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ENTREZ LIBRES

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 Voyage au pays de l’art brut



Frédéric Seron  - 
Editions d
uTemps 1962
Photo Ehrmann
Vous connaissez sans doute le facteur Cheval et son Palais des Merveilles. Mais peut-être n’avez-vous jamais entendu parler de Frédéric Seron (rien à voir avec l’auteur de bandes dessinées).

Frédéric SERON (1878-1959) :

Il était une fois dans un petit hameau de Seine-et-Oise, c’est comme ça qu’on disait, un boulanger du nom de Frédéric Seron. Son pain était, vu l’époque, fait “à l’ancienne”. C’était le pain de vie du village. Et même si, pendant la guerre, il n’avait pas le droit de le vendre frais (durant l’occupation, une loi n’autorisait la vente que du pain … rassis !!!), c’était quand même le meilleur pain à des kilomètres à la ronde.


Editions du Temps 1962
Photo Ehrmann
 
Cet homme était un rêveur. La nuit, il voyait des figure bizarres. Le jour, en pétrissant la pâte, il se demandait comment faire pour concrétiser ses songes.

Penché sur son pétrin, pendant qu’il méditait, lui vint une idée :” si je crée des personnages, ils ne pourront exister que s’ils ont une âme. Un corps sans âme, ça n’existe pas.”
 

 
Editions du Temps 1962
Photo Ehrmann
 
Cette nuit-là, il avait rêvé d’une sculpture (admettons que ce soit la Sirène de la Liberté). A quarante ans passés et après avoir longuement songé à la réalisation de ses œuvres, il se décide enfin. Dans une petite boîte métallique, seul, à l’abri de tout regard indiscret, il va mettre ce qui deviendra l’âme de la statue : tickets d’alimentation, un bouton de culotte, une pièce percée de cinq sous… Dieu seul sait quoi ! Le mystère de l’âme est décidément insondable…



Editions du Temps 1962
Photo Ehrmann

 
Si, par malheur, “l’âme“ ne correspondait pas avec l’idée qu’il se faisait de sa création,  il allait l’enterrer au fond de son jardin, dans les limbes de son monde onirique.

Ensuite, il ne lui restait plus qu’à construire une armature métallique en fil de fer et grillage, dans laquelle il introduisait la fameuse petite boîte. Il habillait le tout de ciment qu’il peignait.
Certaines d’entre elles avaient des bras articulés, de façon à pouvoir en changer l’attitude.

Sans doute cette démarche est-elle beaucoup moins naïve qu’il n’y paraît à première vue. Toute œuvre d’art n’a-t-elle pas une âme ? Posez la question aux spécialistes des ondes de forme, ils vous parleront de l’ext (e?) et du géniteur. Mais tout ça est extrêmement compliqué, aussi je retourne à mes pinceaux…
Et quand le temps sera venu, j’apprendrai à faire du pain.
 


Editions du Temps 1962
Photo Ehrmann

 
PS : Comme vous le savez peut-être, les violons ont, à l’intérieur de la caisse de résonnance, un petit morceau de bois cylindrique, fait généralement d’épicea, reliant la table d’harmonie et le dos de l’instrument. Cette partie  est nommée “l’âme” du violon; elle joue un rôle très important au niveau de la sonorité.

 
*

 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
  

Ma muse n’est plus là, elle a du s’enfuir par la fenêtre, ou grimper sur le dos du chat, encore une fois, pour partir en vadrouille avec lui. Encore une fois, elle en a eu marre. C’est dur d’être muse, surtout à notre époque. Elle est jolie, si vous saviez, avec ses petites ailes couleur scarabée. D’habitude elle est là, elle danse sur le clavier de mon ordi, entraînant dans sa ronde mes doigts malhabiles. Parfois elle se pose, sur le bouton volume, inhalant doucement les volutes de mes cigarettes, ou s’enivrant des vapeurs de mon thé, puis elle reprend sa danse, enchaîne la transe et je pars avec elle. Ma muse est ennuyée et ne s’amuse plus. Plus je l’appelle, moins elle répond, capricieuse par nature.
Ca a du la vexer que je réponde au téléphone alors qu’elle était en plein tourbillon créatif. Il faut me comprendre, ma muse, j’attends des nouvelles d’un moment à l’autre pour mon voyage en Italie. Tu sais que c’est important pour moi, et pour toi aussi d’ailleurs. Ce voyage est peut-être une des raisons de ta survie, tu sais. C’est ça qui te fait peur ? Tu crains que je te plante là ? Mais tu es du voyage ma belle, c’est en partie pour toi que je veux partir…

 Enfin, tu vas me dire, elle a bon dos, ta muse, car les muses n’ont besoin d’aucun voyage pour se maintenir en vie. Les plus petits cachots, les plus sombres endroits ont souvent accouché de muses plus impressionnantes que celles des luxueux voyages. Les égarements de l’âme sont pour elles de plus grands tours du monde. Et je suis prétentieux, faible peut être, de vouloir partir pour trouver l’inspiration. Mais j’ai envie, moi, de te faire découvrir ce pays dont je rêve, depuis six ans que j’y suis allé. Ca t’importe peu, mais je veux retoucher ces pierres, revoir ces fresques, respirer à nouveau cet air qui m’inspire tant.

 Tu es jalouse peut être, femme que tu es, qu’un pays ait l’audace de te concurrencer ? N’aie pas peur, ma muse, tu t’y plairas aussi, comme il y a six ans, quand tu n’étais encore qu’une enfant. Tu riras et pleureras avec moi à la vue de ces splendeurs, et si une beauté italienne tente de te détrôner, je saurai  fièrement protéger ma préférée, ne t’inquiète pas. Mais reviens s’il te plaît, parce que là je m’ennuie. Laisse donc un peu ce chat, même si ses yeux répondent plus que les miens à ton idéal esthétique. Ne m’abandonne pas. Pas maintenant ma douce verte. J’ai encore trop besoin de toi. Maintenant plus que jamais. Without you I’m nothing.

 Tu tardes à revenir, je suis habitué. Tu me fais suffisamment de scène quand je te délaisse au profit d’une humaine pour que je comprenne ton retard aujourd’hui, mais s’il te plaît… L’humaine, elle, s’épuisera, se lassera de mes états d’âme, mais toi, toi tu vas revenir, sinon tu ne vis plus. Ca t’embête, hein, de dépendre de moi comme ça… Tu t’y es faite, à la longue, comme un malade se fait  à sa morphine, même si ma comparaison te semble stupide. Allez, reviens… Il nous reste tout à faire et toi tu tardes à venir… Que veux-tu ? Rien, d’habitude. Une larme, un regret ou une joie suffisent à t’appeler d’habitude. Ton silence veut dire que je ne ressens plus rien ? c’est ça? Bon, je vais te mettre de la musique, tu ne résistes guère à ces sirènes, il me semble. Seulement je sais pas trop quoi mettre, moi, pour te faire venir, pour te dire combien tu me manques… Mes goûts musicaux sont variés mais toi tu en préfères certains… Plutôt les voix d’hommes, il me semble. Les hommes étranges et comme moi. J’ai envie de mettre du Bertrand mais j’ai peur que ça me déconcentre trop. Et que ça me fasse pleurer. Je pleure assez en ce moment, de t’avoir perdue, ma belle. Un truc en anglais ça irait mieux, non ? Une chanson qui te correspondrait particulièrement ? Une chanson pour ma muse que je cherche tous les soirs au fond des cendriers ? Ashtray Girl, remixée s’il vous plaît ! Ashtray girl… You know we miss her/ We miss her picture… Ca paraît de circonstance. On mettra l’album entier, après, si tu veux, si tu es là. Je sais que tu as du mal à résister à Brian Molko…
I’ve hold an image of the ashtray girl/of cigarette burns on my chest/I wrote a poem that describe her world/And put our friendship to the test…

A cette chanson se superpose la  mélodie de tes petits pas, qui reviennent de loin, apparemment sans le chat. Enfin, ma muse ! Tu restes sur la terrasse, comme pour me narguer, je te regarde danser. Je sais que c’est  pas parce que tu es sur la terrasse que tu vas rentrer de suite. Tu fais ton petit cinéma de muse, adorable et hypnotisant. Le chat danse un peu avec toi, charmé lui aussi. Et les poussières se figent dans un rayon de soleil pour te faire une auréole.
 Tu danses et tu me rends fou, car j’aimerais que tu rentres maintenant. J’aimerais bien écrire moi, mais sans toi j’ai du mal. Tu dépends de moi comme je dépends de toi, c’est tragique, non ?
 Bon, j’ai mis la chanson en mode « repeat », tu finiras bien par en avoir marre de danser comme une folle comme ça. En attendant je m’en roule une. Je souffle ma première bouffée vers ton joli minois, ça fait voler tes cheveux verts, tu aimes bien ça, non ? Allez… Tu sautilles en riant sans me regarder. Tu es vraiment pénible aujourd’hui ma muse. C’est l’été qui arrive qui te met dans cet état ? A moins que ce soit moi qui t’aie fait fuir à cause de ma mauvaise humeur ? Je suis un goujat ma muse, et tu as raison de le penser. Mais je ne suis goujat qu’avec les humaines, avec toi je suis mieux, non ?
 Allez, reviens… Troisième bouffée, vers le chat cette fois-ci. Dis moi, il serait pas de ton côté, ce traître, à danser avec toi comme ça ? Sacré chat, tu la connais mieux que moi peut-être ? Il louche sur ta tunique scintillante, sans se soucier de la fumée que je lui envoie. Ca y est, tu fatigues, ma muse ? La transe t’a suffisamment ressourcée ? Le chat ne te regarde plus, tu rentres doucement, reconnaissante envers le seul spectateur qu’il te reste. Tu sautilles à mes pieds, grimpes lestement sur mes genoux, avant de venir déposer un baiser sur mon nez… Te voilà revenue ! Tes cils papillonnent et tu glisses sur mon bras avant d’atterrir sur ta piste de danse préférée. Mes doigts sont prêts, ils n’attendent que toi pour commencer la valse. Allons-y ma muse, entraîne-moi vers tes limbes inspirées…
Ma cigarette est finie, le chat se repose. La musique t’hypnotise à nouveau, tu me regardes en riant. Ferme les yeux ma belle, inspire-moi. C’est pas le tout de danser comme une dératée sur de la musique de jeunes, c’est pas le tout de faire la maline. Il va bien falloir à un moment ou un autre que tu t’actives, la transe, ça va un temps, mais il faut en rendre compte, après, de ta transe, sinon ta vie deviendrait bien morne. Tu deviendrais même folle, qui sait ? Tu ne serais pas la première muse à te suicider à cause de l’ennui de son maître. Les plus grandes ont du périr ainsi, celles dont les maître ne se sont pas tués avant.   
 « Maître » est un bien grand mot… Je me trouve plutôt par moments esclave. Esclave de ton bon vouloir. Combien de fois j’étais prêt alors que tu n’étais pas là ? Combien de rendez-vous avons nous manqués, pris tous les deux dans les affres de nos existences respectives ? Combien d’heures ai-je passé, comme un pantin devant mon écran, à attendre que tu prennes mes fils entre tes doigts diaphanes ? Je ne pense pas perdre mon temps, à t’attendre comme ça, en sachant pertinemment que ta venue ne dépend finalement que de moi.
 Le problème, c’est que j’ignore encore aujourd’hui ce qui en moi te fait venir. Je n’ai su encore définir quelle larme, quelle flamme intérieure peut être responsable de ta venue. J’ai cru au début qu’il fallait être triste. Ca, c’est quand j’étais gamin. J’avais l’impression que tu venais quand je pleurais, quand ça n’allait pas, parce que tu arrivais toujours dans les moments les plus maussades. Sauf qu’un jour tu n’es pas venue alors que je vivais la plus grande déchirure de ma vie. Tu m’as laissé seul, y avait plus personne. Je n’ai pas compris sur le moment, ça n’a fait qu’accroître ma mélancolie. Je me suis résigné et j’ai remonté le gouffre, tout seul comme un grand que je ne suis pas.
Après j’ai pensé qu’il fallait être déchiré pour te faire venir. Tout ça parce que t’es revenue, après des mois semblables à des siècles, un soir où j’étais littéralement en transe après avoir consommé diverses drogues. Je crus d’abord à une hallucination puis j’ai rapidement compris que c’était toi qui revenais.

Quelle fête ce soir là ! Je m’étais précipité sur mon clavier et on avait dansé pour nos retrouvailles. Quel meilleur moment que celui où l’on retrouve sa fiancée que l’on croyait morte ? Ensemble on avait rattrapé les nuits perdues et les pages s’étaient enchaînées sans que je comprenne qui menait la danse.        



 Voilà, c’est l’histoire, ou plutôt l’une des histoires, de ma muse. J’ai préféré, par pudeur, faire parler (écrire ?) un homme. Mais bon, c’est quand même à ma muse (quel est le masculin de muse, muson ???) que s’adresse ce texte, je suis sûre que c’est une amie de La muse gueule…



 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
I don’t need no more
Some man to tell me
What I have to do
What I have to understand
 
I don’t need no more
Some man to care of myself.
I just need a little boy
Like a nice little toy
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency.
I had chucked up everything
I am just an empty
 girl
 
I don’t need no more
People who give me lessons
How you have to love
How you have to learn your life.
 
My life is burning
I don’t need anything
Just some craking matches
To fling in your faces
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency
I had chucked everything
I am just an empty
Girl
 
I just want to have it off
My husband had kick me out
I gonna to rip me off
I gonna shed tears of joy
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency
 


 
*
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse

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( et celles qui n’assassinent que leurs auteurs ! )

 
 

 

 

- de mon ex, à propos d’un plat particulièrement réussi :

 

“Oh! C’est Boooonnnnn! On croirait pas que c’est toi qui l’a fait!”

 

   - toujours lui. Je bosse toute la semaine. Arrive le week-end, je suis crevée. Il ne trouve rien de mieux que d’inviter des copains à lui à dîner en me prévenant au dernier moment. Cavalcade, nettoyage, rangeage, courses, cuisinage, re-douche de dernière minute … ouf, ils vont arriver …:

 

“ COMMENT !!!!!! Tu n’es pas maquillée ?!?! C’est pourtant la MOINDRE des politesses !!!!”

 

   - encore lui – il n’avait pas fumé que la moquette …

 

“….. plus petit, plus petit, je suis plus petit que la musique…”

 

 

 

 

 

- de ma chère mère :

 

“Mes enfants, je les aime tous pareil.” Puis, après trois secondes d’un silence embarrassé “… même toi.”

 

   - de la même :

 

“Mes enfants, je les ai mis au monde : j’ai droit de vie et de mort sur eux.”

  
 

- toujours elle – je viens juste de naître, accouchement difficile, forceps et tout le bazar (du coup j’avais le crâne déformé façon Akhénaton – le pharaon, pas l’autre!) :

 

“Elle est trop moche, j’en veux pas !”

 

… merci pour l’accueil !

 

 

 

 

 

- d’un “amateur d’Art”, en visite à la maison, scotché en silence depuis cinq minutes devant un tableau de B.M.C. :

 

“ Le cadre est très beau !”

 

 

 

- d’un de mes anciens patrons :

 

“Madame N…, c’est pas une femme !”

 

En même temps, venant d’un cadre japonais, je l’ai pris pour un compliment…

 

 

 

 

 

- de mon ex-belle-mère, rencontrant une voisine flanquée de ses fils jumeaux:

 

“Toi… tu ressembles plus à ton frère que ton frère ne te ressemble…”

 

(on n’a toujours pas compris ce qu’elle voulait dire …)

 

    

 

- de Huguette, avec qui nous avions une grande discussion sur le rôle de la religion dans l’Histoire de France :

 

“Moi, la guillotine, je m’en fous ROYALEMENT !!!”

 

 

 

 

 

- B.M.C., se bagarrant avec un article qu’il n’arrivait pas à mettre en ligne sur le blog. Telle Zorro en jupons, j’arrive et débloque la situation (eh! eh!) :

 

“T’as pas dû cliquer au bon endroit…”

 

SI ! Mais j’ai pas dû cliquer assez fort …”

 

 

 

 

 

- de ma pomme (je pige encore pas en quoi c’était ridicule, mais bon … n’est pas subtile qui veut !) :

 

“ une IMMENSE minorité de gens pensent que…”

 

 

 

 

 

- d’une cousine germaine de B.M.C., gamine, alors que ses parents reçoivent le gratin. Elle veut jouer les maîtresses de maison et faire les présentations :

 

“ L’amiral Crachat …”

 

Réponse du monsieur :

 

“Non. Amiral Mollard, ça suffira…”

 

 

 

 

 

- de la sœur aînée de B.M.C., gamine elle aussi, en visite chez des gens :

 

“Ah ! Vous avez la photo du Maréchal…”

 

(pas de bol, c’était la photo de De Gaulle…)

 

 

 

 

 

- de mon pote Stéphane – qui a bien failli s’en prendre une dans la tronche :

 

“… tais-toi… D’abord, t’es qu’une EX-blonde !”

 

 

 

 

 

- d’un autre de mes chers patrons, fossoyeur d’entreprises de sa profession :

 

“Je pensais que…”

 

“Je ne vous paye pas pour penser !”

 

 

 

 

 

- de l’ami Richard à B.M.C., histoire de lui remonter le moral :

 

“De toutes façons, toi, ta peinture, tu en vivras quand tu seras mort…”

 

 

 

 

 

- d’un voisin, au cours d’une discussion portant sur les problèmes liés à l’audition :

 

“ J’ai un appareil auditif. MAIS JE NE LE PORTE PAS !!!”

 

Non mais …

 

 

 

 

 

- d’un autre voisin :

 

“ Moi, je ne VEUX PAS gagner au loto !!!”

 

(… fastoche, t’as qu’à pas jouer !)

 

 

 

 

 

- de bibi (OK, Steph, je suis qu’une ex-blonde…) :

 

“ T’imagines un peu, pendant toutes ces années qu’on a été archi-fauchés, tout l’argent qu’on n’a pas dépensé … on en a fait de drôles d’économies !!! Alors, avec ces économies, je me disais qu’on pourrait…”

 

(moins par moins, ça fait pas plus ???)

 

 

 

 

 

- de B.M.C. :

 

“Moi, j’ai la chance que c’est ma mère qui m’as mis au monde…”

 

(coup de bol ! incredible !)

 

 

 

- Marcel Duchamp a dit “L’ovale est un cercle ambitieux”

 

“Non, répond La Muse, c’est un rond qui a mal tourné

 

 

 

 

 

- un vieil ami, se réclamant de je ne sais plus quel ordre templier (pas celui auquel vous pensez !!! Les “nôtres”, c’était des gentils !) nous amène à un office solennel, en tant qu’invités Vip – avec sans doute quelques arrières-pensées, mais bon…

 

Son frère est le grand maître (c’est comme ça qu’on dit) de l’ordre en question. On se retrouve à une espèce de banquet, attablés de part et d’autre du chef. Au bout d’une demi-heure de conversation assez chiante et quelques verres de vin …

 

La Muse :” Jésus ! Jésus ! … on s’en tape !!! C’est le Christ qui est important !!!”

 

Le grand maître, à moitié étouffé, complètement indigné :

 

“On s’en taaaaape…. On s’en taaaaape….”

 

Comme c’est bizarre, comme c’est étrange, nous ne fûmes plus jamais conviés …

 

 

 

 

 

B.M.C. … quand il ne se prend pas pour une merde :

 

“Je suis le gourou de secours”

 

 

 

 

 

Ou quand il philosophe, plagiant Coluche :

 

“On est tous ego. Mais y en a qui sont plus ego que les autres.”

 

 

 

 

 

Une expression récurrente de feu monsieur le papa de mon chéri :

 

“Il ne faut pas retourner le révolver dans la plaie …”

 

… que nous avons reprise à notre compte, histoire de perpétuer la tradition familiale.

 

 

 

 

 

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 

 

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

Encore une fois, je me suis levé tôt. Tout est calme. Sur la petite route en contre-bas, aucune voiture, aucun bruit…

C’est bientôt l’été; on a déjà droit aux premières chaleurs. Exceptionnellement, cette nuit, il y a eu quelques grosses gouttes d’eau. Comme pour nous dire : “Profitez-en, ce sont les dernières avant l’automne.”

Mirliflore, ma vieille chatte, a mis le nez dehors. Elle rentre en me grognant dessus … ce temps ne lui plait pas.
“Excuse-moi, je n’y suis pour rien.”

Tout à l’heure, le soleil se lèvera sur la montagnette (ici, on dit la montagne … elle fait 500 mètres de haut !)

 


BM.C., je ne teomprends pas. Tu vis dans un environnementdyllique tout incite à la méditation et tu peins des horreurs. Les restes du monde, des crucifiés. Et tes naissances, n’en parlons pas….”
 

Sans doute, le monde est, comme nous, fait de contradictions, d’arbres en fleurs arrosés de pluies acides…
Combien de temps cela durera-t-il ?

Ce n’est pas parce que mon environnement est superbe que je dois ignorer ce qui se passe à côté.

A côté – ou presque – c’est la guerre. Ce sont ici des attentats, là des otages qu’on égorge, ailleurs des enfants qu’on viole …

Bien sûr, il y a la solution qui consiste à ne rien voir, ne rien entendre. C’est sans doute la plus hypocrite mais aussi la plus courante.

Le peintre est, ou devrait être, un témoin de son temps. Si le monde est en feu, il faudrait se faire salamandre pour y vivre en toute sérénité.

Maintenant, j’ai allumé la radio. On compte les morts.

Ensuite, il y a l’épisode politique :
“Le président a – paraît-il – un compte bancaire secret au Japon”.
“Le premier ministre doit démissionner.”    Etc, etc …..

A présent, on essaye de me faire croire que le maïs transgénique, ce n’est pas dangereux … alors, pas du tout de chez pas du tout …
Plus tard, on m’expliquera, sans bien sûr faire aucun rapprochement, qu’il y a de moins en moins d’abeilles. Il paraît même qu’on a été obligé d’en capturer dans les environs de New-York (!) pour repeupler les régions sinistrées…

Comment peindre un monde sans abeille ?

Sans doute, les éternels optimistes me diront que le monde est si beau que même les restes du monde le seront encore …

Perso, je préfère ne pas prendre le risque ………………
 
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*

 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
 
 
 
 
Joey s’est affalé depuis peu,
A cause d’un vice ou bien des cieux,
Joey a froid maintenant, il ne pense qu’à ça…

Haine en suspens, gestes déplacés,
Sa place, Joey, il l’a perdue
Sans le faire exprès…

Il était bon joueur, pourtant, et pas vraiment martyr.
Dans sa cellule il compte les hyènes
Pour s’endormir

Tant pis joey,
Faut pas jouer,
On t’l’avait dit,
A ce jeu là
on y perd tous.

Il erre, il ne pleure plus,
Juste de temps en temps le cauchemar qui revient,
Tantale a survécu

Et Joey se relève
Sans trop savoir pourquoi.
Il se couche dans ses cendres,
Cherche encore à comprendre…

Mais tu comprendras pas, Joey,
Transforme les voix en fées,
Plane jusqu’à jamais,
Tente de pas revenir…

Tant pis pour toi, hey Joe,
Ils t’laissent pleurer, ces fous.
J’t’attends quand même
Même si le jeu
Est déjà perdu

Y en a qui y ont cru…





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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 

complik-cle.jpg



 
Baudelaire doit se retourner dans sa tombe… J’espère pour lui qu’il n’a pas la télé là où il est, du moins j’espère qu’il ne l’a pas regardée vendredi soir.
Le titre de cet article vous paraît obscur, ne vous inquiétez pas, c’est normal, j’ai moi-même du mal à apposer deux noms qui n’ont (d’après moi) rien à faire sur une même ligne…
Charles et Pascal donc… Le poète maudit et le chanteur sans mots…
Je sais, c’est mal de juger, il faut d’abord comprendre… Sauf que, comprendre quelque chose aux paroles d’Obispo, j’suis désolée, j’ne suis pas fabriquée avec cette option.
On ne comprend pas forcément tout quand on lit, par exemple, Les Illuminations de Rimbaud, mais, même sans comprendre, on ressent l’émotion, le mal-être, la magie de tous ces mots qui font la ronde.
Je suis désolée, mais chez Obispo je cherche, et je ne trouve pas cette magie (altérée peut-être par son chant si… faux ?), ce n’est pas pour autant que je vais lui cracher dessus, il en faut pour tous les goûts…
Mais quand même, y a un moment où il va falloir arrêter, parce que, donner comme titre à son dernier album LES FLEURS DU BIEN (non, vous ne rêvez pas), ça veut vraiment dire que ce pauvre Obispo n’a

1)    … rien compris à Baudelaire, puisque tout l’intérêt d’un titre comme les FLEURS DU MAL est d’associer deux notions habituellement opposées (ces oppositions entre le beau et le laid, le bien et le mal ont fait d’ailleurs partie des grands thèmes du Romantisme, dis, Pascal, tu connais le romantisme ???). A la rigueur, il aurait appelé son album les Fleurs du pire, je me serais moins énervée…
2)     … pas beaucoup de personnalité. Je n’ai rien contre les gens qui reprennent un titre ou un texte et le parodient avec habileté, mais j’ai comme l’impression que ce n’est pas le cas ici. Pascalou était juste en panne d’inspiration, dans ce cas-là il faut se mettre à autre chose, le macramé, la peinture sur soie, n’importe quoi, mais pas CA, pitié. J’ai un profond respect pour les auteurs, en particulier les Romantiques (Gautier, Nerval, Lautréamont, même, qui était romantique à sa façon…)
3)    … aucune honte à remanier un titre pour lui ôter son essence…

Bref, personnellement je trouve cette idée assez nase. Le pire (le mal ?), c’est que deux grandes chaînes nous aient proposé, le même soir (remarquez l’intelligence des programmateurs…) une émission spéciale dédiée à ce poète du vingt et unième siècle…

Voilà, c’était le coup de gueule du jour, y en aura d’autres…

 
*
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
Par rapport à l’article sur Charles Baudelaire et Pascal Obispo, je tenais à préciser que, si des blogueurs ont des arguments à me soumettre pour prouver qu’Obispo n’est pas si mauvais que ça, je suis suffisamment ouverte pour les entendre (en l’occurrence les lire).

Alors, s’il y en a qui peuvent me démontrer la poésie de ses paroles ou la justesse de son chant, j’attends leurs réactions…
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 



 
Il ne faut pas leur en vouloir, aux gens qui parlent peu… Enfin, pas à tous…
ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’on parle peu, ce n’est pas parce qu’on s’en fout, enfin, pas toujours…
Je parle assez peu, et certains y voient là un snobisme, une prétention, alors que pour ma part c’est exactement le contraire.
Si je parle peu, c’est parce que j’ai peur, en général, de ce que vont en penser les autres, alors je les écoute, je les regarde…
Il ne s’agit pas pour autant d’un complexe d’infériorité, c’est juste une pudeur (assez mal placée, trouveront certains) par rapport  à ma connerie.
Je sais qu’il faut parler, que la communication, surtout aujourd’hui, est primordiale si on ne veut pas devenir fou, mais moi je suis déjà folle… Alors je parle peu et j’écris beaucoup, car j’aime le silence.
Alors, pitié, si vous avez affaire à des gens qui parlent peu, surtout, SURTOUT, ne leur faites pas ce genre de réflexions, même si c’est par pure gentillesse : « ben dis-donc, tu parles pas beaucoup… ça va ? Tu t’ennuies ??? », c’est le meilleur moyen pour que ces gens se taisent encore plus…
Je sais que c’est chiant, les gens qui parlent pas, mais ils ne font pas exprès, ils ont du trop parler dans des vies antérieures…
J’vous remercie d’avance, pour tous les gens qui parlent peu…
… et je précise à tout hasard que je ne suis pas (complètement) asociale, il m’arrive même de parler à des gens !!!



 
***

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 

 

C’est la récréation.

Ne croyez pas que les artistes soient toujours des gens sérieux. Il leur arrive aussi de s’amuser. Il faut savoir qu’avant tout, le peintre est un sacré menteur pour la bonne et simple raison qu’il va être amené à représenter sur un panneau qui a deux dimensions des choses qui, elles, en ont trois. Il faudra utiliser des artifices. Jouer sur la perspective, les couleurs, etc…

Certains sont passés maîtres dans l’art de la tromperie. Je pense en particulier à ceux qui utilisent l’anamorphose. L’anamorphose est une image qui, après avoir été déformée, retrouve ses proportions vue sous un certain angle et seulement sous cet angle-là.

Par ce principe, il est possible de créer des dessins qui, à première vue, sont complètement distordus et illisibles mais qui retrouvent leur aspect véritable une fois reflétés dans un miroir qui peut être, selon le cas, concave, convexe, cylindrique, cônique. Par exemple, un miroir de sorcière.

Voici un exemple d’anamorphose. Il s’agit d’une célèbre peinture de Hans Holbein le Jeune (1497/1543).
A l’origine, cette œuvre était placée dans la salle de réception du château de Polisy (près de Fontainebleau). Les personnes qui arrivaient voyaient le tableau de face :
 

 
En quittant la pièce, ils devaient franchir une porte qui se trouvait sur le côté droit. S’il leur prenait alors l’envie de regarder une deuxième fois le tableau, vue sous cet angle l’anamorphose devenait visible – apparaissait alors un crâne – transformant le portrait des deux notables en une vanité
 
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Voici le crâne vu sous trois angles différents :
 
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Les peintres modernes et contemporains ont aussi pratiqué l’anamorphose (voir Labisse).
Aujourd’hui, l’un des meilleurs exemples est l’artiste anglais Julian Beever qui dessine à la craie à même le sol.
Voici quelques-unes de ses créations. Avouez que le résultat est assez saisissant :

 


Julian Beever
 
 

Julian Beever

 


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Julian Beever
 

La même image vue sous deux angles différents :
 


Julian Beever

Je vous recommande vivement d’aller voir le site de cet artiste, ça vaut le détour !

Par extension, on appelle souvent anamorphoses des images qui ont été transformées soit en longueur, soit en largeur, comme dans un miroir déformant.

Comme l’anamorphose, toutes les “déformations géométriques” ont été utilisées par les peintres particulièrement dans ce qu’on a appelé l’OP-ART (optical-art).
Le représentant le plus connu de cette école est bien entendu Victor Vasarely.


Il y a aussi les images à double lecture. Je pense en particulier à cette œuvre de Salvador Dali : le portrait de Voltaire
Il y a des images détournées : 


 


 
Le déjeuner sur l’herbe par Edouard Manet, Le déjeuner SOUS l’herbe par B.M.C.
 
Il y a aussi des images troublantes :
 
Si vous êtes allé au musée du Louvre, vous avez certainement vu ces portraits formés par une accumulation de légumes, fruits, fleurs, etc… peints par Giuseppe Archimboldo (1530/1593)
 


Giuseppe Arcimboldo
 

L'image “http://entrezlibres.free.fr/l-art-et-creation/19-Arcimboldo.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
 
Il y a aussi les plafonds peints qui nécessitent une très grande maîtrise de la perspective. Bien sûr, on pense à Michel-Ange et au plafond de la chapelle Sixtine.

Mais aussi au plafond de l’opéra Garnier par Eugène Lenepveu:

 
 

 
 
Eugène Lenepveu
 

Heureusement repeint par Marc Chagall
 
 
Pour ceux qui regrettent la première version, rassurez-vous, vous pourrez voir la maquette de Lenepveu au musée d’Orsay.

Pour terminer, j’aimerais vous parler d’un artiste que j’aime beaucoup et qui, de mon point de vue, n’est pas  assez connu : Maurits Cornelis Escher (1899/1972).

Voici un bon exemple de la façon de manier le “double langage” en peinture.

“Les escaliers qui montent c’est toujours pour moi” Jacques Brel
 
Comme vous l’avez sans doute compris, le but de la peinture est avant tout de déranger, afin d’amener le spectateur à se poser des questions. Comme vous avez pu le constater, pour celà tous les moyens sont bons, y compris parfois les plus insolites…


 
*

 
 
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse

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“âme :  anima, souffle, vie. Principe de vie et de pensée de l’homme animant son corps. Rendre l’âme = mourir. Ce principe, conçu comme un être spirituel, séparable du corps, immortel et destiné à être jugé..”

J’ai un vieux Larousse qui date de 1999 et “ils” n’ont pas pris la peine de mettre un H à homme … ce qui laisse à penser qu’ils en sont encore à douter que la femme en possède une !!!

Duncan Mac Dougall, au début des années 1900, a fait des expériences, cherchant manifestement à prouver son idée première ( ce qui est déjà anti-scientifique  en diable et complètement hors-norme au point de vue de la recherche ) . Il a pris quelque chose comme une dizaine (vérifiez vous-même, moi, ça me gonfle – p’têt un peu plus, mais à peine) de mourants (of course) et a placé sous leur lit une balance, dans l’idée de calculer la variation de poids des patients au moment précis de leur mort (alors là, déjà, faut être bon …)
Le hic (entre autres), c’est qu’il choisissait soigneusement les mourants en fonction de leur affection (fallait pas qu’ils bougent trop; donc, fallait pas qu’ils souffrent trop non plus … non mais, des fois !!!)
Très (TROP) peu nombreux. RIEN QUE DES MECS (où vous avez entendu dire que les nanas avaient une “âme” ?????)

Après, histoire de prouver qu’il avait raison, il a refait l’  “expérience”   avec une poignée de chiens (l’histoire raconte qu’il les aurait peut-être aidés un peu à trépasser à heure fixe, sans bouger … mais qui peut se poser la question ???)
Et alors là  - ô miracle – il a déclaré que les chiens n’avaient pas varié de poids… Mais alors PAS DU TOUT, DU TOUT !!!
Donc, les chiens n’ont pas d’âme. 
CQFD

Bref, ce sinistre passe – à juste titre – pour un rigolo dans la sphère scientifique … mais, en attendant, reste bien ancrée dans l’esprit de tout-un-chacun l’idée reçue que quelque chose, bien spécifique à l’homme, s’échappe du corps au moment précis de la mort…

Pourquoi je vous raconte ça ?

Parce que j’ai vécu (il y a fort longtemps, mais va falloir vous y faire) une expérience des plus troublantes…

Il s’appelait Memphis; c’était un berger belge magnifique, costaud, gentil, intelligent et très proche de nous. Un jour, un … allez on dira un “gamin”… l’a renversé avec la voiture qu’il avait “empruntée” à son père. Et plus rien rien n’est allé droit… Opération, re-opération…

Ce matin-là, j’étais dans la salle de bains lorsque j’ai entendu un profond, un terrible soupir. Je suis sortie en trombe. Il était par terre, couché dans le couloir, inerte.

Et là…

Eh bien là, et ça n’a pas duré longtemps, et il fallait être présent et attentif … Juste à ce moment

 

précis. Je suppose aussi – vu la configuration des lieux – que la lumière devait être diffuse.

Et puis, il fallait un témoin : le chat Chnoua ( = pas n’importe quel chat !)
 

 

Chnoua   -   Photo B.M.C.
 
 
J’ai vu – NOUS avons vu – une “fumée”, un “nuage” très dense sortir par le haut du crâne de ce qui avait été Memphis. Pas un truc nébuleux. Quelque chose de véritablement “matériel” – blanchâtre – épais. Qui montait doucement en direction du plafond…

Sur le moment, je n’ai pas vraiment compris ce qui se passait. J’ai suivi du regard la “fumée” puis je me suis suis aperçue que  le chat Chnoua – assis de l’autre côté du couloir (donc, avec un autre point de vue, une autre lumière, etc…) regardait également attentivement – levait la tête comme moi … Puis “ça” a disparu.

Inutile de me rétorquer un truc genre “exhalation”. Il avait déjà soupiré-expiré. Et “ça” ne venait pas de sa bouche mais DU HAUT DE SON CRÂNE.

Je ne sais pas ce que c’est, mais je - non, pardon, NOUS  - l’avons distinctement vu, suivi…
Le regard que m’a jeté le chat Chnoua au moment de la dissolution du “nuage” était empreint de sagesse : “bon, voilà…” puis il a “tourné les talons”…
C’est à ce moment seulement que j’ai compris que Memphis, mon chien chéri, venait de mourir.


< un petit détail en passant : je ne sais pas vraiment ce qu’est supposée être l’âme – je n’y crois pas vraiment – j’ai rien à prouver…>


NB : pardon si j’ai plombé l’ambiance !

 



 
*

 

Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars


 
She walked away
Far from this place
So slow, so quiet
Just needing an other life

She’d lost her body
On the side of the road
So slow, so quiet
Just forget where she was

They wanted to burn her
On a glitter stake
So slow, so quiet
Just to show a great white smoke

Watch, ladies and gentlemen
What will you become
You’re scared, it’s cool,
Shake with fear, denounce your neighbour…
Eyes wide open, scars on your skin
The heaven is so far away





 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars


 
Regarde les étoiles,
Qui te zieutent…
Infaillibles, insensibles peut-être,
Qui sait ???

Pas moi en tout cas…
Moi j’me demande juste
Pourquoi elles pleurent pas.
Elles sont dans le coma,
Elles vont se réveiller,

Eclipsées par les nouvelles stars,
Englouties par les trous noirs.

Viens, fouille dans mon âme…
Tu y verras, peut-être,
Tout l’or que j’ai perdu
On l’fera briller ensemble
A moins qu’on souffle dessus,
A moins qu’on souffre dessous
Parait que ça porte bonheur.

Parait qu’y a des voleurs
Qui arrachent nos rêves,
nos pauvres ailes bleutées,
Et nous collent à la place
Des griffes pour qu’on crève.

Merci, les gars, on n’en demandait pas tant
On dirait que la demande se fait violer par l’offre
On dirait que les étoiles sont tombées dans des gouffres

Plongeons donc avec elles,
Perdons nous dans la trame
De nos vies empressées.

On s’est trompé de voie.
L’autoroute vers l’Eden
Est jonchée d’accidents
Alertes rouges, sirènes,
Beau paradis perdant…

O, viens, fouille mes flammes
Fouille mes cendres même,
La braise s’y retrouve,
Des restes de vieux rêves
Vas y, souffle dessus,
Vas y, souffre dessous
Parait que ça porte bonheur…


 
************



 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars



Je me suis connecté, il paraît que ça le fait
J’ai averti personne…
Tout le monde était là, pourtant, j’ai même vu machin-chouette
J’ai branché mon cerveau, personne ne m’avait dit
Qu’il fallait se soumettre aux règles du nouvel art


J’ai branché mon cerveau, bien docile, bien servile
On croyait tous bien faire
J’ai cru entendre au loin les échos d’une fête
Tout le monde savait mais personne ne m’avait dit
Que les horreurs de l’homme n’étaient pas un cauchemar.


Et les incubes chantaient : « tu verras,
Il paraît que ça ressemble assez aux rêves de l’enfance. »
J’me suis pris pour Peter
Et puis, Pan ! dans la gueule !!!
« Il paraît que la bas c’est plus joli qu’en France… »


J’ai surfé, avalé, j’ai fais comme j’ai pu
Pour m’immiscer un jour dans votre sphère épique,
J’me suis pris pour Peter
Et puis, Pan ! y a plus rien,
Que les restes d’une âme qui entament un cantique


Ma douleur, elle aussi, tentée par le virtuel,
A cherché à se perdre, jusqu’au dernier lambeau
J’me suis pris pour Peter
Et puis, Pan ! je suis mort
Que mon corps qui s’oublie contemple le tableau…


Mais j’me suis connecté
Peter Pan m’avait dit
Que les poussières d’âmes ne servent jamais à rien,
Si ce n’est à ternir les tristes yeux des dieux.







 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
J’adore cette phrase (qui n’est pas de moi), le seul qui ne la comprendra pas est celui qui n’a jamais été jugé (si, si, il paraît que ça existe).
L’homme juge, donc, et étant moi-même humaine je n’échappe pas à la règle, même si je n’aime pas ça.
L’homme juge à partir de ce qu’il croit être sa réalité, le problème, c’est qu’il existe autant de réalités que d’êtres humains.
Celui (ou celle) que je juge con est con dans ma réalité, et je suis peut-être con dans la sienne, ça marche souvent comme ça…
« On est toujours le con de quelqu’un ! » dit souvent ma sœur. J’ai mis du temps à comprendre cette obscure maxime, mais j’aperçois aujourd’hui l’ampleur du problème.
Je sais bien qu’on ne peut pas s’en empêcher, on est de plus en plus conditionné pour juger l’Autre, cet Etrange qu’on ne connaît pas. On devient des pros de la nomination, voire de la délation, c’est merveilleux…
J’ai juste envie de demander aux gens de faire un p’tit effort, de pas juger à tout va, l’idéal étant de comprendre sans juger (le pire, c’est que j’y crois…)
Alors, je compte sur vous : on prend ses jugements, ses préjugés, on en fait un bon gros sac à merde, et on jette tout ça où il se doit (c’est-à-dire pas sur la tronche de notre voisin…)
Autre variante de la citation : l’homme juge tout mais ne comprend rien… 







 
*

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
 
"L'art ne restitue pas la réalité, il la rend visible."

                            Paul Klee



Sans doute n'avez-vous jamais entendu parler de l'angoisse du peintre devant la toile vierge?

Quand j'étais petit, il m'arrivait de demander à la première personne qui me tombait sous la main : "Prends un pinceau, de la couleur et trace n'importe quoi" A partir de cette ébauche, je créais mon œuvre. C'est un excellent exercice.

La création picturale n'obéit pas à des règles intangibles; c'est là qu'intervient l'intuition de l'artiste.

Pourquoi telle couleur plutôt qu'une autre ?
Picasso (encore lui) disait :"Si je n'ai pas de rouge, je mets du bleu". Ce qu'il ne précisait pas, c'est que l'ensemble de son tableau en était affecté et que le fait d'avoir changé une couleur l'obligeait à transformer l'ensemble.

On parle souvent de formes et de couleurs. On a trop tendance à oublier la matière. "Un kilo de vert est plus vert que cent grammes de la même couleur" disait Gauguin.

Une chose en entraînant automatiquement une autre, la composition se fait d'elle-même. La main sait des choses que le cerveau ne sait pas. Il m'arrive souvent de me dédoubler et me regarder peindre. A partir du moment où on est deconnecté du monde matériel, on peut penser que tout va bien se passer. Mais si vous avez une idée précise de ce que vous voulez obtenir avant de commencer, vous allez vous polariser sur elle et le résultat risque de n'être pas terrible. Si, au contraire, le "piège" fonctionne, vous partez d'une vague idée, vous l'oubliez petit à petit, la composition se fait d'elle-même. Le résultat est la plupart du temps complètement différent de ce que vous aviez imaginé au départ.

Cézanne faisait le portrait d'Ambroise Vollard. Après un nombre considérable de séances de pose, le maître s'écrie : "Je ne suis pas mécontent du devant de la chemise !". Pour lui, le plastron de la chemise était devenu plus important que la tête de l'illustre marchand.

 
 

 

Paul Cezanne   -   Portrait  d'Ambroise Vollard

La création  a un certain rapport avec la méditation : le temps disparaît, on oublie tout, peut-être devient-on un peu autiste. C'est sans doute dans ces moments que survient ce que d'aucuns appellent d'une manière très pompeuse “l'inspiration ”.

Encore une fois, plus on s'oublie soi-même et mieux c'est. Lorsque je peins, j'ai tendance à penser "ça peint". Ce n'est pas moi qui fais, ce sont les choses qui arrivent. Je suis comme un outil qui s'agite devant la toile et qui d'un coup, sans bien comprendre pourquoi, s'arrête : considérant le travail achevé. Savoir s'arrêter à temps est aussi tout un art, que souvent ne maîtrise pas le néophyte.

On pourrait aussi imaginer continuer sa vie durant sur le même support une œuvre qui n'aurait pas de fin ? Je connais un artiste qui, depuis des années, va se placer tous les jours face au même paysage et, utilisant les mêmes couleurs, sur un même format, recrée éternellement une nouvelle image.

On se souvient de la célèbre série  des tournesols de Van Gogh, qui est sans doute la plus connue. Bien d'autres peintres ont travaillé par séries. Picasso a repris les Menines de Velasquez, les Demoiselles de la Seine de Courbet, les Femmes d'Alger de Delacroix. Il y a aussi les cathédrales de Monet.

L'expérience de la peinture répétitive peut être très intéressante.

Un peintre zen a dit ;”Si tu veux peindre des bambous, peins-en toute ta vie. Deviens bambou toi-même. Et ensuite, oublie tout des bambous”.

Dans l’art moderne et contemporain, on trouve de nombreux artistes obsédés par une forme ou par une couleur. Je pense, entre autres, à Claude Viallat, Mark Rothko, Yves Klein … les exemples sont innombrables.

La fameuse galeriste Iris Cler avait organisé une exposition Yves Klein. Seulement voila..  le jour du vernissage, la galerie était vide ! Rien sur les murs !

Les quelques invités ont dû se demander ce qu'ils étaient venus faire dans cette "galère"!

ET SI LA TOILE BLANCHE, C'ETAIT LE CHEF D'ŒUVRE ABSOLU ?

Mais il y aura toujours quelqu'un pour s'exclamer "Quel beau paysage de neige !..."


Sans doute, pas de toile du tout, c'est encore mieux. Mais je n'en suis pas encore là !...



 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 


B.M.C.   -   peinture   :   la nuit du chien
 
Il tonne, détonne et grogne,
Bourdonne,
Espionne les blasés,
Et chasse les chassés.

Il est con,
Pour un chien,
Le pauvre,
Il y peut rien,
Il avait l’habitude
De traquer les lapins.

Sur ses petites pattes
Il court sans calculer.
Il va se prendre une bûche
Sans même l’avoir cherchée.

C’est l’histoire du chien con
Qui se cherche un collier,
Celui qui tourne en rond
Et qui se mord la queue.

Il paraît qu’y en a plein
Qui sont prêts à le suivre..
Plein de jolis petits chiens,
Assis, couchés et ivres,

Des chiens cons comme la lune
Qui hurlent sans la voir,
Qui, contre une fortune, rachètent votre espoir.

C’est l’histoire du chien con
Qui se prend pour un homme,
Que je vois le matin,
En m’rasant, dans ma glace
Et j’ai plus trop d’espoir.

C’est l’histoire de l’homme con
Qui se prend pour un chien.




 
*
Publié le par complik clé
Publié dans : #Guest Stars



 


 
Les aiguilles du temps tricotent sur ma montre
Voilà une petite laine pour recouvrir ta honte
Elle sera bien au chaud, comme ça on l’oubliera,
Dans ce monde un peu fou, où les plus cons sont rois

Personne. Tu es déjà venu peut-être
Lâcher tes neurones dans ce coin interlope
Où tous on s’abandonne, on cherche des fenêtres
Pour pouvoir se jeter vers une mort plus propre,
Pour voir ce que le père fouettard a mis dans sa hotte

Pas d’affolement, y en aura pour tout le monde
J’entends les anciens hommes, qui sous la terre grondent
Prends tes affaires, on se casse
On se tire de là
Prends tes affaires, on se lasse
Direction : Wallhala

Les aiguilles m’indiquent qu’il est déjà trop tard,
Désolée, mon chéri, c’était un faux départ
Et on s’est jetés  par une fenêtre en trompe l’œil
On s’est pris toute la saleté du monde dans la gueule

Pas d’affolement, les murs sont en coton
Et ça marche un peu mieux si vous êtes un peu cons
Prends tes affaires, on se casse
On se tire de là
Il paraît qu’il y a des classes

Spéciales pour ceux du bas


Les aiguilles se plantent sur mon cerveau vidé
On est plantés, passés, à tous les coups périmés
Mais rien ne nous arrête, Cerbère nous poursuit
Il chasse les passions et injecte l’ennui

Pas d’affolement, nos têtes, c’est du béton
En creusant jusqu’au bout, pt’être qu’on trouvera le fond
Prends tes affaires, on se casse
On se tire de là
Il paraît qu’il y a des classes
Spéciales pour ceux qui croient


 

 
*
Publié le par La Muse
Publié dans : #La Muse
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    La nuit du 27 au 28 août 2001. Il fait chaud. Nous dormons la fenêtre entr’ouverte. Ici, on peut sans problème. Pas de nuisances sonores ou autres. C’est un tout petit village dans la campagne. Les maisons sont blotties les unes  contre les autres. On se tient chaud, on cocoone…

 

 

 photo piquée à Benj (il ne nous en voudra pas ! merci, Benj...)

Une nuit d’été comme les autres.

 

 

    Sur le coup de quatre heures du mat cependant quelque chose d’inhabituel nous réveille tous les deux – et pour nous réveiller, il faut en faire du bruit !

 

  photo B.M.C.

 

    Quelque chose qui va nous faire lever, nous attirer sur la terrasse, héberlués : une série de sons (de notes de musique?) espacés, non liés entre eux comme ils le seraient dans une mélodie. Ils semblent venir de NULLE PART et de PARTOUT à la fois. Nous tournons sur nous-mêmes, l’oreille aux aguets. Impossible d’en déterminer l’origine.  Ces notes vibrent et nous enveloppent … puis plus rien durant plusieurs minutes.

 

    Et une nouvelle série reprend.

 

    Sont-ce les mêmes notes ? Sincèrement, je ne saurais pas dire – ça commence à faire longtemps et le souvenir se dilue.

 

    Combien de séries ? Je ne sais (j’ai carrément honte …) : on aurait dû compter, mais je voudrais vous y voir, en pleine nuit, on n’a pas pensé à prendre des notes …

 

    Ca a duré longtemps, en tous cas. Jusqu’à 5 heurs 20 (ça, on l’a noté).

 

    Rien pour enregistrer. Pour prouver. Pour démontrer. Rien que l’émerveillement. C’était très beau, très fort, très enveloppant. Pour vous donner une (très) vague idée, pensez à “Rencontre du troisième type”. Pour être plus proche de la réalité, si vous connaissez David Hykes, ça ressemblait à un morceau de “A l’écoute des vents solaires”, plus précisément au début de la plage “Ascending and descending”. Mais encore, pas vraiment tout-à-fait… C’est seulement ce que j’ai trouvé de plus ressemblant !

 

    Et c’était fort, FORT, et vibrant !...

 

    Nous, toujours debout au milieu de la terrasse à essayer de deviner ce que c’est et surtout d’où ça vient …

 

    On finit par se décider à sortir chercher la voiture pour faire un tour dans les environs. Nous hésitions parce que, d’abord, elle n’était pas garée à côté, ensuite c’était une vieille deuch qui faisait un bruit d’enfer dès qu’on appuyait sur la pédale de freins – et pas question d’y couper, le chemin est largement en pente… Tant pis, on prend le risque de déranger mais il nous faut en avoir le cœur net.

 

    Z’y va. On patrouille dans les alentours. On va jusqu’à la (micro) ville la plus proche. Et puis on s’éloigne, on fait des cercles. Mais plus rien. La “musique” a cessé. Comme prévu, pas un chat dehors. Ah si…  en ville, un vieil homme promène son chien. Et puis, une seule et unique voiture qu’on va croiser à plusieurs reprises – qui avance lentement (comme nous) – toutes fenêtres ouvertes (comme nous) et qui semble ratisser les environs (comme nous).

 

    A un moment, la voiture s’arrête, tout près de notre maison. Deux personnes sont debout à côté (il m’a semblé une femme  et un adolescent : a priori, on connait pas, mais on ne connait pas tout le monde non plus…) et tendent l’oreille en direction de l’antenne de télé-radio-téléphone qui surplombe la colline en face du village.

 

    On y a pensé à l’antenne, nous aussi. Mais ça ne rime à rien … ??? Et puis le son n’a pas l’air de venir d’ici plus que d’ailleurs…

 

    On va leur parler. Mais impossible de s’arrêter dans le virage. Manœuvre, retour à pieds … y a plus personne !

 

    Plus de musique.

 

    Plus de témoins.

 

    J’en connais au moins quatre qui ne se sont pas rendormis, cette nuit-là!

 

    Le lendemain (le ridicule, je m’en tape !), j’appelle la gendarmerie. Personne ne s’est manifesté. Il n’y avait aucune teuf dans le coin (et quand c’est le cas, ici, je vais vous dire tout le monde est au courant !). On n’a même pas l’air de me prendre pour une dingue. Réponse : “Surtout, si ça recommence, vous nous appelez aussitôt”. Ben, oui, sûrement, en pleine nuit, bien sûr, pas de problème…

 

    L’enquête menée auprès des voisins n’a rien donné … mis à part quelques sourires entendus … mais non, on n’est pas fous (enfin, pas plus que ça !) ou alors on était au minimum quatre cinglés cette nuit-là …

 

    J’ai cherché sur le net si quelqu’un avait vécu une expérience semblable. J’ai interrogé dans des forum “spécialisés”. Ca n’a rien donné. Les expériences bizarroïdes sont plutôt d’ordre visuel, semble-t-il. Ou alors, les gens entendent des voix…

 

    La piste la plus valable qui m’ait été indiquée mène vers les armes non-létales  (voir ici et là)  Y a même un type aux States qui a mis au point un appareil projetant un faisceau qui envoie du son d’une manière extrêmement ciblée, sur un périmètre ridiculement petit (genre, vous êtes juste un peu en dehors … vous n’entendez RIEN) et qui le commercialise .

 

    Mais bon, son truc est déjà au point, il n’en est plus à faire des essais … et en plus, pourquoi chez nous, en France, en pleine cambrousse… Au prix que ça coûte, cet engin, je doute fort que ce soit l’œuvre de blagueurs. Quant à l’armée ? Des expériences ? Plusieurs années après, je puis vous assurer que tous les habitants du coin semblent absolument “normaux”. Pas d’anomalie flagrante d’ordre mental ou physique ou même simplement comportemental…

 

    Donc, nous n’avons toujours pas de réponse. Si quelqu’un a une piste un tantinet intéressante, je prends ! (sans nécessairement tomber dans le sensationnalisme – genre phénomène E.T.  – encore qu’une amie récemment installée dans le village nous a appris que, dans les années cinquante ou soixante – sais plus, un OVNI aurait survolé le coin … et ça, c’est juste une ouverture et un petit cadeau pour les rationnalistes qui auraient décidé de nous prendre pour des tarés! Sans rancune…)

 

 

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Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
  par Bob Art
 
Bonjour à tous,
Ce bobart est construit en deux parties
-    une partie sérieuse
-    une partie pas sérieuse
Si vous vous sentez d’humeur plutôt sérieuse, genre cul-culturel. Lisez la première partie.
Si vous vous sentez d’humeur cul cul tout court, lisez la deuxième partie.
Je prends mes précautions maintenant entre le ‘sérieux’ et le ‘pas sérieux’ parce qu’un de mes amis ne croyait pas que mon pire cauchemar était vrai. Il est bien vrai, je vous l’affirme.

En plus vous avez droit à des sous-titres en gras pour vous repérer.

Cela dit, vous avez le droit de tout lire.
Y’a pas d’limites à la connaissance.

1 PARTIE CUL-CULTURELLE

Il existe depuis des siècles des incantations, soit pour jeter des sorts, soit pour se libérer d’une emprise maléfique.
Quand les Celtes étaient encore bien vivants, dans nos contrées européennes, c’était aux Bardes, druides spécialisés, de dire ou de chanter des incantations. Car les Bardes étaient de vrais druides, il faut le savoir.
Après de nombreuses années d’études (c’est connu ça), les Druides devenaient selon leur spécialisation, médecins, chirurgiens, diplomates, musiciens, devins, prêtres, savants, théologiens, sacrificateurs, généalogistes …. En outre ils n’hésitaient pas à l’occasion à prendre part aux combats lorsqu’ils le jugeaient nécessaire, mais également à s’interposer entre les combattants dans le cas d’une guerre qu’ils pensaient inutile pour les deux parties. Dans certains royaumes, le roi lui-même ne pouvait prendre la parole avant le Druide, et les sentences qu’il prononçait n’étaient décidées qu’avec l’accord des Druides. Bref, les Druides contrôlaient tous les composants de la société, le religieux, le politique et le culturel.

N’importe quel enfant, même issu d’une famille pauvre, pouvait prétendre à devenir Druide s’il était doué pour les études. Les druides pouvaient être des hommes ou des femmes, selon leur « spécialisation ». Grâce à cet aspect, très démocratique pour l’époque, concernant le recrutement ainsi que pour la qualité de leurs prestations, ils méritaient amplement le respect que la population éprouvait pour eux.

À ce sujet, si l’on attribue la naissance de la Démocratie aux Athéniens, (qui, soit dit en passant, ne concernait que les citoyens hommes d’Athènes) c’est à mon sens aux Celtes que devrait revenir cette « première », par leur système égalitaire entre hommes et femmes, le vote pour désigner un chef, et leur principe de recrutement parmi les enfants de toutes conditions.

Jules César a eu le culot de les appeler des barbares. Cette idée est malheureusement encore encrée dans la tête de beaucoup de gens. (Eh César ! Et les jeux du cirque, c’est civilisé peut être ?). Et surtout ne donnons pas à César ce qui appartient aux Celtes.

Selon la tradition (et selon un symbolisme, toujours vivant, qui veut que les premiers pas dans la recherche vers la lumière de la Connaissance commence dans les ténèbres), les futurs Druides, et donc les futurs bardes, effectuaient une partie de leurs études  dans les « contrées du Nord ». Une partie seulement, car pour bien étudier, il faut aussi voyager. Ils voyageaient donc dans toute l’Europe, jusqu’en Grèce.
Une fois ses études terminées un Barde accompli devait être capable de jouer une musique pour faire pleurer, une pour rendre joyeux, une pour endormir, une pour inspirer la crainte et la peur, et même  une pour rendre fou.
Les pouvoirs magiques des Bardes étaient redoutables et redoutés.
On raconte dans d’anciennes légendes irlandaises qu’ils étaient capables de tuer quelqu’un uniquement par le pouvoir des mots, le « glam dicinn’ , cri qui provoquait immédiatement trois furoncles sur le visage de la victime symbolisant la honte, le blâme et la laideur. S’ensuivait la mort.
La musique des bardes (musique qu’ils interprétaient uniquement avec des harpes) avait toujours un caractère magique.
Une légende irlandaise va même plus loin en contant cette histoire d’une harpe magique volée à un barde, qui s’était mise à jouer toute seule, puis s’était envolée dans la pièce tuant les voleurs en leur fracassant la tête.
En écrivant cela, je me souviens de mon grand père qui nous racontait des histoires de la guerre 14/18, à mon cousin et à moi, lorsque nous étions petits. Il nous avait dit une fois, que les soldats allemands avaient une trouille incroyable des soldats écossais lorsqu’ils entendaient le son des cornemuses parmi le fracas des bombes.

 

 
-Le nord de l’Ecosse-  photo Richard Kriegel



Comme quoi la musique n’adoucit pas toujours les mœurs.

On retrouve ces notions d’instruments magiques jusque dans le titre de cet opéra connu de tous aujourd’hui « La flûte enchantée » de Mozart. Il y a également d’autres similitudes entre le monde celtique et cet opéra très  particulier. Je vous  parlerai de la flûte enchantée lors d’un prochain Bobart.

Mais revenons à nos incantations et au pouvoir  magique des mots et de la musique.

Les incantations magiques ne sont pas le monopole des druides bien sûr. Toutefois ce langage hermétique et mystérieux a laissé des traces dans ce que l’on appelle notre inconscient collectif. Car il y a bien plus de « celte » en nous qu’on se l’imagine. Mais ça aussi c’est un autre sujet.
Ces incantations magiques ont fait des « petits » au fil des siècles comme par exemple les comptines pour enfants. Souvenez vous, elles avaient aussi un caractère magique dans nos esprits d’enfants, et un pouvoir que personne ne contestait quand il s’agissait de désigner celui qui devait s’y « coller ».

Ah ! un dernier point sur les Druides avant de quitter la partie cul-culturelle. Je suis certain que beaucoup d’entre vous le savent, mais il n’est jamais inutile de répéter certaines choses.

Ce ne sont pas les Druides qui ont construit les mégalithes.

Les mégalithes existaient depuis des millénaires avant eux. La confusion vient peut-être du fait qu’on pense que des Druides ont fréquenté  des sites mégalithiques comme celui de Stonehenge en Angleterre.
Bien des religions et des croyances se sont succédées sur ce site qui a été fréquenté par l’homme pendant plus de 15 000 ans.
En pensant à nos Cathédrales « chargées d’histoire » dont nous sommes si fiers, je crois qu’elles devront tenir encore quelques millénaires avant que l’on puisse faire des comparaisons objectives avec ces pierres qui défient le temps. (tiendront- elles ?)
 

-Stonehenge- PhotoRichard Kriegel

 



La musique des Bardes était-elle réellement magique ? Laissons à chacun le choix d’y croire ou pas.
En tout cas pour moi, la musique est magique parce qu’elle a un réel pouvoir sur moi. Elle est capable de me faire pleurer, de me faire rire, de me rendre triste ou joyeux, et même de me rendre fou. Elle m’accompagne depuis ma plus petite enfance et elle restera à mes côtés jusqu’à la fin de mes jours. Pourquoi cette sensibilité particulière à la musique? Je n’en sais rien du tout. Je sais simplement qu’elle est ma compagne de tous les jours et de tous les instants de ma vie. J’espère, dans mes prochains bobarts vous faire partager mon goût pour ce langage aux mille sensations.
 


-Joueur de cornemuse en Galice-  photoRichard Kriegel
Il y a aussi des Celtes en Espagne

 

 


2 PARTIE « CUL CUL »

Bon, maintenant c’est la récré.
Profitons en pour faire un peu de travaux pratiques à la manière des Bardes.

Il m’est venu une idée qui exorcisera, une fois pour toute, mon fameux cauchemar  de la salade (lire « mon pire cauchemar »).

Voilà,
j’ai inventé une incantation sous forme de comptine, qui, dite une seule fois (ça suffira, car, plus, serait dangereux pour votre santé) effacera une fois pour toute, toute trace et retour éventuel de cet affreux cauchemar pour tous ceux qui l’ont déjà vécu comme moi. C’a ne fera sans doute pas le tour du monde vu le nombre probablement peu important de personnes qui ont déjà vécu ça. Mais enfin…
Toutefois, après réflexion, je me suis rendu compte que ça pouvait aussi aider un plus grand nombre.

J’explique,

Si un jour vous vous sentez bête suite à une grosse bévue, mais bête, au point de vous répéter sans cesse « je suis con, mais je suis con, c’est pas vrai ! » Et bien cette comptine est aussi pour vous. Car quand vous l’aurez récitée, une fois, à haute voix, vous vous apercevrez à la fin qu’il y a encore plus con que vous.
Et comme par magie vous serez guéris.

 Avec un salut particulier et rigolard à ce maître des mots (sous la dent) - Boby Lapointe-. Et également à ce maître de l’absurde -Pierre Dac-.

Allez, on y va ! ça s’intitule :


La comptine à la con
À lire avec beaucoup de conviction et une intonation très ‘Druidique’.


L’es-tu, laitue ou l’es-tu pas ?
Si tu l’es, tu l’as dans l’cul !
Si t’es pas laitue la tue pas
Car, laid tu seras si tu hais la laitue.
Une bolée de beau lait tu auras
Si tu laisses la laitue là.

Ne te moque pas de la laitue
Car la laie tue parfois,
Et ton enfant l’allaites-tu ?
Si oui, tu es laitue
Si t’es laitue tu l’as dans l’cul !

Dans ton palais, tu es.
Et pas laid tu resteras
Si tu tues pas la laie et la laitue.
Si tu hais, la laitue, le lait et la laie,
Alors là, tu seras laid.
Et une fois d’plus
Tu l’auras dans l’cul.

Moralité : Un beau cul c’est pas laid même si tu hais les laitues.

C’est con, mais c’est con ! ………………. Je vous l’avais dit !!!!!!!!!!

Et n’oubliez pas de m’écrire pour me dire si vous allez mieux.

3 PS Cul-culturel :

 
-Si vous souhaitez vous informer sur les Celtes et les Druides, je vous recommande vivement les bouquins de  Christian Joseph Guyonvarc’h -professeur de Celtique à l’université de Haute Bretagne- et notamment son livre « les Druides », aux éditions Ouest-France Université. Ainsi que « TEXTES MYTHOLOGIQUES IRLANDAIS » en deux volumes, que l’on peut se procurer à ‘OGAM – CELTICUM’  Boite Postale 574  35007  RENNES
 
-En musique écoutez, Alan Stivell, Altan, Carré Manchot, The Chieftains, Dan Ar Braz, Gwendal, Roland Becker, Tri Yann, n’oubliez pas les bag pipe écossais et j’en oublie bien d’autres encore.


 
 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
 
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Il était une fois un homme heureux. Tellement heureux, cet homme, qu’il ne s’en rendait même pas compte. Nageant dans son bonheur solitaire, il n’avait pas conscience de tout le mal qui existait autour de lui. Ses congénères s’entretuaient, mêlaient leurs sangs au nom d’un quelconque salut, et lui observait tout ça depuis sa bulle sereine. Inconscient du mal, donc. Sans famille, sans attache, il goûtait à la tranquillité de sa vie, imperméable à toute forme de malheur.
Quand on lui crachait dessus, il souriait et se laissait faire. Il s’était fait casser la gueule plusieurs fois parce qu’il souriait tout le temps. Ca ne se fait pas, de sourire tout le temps, on n’a pas idée…
Une femme vint un jour frapper à sa porte. Elle pleurait tout le temps, cette femme, prenant sur son dos toute la misère du monde. Il l’accueillit en souriant, la reçut chaleureusement, et la laissa pleurer. Elle s’était fait casser la gueule plusieurs fois parce qu’elle pleurait tout le temps. Ca ne se fait pas, de pleurer tout le temps, on n’a pas idée…
La nuit pointait son museau sombre, et la femme pleurait encore, par empathie pour la misérable condition humaine.
Ils restèrent plusieurs jours ainsi, chacun souriant ou pleurant dans son coin, aucun n’arrivant à transmettre à l’autre son état.
Au lendemain du septième jour (allez savoir pourquoi), l’homme n’en pouvait plus…
-    « Pourquoi pleures tu donc, comme ça, éternellement ?
-    Et toi ? Pourquoi souris-tu, comme ça, tout le temps ???
-    Je souris car rien ne m’affecte, je n’y peux rien, c’est comme ça…
-    Et moi je pleure car tout m’affecte. Je ne supporte pas… Tout ce que je vois me pousse à pleurer, ne serait-ce que toi… Je ne vois que la mort dans la vie… Tout être humain me fait pleurer. Quand il est vivant, je pleure en pensant qu’un jour il va mourir. Quand il est mort, je pleure qu’il ne soit plus là. Voilà à quoi se résume ma vie…
-    Pourquoi te soucier des autres, si toi tu es bien ???
-    Pourquoi serais-je bien, si autour de moi il y en a qui sont mal ? Serais-tu donc dépourvu de cœur ?
-    Au contraire, mon cœur est plus vaste que le tien…
-    Et pourquoi donc ?
-    Si, malgré toute cette misère dont tu parles, je maintiens mon sourire, c’est parce que j’aime l’homme… Ses misères ne m’atteignent pas, car je sais que l’homme n’est pas seulement ce qu’il est sur cette terre… Je souris car je sais, au fond de moi, que celui qui connaît la misère aujourd’hui est le plus humain de tous les hommes… Je me ris de l’horreur humaine, car, pour moi, elle n’existe pas, elle finit forcément par ne plus exister. La mort ne me fait pas pleurer : c’est une fin, c’est tout, et pour les malheureux, c’est la fin de la souffrance… »

La femme ne séchait pas ses larmes pour autant, elle ne comprenait décidément pas cet homme.

-    « Ton discours ressemble plutôt à celui d’un homme insensible…
-    Détrompe toi, je suis peut-être plus sensible que toi. Ta façon de voir les choses est aussi étrange à mes yeux… Je ne comprends pas… Quand tu vois un bébé, humain ou animal, qui découvre avec émerveillement le monde qui l’entoure, cela ne te fait-il pas sourire ?
-    Certainement pas, puisque je vois dans cet enfant une mort future, son émerveillement ne durera que peu de temps…
-    Et les fleurs ? Quand tu vois les fleurs éclorent, s’épanouir, cela ne sèche donc pas tes larmes ???
-    Au contraire, c’est encore pire avec les fleurs, puisque leur mort arrive encore plus vite ! »

L’homme au sourire éternel ne savait pas trop quoi répondre à tant de pessimisme. Il resta un moment silencieux, sans quitter son sourire, et se tourna vers la fenêtre.

-    « Et le ciel ? Si tu regardes le ciel, le somptueux mouvement des nuages, cela ne t’apaise donc pas ? »

La femme demeurait à son tour silencieuse, et se tourna elle aussi vers la fenêtre.

-    « Mais ces nuages passent, meurent eux aussi. Quand je regarde le ciel, je me rends juste compte de la petitesse de l’homme, cela me fait pleurer encore plus… »

Et elle éclata en sanglots, l’homme se sentit coupable, impuissant. Il décida tout de même de revenir à la charge…

-    « Même si ces nuages passent, comme tu le dis, ils reviennent… Ou plutôt, d’autres nuages les remplacent, inlassablement, je ne vois aucune mort dans cela… Moi, quand je regarde le ciel, je n’y vois que l’infini, et je trouve l’homme bien chanceux de pouvoir le regarder. »

Il se leva et s’approcha de la fenêtre pour contempler les nuages. Il se tourna vers elle, et l’invita à le rejoindre. Elle hésita un instant et, pleurant toujours à chaudes larmes, elle alla vers la fenêtre, juste à côté de l’homme.
Ils ne se parlaient plus, ils contemplaient tous deux les énormes moutons rayonnants qui couraient dans l’azur.
L’homme heureux n’avait jamais été attiré par une femme. Il avait peur, au fond de lui, que l’amour ternisse son sourire, et il ne voulait pas que cela arrive.
Mais cette femme était différente, ses larmes l’attendrissaient.
Alors, aussi lentement que bougent les nuages, il tendit son bras et prit doucement dans la sienne la main de la femme. Elle le laissa faire, mais ne cessa pas pour autant de pleurer, et ne lui jeta aucun regard.
-    « Tu vois, lui dit-il, les hommes et les fleurs sont comme les nuages : ils vont, ils passent, et reviennent sous d’autres formes… et c’est justement cette mort qui doit nous pousser à vivre. Un monde sans mort n’évoluerait pas, ce serait un monde qui sature… Nous n’y pouvons rien, tu sais, même nos pleurs sont dérisoires à côté de la détresse humaine… »

La femme ne parla pas,  ne s’arrêta pas de pleurer. Mais, imperceptibles au milieu des larmes, ses lèvres esquissèrent la mystérieuse arabesque qui (soi-disant) nous différencie des animaux.
L’homme vit ce sourire, évidemment, mais il fit semblant de ne rien remarquer. Il serra juste sa main un peu plus fort.
Pleurant toujours, elle frissonna en silence.
L’homme eut alors une sensation étrange. Il sentit monter en lui une peur, pernicieuse, mais ne lâcha pas sa main.
Il avait peur car il sentait l’amour, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. S’il aimait cette femme il aurait peur de la perdre.

Qu’importe, se dit-il, la peur la plus grande ne vaudra jamais le bonheur que j’ai à tenir sa main. Cette femme a besoin de moi. Peut-être que je souris depuis toujours uniquement pour elle.

Les nuages avaient disparu, il ne restait qu’une lueur bleutée avant que la nuit tombe. L’homme souriant prit la femme pleureuse dans ses bras, elle se laissa faire. En respirant l’odeur de ses cheveux, il eut, pour la première fois de sa vie, envie de pleurer.
Il ne se retint pas et les cheveux de la femme furent couverts de la plus pure rosée.
Ils ne bougeaient plus, et restèrent là, dans les bras l’un de l’autre, chacun mêlant à l’autre son sourire et ses larmes.
Il n’y rien d’autre à dire, si ce n’est que cet homme et cette femme sont nos ancêtres à tous…




 
**
 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
A rien, je crois…

 Enfin non, il paraît qu’il tient à plein de choses. Parce qu’on le vaut bien.
Sauf que ça vaut cher de le valoir bien. Il paraît que si je lave mes cheveux avec le shampoing qui le vaut bien, je serais heureuse.

J’ai failli le boire, le shampoing, tellement je voulais du bonheur.

Si je ressemble à Eva Longoria, je serais heureuse. Il paraît…

Sauf que ces histoires de bonheur, c’est pire que les contes de fées. On nous fait croire à du vide, et nous on s’en gave, de ce vide, tellement ça nous rassure.

Le problème, c’est qu’on court après rien, le bonheur nous échappe, et c’est dans son essence. On court après la beauté, la jeunesse, la gloire… Mais, quoiqu’on fasse, quoiqu’on se botoxe, on finit toujours par se mordre la queue, les rêves qu’on nous propose finissent par nous étouffer, comme le shampoing qui le vaut bien.
 
Je préfère boire une bière que de me saouler au shampoing, chacun sa dope…
 



 
Publié le par Lézart
Publié dans : #Guest Stars

Par Lézart


Nous inaugurons cette nouvelle catégorie par un article rafraichissant d'une jeune et belle invitée, chère à notre coeur ...

Bonjour ! je voulais prévenir ke jalai écrir se texte en language MSN ! donk dsl pr se ki ne komprene pas !
Je vourais vous parler  de la commercialisation  des CD de certains artistes et  de
l'expression : c trop commercial !
depuis quelque anné on a u le droit a Popstar (sur M6) puis "a la recherche de la nouvelle star" , sur TF1 c t "star ac" et a mon avis ya encor plein démition dans se jor ke jé oubliè de sité . Toute ces émition on un but : nous fair dékouvrir des psedo chanteur de talan , et bien sur les gagnan fon un ou plusieur album puis  2 ans plus tard  on kroi ki son sort parce ke plus persone n'en parle .
Mes il ni a pa  ke  sa ki é komercial .Il i a ossi lé group de rock ki sorte du finfond de la kambrousse( enfin c se kil dise) ki son pistoné par de la famille ki travaille dan la musik !
les groupe de musik  ou les chanteur seul son komérciale a partir du moment ou  leur pub passe sur des chaine konu  é ke leur chanson passe sur des radio tt ossi konu .
en général  les chanson komerciale sont komplétemen dénuè de ritm et les paroles son un ama de frase dan le désordre ki ne veule rien dir , é le plus souven mm kan on éssay de lé mètr dan lordre sa ne ve tj rien dir .
G l'exemple dun group ki a pa mal déssu c kelk fan il i a kelk temps .A débu presk persone ne konéssé "sinsémilia" (groupe de reggea expérimentale) puis  la pub de leur dérnière album é passé a la TV .La kalité de se CD étè bokou moin bien ke lé préssédan . Dans toute leur chanson presk il  rabéssé TF1 ,puis un jour il son passé a la TV ...
Sur kel  chaine ? mais TF1  bien sur ! il son devenu kom tt lé otr artiste ki ne cherche ke largen é la célébrité é ne fon  plus de la musik pr le plaisir mais pr ètr konnu é riche !
il y a des tonne et dé tonne de group komércio ,pa ke dé group dailleur ,il y a des chanteur , français , américain , anglais etc...
Il i a ossi tryo , mes eux ne son pa allé ossi loin ke sinse, juste ke avant persone ne lé konéssé  ou si il entendai o azar leur chanson il némé pa ,et a partir  du momen ou leur dérnière album é passé a la TV  tt le monde c mi a ékouté é a émé .( les gens son dé mouton)
Maintenant la musique n'est plus kune otr manière de se fair de largent .tt le monde kroi avoir pondu une chanson éxtrordinair ac de bo accord, mais enfaite elle a déja été écrite il y a kelk anné mais plus persone ne sen souvien .
Il y a plin de group ki mérite d'ètr konnu  mais ils préfère résté en accord ac leur principe é décide de ne pas se fair trop dékouvrir .Il vive de peti boulo ,é passe a la MJC  et défois mm  von a dé féstival dan dé koin pomé de la france . Et si il se fon konaitr se né pa par lé pub mé par le bouche a oreille .Jen profite  pr vous sité kelk groupes  ki ne son pa tro konnu kom : Hilight tribe ( natural trance) KTS ( punk français des yvelines) MAS ( rap français des Yvelines), high tone , le rap marseillais(kelkun a vu la pub a la TV? non...)  é encor plein dotr a travaire tt le monde !
et je vé ossi sité kelk group iper komércio : simple plan , hard-fi , byonce , placébo , gwen stéphanie , KYO , avril lavigne ( dont on enten plus parlé dailleur) , amel bent , nadia , jennifer,nolwenne etc... la liste é bokou tro longue !
il i a dé éxéption de temps en temps , tt lé group komércio ne son pa orible é tt lé groupe pa komercio ne son pa super !
bon jéspère ke sa vous a pa tro ennuyé de lir tt sa é ke lékritur MSN é pa tro dur a déchifré !
a bientot !
                                                                                          Lézart fille de bobart .



 
*
 
Publié le par Bob Art
Publié dans : #Guest Stars
Par Bob Art
 
Lezart (fille de Bob Art) nous a donné un exemple de messages échangés chaque jour entre nos jeunes à des milliers d’exemplaires sur le web ou entre leurs précieux (« mon précieux », du seigneur des anneaux) téléphones portables.

 Parfois Lezart est en communication directe avec 5 ou 10 autres jeunes en même temps. Chacun des correspondants étant en contact avec la même quantité de correspondants qui, bien sûr, ne sont pas forcements les mêmes, on imagine la toile d’araignée. Mé k peuv til s dir ? Personnellement je ne le sais pas. Et laissons les tranquilles.

Mais je me pose cette question : Est-ce ce phénomène d’écriture rapide et d’échanges de textos qui rendent nos jeunes (la nôtre en tout cas) complètement imperméables à l’orthographe ?

La maman de Lezart qui n’a pas encore de pseudo (je l’appellerai bien Bazart vu comment elle range ses affaires), sa maman disais-je a fait un jour 4 fautes à une dictée de Pivot (vous vous souvenez les dictées de Pivot à la télé ?). Quatre fautes pour ce type de dictée c’est le haut du panier ! Comme quoi l’orthographe ne se transmet pas par les gènes (quoique je m’oublie dans l’histoire).

Ceci me conduit à élargir la question et à élever le débat comme j’ai l’habitude de le faire.

Je me souviens d’une phrase dans un livre d’histoire qui raconte la bataille de Bouvines (victoire décisive des Français sur les Anglais en 1214, c’est toujours décisif une victoire c’est marrant, comme si ça allait être la dernière et qu’il n’y en aurait PLUS JAMAIS d’autres après). Un moine de l’époque raconte donc que « les Anglais ont été fortement émus et troublés suite à la charge des chevaliers Français ». Si l’on imagine la scène : bras coupés, têtes qui tombent, sang impur qui coulent dans nos sillons et j’en passe et des meilleures, les adjectifs émus et troublés me semblent aujourd’hui quelque peu dépassés.

La force des adjectifs et leur quantité s’émoussant avec le temps, nous voyons apparaître aujourd’hui ceux qui restent (les adjectifs) précédés de « trop ». voir même tout simplement « trop » sans adjectif. Tout est « trop », gentil, méchant, grand, petit, bête, … intelligent ? Est ce que l’on peut être trop intelligent ? Trop con oui, mais trop intelligent ? J’expliquais un jour à ma petite fille (7 ans) que « trop bien » ce n’était pas possible, que ça n’existait pas et qu’on ne pouvait pas le dire. Et avec une logique irréfutable (elle réussira plus tard) elle me répliqua étonnée par mon ignorance, et sur un ton très persuasif : « si c’est possible ! »…. Plus rien à dire. Je n’ai pas osé lui dire « ta gueule » c’est ma petite fille tout de même et puis elle m’aurait envoyé son mouton en peluche à la figure. Alors je lui ai demandé si on pouvait être trop intelligent. Avec la même logique, elle me répondit «ben oui ! ».  Comme si c’était évident.

Depuis, quand je ne sais pas quelque chose je lui demande. J’aime bien ses réponses simples.

Bon revenons à nos moutons (ça commence à en faire un paquet depuis les débuts d’Art-maniac, mais il en faudra encore pas mal pour faire un troupeau).

Ah oui, la langue, le français, l’orthographe, l’évolution des langues etc…
Pourquoi ne peut-on pas écrire ortograf, fotograf, ache, ciso ? On a bien le droit de dire maintenant les z’aricots. (j’vous dis pas, mon correcteur d’orthographe est en train de bouillir… Celui de Lezart a dû exploser). J’ai lu un jour sur un forum le message d’un gars qui expliquait qu’il avait débranché son correcteur d’orthographe, (et ça se voyait d’ailleurs), car il était agacé par toutes ces petites vagues rouges sous ses mots.  Ce peut être une solution en effet …...

Bazart (mère de Lezart, femme de Bob Art) soutient qu’il faut préserver l’orthographe traditionnelle ce qui permet, par la racine des mots d’en retrouver l’origine et le sens.

Pour ce qui me concerne je ne suis pas contre une simplification de l’orthographe, mais avec beaucoup plus d’imagination en contrepartie pour trouver des mots et des adjectifs nouveaux, et en français s’il vous plait. On pourrait peut-être prendre exemple sur nos cousins Québécois  qui sont très doués pour inventer de jolis mots nouveaux en français.

Qu’en pensez vous ?
Allez ! à vos claviers pour des commentaires nombreux, et de qualité, je n’en doute pas un instant.




 
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
Lundi dix avril, vingt heures trente (un premier avril j’aurais cru à une blague)

Je viens de voir la bande annonce pour une émission (très regardée) dans la soirée, émission qui m’aura fait bien écrire. J’écris et je cris… Thème de l’émission : VIVRE AVEC LE SMIC !!! Tout un programme… que je me passerai bien de regarder, y a Billy Elliott sur une autre chaîne…
Vivre avec le Smic… Survivre plutôt. Un gentil présentateur (qui sait combien la crise est grave en ce moment) va nous expliquer comment on fait pour vivre en gagnant peu. Sauf qu’on sait déjà comment on fait. Il sait pas, le gentil présentateur, il va découvrir un monde qui va bien l’affliger. Peut-être même qu’il plissera le nez et les yeux en faisant croire qu’il va pleurer… Et il regardera un de ses invités, l’air de dire « c’est inadmissible, regardez comme j’ai l’air de compatir… » et lui demandera, l’air tragiquement concerné : « mais comment vous faites ??? »

Et il sera fier, le gentil présentateur… Il se dira, en prenant son taxi, ou sa voiture avec chauffeur, qu’encore une fois il a bien montré la détresse des gens, qu’il mériterait presque d’être sanctifié pour permettre aux gens de s’exprimer sur leurs problèmes. Il se sentira l’âme d’un sauveur, d’un sauveur qui ne peut pas sauver parce que la crise est décidément trop grave. Un présentateur qui n’a jamais participé au grand jeu social de « qui veut vivre avec le Smic ? »
C’est bien dommage pour lui, cela lui aurait peut-être appris l’humilité.

« J’me sens pas belle », « Vivre avec le Smic »… Prochain thème : « De l’inutilité des gentils présentateurs… » Mmmmhhhh, vivement la prochaine….
 


B.M.C.   Cruci-télévision



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tRADUCTION DANS TOUTES LES LANGUES

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