une clarté, d'une limpidité... et surprenantes pour l'époque, qui plus est....

Même encore aujourd'hui, ses "dissonances" et ses "ruptures rythmiques" ne laissent pas indifférent... Pas moi, en tous cas...  En parallèle, ses œuvres profanes (les madrigaux, entre autres) d'une sensualité osée pour l'époque, sont à l'origine de sa notoriété.

 On l'a retrouvé mort, nu, le 8 septembre 1613... après une de ces séances de flagellation qu'il affectionnait et d'aucuns se demandent si les quelques éphèbes désignés à cet effet n'avaient pas pour mission cette fin tragique...
 
 
   Extraits musicaux :

   Mezzo forte

    Amazon

 

 

tRADUCTION DANS TOUTES LES LANGUES

Hébergé par Overblog