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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

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Toulouse-Lautrec – Tableau intitulé : “Gueule de bois, la buveuse” ayant pour modèle Suzanne Valadon.

 

 

Je reconnais que je n’ai pas une très grande admiration pour l‘œuvre de Maurice Utrillo, sans doute encore moins pour celle de Suzanne Valadon. Pourtant j’ai envie de vous parler d’eux. Leur vie fut atypique. Zola en aurait sans aucun doute fait un, voir plusieurs volumes (Cézanne lui a probablement suffi, souvenez-vous de l’Œuvre). Mais raconter leur vie sans pouvoir montrer leurs peintures relève d’une “haute voltige”.

 

 

Suzanne Valadon

 

Pour avoir une idée de ce que fut sa vie, il faut remonter jusqu'à la grand-mère d’Utrillo. Magdeleine Célina Valade née en 1865, de père inconnu.  Lingère de son état, elle épouse un dénommé Léger Coulaud, forgeron et mécanicien. Le dit Léger, condamné aux travaux forcés à perpétuité pour avoir fabriqué de la fausse monnaie,  meurt au bagne deux ans plus tard.

 

Dans le village où habite notre lingère c’est la honte, aussi va-t-elle décider de s’éloigner et trouver un emploi dans une auberge des environs.

 

Mais allez donc savoir comment ce genre de chose arrive ? Magdeleine se retrouve enceinte et accouche d’une fille née, comme elle, de père inconnu, prénommée Marie Clémentine Valade (Qui se fera connaître plus tard sous le nom de Suzanne Valadon).

 

Magdeleine n’a guère d’autre solution pour sauver son honneur que de quitter son Limousin natal, elle prend donc la décision de monter à la capitale avec sa fille. C’est à Montmartre qu’elle s’installe comme blanchisseuse.

 

La future Suzanne Valadon va être mise dans une institution religieuse dont elle gardera toute sa vie un épouvantable souvenir. Qu’a-t-elle vécu dans cette établissement, Dieu seul le sait. Si les murs pouvaient parler, ils auraient sans doute beaucoup de choses à nous conter !

 

Mais tout a une fin. Elle finit par s’échapper de la sinistre “prison” et va devenir petite main dans une maison de haute couture. Ce travail ne convient pas à son tempérament impétueux aussi va-t-elle  trouver un autre gagne-pain qui lui convient beaucoup mieux, comme trapéziste dans un cirque. Bien entendu, ce qui devait arriver arriva, elle qui n’avait pas une très grande expérience dans ce domaine fait une chute grave qui  lui interdit de poursuivre son nouveau métier.

 

N’ayant pas d’autre solution pour survivre, elle décide de seconder sa mère à la blanchisserie montmartroise. Comme on peut s’en douter ce travail ne lui convient pas du tout, mais par chance Montmartre est le lieu où les artistes ou “pseudos artistes et bohèmes de tous poils” foisonnent. La blanchisserie est fréquentée par toutes sortes de personnages haut en couleurs, rapins, prostituées etc. Parmi cette étrange faune il y a de nombreux modèles, aussi l’idée de devenir modèle va germer dans la tête de celle qui ne s’appelle pas encore Suzanne.

 

À l’époque devenir modèle était très facile, il suffisait de se rendre Place Pigalle où certains jours se tenait ce que l’on pourrait appelait “la bourse aux modèles”. Le spectacle était, paraît-il surprenant, on y trouvait des Jésus, des Saintes vierges, d’autres personnages qui n’avaient probablement rien à voir avec la Sainte Vierge et aussi des Apollons. Bref, la cour des miracles Place Pigalle. Et voilà Marie Clémentine devenue par l’opération du Saint Esprit (qui devait bien se trouver parmi les modèles) Suzanne Valadon modèle pour artistes.

 

La suite, on l’imagine aisément, elle va rencontrer, Toulouse-Lautrec, Degas, Renoir et tant d’autres. Puvis de Chavannes qui est à ce moment-là au sommet de sa gloire (on se demande bien pourquoi !) lui demande de poser pour une fresque destinée au grand amphithéâtre de la Sorbonne. C’est ainsi que notre midinette va se retrouver à la Sorbonne.

  

 

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Suzanne Valadon par Renoir

 

Suzanne va de plus en plus fréquenter les peintres. Prise par le démon de l’art, elle va bientôt se mettre à peindre, conseillée par ceux qui en font son modèle et souvent leur maîtresse, elle va petit à petit se créer un style. Rien de très passionnant dans sa peinture, mais ce n’est pas pour autant une peinture qui manque de personnalité. Si elle avait persisté, elle aurait sans doute réalisé des œuvres  probablement plus intéressantes, mais l’avenir allait en décider autrement, comme nous le verrons plus loin.

 

Le 26 décembre 1883 naît, 8 rue du Poteau à Montmartre, un petit Maurice, né de père inconnu, il faut croire que c’est une habitude dans la famille !

 

À ce moment-là Suzanne qui n’a que dix-huit ans  a pour amant un certain Miguel y Morlius Utrillo, journaliste espagnol, grand voyageur, architecte, peintre, critique d’art, homme de lettre, il a tout pour plaire. Miguel Utrillo jouit d’une grande notoriété, décoré de la légion d’honneur, c’est un personnage respectable. Il fréquente tous les lieux à la mode, le Moulin de la Galette, le Moulin-Rouge, le Chat Noir, enfin tous les endroits où l’alcool coule à flot et où, avec ses amis, il est de coutume de refaire le monde. 

Aussi Suzanne voit-elle d’un très bon œil sa décision de reconnaître le petit Maurice. C’est le 27 janvier 1891, soit neuf mois après sa naissance que l’homme de l’art se rend  à la mairie du IX°arrondissement pour y reconnaître cet enfant.

Miguel Utrillo est entre autres l’ami d’Erik Satie qu’il présente à Suzanne qui en fera un portrait et aussi son amant. La légende voudrait que  Suzanne Valadon ait  été l’unique maîtresse d’Erik Satie ?

 

 

 

Maurice Utrillo

 

Suzanne décide de confier le petit Maurice à la garde de sa grand-mère qui habite Pierrefitte. Souvenez-vous Magdeleine Célina Valade, veuve du faux-monnayeur bagnard Coulaud. Malheureusement la brave Magdeleine n’est pas très douée pour ce qui concerne l’éducation des enfants.

Dès l’âge de deux ans, le petit Maurice est atteint de crises d’épilepsie, il en gardera toute sa vie des séquelles.

Sa mère est très occupée par ses séances de pose et aussi la peinture qu’elle pratique de plus en plus, aussi ne voit-elle que très rarement son fils. Plus tard, alors même qu’il vouait une très grande admiration à sa mère, pour ne pas dire une vénération, il se plaindra de ne pas l’avoir vue davantage. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, il signera toujours ses tableaux Maurice Utrillo suivi du V de Valadon.

 

Les études du jeune Maurice sont comme on pourrait s’y attendre chaotiques, il fréquente plusieurs écoles sans succès, et finit par obtenir à la surprise générale  son certificat d’études primaires.

 

Dès le plus jeune âge, l’alcool va prendre une place importante dans sa vie provocant des scènes de violence et même de démence. À dix-huit ans, il a déjà fait plusieurs séjours à l’asile.

 

À vingt et un ans, Maurice Utrillo est interné pour six mois à l’hôpital Sainte-Anne. Probablement ce séjour lui sera bénéfique, c’est là qu’il va découvrir la peinture, fortement encouragé par sa mère, mais aussi par le Docteur Ettlinger, il commence une carrière de peintre autodidacte.

 

Maurice Utrillo va maintenant retourner à Montmartre, il fait la connaissance d’André Utter, qui devient son ami et “logiquement” l’amant de sa mère. André Utter et Suzanne Valadon se marieront en 1914.

 

En 1909 Utrillo expose pour la première fois, c’est à partir de 1909 et jusqu’en 1915 qu’Utrillo pratique ce qu’il a été convenu d’appeler “la période blanche”, sans doute la partie la plus intéressante de son œuvre. On a dit qu’à cette époque, il mélangeait du plâtre à sa peinture.

 

Un certain marchand d’art, Louis Libaude, remarque la peinture d’Utrillo ; elle commence à se vendre assez bien. Maurice Utrillo profite de ses revenus pour faire régulièrement la tournée des principaux bistrots de Montmartre, en particulier “Le Lapin Agile” et “La Belle Gabrielle”, il boit de plus en plus.

 

1914, C’est la guerre, grâce à l’intervention de sa mère… Utrillo est exempté de service militaire et définitivement réformé.

 

Dès 1915, le talent d’Utrillo est unanimement reconnu, ses tableaux deviennent de plus en plus colorés, il expose maintenant dans plusieurs galeries d’art.

 

Sa réussite ne change rien à son goût pour la boisson, ses crises d’alcoolémie et ses périodes d’enfermement sont de plus en plus fréquentes.

 

En 1921 la peinture d’Utrillo se vend de mieux en mieux. Devant le succès de son fils Suzanne Valadon ne peint pratiquement plus. André Utter, je ne sais pas, mais ça n’a pas beaucoup d’importance… C’est cette même année qu’André Utter et Suzanne décident d’acheter un château dans la région lyonnaise au bord de la Saône, le Château Saint-Bernard, Maurice suit, bien entendu le mouvement et muni d’un assortiment de cartes postales comme modèle de Montmartre il continue de peindre la butte Montmartre, encouragé par sa mère, André Utter et quelques bouteilles de rouge, Maurice produit de plus en plus.

 

Dans toute la France, de nombreuses expositions lui sont consacrées. À la même époque apparaissent sur le marché de nombreux faux tableaux ; en effet les peintures d’Utrillo sont très faciles à imiter, aussi les faussaires ne se privent pas de le faire. On pourrait dire de lui ce qu’on disait de Corot : Corot a peint 3.000 tableaux dont 10.000 sont aux Etats-Unis. On peut penser que de nombreux faux s’intégreront au catalogue raisonné qui sera réalisé plus tard, difficile d’avoir des preuves sur des tableaux peints à la même époque et avec la même technique.

 

En 1935 Maurice Utrillo est décoré de la Légion d’Honneur. Lui, ce qu’il aurait voulu, c’était Les Palmes Académiques… La même année sur les conseils insistants de sa mère, il va épouser une certaine Lucie Veau, veuve d’un banquier belge collectionneur des œuvres d’Utrillo. Lucie Veau se fera connaître (un peu) en faisant de “la peinture” (si on peut appeler ça comme ça !) sous le nom de Lucie Valore (à noter que son sobriquet commence par Val comme Valadon). Le mariage a lieu à l’église Sainte-Aussonne d’Angoulême.

Maurice et Lucie demeureront deux ans dans la région d’Angoulême avant de s’installer dans leur villa du Vésinet. Villa bien nommée : “La bonne Lucie”.

 

Suzanne Valadon meurt le 7 avril 1938, Maurice est complètement effondré, il ne pourra même pas assister à son enterrement.

 

André Utter meurt le 7 février 1948.

 

Maurice Utrillo continuera jusqu'à sa mort le 5 novembre 1955 à peindre dans sa villa du Vésinet des vues de Montmartre. À la fin de sa vie toujours alcoolique mais aussi de plus en plus mystique, pour ne pas dire superstitieux, il partagera son temps entre la boisson, les prières à la Sainte Vierge devant le petit autel qu’il a installé dans son atelier et, bien entendu la peinture.

 

 

Lucie Veau dite Valore meurt dix ans plus tard en 1965.

 

 

 

Certains pourraient s’étonner de ne pas voir de reproductions des œuvres des peintres dont il est question dans cet article, la raison en est fort simple, il suffit de voir les tarifs de reproductions pour comprendre. Je regrette infiniment cet état de fait, mais vous pouvez toujours consulter Google images.

 

D’autres peintres et pas des moindres m’ont donné l’autorisation de reproduire leurs œuvres.

 

Concernant Utrillo, je n’ai pas jugé nécessaire de demander cette autorisation après avoir vu le site officiel, j’ai bien compris que ma démarche serait inutile.

 

 

 

Aujourd’hui Monsieur Jean Fabris est détenteur des droits de reproductions des œuvres de Maurice Utrillo, Suzanne Valadon et Lucie Valore.

 

 

 À titre indicatif voici les tarifs pratiqués pour la reproduction des œuvres :

(Copie d’une page du site officiel Maurice Utrillo)

 

Droits de reproduction

 

TARIF des REPRODUCTIONS  

Hors Taxes TVA 5,50%

 

1ère Page de couverture

Pleine page       

621,04 €

½ page     

500,00 €

1/4 page   

300,00 €

Microformat      

45,00 €

2ème page

Pleine page       

463,00 €

½ page     

350,00 €

¼ page     

250,00 €

3ème page

½ page     

280,00 €

¼ page     

170,00 €

4ème page

½ page     

280,00 €

¼ page     

170,00 €

Pages intérieures

Pleine page       

300,00 €

1/3 Page  

280,00 €

½ Page    

250,00 €

¼ Page    

161,52 €

1/8ème Page    

88,72 €

Microformat      

37,00 €

Internet   

40,00 €

 

 

 

Maurice UTRILLO bénéficie du droit d'auteur de reproduction jusqu'en 2025. Il appartient aux utilisateurs de nous adresser une demande d'autorisation afin d'obtenir un accord pour toutes reproductions sur tous supports. Ils devront également obtenir l'accord de l'ADAGP pour les autres 50% du droit d'auteur. 

 

 

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