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Résultat pour “Elisabeth Kübler-Ross, l’ange de la mort

Publié le par BMC
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Elisabeth Kübler Ross




«Les gens sont comme les vitres sales. Ils sont éclatants et brillent lorsqu’il y a du soleil, mais lorsque l’obscurité s’installe, leur véritable beauté est révélée seulement s’il y a une lumière qui vient de l’intérieur.»

                                                                                      E K R



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Elisabeth   Kübler-Ross



Peut-être est-ce la première fois que vous entendez ce nom, pour simplifier elle est souvent affublée du sobriquet de EKR, c’est sous cette abréviation que nous en parlerons le plus souvent. Ross étant le nom de son époux, pour le moment elle s’appelle encore Elisabeth Kübler.

EKR est “née triplée” le 8 juillet 1926 près de Zurich. De faible constitution, et à une époque ou les maternités ne sont pas équipées comme de nos jours, elle a du mal à effectuer sa croissance, elle restera chétive durant toute sa jeunesse.
De caractère solitaire, elle a tendance à s’isoler de ses sœurs.
 
Ceux qui sont promis à un grand avenir manifestent souvent dès leur plus tendre enfance un comportement en rapport avec leur future profession. Le rêve d’EKR est  d’aider les autres. À l’âge de quatre ans, elle installe dans une dépendance de la maison une sorte de cabinet vétérinaire où elle soigne tout ce qui passe comme animaux malades ou  blessés, chats, crapauds, oiseaux, tout, sans distinction d’espèce, bien entendu. Son véritable rêve est de devenir médecin.

Comme elle avait fait part à son papa de son désir, celui-ci lui aurait répondu : “Pas question, je n’ai pas les moyens de  te payer des études de cet ordre”.

Nous sommes en Suisse allemande. Elisabeth entend les discours de Hitler, elle a 11 ans lorsque l’armée nazie envahi la Pologne. Elle fait le vœu de tout faire pour aider ces malheureux Polonais. Aussi lorsque qu’en 1942 son père  lui demande d’entrer comme secrétaire à son service, elle refuse, ça ne l’intéresse pas – Monsieur Kübler ne transige pas, il la chasse de la maison.

Même en Suisse, la vie n’est pas toujours facile ; pour survivre elle trouve une place de bonne à tout faire chez des riches propriétaires français, résidant au bord du lac. Ceux-ci l’exploitent honteusement. À la suite de ça, elle gardera toute sa vie une aversion pour la langue française. On peut comprendre !

Dès que possible, elle retourne à Zurich et comme elle a toujours la même idée (soigner, devenir médecin), elle trouve une place d’aide laborantine ; ce n’est pas passionnant, mais ça lui permet de se rapprocher du milieu médical. C’est là qu’elle va rencontrer un célèbre ophtalmologiste, auprès de qui elle va maintenant travailler : le Docteur Zehnder. Ce dernier va très vite découvrir les capacités dont fait preuve la jeune fille. Elle est très proche des patients, dévouée et appréciée de tous.


À partir de 1943 elle va entrer, cette fois-ci comme apprentie laborantine au service du professeur Weitz. Seulement voilà, le laboratoire se trouve à l’étage en dessous de celui où arrivent les réfugiés qui affluent de toutes parts. Élisabeth quitte régulièrement son laboratoire et passe le plus clair de son temps à épouiller, laver, s’occuper des réfugiés, leur trouver des vêtements, les réconforter. Le professeur Weitz ne dit rien et laisse faire ; devant tant d’amour et de compassion, la science s’incline. On trouvera quelqu’un d’autre pour le labo. Très vite elle va avoir la responsabilité d’un bâtiment entier de l’hôpital.

La fin de la guerre arrive enfin, suivie de son cortège tragique. Je n’ai pas ici la possibilité d’entrer dans le détail. Élisabeth enchaîne ses actions de bienfaisance. Avec une troupe de bénévoles “Peace Corps”, où elle est engagée comme cuisinière, elle va aller d’abord en France, puis en Belgique, Allemagne, Suède, enfin la Pologne. Souvenez-vous de son vœu d’aider ces malheureux Polonais.
Dans le village où elle se trouve, deux étudiantes en médecine ont ouvert une infirmerie, Elisabeth se joint à elles. Avec les moyens du bord, autant dire rien, elles soignent comme elles peuvent.

Son périple va l’amener jusqu’en Russie. De retour en Allemagne, on la retrouve inanimée au cœur d’une forêt. Elle a la typhoïde. Elle va être “soignée” dans un hôpital où tout le monde, la croyant Polonaise, l’abandonne à son triste sort, oubliant même parfois de lui donner à boire. Enfin miraculeusement rétablie, elle fini par se retrouver à nouveau à Zurich et laborantine dans un grand hôpital.

Voyant son zèle, son nouveau patron l’encourage à passer son bac. Elle avait abandonné ses études en troisième, maintenant elle va s’y remettre tout en continuant de travailler. Un an plus tard elle obtient son baccalauréat, s’inscrit à la fac de médecine, sept ans d’études et voici Elisabeth Docteur en médecine.

C’est au cours de ses études qu’elle  rencontre Emmanuel Ross qui va l’emmener, malgré ses réticences, à New York. Elle aurait préféré l’Inde ou l’Afrique, mais le destin en avait décidé autrement. Son mariage avec Emmanuel a lieu en 1958.

En Amérique, EKR décide de poursuivre ses études en psychiatrie, très vite elle obtiendra son diplôme de spécialiste.
C’est à New York qu’elle va découvrir avec quel mépris sont considérés les mourants. Le but de la médecine étant de maintenir la vie, la mort est un échec, face auquel on a tendance à pratiquer la politique de l’autruche.

EKR va se retrouver en enfer, c’est-à-dire dans un hôpital psychiatrique où les patients servent le plus souvent à tester de nouvelles drogues, sans leur accord, cela va sans dire. Les malades sont tous des incurables. EKR va accomplir des miracles, elle obtient qu’au moins dans son service “la camisole chimique” soit réduite au minimum et aussi l’arrêt des électrochocs. Une de ses patientes depuis toujours refusait de parler, aucune expression n’animait son visage, pas le moindre cillement, elle restait prostrée dans un coin. Élisabeth va tous les jours lui parler, durant de très longs mois, il n’y aura aucune réaction. Quelque temps plus tard, le grand patron qui inspectait les services  trouve la “schizophrène en question” en train de faire de la broderie, celle-ci se tourne vers lui et lui demande :“ Docteur que pensez-vous de mon travail ?”.L’histoire a fait le tour de l’hôpital. Le cas EKR est décidément très louche…Ce n’est pas comme ça qu’on fait de la médecine ! Ce n’est pas rationnel.

Passons sur les détails. EKR voit mourir un grand nombre de malades, sans accompagnement, dans la plus grande indifférence, sans que personne jamais ne cherche à savoir ce qui peut bien se passer à l’ultime phase de ce que nous appelons la vie. À partir de maintenant, tout son travail va s’orienter  dans cette direction : “que se passe-t-il au moment de la mort ?” Toutes les traditions, religieuses, chamaniques, bouddhistes, la sorcellerie africaine… tout y passe. Elle fouille partout, mais surtout elle va rencontrer des patients en fin de vie, et ce sont eux qui vont lui en apprendre le plus. Ceux qui après une mort clinique parfois très longue vont revenir à la vie. Ceux qui jusqu’à présent n’ont jamais osé parler. Impossible de raconter des histoires à dormir debout sans passer pour fou, alors on se tait. Personne n’en est jamais revenu, c’est bien connu, pourquoi écouter ces  balivernes ?
Au cours de ces observations, voici les conclusions auxquelles sont  arrivés EKR ainsi que le Docteur Moody qui depuis quelque temps a, lui aussi fait des recherches dans ce domaine.

Celui qui va mourir passe par différentes phases avant d’aborder le moment proprement dit de  la mort.




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     Peinture BMC La dernière bataille

D’abord il refuse la chose. “Non ce n’est pas possible, je suis trop jeune, je ne mérite pas ça, pourquoi moi ? je me sens en forme, je vais guérir.”
Suit la colère “Comment un homme aussi riche et aussi célèbre que moi peut-il mourir ?”
Ensuite il négocie, “Non je ne veux pas mourir tant que je n’ai pas pu assister au mariage de mes enfants” (tous les prétextes sont bons). Souvenez-vous de Pie XII qui n’arrivait pas à mourir car il voulait être là pour la bénédiction pascale. Et cela malgré son hoquet qui devait le handicaper sérieusement pour débiter sa bénédiction dans toutes les langues.
Vient ensuite une période de dépression suivie de l’acceptation. “Bon mon testament est chez le notaire, ne vous inquiétez pas, tout est en ordre je peux partir tranquillement”. Pierre Bonnard mourant a demandé qu’on lui apporte son dernier tableau, un amandier en fleurs, pour y faire une dernière retouche, après quoi il est mort sereinement.

Évidemment l’entourage ne fait rien pour dissuader le mourant, allez donc dire à quelqu’un qu’il va mourir !

Il va bien falloir que le malade accepte l’idée  de sa propre mort, ce ne sera pas facile, mais c’est ce qui va l’aider à bien “vivre le passage”. Tout l’art des soins palliatifs consiste à faire accepter l’idée de la mort au malade.

Au moment de la mort, le mourant va passer par plusieurs phases connues sous le vocable de NDE (Near Death Experience).

La personne quitte son corps, elle a la sensation de flotter dans l’espace près du plafond. Si c’est à l’extérieur, elle se retrouve à 3 ou 4 mètres de hauteur. Si comme cela arrive souvent, c’est au cours d’une réanimation, elle voit les secouristes qui s’affairent, elle ressent une impression de bien-être qu’elle n’a jamais connu. UNE CHOSE EST CERTAINE, ELLE NE RÊVE PAS, son état de conscience lui paraît multiplié en proportion géométrique à la puissance x. Ceux qui ont vécu ce premier stade s’en souviennent généralement durant toute leur vie, et considèrent cette expérience comme une des (ou La) plus intéressantes. Difficile d’imaginer que celui qui se voit mourir puisse en même temps trouver ce moment particulièrement “jouissif”, c’est pourtant ce qui est rapporté par les ”expérimentateurs” (je n’ai pas trouvé d’autre mot).
Maintenant la personne comprend qu’elle est morte, cela ne la choque pas du tout, on pourrait dire qu’elle trouve ça naturel. Certaines personnes revenues de ce stade on rapporté des détails qu’elles ne pouvaient absolument pas connaître, décrit la salle d’opération dans ses moindres recoins, alors qu’elless étaient déjà dans le coma en y entrant. Une personne a demandé pourquoi l’un des chirurgiens n’avait pas mis ses bottillons, les exemples sont très nombreux.




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 Peinture de Jérôme Bosch (Vers1500 - détail)


Maintenant “la personne” (elle a toujours l’impression d’avoir un corps physique, même si elle ne doute plus de sa mort) se sent aspirée à l’intérieur d’un tunnel noir (certains parleront d’un puits, mais c’est plus rare), l’obscurité y devient de plus en plus sombre, le tunnel paraît être sans limite. À ce niveau de l’expérience, la sensation de bien-être est doublée d’une impression de vitesse, vitesse vertigineuse. Au bout du tunnel commence à apparaître une lumière blanche-dorée qui devient de plus en plus puissante. Ceux qui l’ont vue disent tous qu’il est impossible d’en donner une idée, elle atteint une fulgurance inimaginable et en même temps une douceur extrême. Ils parlent d’un rayonnement d’amour qui pénètre tout. C’est souvent à ce moment que l’on voit défiler les différents événements de notre vie, en l’espace d’un éclair on revit toutes nos actions, y compris les plus insignifiantes, en même temps de notre point de vue, mais aussi à la place de ceux qui en ont subi les conséquences. C’est en traversant le tunnel que l’on pourra revoir des êtres chers, c’est très probablement une vue de l’esprit, plus une image qu’une réalité, mais cela est rassurant.
Arrivé à ce niveau, l’esprit n’a plus besoin de se poser de question, tout lui paraît simple, les questions les plus complexes  ont leurs solutions dans l’instant.  Personne ne souhaite revenir. On cite le cas d’une femme qui n’aurait pas supporté que de retour sur terre, son époux lui ait avoué qu’il était prêt à l’abandonner pour rester là-haut.
Au dernier degré certains parlent d’un monde de lumière, de cristal lumineux, tous disent qu’il n’y a aucun mot pour décrire cet “espace” ainsi que l’état de conscience sublime qui l’accompagne.
À certains, il sera demandé de revenir sur terre pour y continuer leurs missions, mais c’est toujours de force qu’il y seront ramenés. Ils garderont le souvenir d’avoir connu une conscience que l’on pourrait qualifier d’universelle, malheureusement oubliée sur le chemin du retour.

Il me paraît intéressant à constater que tous les expérimentateurs racontent la même histoire, qu’ils soient athées ou profondément religieux. Celui qui croit en Jésus-Christ va assimiler la Lumière au Christ, mais l’expérience sera la même.

Ici je voudrais apporter une précision qui me paraît importante. Lorsque le docteur Moody a fait paraître son premier livre, “La vie après la vie” , dans lequel il décrivait précisément les NDE, une foule de lecteurs lui ont écrit :“Mais alors si la mort est si bien que ça autant se suicider tout de suite !”. Raymond Moody a été conduit à écrire un deuxième livre pour donner des détails sur ce que disaient les “revenants”. Que disaient-ils ? Premièrement ils faisaient part de leur joie, jamais ils n’avaient été aussi heureux de vivre, ils étaient devenus bien plus altruistes et détachés du monde matériel, l’argent, le pouvoir leur semblaient des valeurs sans intérêt (pour l’argent, les valeurs sans intérêts, c’est pas mal !).  Deuxièmement, qu’il ne fallait pas se suicider sous peine d’être obligé de revenir pour un tour vivre une deuxième fois nos expériences, ce qui accréditerait la thèse de la réincarnation, mais là c’est une autre histoire.

L’histoire ne date pas d’hier, Platon lui-même en parlait... Mais maintenant c’est de notre chère EKR qu’il sera question.

EKR quitte New York, elle va travailler dans un autre hôpital à Denver. Elle est l’assistante du professeur Sydney Margolin. Celui-ci a une très grande confiance en elle. Un jour, sans préambule, il lui dit : “Je dois partir dans le sud ; j’avais prévu  ma conférence mensuelle pour les internes en dernière année, c’est vous qui la ferez”. EKR lui demande le sujet de la conférence, s’il peut lui donner quelques notes.“Non je n’ai rien prévu, mais ne vous inquiétez pas vous trouverez bien quelque chose à leur dire”. Panique à bord, que peut-elle raconter à des internes en dernière année, qui s’attendent à voir l’illustre professeur et vont découvrir une frêle jeune femme qui leur est inconnue et qu’ils vont certainement chahuter.
Mais EKR a sa petite idée, la voilà partie à la recherche d’un ou d’une mourante qui voudrait bien parler de son “expérience” devant un amphi plein à craquer de futurs médecins. Elle en trouve un, manque de chance, il passera de l’autre coté du miroir avant la conférence. Nouvelles recherches parmi ses chers mourants, cette fois-ci elle va trouver.
Le jour venu, elle s’adresse aux internes à peu près en ces termes : “Je suis originaire de Suisse. Dans mon pays, la mort n’est pas un sujet tabou comme chez vous, alors, si vous le voulez bien nous allons en parler avec une personne en fin de vie ”. Imaginez l’ambiance ! j’ai failli écrire “silence de mort”, personne ne bouge.
Élisabeth demande quelques volontaires pour poser des questions, personne.  On introduit la malade sur un fauteuil roulant, à peine sortie de l’enfance, elle doit avoir 16 ou 17 ans, elle est d’une extrême maigreur, en phase finale d’une leucémie, mais elle s’est maquillée de son mieux. EKR désigne des volontaires pour lui poser des questions. Ne sachant quelle attitude avoir, ils vont bafouiller des trucs idiots, anodins, si elle a encore de l’appétit, enfin n’importe quoi sauf les vraies questions. Alors EKR, qui, bien entendu, a eu de nombreuses discussions avec la jeune Linda s’en chargera. Elle sait que Linda est maintenant dans la phase d’acceptation de la mort. La jeune fille explique que ce qui lui manque le plus c’est de ne plus pouvoir jouer au tennis, elle aurait voulu pouvoir passer son bac, maintenant elle sait que ce n’est plus possible, tant pis…
Je vous laisse imaginer la suite…
Non EKR n’a pas été chahutée ce jour-là.




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Peinture BMC - La mort qui joue faux


Par la suite auront lieu de nouvelles séances de cet ordre dans ce que l’on appellera l’aquarium, le malade est au courant des personnes qui sont là mais il est  séparé de l’auditoire par une glace sans tain.

Comme je ne peux pas entrer dans les détails en si peu de lignes, nous allons avancer dans le temps.

Suite à plusieurs articles dans des revues à grand tirage, en particulier Life Magazine, EKR à maintenant une certaine renommée. Elle va organiser des séminaires dans le seul but d’aider les mourants à accepter leur condition. Ces séminaires seront également bénéfiques à ceux qui ont perdu un enfant et n’ont jamais pu s’en remettre, aux vétérans du Vietnam qui n’acceptent pas leurs mutilations ou la mort de leurs copains ; enfin je ne vais pas vous faire toute la liste. Plus de 100 personnes par réunion. Bien difficile de raconter comment ça se passe, il faudrait y être. Encouragé par EKR, celui qui se retrouve au centre va se mettre moralement à nu, raconter son enfance, ses souffrances, ses rapports avec ses parents, la maladie, il va crier qu’il ne veut pas mourir. À genoux sur un matelas et muni d’une matraque, il va se défouler en frappant parfois très fort sur un coussin censé représenter selon le cas, le père, la mère, la maladie etc. Suivent des crises de larmes qui parfois durent très longtemps. De temps à autre une assistante emmène le patient dans des pièces destinées “aux pleurs”, là où il continue à matraquer son matelas.
Lorsque tout le monde y est passé (pardon pour l’expression), certains reviennent s’exprimer, ils sont calmés, presque sereins, le miracle s’est accompli. Mais comment raconter ces faits ? Le séminaire dure cinq jours.

Maintenant EKR donne des conférences dans le monde entier. Elle veut fonder un home d’enfants séropositifs, on lui met des bâtons dans les roues, c’est l’époque où l’on découvre le sida. Un jour, le Ku Klux Klan vient tirer des coups de feu sur sa maison. Elle ne pourra jamais réaliser ce rêve.

Il est question d’EKR pour le prix Nobel, mais impossible de le donner à une personne qui professe des idées aussi farfelues sur “la vie après la mort”, elle se marginalise trop par rapport au monde scientifique.

En 1985, elle est nommée professeur de médecine du comportement à l’Université de Charlottesville. Élisabeth achète une ferme, c’est une véritable arche de Noé, elle y élève des ânes, des saint-bernard, des lamas. Un immense potager bio va alimenter le centre voisin.



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Elisabeth Kübler Ross


Un beau jour, une délégation d’Indiens Sioux vient chez elle, lui décerne le titre de grand-mère dans la nation indienne, et pour fêter l’événement ils plantent un totem à côté du drapeau suisse.

En France, une association Elisabeth Kübler Ross voit enfin le jour.

La santé d’EKR se dégrade suite à plusieurs accidents vasculaires. Elle se prépare pour le grand voyage, organise ses obsèques.
Malgré son état, elle continue son travail, se rend à Paris pour y donner une conférence ; à son retour, elle est à nouveau hospitalisée. Sa maison brûle, il ne reste rien de ses précieuses archives.  Seul le totem est intact.

Elle dissout son équipe, interdit que l’on utilise son nom à toute fin publicitaire.

Elle voit enfin le bout du tunnel le 24 août 2004.




À lire sur le sujet.


La source noire de Patrice Van Eersel.
Tous les livres de Elisabeth Kübler Ross.
Tous les livres de Raymond Moody


   
Si ce texte vous a un peu plombé, 2 liens pour se décontracter :
 
 

 
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Publié le par BMC

Il y a un mystère dans ma vie (...) dont la base est que je ne suis pas né à Marseille le 4 septembre 1896, mais que j’y suis passé ce jour-là, venant d’ailleurs, parce que, en réalité, je ne suis jamais né et que je ne peux pas mourir. Pour les ânes médico-légaux, c’est du délire; pour certains de la poésie; pour moi, c’est de la vérité comme un bifteck pommes frites ou un coup de vin blanc au comptoir d’en face”                                                                                 Antonin Artaud

 

Petite fleur - Photo BMC

En 1957 j’habitais en Belgique, un triste jour je reçu du consulat de France une convocation pour rejoindre au plus vite Brive la Gaillarde afin de remplir mes obligations militaires, c’est comme ça que l’on disait à l’époque. C’était la guerre d’Algérie, “la pacification”, enfin vous connaissez la suite... J’avais la ferme intention d’être objecteur de conscience, malheureusement la famille veillait, mon père crut bon de me rappeler comment son frère était mort à la guerre. Comme si cela allait m’encourager! Enfin j’abandonnais cette idée qui a été probablement le plus grand regret de ma vie. Je suis arrivé à Brive avec 11 jours de retard, c’était déjà ça de gagné. J’étais attendu de pied ferme, à peine passé le poste de garde on m’amena manu militari jusqu’au bureau du capitaine commandant la compagnie. - Ça fait longtemps qu’on vous attendait ! - Excusez-moi Monsieur, mais comme j’habite en Belgique, le temps que je reçoive mes papiers... A voir sa tête je voyais bien ce qu’il devait penser : “il me prend pour un idiot ou quoi ! ” - Bon en tout cas il faudra que vous rasiez votre barbe, et puis sachez qu’ici il n’y a pas de Monsieur, vous devez m’appeler mon capitaine. - Non Mon cap.. j’ai l’intention de garder, ma barbe. Le capitaine qui commençait à ne pas apprécier la plaisanterie me répondit que dans ce cas je devrai faire une demande au colonel par voie hiérarchique. Bien m’en pris, j’obtint l’autorisation de la garder à condition de laisser tout pousser sans la tailler. Depuis Napoléon (au fait c’était quoi son prénom à celui-là ?) une loi stipulait que seul les marins, allez donc savoir pourquoi, avaient le temps de tailler correctement leurs barbes, mais à Brive la gaillarde il n’y avait pas de marine.  Je fus grâce à ce subterfuge, barbu exempté de garde et de défilé. Monsieur le capitaine prit congé de moi en ces termes: - Bon comme vous voulez, vous serez affecté à la première section en temps que grenadier voltigeur (Ce n’est que plus tard qu’à ma demande je suis devenu infirmier). L’expression me plut beaucoup, je n’imaginais pas que des militaires pouvaient à ce point faire preuve de poésie. Moi qui n’ai jamais pu lancer une grenade à plus de trois mètres, ce n’était pas ce qui me convenait le mieux, pour la voltige non plus je n’étais pas très doué, mais bon ici on ne discute pas. Le jour même, avec mes futurs “coreligionnaires” nous étions convoqué dans une salle, où un quelconque sous officier demanda à ceux qui savaient écrire de bien vouloir noter leur première impression, l’un d’eux résuma très bien la situation en six mots:
“Ciel gris, murs gris, matière grise” Et nous voici maintenant 28 mois (moins 11 jours) après le jour où j’aurais normalement dû faire mes premiers pas au service de la France. Il leur aura fallu tout ce temps pour s’apercevoir que finalement je n’étais pas  de la bonne graine à fusil. je suis enfin libéré, et comme il n’est pas question que je retourne en Belgique, c’est tout naturellement que je décide de m’installer à Paris, ville des arts, des musées et de tout ce qui me passionne. En ce temps là il suffisait d’ouvrir le journal à la page des petites annonces, et c’était dans la poche. Comme je ne pouvais pas espérer vivre de ma peinture, j’ai commencé ma carrière comme commercial, 50.000Fr. par mois payés en espèces dans une enveloppe marron, c’était pas terrible mais ça permettait de survivre.
C’est Boulevard de Courcelles, dans les beaux quartiers face au parc Monceau que j’ai négocié le prix de ma chambre de bonne, la propriétaire en voulait 13.000 Fr.  Je lui ai expliqué que comme j’étais superstitieux ça me posait problème, sans doute ai-je été suffisamment convaincant le loyer fut ramené à 12.000. A vrai dire ça ne méritait pas davantage, après avoir passé l’entrée de service de l’immeuble il fallait descendre quelques marches, tourner au niveau des poubelles pour ensuite remonter 7 étages à pied. La pièce minuscule   se trouvait tout au fond d’un interminable couloir Kafkaïen, elle était éclairée par un demi œil de bœuf. Elle aurait très bien convenue à un moine trappiste, le mobilier était réduit à un petit lit en fer, une table de toilette un broc, une cuvette, une table et une chaise, pas de chauffage et l’eau à l’autre bout du couloir. Pas question de brancher le moindre appareil électrique, les plombs de l’étage sautaient et plongeait tout le monde dans l’obscurité.
Pardonnez-moi cette introduction un peu longue, mais je crois qu’il était important de planter le décor. Et c’est maintenant que tout commence : Un soir, qui allait sans doute devenir le moment le plus important de ma vie, après une journée tout ce qu’il y a de plus banale, je m’étais endormi comme  d’habitude, je crois me souvenir qu’il faisait très froid. Au milieu de la nuit j’ai subitement  pris conscience de me trouver en train de flotter au dessus de mon corps, c’était bizarre je me regardais dormir et pourtant j’étais au dessus, je n’avais pas conscience d’être dans un autre corps, je ressentais très bien ma respiration, c’est tout. J’avais une curieuse impression celle d’occuper tout l’espace de la pièce, une chose était certaine Je ne rêvais pas, j’étais dans un état de conscience différent, je me sentais capable de résoudre tous les problèmes, jamais je n’avais été aussi lucide, jamais je ne m’étais senti aussi bien. je prenais conscience des objets de l’intérieur, je ne vois pas comment le dire autrement. Des objets en question irradiait une lumière bleue. Beaucoup plus tard j’ai eu l’occasion à la centrale atomique de Saclay de me retrouver sur “le plongeoir” (c’est comme ça qu’on l’appelle)  de la pile atomique au cœur de la piscine, et le bleu qu’irradiaient les barres me rappela mon expérience c’était exactement la même lumière. Jamais de ma vie je ne m’étais senti si bien, la chambre n’était pas bien grande je me trouvais près du plafond et c’est à ce moment qu’est survenu une chose bien étrange: je suis passé à travers le mur, je voyais tout en perspective, il devait être tard l’immeuble en face avait quelques fenêtres allumées, c’est à ce moment que j’ai pris conscience du vide en dessous de moi j’ai été pris de vertige et instantanément j’ai regagné mon corps physique, celui-ci me paraissait lourd comme du plomb. Ne vous étonnez pas si plus tard dans mes séries de peinture il y en a une qui s’intitule “Le poids de la matière”. Jusqu’au matin je ne me suis pas rendormi, je venais de vivre une expérience exceptionnelle, je prenais conscience de l’événement que cela représentait. Je savais maintenant que l’esprit pouvait exister en dehors du corps, je savais aussi que plus jamais je n’aurai peur de la mort, tout ça je le savais avec toute ma masse, rien ni personne ne pourra jamais me faire douter de cela. Non l’esprit ne demeure pas dans le cerveau comme le pensent les occidentaux. Il n’est pas non plus dans le cœur comme le disent les orientaux, pourquoi serait-il situé dans un organe? Et maintenant se posait la grave question, fallait-il en parler ? J’allais passer pour un doux dingue. J’imaginais ce que penseraient mes interlocuteurs : “Tu as fumé la moquette ou quoi ? ”, une ou deux fois j’ai essayé, cela provoquait généralement un petit sourire en coin qui en disait long. “Ah oui ce rêve ue tu m’as raconté”. Non ce n’était pas un rêve. A cette époque personne n’avait jamais  entendu parlé de ce genre de baliverne. Je pris donc le partie d’enfouir tout ça dans le cimetière de mon jardin secret, à cette époque il y avait encore un peu de place. Bien sûr j’ai cherché dans la littérature existante ce qu’il pouvait y avoir sur le sujet. Mais en dehors des livres d’occultisme, il n’existait rien. J’ai lu et relu la méthode de dédoublement personnel de Charles Lancelin. Je suis même allé chez un pharmacien demander que l’on me fasse une préparation censée aider à sortir de mon corps, malheureusement celle-ci contenait certaines drogues illicites, et bien entendu, je n’avais pas d’ordonnance. Je me rappelle la tête du potard lorsque je lui ai expliqué l’usage que je voulais en faire. Enfin en 1975 paraissait un ouvrage sérieux sur le sujet, le docteur Raymond Moody publiait “La vie après la vie”. Dans ce livre de nombreux témoignages faisaient état de sorties hors du corps, et à un niveau bien supérieur à celui que j’avais connu. Tous racontaient la même histoire, quelle que soit leur nationalité ou leur religion, les enfants aussi (voir leurs dessins). Cela commençait toujours par la décorporation telle que je l’avais vécue suivie du passage dans un tunnel qui menait à une lumière blanche très forte mais qui n’éblouissait pas. Ceux qui s’y sont “baignés” disent avoir ressenti une impression d’amour, de chaleur intense, inimaginable sur terre. Parfois la personne voit en quelque secondes défiler sa vie. Le temps et l’espace semblent ne plus exister à ce niveau. Comme je ne vais pas vous raconter tout le livre du célèbre docteur, je vous conseille de le lire. Cet ouvrage fit beaucoup parler et ceux qui avaient vécu ce genre d’histoire se décidèrent enfin à dire des choses, les langues se délièrent. De nombreux médecins, particulièrement des anesthésistes, s’intéressèrent à la question. Le docteur Moody et bien d’autres firent paraître de nombreux autres ouvrages sur le sujet. En parler n’était plus tabou.

 

Comment expliquer que le peintre Jérome Bosch (1453 - 1516 ) peignit le fameux tunnel?

 Les expérimentateurs (c’est ainsi qu’on les nomme) ne sont pas forcément des mystiques, ils n’ont pas forcément une croyance particulière, ce sont des gens comme vous et moi. Parfois certains ajustent leur expérience en fonction de leur religion, mais c’est quand même toujours le même schéma de base, même si pour certains la lumière au bout du tunnel est assimilée à leur Dieu. Après avoir vécu ce genre d’événement on voudrait bien le vivre à nouveau.  J’ai  lu et relu le livre des morts tibétains, lui aussi racontait la même chose. Aux tibétains on pouvait faire confiance, cela ne faisait jamais que plus de 3.000 ans qu’ils étudiaient le problème, et comme de plus ils ne sont pas déiste leur connaissance est plus basée sur la philosophie et l’expérimentation que sur une quelconque foi religieuse. Pour eux l’expérience post-mortem semble encore faire partie du Samsara, mais ne compliquons pas les choses. Même les scientifiques se sont intéressés à la question voir, entre autres le livre du physicien Jean E. Charon : “Mort voici ta défaite”.Dans cet ouvrage le célèbre physicien explique que les électrons entrant dans la constitution de notre corps ressemblent à de minuscules “trous noirs”. Ces éléments enferment un espace et un temps différents. Cet espace-temps nouveau possède des qualités qu’il faut bien se résoudre à qualifier de spirituelles. Ce serait dans ces électrons “pensants” appelé éons que notre esprit tout entier serait contenu. Ces particules ayant une vie pratiquement éternelle, dans le passé comme dans le futur, je vous laisse imaginer la suite. Pour en savoir plus lire le livre de J.E.Charon. Voir aussi les recherches menées par Elisabeth Kubler Ross. Les témoignages sont trop nombreux pour êtres cités dans ce billet. La plupart des expérimentateurs ont vécu ces expériences après avoir subi  un accident violent. Souvent alors même qu’ils sont endormis par anesthésie ou considérés comme “mort clinique” parfois depuis plus d’une heure, ils reviennent et curieusement le plus souvent ils semblent ne pas garder de séquelles de leur passage de l’autre coté du miroir. Voir plus loin quelques témoignages vidéo. Parfois cela peut arriver durant le sommeil, mais c’est plus rare, mon histoire personnelle en témoigne. Souvent les victimes, endormies artificiellement, inconscientes, vont à leur réveil faire des déclarations étonnantes, révéler des choses qu’elles ne pouvaient pas voir, pourquoi tel chirurgien s’est-il comporté de telle ou telle façon, pourquoi tel autre n’avait pas les mêmes vêtements. Parfois elles rapportent des conversations que nul n’avait pu répéter, conversations parfois tenues loin de la salle d’opération ? Après cette expérience leurs vie est le plus souvent transformée, les valeurs matérielles ne comptent plus, une expérimentatrice qui avant son expérience était professeur de danse à son réveil se retrouve sculpteur. Un homme qui était garagiste ne comprend pas pourquoi le mot quanta “le poursuit” alors même qu’il ne sait pas ce que cela veut dire, pour se débarrasser du problème il ira chez un libraire et racontera un gros mensonge “figurez-vous c’est pour un concours, on me demande des renseignement concernant quanta?” le libraire lui trouva un livre sur la physique des quantas et l’homme s’aperçut à son grand étonnement qu’il comprenait presque tout. Il y a des cas plus dramatiques : celui d’un homme qui venait d’avoir un accident de moto et voyait les urgentistes discuter pour savoir si sur l’homme en question on pouvait prélever le cœur, et lui d’en haut voulait crier “arrêtez je suis vivant”, de retour dans ce que vous appelez le monde de la réalité  il a bien dû raconter cette histoire mais sans doute pas aux médecins. De quoi faire réfléchir sur les dons d’organes...

Les expérimentateurs disent tous, lors de leurs expériences, lire dans la pensée des personnes, elle savent à l’avance ce qu’elles vont dire. De même la vue n’est plus directive, on voit de tous les cotés à la fois sur 360 degrés. Pour se déplacer il suffit de penser à l’endroit où l’on veut se rendre, l’effet est immédiat. Comme les images valent souvent mieux qu’un long discours voici quelques documents que je vous conseille de consulter, il en existe des quantités sur le net.
                    
                                                  
                                              
Quelques liens sur ce blog            
                                      
                             

Sortie hors du corps                  
            

 

                              
                             
Elisabeth Kübler-Ross, l’ange de la mort
                          

                     
                 ☆

 

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Lucian Freud par lui-même

 

Qu’on-t-ils tous à mourir, c’est une épidémie ? Non, les bons peintres devraient éviter ce genre de choses, qui finalement embète tout le monde.     

 

Il avait été l’ami de Francis Bacon, pourtant leur peinture ne se ressemblait pas. On se souvient des portraits qu’ils firent l’un de l’autre.

 

Voici l’article que je lui avais consacré:

 

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Fils d’un architecte berlinois et petit-fils du célèbre Sigmund, Lucian voit le jour  à Berlin le 8 décembre 1922. Il naît sous le signe du sagittaire, et du chien selon l’horoscope chinois.

 

En 1933, son père quitte Berlin pour fuir le nazisme et s’établit en Angleterre, à Londres.

 

Lucian ne quittera jamais Londres. Après ses études classiques, il s’inscrit au Central Scool of Arts and Crafts de Londres.

  

 

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En 1939, il obtient la nationalité britannique. Jusqu’en 1941, il continue à suivre des cours de peinture dans différentes écoles.

 

1941, c’est la guerre, il est mobilisé dans la marine. Après trois mois (sans doute avait-il le mal de mer…), il est rendu à la vie civile. Jusqu’en 1943 il continuera à étudier l’art en général et la peinture en particulier.

 

Sa première expo a lieu en 1944, à Londres, bien entendu.

 

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En 1948, il se marie avec Kitty Garman.

 

En 1952 Il se remarie avec Caroline Blackwood.(faut-il préciserqu’il avait divorcé entre temps).

 

Freud obtient quelques succès en Angleterre où il commence à être connu ; son « amitié » avec Francis Bacon contribuera pas mal à sa notoriété, de même que les nombreux portraits que celui-là fera de lui. Il faudra attendre 1974 (Lucian a 52 ans) pour qu’une grande exposition lui soit enfin consacrée : Rétrospective de son œuvre à la Hayward Gallery de Londres

 

 

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  Francis Bacon par Lucian Freud

 

Lucian Freud est encore très peu connu hors du Royaume Uni, et particulièrement en France, où même encore aujourd’hui il est relativement méconnu, hormis quelques rares initiés.

 

Suite à la rétrospective de Londres, plusieurs grandes expos lui sont consacrées, en particulier en France à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.

 

 

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Comme vous allez pouvoir le constater grâce aux images jointes, Freud est un excellent portraitiste.

 

 

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Elisabeth II par Lucian Freud

 

En l’an 2000 lui vient l’idée saugrenue de faire le portrait  de la reine d’Angleterre. Après avoir fait ce qu’il fallait pour ça, il obtient l’autorisation. Bien entendu, il offrira ce portrait à la reine,pour son jubilé, où voudriez-vous qu’elle trouve des sous pour le payer ? Faut pas déconner…

 

Freud oblige ses modèles (j’ai failli écrire ses patients) à de très nombreuses séances de pose, on dit que pour faire le portrait de sa mère il aura fallu mille séances. Le lieu où devait  se rendre Elisabeth ne pouvait en aucun cas être l’atelier de Freud dont les murs étaient barbouillés de peinture, quantité de chiffons jonchaient le sol, pour tout éclairage une ampoule pendait du plafond, comme dans les peintures de Bacon, de plus l’accès se faisait par un vieil escalier branlant.

 

Il fut décidé après de nombreuses discussions que cela se passerait dans un des palais de la reine. Les séances de pose durèrent de mai 2000 à décembre 2001. Freud avait demandé à la reine de poser avec sa couronne, de la même façon qu’elle apparaissait sur les timbres postes. Contrairement à ce que l’on pouvait imaginer, Freud ne fit pas une grande toile où il aurait représenté la reine sur son trône et dans toute sa splendeur. Il choisit un petit format sur lequel la tête vue de face grandeur nature occupait toute la surface du tableau. Comme à son habitude Freud utilisa ses couleurs habituelles (cadavériques) et ne fit aucun cadeau à la reine, alors même qu’il lui vouait un grand respect. Bien entendu la peinture fit scandale en Grande-Bretagne. La reine n’en fit pas pour autant don à une œuvre de charité !

 

 

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Pour moi la peinture de Freud est le domaine de l’ambiguïté, certains vont lui trouver des accointances avec le surréalisme, d’autres avec l’expressionnisme allemand, même dans certains cas avec l’hyperréalisme.

 

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 Ce qui frappe d’abord à la vue d’une de ses œuvres c’est souvent la composition, les personnages sont  pris sous des angles très particuliers.

 

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  Lucian Freud par lui-même

 

Mais j’aimerais insister sur la palette, ou si vous préférez les couleurs utilisées par Freud. J’ai parlé plus haut de couleurs cadavériques, il s’agit bien de ça. Chez son ami Bacon c’est le « côté viande » qui ressort, chez lui c’est le « côté cadavre », l’un n’utilise que des couleurs froides : vert de gris, couleurs glauques, chez Bacon ce sont  des couleurs chaudes : rouges, oranges etc…

 

 

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Et puisque nous en sommes à comparer leurs peintures, comme je l’ai écrit dans un autre article sur Bacon, bien qu’elles semblent complètement à l’opposé, il est difficile de ne pas faire le rapprochement. Tous deux sont des provocateurs, leur peinture peut difficilement vous laisser indifférents. Les sujets parlent d’eux-mêmes, souvent dénudés, presque toujours dans des attitudes provocantes. Freud choisit ses modèles et les femmes de Renoir ou de Rubens n’ont rien à lui envier.

 

Pour moi Freud est avant tout un excellent portraitiste, sauf avec Elisabeth, mais là il ne faut pas demander l’impossible. Freud n’a jamais cherché à flatter son modèle, voir le portrait qu’il fait de David Hockney.

 

Il y a une chose qui n’apparaît pas forcément à l’œil d’un profane c’est la qualité de la touche, si vous préférez la façon de poser la peinture sur la toile : chez Freud il y a une très grande originalité, regardez en détail ses portraits.

 

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Francis Bacon par Lucian Freud

 

A partir des années soixante Freud profitera des leçons de son ami Francis Bacon, il travaillera avec de plus grosses brosses (pinceaux), facilitant ainsi les « accidents ». À compter de ce moment la matière gagnera encore en qualité.

 

 

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L'atelier de Freud

 

 

C’est vrai que les personnages peints par Freud semblent tous des êtres dans l’attente de la mort, on a envie d’appeler le Samu : « il y a un noyé sur le mur, venez vite ». Sans doute ses peintures nous interpellent-elles à ce sujet.

 

 

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De toute façon qu’on aime ou pas il est difficile de rester indifférent à cette œuvre.

 

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 Lien portraits de Lucian Freud par Francis Bacon

 

 

 

 

 

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Nicolas Flamel
 
 
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B.M.C. les Hommaginaires- Nicolas Flamel et Perenelle
 
C'est sans doute le plus célèbre des Alchimistes.
Il est né à Pontoise en 1330.
Il est sensé être mort en 1417.
Pour l'époque, mourir à 87 ans c'était déjà un exploit.

Nicolas apprend le latin, et le français, chez les Bénédictins.

 Après ses études, il devient écrivain public chez Maître Gobert.

Enfin il s'installe dans une échoppe, à l'emblème de la Fleur de Lys, à côté de l'église Saint-Jacques-la-Boucherie, dont il ne reste aujourd'hui que la Tour Saint Jacques, bien connue des Parisiens. C'est là qu'il va vivre avec son épouse Perenelle, et exercer son métier d'écrivain public.
 
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Eglise Saint-Jacques-la-Boucherie
 
Pour la petite histoire, et pour les parisiens, la rue Nicolas Flamel se trouve juste en face de la tour, de l'autre côté de la rue de Rivoli, et la rue Perenelle forme avec elle une croix parfaite.
 
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La Tour Saint-Jacques
 
Une nuit, un Ange lui apparaît en songe, il lui présente  un manuscrit, et lui explique qu'un jour, il va trouver ce livre et en percera les mystères. Nicolas raconte son rêve à Perenelle (c'était sa Muse à lui). Le temps passe, jusqu'au jour où comme vous vous en doutez (je précise, ce n'est pas un conte, c'est une histoire vraie) se présente un mystérieux personnage portant un manuscrit sous son bras. Nicolas reconnaît immédiatement le livre de l'Ange, bien sûr il l'achète pour la somme de deux florins, le livre est relié avec une couverture en cuivre, il comporte vingt-deux feuillets. Nicolas se plonge dans sa lecture. Et là, perplexité totale, le livre est rédigé en langage ésotérique, complètement incompréhensible. Le titre en est : "Le livre d'Abraham le Juif", il est précisé qu'il n'en existe qu'un exemplaire.
Sur la première page figure une inscription tracée en lettres d'or "Abraham le Juif, Prince Lévite  , Astrologue et Philosophe, au peuple Juif dispersé en France par la Colère de dieu, Souhait de prospérité" Suit une mise en garde concernant quiconque ouvrirait ce livre sans être prêtre ou scribe.
Pendant vingt ans Nicolas et Perenelle vont chercher la clef du mystère sans résultats.
 
 
alchimie
 
Saint Jacques de Compostelle
 
Nicolas Flamel fait un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, là,  il rencontre un certain médecin juif converti au catholicisme, Maître Canches; celui-ci, semble connaître le livre, et il est transporté de joie à l'idée qu'il existe encore. Il  va lui livrer certaines clefs d'interprétation concernant le fameux manuscrit. Sur la route du retour le Docteur Canches meurt à Orléans.
Utilisant les quelques renseignements que lui avait donnés le médecin, Nicolas va enfin obtenir un premier résultat. Le 17 janvier 1382, il parvient à transmuter du mercure en argent.
Le 25 avril 1382, il parvient à transmuter du mercure en or. Voici ce qu'il raconte : "je fis la projection avec de la pierre rouge sur semblable quantité de mercure (...) que je transmuay véritablement en quasi autant de pur or, meilleur certainement que l'or commun plus doux et plus ployable".
 
À partir de maintenant la fortune de Nicolas et Perenelle va augmenter de façon exponentielle. Il va faire construire quatorze hôpitaux, trois chapelles et sept églises. Rien que ça, pour un écrivain public, je trouve que ce n'est pas mal.
               
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De très nombreux témoins, disent avoir vu Nicolas Flamel des années après sa mort,. En  1712 Paul Lucas aurait rencontré en Asie Mineure un derviche qui lui parla d'alchimie et lui confia que Nicolas Flamel et Pérenelle seraient bien vivants et qu'ils demeureraient en Inde.
Il y a eu encore bien d'autres témoignages…On prétend qu'il vivrait toujours aujourd'hui…….
 
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Si vous allez à Paris, la demeure de Nicolas Flamel se dresse encore au,51 rue  de Montmorency dans le marais, construite en 1407, elle est à ce jour la plus ancienne demeure de Paris. Elle abrite aujourd'hui un restaurant proposant des plats d'inspiration médiévale.
 
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  Photo Annie Leibovitch

 

À 98 ans, l’artiste franco-américaine est morte. Elle préparait une importante exposition à Venise. Mon prochain article lui sera consacré.

 

 

 

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Ce que l’on sait sur Le Caravage ?

 

Autant dire, pas grand-chose ! 

 

 

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  Repos pendant la fuite en Egypte

Huile sur toile

Rome, Galleria Doria Pamphili.

 

“Le Caravage, poussé par son caractère querelleur et sombre, s'adonna à représenter les objets avec très peu de lumière en chargeant terriblement les ombres, il semble que les figures habitent dans une prison éclairée par peu de lumière qui vient d'en haut.”

 

                                                                                                                                                              Stendhal 

 

Dans le cerveau humain et particulièrement dans celui des artistes, souvent se côtoient un ange et un démon. Le Caravage en est certainement un des exemples les plus frappants, ce n’est pas pour rien qu’il deviendra le peintre du clair-obscur, toute sa vie sera une lutte entre l’ombre et la lumière.

 

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  Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas

Huile sur toile, 230 x 175 cm

Chapelle Gerasi, Santa Maria del Popolo, Rome

 

Malheureusement, ni lui, ni ses contemporains n’ont laissé d’écrits concernant sa vie. Aussi en dehors de quelques faits avérés nous en sommes réduits aux hypothèses. En fait cet homme est une légende à lui tout seul.

 

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  L'Amour victorieux

Huile sur toile 154 × 110 cm     

Deutsch: Gemäldegalerie Berlin

      

Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage, est né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole.

Il passe son enfance dans la petite ville de Caravaggio (d’où son nom) où son père est maçon, architecte et intendant du marquis de Caravaggio. Il a à peine six ans lorsque son père meurt et treize ans à la mort de sa mère. C’est à ce moment-là qu’il va entrer comme apprenti dans l’atelier du peintre Simone Peterzano. Il restera quatre ans à Milan et retournera ensuite à Caravaggio.

 

 

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  Narcisse (vers 1595)

Galerie nationale d’art ancien (Rome)

 

Vers 1592, il part pour Rome où il entre dans l’atelier du peintre Lorenzo Siciliano.

C’est à cette époque qu’il va commencer à se faire remarquer par sa vie tumultueuse. Le Caravage (il n’est pas encore connu sous le nom de Caravage, mais pour simplifier les choses nous continuerons à l’appeler ainsi) a des mœurs scandaleuses ; il passe le plus clair de son temps à “draguer” dans les bas quartiers de jeunes garçons, généralement de basse extraction pour qui il a une attirance toute particulière et qui lui serviront de modèles. Il fréquente toutes les tavernes et passe certainement plus de temps à boire qu’à peindre. Ses très nombreuses bagarres lui valent de fréquents séjours en prison ou à l’hôpital. Son premier amant connu s’appelait Matteo, ce qui va lui inspirer ses peintures sur Saint Mathieu.

 

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  Martyr de Saint Mathieu (1599 - 1600)

Huile sur toile, 323 x 343 cm

Chapelle Contarelli, San Luigi dei Francesi, Rome

 

À Rome Caravage va faire la connaissance du cardinal Del Monte, celui-ci va le prendre sous sa protection et l’héberger dans son palais. Le Caravage va pouvoir s’adonner complètement à son art, et se faire connaître par ses grands formats à caractère religieux. Maintenant il est un peintre connu et reconnu, il reçoit de nombreuses commandes. C’est entre deux séjours en prison ou à l’hôpital qu’il exécutera ses œuvres, il sera plusieurs fois mêlé à des affaires criminelles, ce qui n’empêchera pas sa renommé de s’étendre à toute l’Italie.

 

Jusqu’en 1607 tout va à peu près bien jusqu’au jour où il provoque en duel un certain Tomasi, qu’il tue.

 

Contraint de fuir, il va aller à la billebaude de ville en ville revenant fréquemment à Rome, ville qu’il adore et ne peut se décider à quitter définitivement.

 

À Malte, il va essayer d’obtenir la protection du grand maître de l’Ordre de Malte, Alof de Wignacourt dont il fera deux portraits. En 1608 Caravage est fait Chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

 

Sa réputation étant arrivée jusqu’à Malte, Caravage est déchu de ses titres et une fois de plus jeté en prison. Il aurait, dit-on, séduit le fils d’un des dignitaires de l’Ordre de Malte. C’est très probablement avec l’aide d’un personnage haut placé qu’il pourra s’échapper de cette prison et partir en direction de Syracuse où il obtiendra plusieurs commandes.

 

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huile sur toile

99 × 131 cm

musée du Louvre

 

En 1609, il retourne à Naples où au cours d’une bagarre, il est gravement blessé. À Rome le bruit court : “Caravage est mort”.

 

En 1610, Le Pape semble être disposé à accorder une grâce à l’illustre peintre. Caravage décide de se rapprocher de Rome. Au cours de son voyage, lors d’une escale à Porto Ercole,  il est arrêté “par erreur” et mis en prison, relâché au bout de deux jours, le bateau qui devait l’emmener ne l’ayant pas attendu, ne sachant que faire il erre sur la plage. Atteint depuis longtemps de paludisme, il mourra à l’hôpital de la ville, comme le prouvera le certificat de décès récemment retrouvé.

Caravage n’aura jamais su que le pape Paul V venait de lui accorder sa grâce.

 

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  Saint Jean-Baptiste tenant un mouton

musée du Louvre Paris

 

Caravage c’est le passage de la renaissance au baroque, c’est l’expression d’une sensualité jamais autant inspirée jusque-là. Son œuvre est très novatrice, son érotisme ambiguë engendre un climat très particulier. À propos de sa peinture, on parlera de caravagisme. Le moins que l’on puisse dire c’est que son travail a une facture extrêmement personnelle, on pourrait parler de maniérisme.

 

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  Saint Jérôme

Huile/toile, 112 x 157 cm

Rome, Galerie Borghèse.

 

 

Lorsqu’on regarde un tableau de Caravage, difficile de ne pas penser à cette vie tumultueuse qui apparaît en filigrane.

 

 

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  Garçon avec un panier de fruits

Huile sur toile 70 × 67 cm

  Galleria Borghese   Rome

 

 

 

 

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Y a un os

 

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Fra Filippo Lippi
 
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Madone au rocher
 
 "Si un artiste a véritablement du talent et quelque vice, même laid
et que la morale réprouve, son talent cachera ce dernier...".

                                                                           Cosme l'Ancien

 
Dès l’âge de 15 ans, il prononce ses vœux au couvent des Carmes de Florence. C’est à ce moment qu’il va s’initier à la peinture. Fréquentant plus souvent les bordels que l’église, il va être rapidement privé de ses avantages en tant qu’ecclésiastique.

 

 

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Scène de la vie de la vierge (détail)
 
Sa vie est tellement scandaleuse qu’en 1452 il connaîtra la prison et sera soumis à la torture par l’estrapade, pour avoir encaissé des sous pour une restauration qu’il n’aurait jamais faite.
L’estrapade est un charmant supplice qui consiste à suspendre le supplicié par les bras, le hisser au plafond et après un certain temps le relâcher brutalement. Éventuellement pour corser la chose on peut, si on le désire, suspendre des poids à ses pieds.
 
 
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Vierge à l'enfant  135 cm.
 
Passons sur les détails, en 1456 il est nommé chapelain du couvent de carmélites Sainte Marguerite.
Mettre Filippo dans un couvent, c’était introduire le ver dans le fruit. Il va tomber follement amoureux d’une jeune nonne, Lucrezia Buti, elle a 20 ans et lui 52. Sans perdre de temps, il la met enceinte et l’enlève. L’enfant qui va naître s’appellera Filippino. À remarquer le diminutif de son propre prénom (comme plus tard Picasso appellera son petit-fils Pablito. De quoi donner des complexes…).  Cela n’empêchera pas Filippino de devenir peintre et même un très bon peintre.
 
 
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L'annonciation
 
La justice florentine mise sur le coup, met en marche la procédure qui devrait selon toute vraisemblance aboutir à une peine de mort pour les deux amants.

 

 

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Portrait de jeune femme
 
Pour son bonheur Filippo a comme mécène Cosme de Médicis ; celui-ci va se rendre au Vatican et plaider auprès du pape Pie II afin d’obtenir la grâce de Filippo mais aussi celle de Lucrezia. Autant dire : mission impossible, un peu comme si, de nos jours, on demandait à Benoît XVI de bénir un préservatif. Cosme de Médicis était sans doute un bon avocat, il obtint que le pape relève de leurs vœux Filippo Lippi et Lucrezia.
 
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Filippo Lippi par lui-même
 
Bien entendu il fallait régulariser la situation, le mariage a suivi. De ce mariage naîtra une petite fille Alessandra.
La plupart des images de la Vierge peinte par Filippo ne seront, en fait, que le portrait de Lucrezia.
 
Filippo Lippi fut non seulement un grand peintre mais aussi un excellent maître. Sandro Botticelli fut son plus célèbre élève, d’ailleurs si vous regardez les drapés peints par Botticelli (par exemple dans “La naissance de Vénus”) vous retrouverez la même façon de les interpréter.
 
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Vierge à l'enfant (Détail)
 
Il rencontra Fra Angelico, j’imagine cette rencontre avec le saint homme (Fra Angelico a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1984) et le dépravé qu’était toujours Filippo Lippi. Comment un être aussi débauché  peut-il créer des œuvres tellement sublimes du point de vue spirituel, bien entendu on pense à Carlo Gesualdo dans le domaine de la musique, bien que Filippo ne lui soit pas comparable, lui n’a apparemment commis aucun crime, il a simplement mené une vie de “moine-patachon”.
 
 
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Vierge à l'enfant avec des anges et des saints
 
Dans le cerveau humain, il y a parfois d’étranges cohabitations, on peut aimer les animaux et la corrida, chez Filippo le mysticisme côtoyait la dépravation, curieux mélange. Mais lorsqu’un homme est génial, on peut lui pardonner beaucoup de choses.
 
Filippino Lippi



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Filippino Lippi par lui-même
 
Comme je vous l’ai dit plus haut Filippino est né de l’union d’un carme et d’une carmélite. Sans doute beaucoup plus sage que son père, il ne fera guère parler de lui autrement que par son talent.
Très jeune il entre comme apprenti dans l’atelier de Botticelli, qui lui-même avait été l’élève de son père.
 
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(Détail)
 
Rapidement il va se faire connaître et lorsque Masaccio décède, c’est lui qui terminera la décoration de l’église Santa Maria del Carmine de Florence.
Durant sa vie, il eut de très nombreuses commandes. En 1487 Filippi Strozzi  charge Filippino de la décoration de sa chapelle funéraire qui se trouve à l’intérieur de l’église Santa Maria Novella.
Filippino quitte ce monde en 1504 laissant inachevée une déposition de croix, qui plus tard sera terminée par Le Pérugin.
 
 
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La vision de Saint Bernard



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Allégorie de la musique


 
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Voyage au pays de l’Art brut
 
Plombier-zingueur, peintre, musicien, sourcier, medium, guérisseur.


 
Fleury-Joseph Crépin
 
Dans le genre allumé, celui-là il est pas mal non plus…
Durant son enfance et son adolescence, il souffre de troubles occulaires. Il sera opéré deux fois mais conservera toute sa vie une très mauvaise vue.
Après son certificat d’études, il apprend le métier de plombier-zingueur en même temps que la musique, pour laquelle il semble très doué.



 
Fleury-Joseph Crépin - Peinture sans titre.
 
Dans les années 1900, il compose pour clarinette des polkas que le soir il va jouer dans le café-bal que tient son papa. Toujours dans le domaine de la musique, il dirige une fanfare composée de trompettes et de cors (!).
En 1901, il se marie et s’établit comme plombier-zingueur tandis que son épouse tient une quincaillerie.
A cause de (ou grâce à) sa mauvaise vue, il ne sera pas mobilisé pour la grande guerre (1914).
Madame Crépin mettra au monde deux filles dont l’aînée deviendra folle en 1927.
A la suite de cette épreuve, notre homme abandonne la “direction d’orchestre”.
En 1931, il commence à s’intéresser à la radiesthésie; bien que continuant son métier, il devient officiellement sourcier et radiesthésiste.


                
Fleury-Joseph Crépin - Peinture sans titre.
 

La même année – il a cinquante-six ans – il entre en relation avec le cercle spiritualiste de Douai où il rencontre Victor Simon qui lui présente le pas-encore-célèbre peintre-medium Augustin Lesage, dont nous aurons certainement l’occasion de reparler.
L’année 1931 semble bénéfique pour lui : c’est cette même année qu’il va découvrir ses dons de guérisseur. Il soigne par imposition des mains et même à distance, par télépathie.
 
                
Fleury-Joseph Crépin - Peinture sans titre.
 
Un soir, alors qu’il copie de la musique (il est à ce moment-là âgé de soixante-trois ans), sa main se met à tracer automatiquement un dessin et une voix mystérieuse résonne à ses oreilles : “Peins trois cents tableaux et la guerre s’arrêtera”.
Ne connaissant rien à la peinture et bien qu’ayant une très mauvaise vue, il va d’abord tracer des croquis sur un cahier d’écolier, pour ensuite les agrandir en se servant d’une règle et d’un compas et ainsi les transposer sur toile.
Il dessine et peint dans un état mediumnique. Sur sa droite il voit des ombres : ce sont ses anges-gardiens qui viennent le soutenir dans son travail. Ils lui dictent les couleurs qu’il doit mettre.
 
 
              
Fleury-Joseph Crépin - Peinture sans titre.

 
Pendant toute la réalisation de l’œuvre, il entend de la musique.
Sa vue ne l’empêchera pas de peindre des sujets d’une très grande précision. Il ne révèlera jamais le procédé qui lui permet de consteller ses œuvres de goutelettes de peinturee parfaitement qualibrées, ressemblant à des perles. Il dira à leur propos : “Sur certaines toiles, j’ai fait jusqu’à 1 500 points à l’heure”.
“Je ne comprends pas ce qu’on me fait faire”, ajoutera-t-il.
Ses tableaux représentent le plus souvent des architectures symboliques, des temples. Ce sont des sortes de mandalas. Il arrive qu’il y ait de curieux personnages ou des animaux.
La symétrie semble jouer un rôle important. Tous les tableaux sont soigneusement datés et numérotés.
Il est intéressant de noter la ressemblance entre les œuvres d’Augustin Lesage et les siennes – la méthode de création étant la même.
 

 
Augustin Lesage

 
Le trois-centième tableau sera achevé le 7 mai 1945, veille -  comme chacun sait - de l’armistice, signée le 8 mai 1945.
En novembre 1947, Fleury-Joseph Crépin entend à nouveau des voix : “Tu dois réaliser à nouveau quarante-cinq merveilleux tableaux pour obtenir la paix dans le monde”. Cette même voix le prévenait également qu’il mourrait après avoir réalisé son trois-cent-quarante-cinquième tableau…
En fait, il est mort bien avant, d’une congestion cérébrale, le 8 novembre 1948. Et le monde n’a toujours pas retrouvé la paix…
 

Fleury-Joseph Crépin - Peinture sans titre.

 
On enfermera toutes les esquisses qui lui avaient servi de base pour ses peintures, dans son cercueil.
Certains prétendent que  ses œuvres ont un pouvoir magique bénéfique.
Aujourd’hui, ses tableaux se vendent entre 4 et 6 000 €, ce qui, bien entendu était loin d’être le cas de son vivant…
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Dédié à Ma Muse à qui un jour j'ai failli acheter un Hundertwasser (manquait que les sous, mais virtuellement je l'ai fait).

« Le travail d'un artiste est difficile parce qu'il ne peut pas être accompli avec force, ni avec zèle, ni avec intelligence. Je veux dire qu'avec force, zèle et intelligence, on peut tout faire dans la vie, mais on supprime totalement le résultat artistique. Je pense, j'en ai absolument, l'intime conviction et  c'est pourquoi je le pense, que la peinture est une occupation religieuse, que l'impulsion véritable vient alors de dehors, que quelque chose que nous ne connaissons pas, un pouvoir indéfinissable qui vient ou ne vient pas, nous guide la main. Avant, on disait que c'était la muse*, bien sûr, c'est un mot stupide, mais c'est une certaine illumination ».

                                   Hundertwasser      

*Les propos sur la muse, n'engage que son auteur,et ne sauraient en aucun cas concerner La Muse du blog. (signé B.M.C.).


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Friedensreich  Hundertwasser.

Friedrich Stowasser dit : Friedensreich  Hundertwasser.
Peintre, écologiste, philosophe, marin et, comme il se plaira à le dire, « médecin de l'architecture ». 

Son nom d'artiste, qu'il créera en 1949 est : « Friedensreich Hundertwasser ». Cela mérite  une explication :

D'abord, son prénom :
Frieden signifie en allemand : « paix »
Reich se traduit, toujours en allemand par : « le royaume ».
Friedensreich signifie globalement : « le royaume de la paix ».

Son nom :
Sto ( wasser) - Sto, mot tchèque qui signifie « cent » se traduit en allemand par « hunder ».
Wasser signifie, en allemand « eau »
Hundertwasser signifie : « cent eaux ».
Et comme avec lui, vous allez sans doute le constater au cours de cet article, rien n'est simple ; l'ensemble de son prénom et de son nom signifie : « Le Royaume de la Paix aux Cent Eaux». En japonais, c'est beaucoup plus simple : « Hyaku-sui ».


Comme je ne me vois pas très bien au cours de cet article vous parler de « Le Royaume de la Paix aux Cent Eaux », nous l'appellerons, tout simplement, comme tout le monde : «Hundertwasser»


Friedrich Stowasser, (il n'avait pas encore changé de nom) est né à Vienne le 15 décembre 1928, d'un père  autrichien et d'une mère juive.

Il a à peine un an lorsque meurt son père.

Hundertwasser va commencer des études classiques qui seront interrompues  pour cause de guerre ; sa mère étant juive, il sera chassé du collège.

Dès 1934 il commence à dessiner.

Durant la guerre, soixante-neuf personnes de sa famille maternelle, dont sa grand-mère, mourront dans des camps d'extermination.

En 1943, Premiers dessins d'après nature.

1948. Il a vingt ans. Après avoir terminé ses études, il passe son baccalauréat et entre à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne pour y apprendre la peinture. Il n'y restera que trois mois. C'est là qu'il va découvrir l'œuvre de Egon Schiele, qui le marquera profondément (on peut le comprendre).        

1949. C'est cette année qu'il « invente » son nouveau nom.
Voyages, Italie du nord Toscane, Sicile rencontre à Florence le peintre français René Brô qu'il suit à Paris. Avec lui, Ils décident d'acheter en co-propriété  une vielle baraque  dans le Perche, « la Picaudière ». Ils réalisent ensemble deux peintures murales. On remarquera l'influence que René Brô a eu sur son travail. Qui a copié qui ?

1950. Séjour à Paris. Il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts, il y restera une journée.

1951. Devient membre de l'Art Club de Vienne.

1952. Première exposition à l'Art Club de Vienne, (abstraction décorative).      
    

C'est en 1953 qu'apparaît pour la première fois la spirale qui est le symbole de la vie et de l'évolution et que l'on retrouvera régulièrement dans son œuvre. Certains tableaux font penser à un grand jeu de l'oie.

1954. Première exposition à Paris  chez Paul Fachetti « La Théorie du Transautomatismus ».

1955. Expo à Milan.

1958. Écrit le « Manifeste  de la Moisissure : contre le réalisme en architecture ».


1958. De passage à Gibraltar,  Hundertwasser se marie. Il divorcera deux ans plus tard.

Hundertwasser continue à peindre mais s'intéresse de plus en plus à l'architecture.

1959. Dessine : « La Ligne sans fin ». Jusque-là Hundertwasser a vécu d'expédients, maintenant les choses se stabilisent un peu plus au plan matériel, disons qu'il arrive à vivre.

1959/1960. Donne de plus en plus de conférences pour exposer ses théories sur l'architecture et l'écologie. Réalise des happenings. Voyage au Japon - à Tokyo il reçoit le prix Mainichi.

Toujours au Japon, il rencontre Yuko avec qui il se marie l'année suivante. Très grands succès à la Biennale de Venise.

1964. Exposition itinérante, Hambourg, Amsterdam, Berne, Hagen, Stockholm et Vienne.

1966.  Un premier film est réalisé sur l'artiste.
Séparation d'avec Yuko. L'artiste est très discret concernant sa vie privée, pourtant dans le catalogue de l'exposition Galerie Karl Flinker (Paris 1967), il écrira : « J'ai souffert énormément sentimentalement des femmes qui m'ont fui si triste que même les pissenlits sur le pré m'ont laissé indifférent » (sic)

1967. Hundertwasser va réaliser ses premières gravures, il utilisera une technique permettant les reliefs. Superbes estampes aujourd'hui très recherchées (et, malheureusement, très, très chères).

La même année exposition itinérante : Paris, Londres, Berlin, Genève.
1968. À Munich, Hundertwasser fait une conférence, il s'y présente nu comme un ver « manifestation contre l'inhumanité de l'environnement contemporain ». Toujours en 68, il présente à Vienne le manifeste « Los von Loos », en faveur du boycott de l'architecture rectiligne. Le célèbre architecte Loos avait publié soixante ans plus tôt un ouvrage dans lequel il faisait l'éloge d'une architecture totalement dépouillée, sans aucun ornement. Évidemment Hundertwasser ne pouvait que réagir. Il faut dire qu'en architecture ses maîtres sont, Antonio Gaudi, le facteur Cheval et quelques spécialistes du style nouille, si vous voyez ce que je veux dire...

1969 ; Hundertwasser qui a pris goût aux expos itinérantes en organise une aux États-Unis dans différents musées.

Entre 1969 et 1971, Hundertwasser travaille à la réalisation de 88 éditions de la gravure : « Good Morning City - Bleeding Town ».

Entre 1968 et 1972, il va faire transformer le bateau « San Giuseppe » dans les chantiers navals de Venise. C'est un ancien navire de commerce à voile. Bateau qui lui servira de maison, le vieux rafiot à voiles rayées est rebaptisé  "Regentag", ce qui signifie : « Jour de pluie » (encore l'eau). Après avoir accompli un périple qui le mène de l'Adriatique à la Tyrrhénienne, des îles grecques à Israël, enfin toute la Méditerranée, et tout à la voile, bien entendu, il met le cap sur les Antilles, suivent les Marquises. Guidé par son étoile, sans doute en suivant quelques mystérieuses spirales, il va découvrir le pays de ses rêves : la Nouvelle-Zélande. La nature y paraît intacte, bien qu'elle soit dangereusement menacée. Pour marquer son adhésion au pays, il compose l'affiche de  la "Semaine écologique de Nouvelle-Zélande".

1970/72. Réalisation du film de Peter Schamoni : « Jour de pluie ».

1971. Hundertwasser crée l'affiche des Jeux Olympiques de Munich.

1972. Réalisation de maquettes d'immeubles « La Forêt sur les toits » et « Façades autonomes ». Décès de la mère de l'artiste, il en est très fortement marqué.

1973. Réalise un portfolio de sept xylographies en collaboration avec des graveurs japonais. 1973 sera l'année du manifeste des « Arbres Locataires ». Exposition personnelle à New York.


De 1975 à 1980, Hundertwasser va enchaîner des expositions itinérantes dans le monde entier, ce serait beaucoup trop long de toutes les citer. Durant cette période, on lui commandera de nombreux timbres-poste.

1981. Discours contre l'énergie nucléaire et sur la situation de l'art contemporain. Conférence  pour une architecture plus humaine en harmonie avec la nature. Reçoit le prix d'Autriche pour la défense de la nature.

1982. La ville de Vienne commande à Hundertwasser un projet pour des H.L.M. Hundertwasser commence ses premières réalisations architecturales. Ses immeubles sont " biscornus". Un peu partout il y a : des jardins suspendus, des clochetons en formes de bulbes, des colonnes baroques, de la céramique de toutes les couleurs, des arbres, de la verdure.

Toujours en 82, il crée des affiches en faveur de la défense de l'environnement : « L'Arche de Noé 2000 »,  « Plantez des arbres, évitez le péril nucléaire », « Les artistes pour la paix », affiches pour « Greenpeace » et pour  Cousteau.

Hundertwasser selon son habitude voyage sans arrêt, séjourne à Tahiti et en Nouvelle-Zélande.

1982. Exposition à la Galerie Art Curial à Paris. La Muse et B.M.C. qui passaient par là n'ont jamais autant regretté de ne pas avoir suffisamment de sous, une superbe peinture (technique mixte) était vendue pour un prix très raisonnable (aux alentours de 150.000 Frs de l'époque). Tant mieux pour ceux qui en auront profité.

1983. Crée 6 timbres pour les Nations Unies

1986. Hundertwasser se fixe en Nouvelle-Zélande où il vit sur son bateau.

Friedensreich Hundertwasser qui était  sur le Queen-Elisabeth qui le ramenait en Nouvelle-Zélande où il résidait est mort sur le bateau  d'une crise cardiaque  le 19 février 2000, il avait 72 ans. Cet éternel voyageur entamait ainsi son ultime voyage...Et pour un marin, mourir en mer...

 
 
Fin de la première partie.
 

 
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  Paul Klee                                                                                                          Paul Klee par BMC

 

"Je suis né pendant le dernier mois de l'année 1879, non loin de Berne. Mon père, musicien de vocation, pédagogue de profession, mais de tempérament plutôt théoricien et critique musical, diffère du musicien de type courant par l'étendue de ses curiosités. Ma mère a fait elle aussi des études de musique. Je puis donc dire que j'appartiens à une famille de musiciens".

 

                                                                                                         Paul Klee

 

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Paul Klee

 

Son père, Hans Klee, citoyen allemand, est professeur de musique. Dés l'âge de sept ans, Paul va  apprendre le violon et deviendra un très bon musicien. Plus tard, il hésitera longtemps entre la musique, la peinture et l'écriture.

 

Le jeune Paul n'est pas un élève particulièrement studieux, il ne se passionne que pour le Grec et la musique. À onze ans, il devient membre de l'Orchestre Municipal de Berne. Il commence à écrire des nouvelles et des poèmes.

 

 

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Paul Klee - Théâtre de marionnettes

 

1898. Après avoir passé son examen de maturité (l'équivalent du baccalauréat) et sur les conseils du Directeur de l'Ecole des Beaux-Arts, Paul décide de s'installer à Munich où il va suivre des cours de peinture dans l'atelier préparatoire d'Heinrich Knirr.

 

 

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Paul Klee

 

En 1899, Klee va faire la connaissance de la pianiste Lily Stumph. Lily sera le grand amour de sa vie.

 

 

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Paul Klee & Lily

 

1900. Klee est admis à l'Académie des Beaux-Arts où il va faire la connaissance du jeune Wassily Kandinsky.

 

En 1901, Paul Klee effectue un voyage en Italie ; il découvre, en même temps que les grands noms de la Renaissance italienne, l'architecture et en particulier Michel-Ange. Il effectuera coup sur coup plusieurs voyages, très importants pour lui, car ils lui permettront de découvrir des peintres peu connus en Allemagne.

 

 

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 Paul Klee

 

 

Toujours en 1901, fiançailles officielles avec Lily.

 

1902. De retour à Berne, il réside à nouveau chez ses parents.

 

 

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Paul Klee

 

1903. Klee retrouve sa place à l'Orchestre Municipal.

 

En 1906, Klee épouse Lily Stumpf, pianiste de son état. Ils auront en 1907 un fils prénommé Félix, dont nous aurons probablement l'occasion de reparler dans un autre article.

 

C'est à Munich que Klee va découvrir Van Gogh et surtout Cézanne dont les théories vont le marquer profondément.

 

 

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Paul Klee

 

En 1911, Klee va entretenir des relations avec le groupe Der Blaue Reiter ( le Cavalier Bleu); il deviendra très ami avec les principaux peintres du groupe : Wassily Kandinsky, Franz Marc, August Macke, Alexej Von Jawlensky. Il fera aussi la connaissance de Jean Arp.

 

 

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Paul Klee - Adam et petite Eve

 

1914. Première Guerre mondiale, son ami Franz Marc est tué à Verdun le 4 mars 1916 ; le 11, Klee est mobilisé. Grâce aux relations de son père, il restera toujours loin du front. Il est affecté à la réserve territoriale et envoyé dans une école d'aviation où son travail consiste à peindre des fuselages d'avion et de temps à autre à accompagner des convois vers Cambrai et Saint-Quentin. Klee continue de dessiner et peindre.

 

 

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Paul Klee

  

 En 1918, Klee commence à être connu de quelques spécialistes de l'Art Moderne. Deux ans plus tard, Walter Gropius, qui vient de fonder le célèbre Bauhaus, lui demande de venir à Weimar en tant que professeur.

 

 

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Paul Klee

 

En 1921, Klee s'installe au Bauhaus. Il va donner des cours de peinture, se partageant la tâche avec son illustre confrère Kandinsky.

 

 

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Paul Klee

 

C'est à Weimar que Klee va écrire sa Théorie de l'Art Moderne, ouvrage dont on ne saurait trop recommander la lecture à tout étudiant en peinture.

 

1924. Le Bauhaus de Weimar étant considéré comme non rentable est transféré à Dessau. Le nouveau bâtiment sera inauguré en 1926.

 

 

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  Le Bauhaus de Dessau

 

1925/26. Klee voyage, expositions, Paris (galerie Pierre), Berlin, New York…

 

 1931. Après le départ de Walter Gropius, le Bauhaus prend une orientation très différente, mettant en avant l'architecture et ce qu'aujourd'hui, on appellerait le design et reléguant la peinture au second plan.

Klee donne sa démission, il est nommé professeur à l'Ecole des Beaux-ts de Düsseldorf.

 

 

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Paul Klee

 

 

Avec la montée du nazisme, Klee doit quitter Düsseldorf, accusé de “bolchevisme culturel”. Il retourne à Berne en 1933.

 

 

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Paul Klee

 

Il expose de plus en plus ; en 1935 commencent à se manifester les premiers symptômes de sclérodermie, maladie auto-immune qui peut se localiser sur différents organes, cœur, poumons, reins et généralement provoque d’abord des anomalies au niveau de la peau ; maladie difficile à diagnostiquer et à soigner, surtout à cette époque-là.

 

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Paul Klee

 

1937. 102 œuvres de Klee appartenant à des collections allemandes sont confisquées par les nazis. 17 seront présentées à l'exposition des "arts dégénérés" à Munich avec la mention : "peinture d'un schizophrène".

 

 

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Paul Klee

 

Depuis longtemps, Paul Klee souhaite obtenir la nationalité suisse qui ne lui sera accordée, ironie du sort, que le lendemain de sa mort !

 

 

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Paul Klee

 

 

 Le 9 juin, 1940 à sept heures du matin, Paul Klee transite vers un autre monde, celui dont il avait  rêvé. Sur sa tombe figure cette épitaphe extraite de son journal : 

 

"En ce monde, nul ne peut me saisir, car je demeure aussi bien chez les morts que chez ceux qui ne sont pas nés. Un peu plus près du cœur de la création qu'il n'est d'usage.    Et pourtant encore bien trop loin".

 

Toute sa vie ,Klee sera obsédée par l’idée de la mort, toute sa vie il ressassera les questions fondamentales sur l’existence, celles que tout artiste digne de ce nom est amené à se poser, cela apparaîtra en filigrane dans de nombreuses œuvres.

 

 

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Paul Klee

 

Klee est un peintre inclassable, ce qui à mon avis est une preuve de qualité. Il n'appartient à aucun mouvement, passant de l’abstraction à l’expressionnisme, parfois ayant des tendances surréalistes pour revenir à de l’abstraction géométrique (voir les carrés magiques). Il a participé à la première exposition du  groupe surréaliste en 1925 , mais il n’a  jamais adhéré au mouvement surréaliste ; durant toute son existence, il sera un homme libre, un libre-penseur comme on le disait si bien à l’époque.

 

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Paul Klee - Chat et oiseau

 

Klee peint généralement de petits tableaux, il utilise toutes sortes de techniques, fréquemment l’aquarelle, mais aussi des techniques mixtes.

 

C'est autant un poète qu'un peintre, sa peinture a quelque chose à voir avec celle des enfants. Elle est très “littéraire”.    Paul Klee, qui était un grand ami des chats, était un peu comme eux, rêveur et philosophe.

 

 

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 Paul Klee

 

Soixante-cinq ans après sa mort, le 20 juin 2005, le Zentrum Paul Klee ouvre ses portes à Berne.

Il s'agit d'une institution culturelle entièrement dédiée à l'œuvre du peintre "suisse" Paul Klee.

 

 

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Zentrum Paul Klee

 

Klee a été très prolifique, l'ensemble de son œuvre doit approcher 10.000 pièces, souvent de petite taille (peintures, dessins, gravures). Le Zentrum en possède environ 4.000, sans compter tous les documents, écrits, les marionnettes destinées au guignol qu'il avait fait pour son fils, etc. C'est sans doute la plus grande collection consacrée à un artiste réunie en un même lieu.

Bien entendu, la musique y a sa place, salle de concert, ateliers musicaux, etc.

 

Si vous passez du côté de Berne, vous savez ce qu'il vous reste à faire….

 

 

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Paul Klee

 

 

 

 

LIEN

 

 

      Sur ce blog:   L’art dégénéré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Peinture BMC

 

 

Georges Braque
 

“On s'est dit avec Picasso pendant ces années-là des choses que personne ne dira plus, des choses que personne ne saurait plus se dire, que personne ne pourrait plus comprendre.”
                                                                         G. Braque
 



1882 -13 mai naissance à Argenteuil sur Seine –
Dans la famille Braque, on est peintre en bâtiments de père en fils.

1893 la famille s’installe au Havre.

En 1899, Georges entre comme apprenti chez son père Charles

1900 -  Braque s’installe à Paris, il continue son apprentissage chez un décorateur du nom de Laberthe. Il rencontre Othon Friesz et Raoul Dufy. Il commence à peindre, suit des cours à l’atelier municipal des Batignolles.

1902- De retour de son service militaire, il décide de se consacrer totalement à la peinture. Il s’installe rue Lepic et s’inscrit à l’Académie Humbert où il rencontre Picabia et Marie Laurencin.

1904 - Braque se cherche encore il  peint des tableaux néo- impressionnistes. Un an plus tard il découvre au salon des indépendants “La cage aux fauves” : Derain, Matisse et les autres.

1906 - Braque expose 7 tableaux au Salon des Indépendants. Les tableaux en question seront tous détruits par la suite par son auteur.

1906 toujours, voyage avec Othon Friesz à Anvers, peinture fauve.

1907 - Au Salon des Indépendants Braques expose les peintures qu’il a faites à l’Estaque, près de Marseille. Sans doute une sorte d’hommage à Cézanne dont on se souvient que ce lieu lui était très cher. Toutes ces peintures seront vendues.

 C’est en 1907 que Braque rencontre Picasso, rencontre qui va être décisive pour l’art moderne. Vous vous souvenez de ce que dit Braque la première fois qu’il voit “Les Demoiselles d’Avignon” :  “C’est comme si tu voulais nous donner à boire du pétrole pour cracher du feu”.

1907 - Cézanne est enfin reconnu, même si sa peinture fait encore scandale, une exposition lui est consacrée à Paris chez Bernheim-Jeune.
C’est vers 1907-1908 que vont naître les premières peintures cubistes, le terme cubiste n’existe pas encore. Les couleurs sont réduites au minimum, l’artiste peint presque en camaïeu, du brun au gris. La leçon de Cézanne appliquée à la lettre.
L’artiste s’ingénie à “décomposer” l’objet pour le représenter à la fois sous tous ses angles à la façon d’un kaléidoscope. On va voir un nez de profil dans un visage vu de face, un nez est plus vrai ainsi, un visage aussi.
Compte tenu de leur travail les « cubistes » vont de plus en plus s’intéresser à la nature morte, les objets se prêtant beaucoup mieux que les paysages à leurs recherches.
Braque présente ses tableaux au Salon d’Automne, ils sont tous refusés, sauf un qu’il retire immédiatement en guise de protestation.

En  1908 - C’est là que va intervenir le célèbre marchand Daniel-Henry Kahnweiler. Il organise une exposition Braque. Guillaume Apollinaire rédige la préface du catalogue, c’est à cette occasion que Louis Vauxelles parle d’un  amoncellement de petits cubes. Celui qui, par dérision, avait donné son nom au fauvisme va ainsi baptiser cette nouvelle école. À partir de maintenant tout le monde ne  parlera plus que de cubisme.

1909 C’est le début de l’amitié entre Braque et Picasso.
Braque, qui connaît par cœur les astuces du trompe l’œil (enseignée par son père), va apprendre à Picasso les techniques de faux marbres. Ensemble ils vont échafauder la théorie du cubisme. Gris a eu une grande importance dans cette école, mais, je ne sais pour quelle raison, Braque refusait d’exposer ses tableaux à côté de ceux de Gris … Quant à Picasso, il voyait en lui un concurrent qui risquait fort de lui faire de l’ombre et ça, Picasso ne supportait pas. Plus tard Picasso parlant de Braque dira : “Braque, c’est ma femme”. Dans la bouche de l’illustre matcho, on comprend très bien ce que cela veut dire.

En 1911 Braque retrouve Picasso à Céret, ils travaillent ensemble, leurs peintures sont très proches. Il est assez difficile pour un néophyte d’en reconnaître l’auteur. La plupart du temps, les œuvres sont signées au dos, ce qui ne facilite pas l’authentification.

C’est en 1911 qu’apparaissent les premiers objets directement collés sur la toile, il peint des lettres, des chiffres au pochoir. En cela il sera imité par Picasso.

En 1912 Braque et Picasso se rendent ensemble au Havre. On se souvient des peintures réalisées par Picasso lors de ce voyage.

Braque après avoir utilisé le peigne à peindre utilisé par les décorateurs, va maintenant coller directement sur la toile des papiers peints, des journaux. À cette même époque Braque, qui cherche toujours à innover et créer de nouvelles matières, mélange à sa peinture, cendre de cigarettes, sciure de bois et un peu tout ce qui lui tombe sous la main.
1914 - Braque et son ami Derain sont mobilisés. Braque est très vite remarqué pour son courage et sa bravoure, cela lui vaudra d’être nommé lieutenant. En 1915, il est grièvement blessé à la tête, cela lui vaudra d’être trépané. Il ne pourra pas repeindre avant  1917.
 
1915 - C’est maintenant Léonce Rosenberg qui devient le marchand de Braque.

Braque ne voit plus beaucoup Picasso, ils vont à compter de maintenant cheminer chacun de leur côté en s’intéressant toujours au travail de l’autre.

1921 – Kahnweiler, de nationalité allemande, se voit  saisir sa collection qui sera vendue aux enchères. De nombreux tableaux de Braque feront partie de cette triste vente.

1922 – Le Salon d’Automne rend hommage à Braque. La même année Braque s’installe à Montparnasse, c’est une période très productive.

1925 – Braque se fait construire une maison, près du parc Montsouris, c’est avec le célèbre architecte Benjamin Perret qu’il en fait les plans.

Braque, qui n’a jamais eu de grosses difficultés sur le plan matériel, gagne maintenant très bien sa vie. Comme il est resté fidèle à sa Normandie natale, il va aménager une maison à Varengeville, où plus tard il réalisera les vitraux de l’église.

Durant l’occupation allemande Braque continue à peindre, ses sujets sont influencés par  les restrictions du moment. Un morceau de pain, des poissons, c’est malgré tout une période de grande production.

De 1936 à 1945, les expositions Braque se succèdent dans le monde entier. Paris, Bruxelles, Washington, Chicago, Amsterdam etc.

En 1944 il obtient le grand prix de peinture de la Biennale de Venise.

 En 1945 Braque atteint d’une grave maladie s’arrête de peindre durant plusieurs mois.

En 1947 ce sera un tournant très important pour Braque, Aimé Maeght devient son marchand, c’est le début d’une très longue amitié qui durera jusqu'à sa mort.

De 1949 à 1956 – Ce sera une période très féconde où Braque va peindre “Les Ateliers”, à mon avis une des meilleures périodes. C’est l’aboutissement du travail de toute une vie.

1953 – Georges Salles, directeur des Musées de France demande à Braque de décorer le plafond de la salle Henri II du Musée du Louvre. C’est la première fois qu’un peintre entre de son vivant au Louvre.

1961 - Importante exposition dans la galerie Mollien au Musée du Louvre.
Braque est de plus en plus malade ; avec l’aide de son ami Heger de Lœwenfeld il va créer des bijoux le plus souvent inspirés de ses gravures. La première bague réalisée sera offerte à Madame Braque pour son anniversaire en 1962.

Braque est pour moi le représentant de la peinture française. Il est l’héritier de Chardin, de Poussin, de Le Nain. Il y a dans son œuvre un côté philosophique, je dirai presque zen. Braque était un ouvrier qui, à la façon d’un compagnon, a passé sa vie à construire son chef-d’œuvre.  C’est l’antithèse de Picasso ; chez Braque tout est équilibre, harmonie, raison, sa peinture ne dérange pas, elle apaise. Chez Braque c’est la révolution tranquille. Mais il s’agit bien d’une révolution.  Derrière des apparences de grand sage Braque était bien un homme révolté, même si ça ne se voyait pas toujours dans son attitude.
Chez Picasso, sa peinture agresse, la violence est partout, au niveau des couleurs, des formes, des sujets. Picasso peint dix tableaux par jour, Braque met huit ans à terminer le billard.
Rien d’étonnant à ce que ces deux artistes aient travaillé ensemble, étant donné leur complémentarité.

Le 31 août 1963 Georges Braque tire son ultime révérence.

Ce n’est pas souvent le cas, pour une fois un peintre a droit à des funérailles nationales. André Malraux prononcera l’éloge funèbre reproduit plus bas.

Il est difficile de ne pas penser à ce que sera quelques années plus tard l’enterrement à la sauvette de Pablo Picasso.


 
A la mémoire de Georges Braque

 


Hommage du Gouvernement par Monsieur André Malraux, ministre d'Etat, chargé des affaires culturelles
 
Colonnade du Louvre, le 3 septembre 1963
 

Avant que Georges Braque ne repose dans le petit cimetière normand qu'il a choisi, j'apporte ici l'hommage solennel de la France.

Vous avez reconnu, Madame, la musique que vous venez d'entendre, avant ces cloches qui sonnaient jadis pour les rois : c'est la Marche Funèbre pour la Mort d'un héros. Jamais un pays moderne n'a rendu à un de ses peintres morts un hommage de cette nature. L'histoire de la peinture qui trouve dans l'oeuvre de Braque un accomplissement magistral a été une longue histoire de dédains, de misère et de désespoir. Et jusque par sa mort, Braque semble assurer la revanche des pauvres obsèques de Modigliani, du sinistre enterrement de Van Gogh ?... Et puisque tous les Français savent qu'il y a une part de l'honneur de la France qui s'appelle Victor Hugo, il est bon de leur dire qu'il y a une part de l'honneur de la France qui s'appelle Braque - parce que l'honneur d'un pays est fait aussi de ce qu'il donne au monde.

Ses tableaux se trouvaient dans tous les grands musées, et plus de cent mille Japonais, à Tokyo, s'étaient rendus à son exposition comme à un pèlerinage. Dans son atelier, qui n'avait connu d'autre passion que la peinture, la gloire était entrée mais s'était assise à l'écart, sans déranger une couleur, une ligne, ni même un meuble. Silencieuse et immobile comme les oiseaux blancs qui depuis sa vieillesse avaient apparu sur ses toiles. Il était devenu l'un des plus grands peintres du siècle.

Mais notre admiration ne tient pas seulement à ce génie pacifié que connaissent tant de maîtres à l'approche de la nuit. Elle tient aussi au lien de ce génie avec la révolution picturale la plus importante du siècle, au rôle décisif joué par Braque dans la destruction de l'imitation des objets et des spectacles. Et sans doute le caractère le plus pénétrant de son art est-il de joindre, à une liberté éclatante et proclamée, une domination des moyens de cette liberté, sans égale dans la peinture contemporaine.

De plus, en nous révélant, avec une puissance contagieuse, la liberté de la peinture, Braque et ses amis de 1910 nous révélaient aussi tout l'art du passé rebelle à l'illusion depuis notre peinture romane jusqu'au fond des siècles : patiemment ou rageusement penchés sur leurs tableaux insultés. Ces peintres ressuscitaient pour nous tout le passé du monde...

Enfin, ces tableaux exprimaient la France à l'égal de ceux de Corot - mais plus mystérieusement, car Corot, lui, l'avait beaucoup représentée. Braque l'exprimait avec une force de symbole si grande qu'il est aussi légitime chez lui au Louvre, que l'ange de Reims dans sa cathédrale. Samedi, nous avons retrouvé une tristesse très lointaine mais bien connue; celle qui nous avait saisis naguère quand nous avions entendu : "Debussy est mort".

Demain matin, Madame, que l'on dise aux marins et aux cultivateurs de Varangeville, qui aimaient Georges Braque, évidemment sans comprendre son art : "Hier, quand il était devant le palais des rois et le premier musée du monde, il y avait dans la nuit pluvieuse une voix indistincte qui disait merci ; et une main très simple, une main usée de paysanne, qui était la main de la France, et qui se levait une dernière fois dans la nuit pour caresser doucement ses cheveux blancs".


   

 
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Depuis la nuit des temps, on rapporte des témoignages d'étranges pluies d'objets ou d'êtres vivants venus du ciel.
Un pluie de cailles déjà, dans l'Ancien Testament, juste avant l'apparition de la manne.
Et ça continue...
Evidement, les "explications" sont allées bon train de la "grenouille générée spontanément (sans parents) venue de nulle part et transportée par la pluie" aux œufs de grenouille qui montent dans les nuages par la force de l'évaporation des eaux, où ils éclosent, avant de redescendre sur terre dans l'averse...
Pluies de sang survenues après des batailles, attribuées aux vapeurs sanglantes des morts, allant se condenser dans les nuages...

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Aujourd'hui, entre les explications scientifiques : vents tourbillonnant au sol qui capturent animaux et poissons qui ensuite, transportés par des trombes, seraient relâchés plus loin , on entend un certain nombre d'élucubrations qui vont du châtiment céleste (pluies de pierres) au cadeau tombé du ciel.. pour peu qu'il soit comestible !
Les E.T ne sont pas de reste ! D'aucuns prétendent que ces visiteurs venus d'ailleurs rejettent la nourriture en excédent au moment de repartir chez eux !
Un certain Charles Fort a même échafaudé une théorie impliquant une "mer supérieure des Sargasses" sise.. quelque part là-haut.. qui aspirerait la matière de la terre et la recracherait de temps à autre...

 

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Charles Fort devant le jeu d'échecs de son invention
 
Il n'en reste pas moins qu'on constate des choses curieuses : en général, une seule espèce animale va tomber, le plus souvent les individus sont vivants et aucun autre animal d'une autre espèce ne va l'accompagner, pas plus que des détritus de toutes sortes..

Portrait croquignolet de l'étrange et attachant monsieur Fort (emprunté au "Matin des magiciens" de Louis Pauwels et Jacques Bergier)

"Il y avait à New-York, l'an 1910, dans un petit appartement bourgeois du Bronx, un bonhomme ni jeune ni vieux, qui ressemblait à un phoque timide".
Ancien journaliste et embaumeur de papillons, le hobby du monsieur  était d'accumuler des notes sur des évènements invraisemblables et pourtant établis, allant des pluies rouges, ou de boue, de flocons de neige gros comme comme des soucoupes, pluies de grenouilles.. jusqu'aux boules de feu, traces d'animal fabuleux, disques volants, engins dans le ciel, étranges disparitions...

C'est ainsi qu'il collecta 25 000 notes qu'il rangea consciencieusement dans des boîtes en carton et entretint avec elles un étrange rapport. En parlant de ses notes, il en disait "Petites putains, nabots, bossus, bouffons, et pourtant leur défilé chez moi aura l'impressionnante solidité des choses qui passent, et passent, et ne cessent de passer..."

Puis, quand il était fatigué de s'occuper de ce qu'il appelait son "sanatorium des coïncidences exagérées"... "il se délassait l'esprit en jouant tout seul d'interminables parties de super-échecs sur un échiquier de son invention qui comportait 1 600 cases."

 Cependant, s'apercevant que son pauvre labeur solitaire ne le mènerait pas loin.. il brûla toutes ses boîtes et entreprit d'œuvrer à une encyclopédie des faits exclus.
"Il se mit donc en devoir d'apprendre tous les arts et toutes les sciences", devint un rat de bibliothèque, se mit en rapport épistolaire avec les plus grandes bibliothèques du monde.
Puis alors seulement, il reprit ses recherches sur les faits rejetés, en les passant au cribles de ses connaissances.
Pour lui, l'important était de consigner les faits, même ridicules, même aberrants, puis seulement après les expliquer.. si possible. Ne rien exclure !
 
"Je ne crois pas faire une idole de l'absurde. Je pense que, dans les premiers tâtonnements, il n'y a pas moyen de savoir ce qui sera par la suite acceptable. Si l'un des pionniers de la zoologie (qui est à refaire) entendait parler d'oiseaux qui poussent sur les arbres, il devrait signalre avoir entendu parler d'oiseaux qui poussent sur les arbres. Puis il devrait s'occuper, mais seulement alors, de passer les données de cela au crible."
 
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Il publia son premier ouvrage "Le livre des damnés" en 1919, qui produisit une révolution dans les milieux intellectuels. "Avant les premières manifestations du dadaïsme et du surréalisme, Charles Fort introduisait dans la science ce que Tzara, Breton et leurs disciples allaient introduire dans les arts et la littérature :  le refus flamboyant de jouer à un jeu où tout le monde triche, la furieuse affirmation "qu'il y a autre chose". Un énorme effort, non peut-être pour penser le réel sans sa totalité, mais pour empêcher que le réel soit pensé de façon faussement cohérente. Une rupture essentielle."

Cependant, Charles Fort n'est pas un naïf, il ne croit pas tout... Simplement il s'insurge contre cette habitude qui consiste à nier a priori ce qu'on ne comprend pas.
Pour ce faire, il donne des coups de poing dans l'édifice et y va allègrement dans l'humour. Avec lui, tout est possible.

Ainsi, il échafaude une théorie relative aux pluies d'objets et animaux divers et variés : "Les objets soulevés par les ouragans peuvent re entrés dans une zone de suspension siée au-dessus  la terre, flotter l'un près de l'autre longuement, tomber enin.."
Une "super-mer des Sargasses"...
 
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Quelques exemples de ce qui risque de vous tomber sur la tête:



Pluies d'animaux :

- de souris en Norvège en 1578
- de poissons-chats à Singapour en 1861
- de varans en 1870
- de serpents à Memphis en 1877
- de fourmis à Nancy en 1887
- une carpe congelée dans un bloc de glace à Essen  
 (Allemagne) en 1896
- de grenouilles à Minneapolis en 1901
- d'un singe en 1956
- de crevettes en Australie en 1978
- d'une étoile de mer dans le Minnesota en 1985
- de sardines dans le Queensland en 1989
- de poissons à Yarmouth (Angleterre) en 2000
- de poissons à Korona (Grèce) en 2002


Pluies d'objets divers :

- de noisettes à Dublin en 1867
- de morceaux de viande dans le Kentucky en 1876
- de foin à Aarau (Suisse) en 1883
- de soufre à Fontainebleau en 1887
- d'encre au Cap de Bonne Espérance en 1888
- de monnaie à Gorgy (Russie) en 1940
- de lance de glace près de Dusselforf (Allemagne) en 1951
- de clous dans le New Jersey en 1955
- de pêches en Louisiane  en 1961
- de chair et de sang en 1968
- de haricots africains au Brésil en 1971
- de graines de moutarde et de cresson à Southampton en 1979


Pluies de cheveux d'ange :

Les cheveux d'ange sont une sorte de filaments blancs qui se désagrègent rapidement à l'air libre (seul moyen de les conserver : les mettre au frais? Je vous dis ça au cas où !). L'hypothèse avancée est qu'il s'agirait de fils d'araignées aéronautes. La dernière pluie en date (celle de Sonora) a permis des analyses qui ont révélé une nature organique, stérile, fibreuse et légèrement radioactive.
A noter également que  souvent (pas toujours), on rapporte des observations d'Ovnis concomitantes.
- Japon en 679, en 1477, en 1596, en 1650
- Nuremberg (Allemagne) en 1665
- Japon en 1702 et 1724
- Grande-Bretagne en 1741
- etc..etc.. (ça tombe beaucoup au Japon, on dirait..)
- Fatima (Portugal) en 1917
- Gaillac (France) en 1952
- Oloron (France) en 1952
- Moscou en 1953
- Marysville en 1954
- Sonora en 1976


Pluies de sang  (algues? champignons microscopiques ?)

- Paris en 582
- Tours en 754
- Lisbonne en 1551
- Aix, Nice, Toulon en 1608
- Chatillon-sur-Seine en 1669
- Italie en 1744 et 1813
- Hollande en 1819
- Djebel-Sekra (Maroc) en 1880
- Limoges en 1884
- Indochine en 1887
- Sicile en 1901
- Ohio en 1955
- Kerala (Inde) en 2001
 
 ✵✵✵✵✵✵
 
 
 

 

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Voyage au pays de l’Art brut
 
“Je suis capable de faire des choses que tout le monde ne peut faire, par conséquent, il m’est difficile de faire ce que tout le monde peut faire.”

                           Gaston Chaissac                                      

J’adore la peinture de Gaston Chaissac, mais plus encore, c’est l’homme qui m’est cher. Aussi, dans mon musée imaginaire a-t-il une place de choix.
 
Gaston Chaissac – 1910-1964.

 
- 1910, naissance à Avallon - Très jeune, abandonné par son père, il est amené à pratiquer toutes sortes de petits métiers : apprenti marmiton, commis dans une quincaillerie, puis cordonnier;
- 1936, c’est en tant que cordonnier qu’il s’installe à Paris. Il loge chez son frère, dans le même immeuble que les peintres Otto Freundlich et sa femme Kosnick-Kloss. Ceux-ci se lient d’amitié avec le jeune Gaston (26 ans), en qui ils découvrent une véritable sensibilité artistique.
Aussi l’encouragent-ils à dessiner et à peindre;

 

- 1938-1942, atteint de tuberculose, Chaissac erre de sana en sana. Bien entendu, il continue à dessiner et peindre des gouaches;

 

- 1942, Gaston Chaissac épouse Camille Guibert, institutrice de son état. Ils s’installent dans un petit village de Vendée, Sainte-Florence de l’Oie. A partir de ce moment, il va pouvoir se consacrer totalement à son art.

Gastounet (c’est ainsi qu’il se nommait) va beaucoup produire. Il crée avec tout et n’importe quoi… racines d’arbres, vaisselle cassée, vieux four, morceaux de papier peint, vieille passoire… que sais-je ?

 

Durant plusieurs années, il entretiendra des relations épistolaires avec, bien entendu Otto Frundlich, mais aussi avec Jean Paulhan, Raymond Queneau et surtout Jean Dubuffet.
Dès que lui venait une idée, il se dépéchait de la coucher sur le papier et dans l’instant-même allait la poster. Rentrant à la maison, lui venait une autre idée. Il l’écrivait. Retournait à la boîte-aux-lettres poster son deuxième courrier. Et le troisième ne tardait pas à suivre… C’est ce qu’on appelle “avoir de la suite dans les idées” !

 Il lui arrivait aussi de relever des adresses dans l’annuaire du téléphone et d’écrire à des inconnus…
Il est très difficile de parler d’un personnage aussi complexe. Sa peinture avait sans doute quelque chose à voir avec l’écriture automatique, chère aux dadaïstes. C’était un peu le même principe, adapté à l’art pictural. En tous cas, rien à voir avec l’art naïf (on est prié de ne pas confondre).

1949, Dans le cadre d’une expo consacrée à l’art brut (galerie Drouin) et grâce à Dubuffet, il expose un tableau;

-1961, une fois encore, c’est Iris Cler qui va le “découvrir” et organiser une exposition dans sa galerie – expo qui passera inaperçue, en dehors de quelques rares initiés;
-1962, moi aussi, je découvre Gaston !

-1964, mort de Gaston Chaissac, à l’âge de 54 ans;

-1964, exposition à New-York.

Il faudra attendre 1973 pour que le musée national d’Art Moderne organise une rétrospective qui permettra au grand public de découvrir enfin Chaissac.
Comme vous avez – semble-t-il – eu le courage de lire cet article jusqu’ici, vous avez droit à une récompense !
Voici quelques textes écrits par ce cher Gastounet :
 
Décembre 1946. Lettre à Jean Dubuffet.
 
“Je ne suis pas allé chez le coiffeur depuis août dernier. Les coiffeurs nous abiment. Ils manquent d’adresse (c’est-à-dire de maladresse). Ils ne savent jamais faire une coupe de cheveux qui fait tête de romanichel. Je préfère passer entre les mains des apprentis coiffeurs qui, au moins, font des coupes de cheveux inédites, mais leurs patrons ont la marotte de retoucher à leur travail quand il est particulièrement intéressant. Ils gâchent tout.”


12 mai 1947. Lettre à Jean Dubuffet.

“Quand vous viendrez me voir, je vous montrerai mes meilleurs tableaux. Il y a “l’homme au nœud papillon” sur lequel j’ai écrit ceci : “Votez pour les amateurs d’Art Moderne, ils ne sont pas bornés.
Puis il sortit en fermant la porte sans bruit et grimpa dans la vallée à la rencontre d’une demoiselle créée de toutes pièces…
L’homme au nœud papillon bifurqua et traça un impeccable angle droit. Plusieurs géomètres arrivèrent peu après et l’un d’entre eux, qui était un très grand, copia cet angle droit.”

 
 
“J’ai beau être parvenu à brilloter avec mes brimborions qui pourtant ne doivent pas valoir un trio de brévicaudes mangeables et j’ai beau être aussi battologue que possible, on me prend volontiers pour bachacon. Et des barguigneurs venus regarder ma peinture l’ont traitée de batifolage et moi de batifoleur..”


Et sur la façon de peindre :

“Je suis en train de peindre un tableau au dos d’un autre. Et de faire des masques polychromes avec de vieux ustensiles. Donc, ce matin de bonne heure, avec un gros marteau je martelais d’importance. Ces pauvres restes d’une bassine qui a rompu à l’endroit des soudures, j’ai songé une seconde à en coudre les morceaux au fil de fer pour les assembler, mais réfelxion faite, je les ai cloués sur une planche; j’aime mieux peindre sur toile que sur la tôle tarabiscotée de mes vieilles bassines, c’est plus facile.”


“… Et comme je ne pouvais dessiner les objets que de façon raide avec mon dessin sommaire, j’accentuais à l’occasion ma maladresse, m’étant aperçu que plus mon dessin était mal foutu, moins il avait cette raideur de l’apprenti dessinateur.”



Allez, une dernière pour la route :

“La vie est quand même belle en cette saison désastreuse où tant de choses tournent en eau de boudin et la joie perd de son entrain. Mais le dindon de la farce lui-même fait don de sa personne d’un cœur qui se donne et la mer, si elle n’est pas prise à rebrousse-poil, fond de tendresse dans les bras de son pierrot dont elle est le plus vaste miroir et l’on en parle au lavoir, au salon, à l’abreuvoir.
Et que d’encre elle fait couler pour ancrer dans les cervelles l’air de chemise de la fleur des lumières.
Les lauriers sont coupés, il faut les ramasser ou les laisser pourrir sur place jusqu’à ce que la glace se rompe sous les pas du lézard réveillé par le froid.”

 

 


 
B.M.C. - Les hommaginaires - Gaston Chaissac
Peint sur bâche - ( 200 x 250 cm.)


 
CHUT.….. au paradis des peintres, un ange coupe les cheveux de Gaston :

- “Comment je vous les coupe ?”
- “A la romanichel…”



 
 
*****

 
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Tous les jours vont à la mort; le dernier y arrive.”

                        Montaigne



 

 

B.M.C.  -  La mort qui joue faux
 
Que vient faire la camarde dans mon panthéon pictural ?

Je pourrais certainement me passer de ce personnage apparemment pas très sympathique… Mais si elle apparaît de façon récurrente dans mon travail, c’est parce qu’elle est bien présente dans mon esprit. Et après tout, quoi de plus normal ? La vie n’a de valeur que par rapport à la mort . Le temps qui passe – symbolisé par le sablier -  nous rappelle à son bon souvenir : on a beau “freiner à mort”, l’échéance est inévitable.
 
 

 
B.M.C.  -  Vanité
 
Sans doute par superstition, beaucoup d’artistes font l’impasse sur le sujet….
 

 
B.M.C.   -   Mort-bide
 
Je n’ai jamais pu peindre la mort sans une pointe d’ironie.
La mort-bide représente à la fois la mort mais aussi la renaissance dont elle est indissociable..
 
 

 

B.M.C.  -  La dernière bataille

 
Un chose est certaine : les amateurs d’art n’aiment pas beaucoup qu’on aborde ce sujet…

Souvenez-vous dans le roman de Zola “L’oeuvre” où Claude Lantier (qui n’était jamais qu’une caricature de Cézanne) présente au Salon un tableau figurant un enfant sur son lit de mort. De la part de Zola, c’était gonflé. Montrer la mort dans une peinture allégorique par le biais d'une quelconque bataille, passe encore… mais là, c’était trop ! On comprend alors que Cézanne n’ait pas apprécié et se soit fâché avec l’Emile…
 

 

B.M.C.  -   Mort au bilboquet
 
Pour moi, peindre la mort, c’est aussi lui faire un pied de nez. C’est la regarder en face. C’est apprendre à ne pas en avoir peur.. pas seulement de l’image, mais aussi de son inéluctable et fatale réalité.

Après tout, on peut aussi mourir de rire ! Et mourir en souriant, c’est encore mieux.
 
 

 

Aficion  -  Photo B.M.C.







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Dans la nuit du 12 au 13 mai, Robert Rauschenberg est mort, à l’âge de 82 ans.

Je lui avais rendu un hommage tout particulier dans un article du 20 février 2008. Pour ceux qui ne connaissent pas cet immense artiste voici le lien de l’article.


 
Robert Rauschenberg par BMC


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Epitaphes et mots à propos de la mort :

 

 

 
 Ci-gît ma femme...oh ! qu'elle est bien, Pour son repos et pour le mien.
     [Du Lorens]

Epitaphe. Inscription sur une tombe, démontrant que les vertus acquises par le trépas ont un effet rétroactif.
     [Ambrose Bierce]

O vains espoirs, telle est la pire des épreuves : porter le poids de ses propres souhaits.
     [Anonyme] [+]

Extrait de Epitaphe romaine

Ce que vous êtes, Nous l'étions, Ce que nous sommes, Vous le deviendrez.
     [Anonyme]

 Si la mort n'est pensable ni avant, ni pendant, ni après, quand pourrons-nous la penser ?
     [Vladimir Jankélévitch]

Une heure après la mort, notre âme évanouie Sera ce qu'elle était une heure avant la vie.
     [Savinien Cyrano de Bergerac]

 Mort, la seule de mes aventures que je ne commenterai pas.
     [François Mauriac]

On est à l'enterrement d'un ami. Que le soleil brille et qu'un oiseau chante et l'on s'aperçoit, avec horreur, qu'on est heureux.
     [Iouri Tynianov]

La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
     [Montaigne]

On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d'âme.
     [Marcel Jouhandeau]

Crois-tu que la vie soit un passage d'une mort à l'autre ? Faut-il vraiment transiter par tant de morts pour arriver à vivre ?
     [Fernand Ouellette]

Après la mort, il n'y a rien, et la mort elle-même n'est rien.
     [Sénèque]

La mort ferme les yeux des morts et ouvre ceux des survivants.
     [Gilbert Cesbron]

La mort, c'est un peu comme une connerie. Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort. Ce sont les autres qui sont tristes. Le con, c'est pareil.
     [Philippe Geluck]

Il y a plus de morts que de vivants, ce sont les morts qui dirigent les vivants.
     [Auguste Comte]

Suicidez-vous jeune, vous profiterez de la mort.
     [Pierre Desproges]

 La mort est fin et principe de vie.
     [Clément Marot]

 La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
     [Jules Renard]

La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique.
     [Joseph Staline]

La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
     [Michel Foucault]

Puisque la mort est la paix éternelle, si tu veux la paix, fais le mort.
     [Jean L'Anselme]

La vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort.
     [Xavier Bichat]

Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre.
     [Georges Duhamel]

La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
     [Gaston Bachelard]

On ne devrait jamais condamner un homme à mort parce que nous ne savons pas ce qu'est la mort.
     [Julien Green]

La mort est un état de non-existence. Ce qui n'est pas n'existe pas. Donc la mort n'existe pas.
     [Woody Allen]

La vie est l'attente de la mort.
     [Alcuin]

 Quand on est mort, c'est pour longtemps.
     [Eugène Chavette]

La mort est un manque de savoir-vivre.
     [Alphonse Allais]

 

Mathurin REGNIER (1573-1613)
Epitaphe
J'ai vécu sans nul pensement,
Me laissant aller doucement
A la bonne loi naturelle,
Et si m'étonne fort pourquoi
La mort daigna songer à moi,
Qui n'ai daigné penser à elle.

Alphonse Allais (1854-1905)
Ci-gît Allais.
Sans retour

Épitaphe anonyme :
Je vous l'avais bien dit que j'étais malade.

 

 
Leurs derniers mots :

 



Paul Léautaud
"Maintenant, foutez-moi la paix !"


Berlioz
"Ah quel talent je vais avoir demain !"
Un moment plus tard :
"Enfin ! on va maintenant jouer ma musique !"


Henri Michaux
"Ce n'est pas le moment de lâcher ses draps..."


Guillaume Appollinaire
"Je veux vivre ! J'ai tout à faire !"


Louis Aragon
"Je fais ce que je peux..."


Charles Baudelaire
"Non ! Crénom !"


Beethoven
"N'est-ce pas, Humel, que j'avais du talent ?"


Bergson
"L'univers est une machine à faire des dieux..."


Bernardin de Saint Pierre
"Je sens que je quitte la terre et non la vie !"


Simon Bolivar
"Nom de Dieu ! Comment sortir de ce labyrinthe ?"


Littré
"Je m'en vais ou je m'en vas, l'un ou l'autre se dit ou l'un ou l'autre se disent"


Brahms
(après un verre de vin)
"Ah ! c'est bon !"


Bruno Giordano
"Plus on est intelligent, plus on est couillonné"


Sébastien Chamfort
(refusant l'extrême-onction)
"Je vais faire semblant de ne pas mourir !"


l'empereur Claude
"ut puto, concacavi me"
(Grands dieux ! il me semble que j'ai chié dans mon froc !)


Georges Clémenceau
à son médecin
"- Pour mon enterrement, je veux le strict nécessaire, n'est-ce pas ?
- Qu'entendez-vous par "le strict nécessaire" ?
- Moi ! "


Charlotte Corday
alors que le bourreau cherchait à lui cacher la guillotine
"Hé, laissez ! J'ai bien le droit d'être curieuse ! J'en ai jamais vu !"


Francis de Croisset
"Je m'ennuie déjà..."


Bernard de Fontenelle
"Il est temps que je m'en aille ! Je commençais à voir les choses telles qu'elles sont !"
puis
"Je ne sens autre chose qu'une difficulté d'être"


Anatole France
"Eh bien ! c'est donc cela mourir ! C'est bien long !"      " Maman !"


Abbé Gassendi
"Je suis sans savoir pourquoi. J'ai vécu sans savoir comment. Je meurs sans savoir pourquoi ni comment"


Haller
(savant botaniste) compta jusqu'à la fin ses pulsations
"L'artère bat.. l'artère bat encore.. l'artère ne bat plus"


Haydn
"Omnis non moria"
(Je ne mourrai pas tout entier)
qui est aussi son épitaphe


Comtesse d'Houdetot
"Je me regrette !"


Ibsen
"Au contraire..."


Franz Kafka
à son médecin
" - Si vous ne me tuez pas, vous êtes un assassin !
- Ne craignez rien, je ne m'en vais pas.
- Moi si ! Je m'en vais !"


Landru
devant la guillotine
"Eh bien quoi ? ça n'est qu'un mauvais moment à passer !"


Ninon de Lenclos
"Bah ! Je ne laisse que des mourants..."


Max Linder
"Help !"


Villiers de l'Isle-Adam
"Eh bien... je m'en souviendrai de cette planète !"


Louis XIV
s'adressant à madame de Maintenon
"Madame, j'espère vous revoir bientôt dans l'éternité"


Marguerite d'Ecosse
"Fi de la vie, qu'on ne m'en parle plus !"


Marie-Antoinette
sur l'échafaud, ayant marché sur les pieds du bourreau
"Pardon monsieur, je ne l'ai pas fait exprès !"


Amiral Nelson
s'excusant
"Il est vrai que je mets un temps invraisemblable à mourir !..."


Gérard de Nerval
à sa tante, avant de se pendre
"Ne m'attends pas ce soir, car la nuit sera blanche et noire"


Anna de Noailles
"Je meurs de moi-même"


Pascin
s'ouvrant les veines dans son atelier, s'écrie
"Je veux une mort rigolote !"
et écrit avec son sang sur le mur
"pardon"


Maréchal Pétain
"J'ai faim !"


Marcel Petiot
aux témoins venus assister à son exécution
"Maintenant ne regardez pas messieurs, ça va pas être beau !"


François Rabelais
(îvre-mort, d'après le curé)
"On a graissé mes bottes pour le grand voyage ?"
puis
"Tirez le rideau ! la farce est jouée"


Jules Renard
à sa femme
"Marinette, pour la première fois, je fais te faire une grosse, une très grosse peine !"


Rizzoli
(industriel) sincèrement indigné
"Mais je ne veux pas mourir !  je suis l'homme le plus riche d'Europe !"


Sainte Beuve
"Rien dessus, rien dessous !"


Teilhard de Chardin
"Cette fois, je sens que c'est terrible !"


Edward Thurlow
(homme d'état anglais)
"Que je sois pendu si je ne suis pas en train de mourir !"


Toulouse-Lautrec
"Maman ! Rien que toi !"
puis regardant son père qui s'évertuait à tuer des mouches qui se posaient sur le drap
"Le vieux con !"


Van Gogh
"Je crois que la tristesse existera toujours"


Anonyme
(une infirmière)
"Pardonnez-moi si je meurs mal, mais j'ai pas l'habitude..."

 

 

 

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Deuxième partie.
 
  
 
Je n'aime pas les veaux gras primés de concours agricoles; j'aime les vieux loups intraitables.
 
                                                                                               Jean Dubuffet
 
 
Vous aurez sans doute compris en lisant mon premier article sur ce peintre que Dubuffet est, comme je le dis dans le titre, un iconoclaste. Bien entendu il ne l’est pas dans le sens destructeur, il veut simplement bousculer les poncifs de l’Art Moderne.
Dubuffet ne remet pas en cause Cézanne, Picasso et les autres. Ce qu’il nous demande c’est tout simplement de remettre les compteurs à zéro. Que nous dit-il ? Il nous dit : regardez la peinture des enfants, regardez la peinture des aliénés, regardez celle de ceux qui, se retrouvant en prison, n’ayant jamais peint de toute leur vie,  cherchent à s’exprimer par ce moyen. Tell Brassaï il nous demande de nous interroger sur la signification de certains graffitis (voir la tour du prisonnier à Gisors), aujourd’hui des tags.
 
Dubuffet agit comme s’il arrivait sur une planète inconnue. Il regarde tout sans aucun a priori intellectuel. Cela me rappelle la célèbre histoire que vous connaissez peut-être : Alphonse Allais se rend à l’Opéra, il s’installe au poulailler et avant que le spectacle ne commence, il se lève et s’écrie : “Nous ne comprenons pas pourquoi les spectateurs des trois premiers rangs ont eu le droit de venir avec des instruments de musique ?”. Alphonse Allais se comportait un peu à la façon d’un martien qui dit bonjour à une pompe à essence qu’il prend pour un habitant de notre planète (il y a des jours où je me demande s’il y a une différence entre certains êtres humains et une pompe à essence ? Mais c’est une autre histoire).
 
Être libre dans le domaine de la création, c’est avoir un regard neuf sur le monde qui nous entoure, comme si nous le voyons pour la  toute première fois. Avec Dubuffet, l’Art va prendre un bain de Jouvence.
 
Vous l’aurez certainement remarqué, ses premiers travaux vont très vite s’orienter vers des recherches de matières, la composition a relativement peu d’importance, voir “Messe de terre, la série des tables, et presque tout ce qui fait partie de la série des hautes pâtes.
 
Détruire pour reconstruire est sa philosophie, aussi utilisera-t-il toutes sortes de matériaux, cela ira du papier mâché au charbon en passant par tout ce qu’il est possible d’imaginer, la peinture n’étant qu’un élément parmi bien d’autres ; il dessine au stylo à bille ou au feutre, ne se soucie pas de savoir si ses créations passeront l’épreuve du temps. Il ne se refusera rien dans ce domaine, la liberté est son credo.
 
Après ses expériences sur la texture, Dubuffet va ouvrir la voie à des recherches très différentes. Une fois de plus Jean Dubuffet . remet tout en question, il redémarre sur des bases complètement différentes, c’est la période de “l’Hourloupe” Question : ce mot vient-il d’entourloupe ?.
 
À partir de maintenant il ne va plus utiliser que quatre couleurs,  le fond blanc plus trois couleurs : le rouge, le bleu et le noir,( parfois il s’en tiendra au noir et blanc).
De la recherche de matières, il passera à des à-plats de couleur unie. Le côté anecdotique, voire humoristique, va disparaître (sauf dans les titres). Avec cette période vont apparaître les grandes sculptures, il utilise du polyuréthane qu’il découpe avec beaucoup de maestria à l’aide d’un fil chauffé à blanc.
 
Cette nouvelle série va donner naissance à une quantité importante de sculptures monumentales.  Dubuffet est véritablement un artiste complet, on pourrait le comparer à Michel-Ange. En effet il ne se contente pas de faire de la peinture, de la sculpture, maintenant c’est l’architecture qui le “titille”, dans ce domaine, il va réaliser la  Closerie Falbala et la Tour aux figures qui sera implantée dans l’île Saint Germain à Issy-les-Moulineaux. Je reviendrai un peu plus loin sur ses recherches architecturales, mais je souhaite vous parler maintenant de “Coucou Bazar”.


 
Coucou Bazar


 
Avec un nom comme ça, on a envie de rire, et c’est bien le but recherché, dans l’œuvre de Dubuffet l’humour est partout. Jean Dubuffet ne se prend jamais trop au sérieux. Le génial touche-à-tout va maintenant s’intéresser au théâtre, créant quelque chose d’étrange qu’il aurait très bien pu appeler Coucou Bizarre. Il s’agit d’un décor dans lequel évoluent des personnages dont les costumes sont dessinés et peints par le maître, tandis que d’autres personnages “incarcérés” à l’intérieur de ce qu’il nomme des praticables (sculptures habitables) s’intègrent au spectacle.
 
La représentation dure une heure, c’est une suite de tableaux animés qui se succèdent sur une musique de  Ilhan Mimaroglu. Lors de certaines représentations, il intégrera ses expériences musicales dont je vous ai donné un extrait dans mon article précédent.

À ce moment-là aussi Dubuffet nous déstabilise complètement, la question que l’on se pose est : cette œuvre est-elle une peinture (ou sculpture) en mouvement, est-ce du théâtre ou encore autre chose. Bien difficile de répondre…


 
La Closerie Falbala


 
Le mot falbala est issu du provençal et désigne en termes de couture une bande d’étoffes décoratives.
À compter de 1974 et jusqu’à sa mort en 1985, Jean Dubuffet va travailler à la création d’une fondation afin d’y réunir quelques unes des pièces maîtresses de sa collection. Le lieu choisi est Périgny-sur-Yerres en région parisienne, c’est là qu’il a installé ses ateliers. C’est ici qu’il installera la Closerie Falbala.
 
La Closerie Falbala  est  une  immense  sculpture  de  1610  mètres   carré ( impressionnant ! ) à l’intérieur de laquelle se trouve le cabinet Logologique ; l’ensemble a été classé monument historique en 1998. Elle se visite sur rendez-vous, à voir absolument, de quoi rester baba ! (Tel.01. 47. 34. 12. 63).
 
La fondation comporte plus de mille œuvres, peintures, sculptures, maquettes d’architecture, etc.
Dubuffet ne va pas se contenter de sa fondation de Périgny-sur-Yerres, il va créer également une autre fondation à Paris qui se trouve au 137 rue de Sèvres dans le sixième arrondissement.
 
Je ne vous parlerai que très sommairement de la triste histoire de la Régie Renault qui avait commandé un ensemble architectural important à Jean Dubuffet et qui a interrompu subitement la construction de l’ensemble, allant jusqu'à enterrer les premières réalisations. Dubuffet fit un procès qu’il gagna mais refusa de reprendre les travaux. On peut comprendre...
 
La Tour aux Figures
 
Elle fait 24 mètres de haut. Le site avait été décidé en 1985, année de la mort de Jean Dubuffet.
Avant son décès, il aura le temps de rédiger ce qu’il appellera sa “Biographie au pas de course”.
 
Jean Dubuffet est probablement un des artistes qui aura donné le plus d’œuvres à la France.

Voici à tout hasard une liste non exhaustive d’endroits où l’on peut voir ses créations.

Le réséda
 
      Epoxy peint au polyuréthane, hauteur : 6.50 m, réalisé en 1968
      Cour d’honneur de la Caisse des Dépôts et Consignations
      3, quai Anatole France, 75007 Paris

      2 - Bel Costumé
      Epoxy peint au polyuréthane, hauteur : 4 m, réalisé en 1998
      Domaine national des Tuileries, impasse de la Concorde, 75008 Paris

      3 - Jardin d’hiver
      Epoxy peint au polyuréthane, 5 x 10 x 6 m, réalisé en 1969-70
      Musée national d’Art moderne, Centre Georges Pompidou, 19 rue Beaubourg, 75004

      4 - L’accueillant
      Epoxy peint au polyuréthane, hauteur : 6 m, réalisé en 1988
      Hôpital Robert Debré, 48 boulevard Sérurier, 75019 Paris

      5 - Closerie Falbala
      Epoxy et béton projeté peint au polyuréthane, superficie : 1 610 m2 ( 1971 à 1976)
      Fondation Dubuffet, Sente des Vaux, 94520 Périgny-sur-Yerres
 
      6 - L’arbre biplan
      Epoxy peint au polyuréthane, hauteur : 4.70 m, réalisé en 1968-69
      Fondation Dubuffet, Sente des Vaux, 94520 Périgny-sur-Yerres

      7- Chaufferie avec cheminée
      Epoxy peint au polyuréthane, hauteur : 14 m, réalisée en 1996
      Carrefour de la libération, 94400 Vitry-sur-Seine

      8 - Tour aux figures
      Epoxy peint au polyuréthane, hauteur : 24 m, réalisée en 1988
      Parc départemental de l’île Saint-Germain, 92130 Issy-les-moulineaux



 Il y aurait une véritable encyclopédie à écrire sur Dubuffet, bien entendu “Dubuffet, j’ajoute à mon Musée Imaginaire”.



 
 
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Publié le par la Muse
Publié dans : #La Muse
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B.M.C. Les prisonniers
 
 
 
LES NOIRS AYANT DES  CARACTERISTIQUES FACIALES PROCHES DES STEREOTYPES SONT CONDAMNES DEUX FOIS PLUS SOUVENT A LA PEINE DE MORT

[IPS NEWS - Fritzroy A. Sterling - 19.07.06]

 
Aux Etats-unis, les jurys populaires des tribunaux prononcent deux fois plus la peine de mort contre des accusés noirs si ces accusés ont des caractéristiques faciales rappelant les stéreotypes habituels sur les personnes d'origine africaine (peau plus sombre, nez plus important, lèvres plus épaisses).
Ce sont les conclusions d'une étude publiée en mai 2006 dans le magazine "Psychological Science", le journal de l'association états-unienne "Association for Psychological Science". Cette association avait déja par le passé réalisé une étude prouvant que, dans les procès de meurtre, les accusés noirs avaient statistiquement plus de risques de se voir condamner à la peine de mort que les accusés blancs.
Toujours selon les statistiques, si l'accusé et sa victime sont noirs, il y a peu de risques pour que la peine de mort soit requise par les jurés. Si par contre la victime du meurtre est blanche, le facteur racial a une influence importante sur les risques que le jury demande la peine de mort.
C'est du moins les conclusions tirées de l'analyse des statistiques judiciaires menée par l'équipe du professeur d’université de psychologie Jennifer L. Eberhardt et publiées dans son rapport "Looking Death worthy" (Avoir une tête à mériter la mort).

  http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=34018


 
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B.M.C. Les prisonniers



 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

Depuis un certain temps, je voulais compléter les deux articles que j’avais consacrés à ces curieux personnages.

 

Pour plus de facilité de lecture, et pour ceux qui ne les auraient pas lus, j’ajouterai la copie de mes anciens articles en bas de page.

 

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Fleury-Joseph Crépin – Peinture

 

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Augustin Lesage – Peinture

 

  Comment expliquer d’une manière rationnelle que deux personnes aient eu une destinée si semblable ? Et finalement sans se connaître (ils ne se rencontreront que tardivement) finissent par faire “la même peinture”.

 

Ils sont tous deux nés dans le Pas-de-Calais.

 

Fleury-Joseph Crépin en 1875 à Hénin-Liétard (devenu par la suite Hénin-Beaumont).

 

Augustin Lesage un an plus tard, en 1876 à Saint-Pierre-lez-Auchel.

 

Tous deux auront une vie fort modeste. Augustin descend dans la mine dès l’âge de 14 ans. Fleury-Joseph est plombier-zingueur tandis que son épouse tient une petite quincaillerie.

 

Comme on peut s’en douter, ni l’un ni l’autre ne s’intéressent à la peinture. Crépin est musicien, c’est le seul art qui le touche.

 

A une période charnière de leur vie, tous deux vont entendre des voix qui les guideront.

 

Augustin Lesage travaille au fond de la mine lorsqu’une voix retentit derrière lui : “Un jour tu seras peintre”, imaginez la surprise, pourquoi lui dit-on cela, il est seul, d’où vient cette voix d’outre-tombe ? ces propos lui semblent incohérents. Pourtant il n’est pas fou cette voix, il l’a entendue, le reste de sa vie va en être chamboulé.

 

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Augustin Lesage - Peinture

 

En 1939, Fleury-Joseph Crépin copie de la musique, c’est alors que sa main se met à tracer automatiquement un dessin en même temps qu’une voix lui dit : “Peins 300 tableaux et la guerre s’arrêtera”. Le trois-centième tableau sera exécuté le 7 mai 1945, et comme chacun le sait l’armistice signée le lendemain. Coïncidence peut-être, mais coïncidence exagérée, comme aurait dit Charles Fort.

 

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 Fleury-Joseph Crépin - Peinture

 

Par la suite ses “guides” lui demanderont de réaliser 45 merveilleux tableaux et la paix régnera dans le monde. Malheureusement Fleury-Joseph nous  quittera avant d’avoir pu les peindre. Dommage pour nous !

 

À partir de 1913, Augustin Lesage qui s’est découvert des dons de guérisseur va soigner et guérir de nombreux malades. Il sera poursuivi pour exercice illégal de la médecine, mais acquitté grâce aux très nombreux témoignages de ses patients.

 

Fleury-Joseph Crépin pratique la radiesthésie et devient même sourcier. Ce n’est que beaucoup plus tard (vers 1931) qu’il découvrira ses dons de guérisseur qu’il pratiquera avec, dit-on, beaucoup de réussite. Il soigne par imposition des mains, mais aussi à distance, par télépathie ou à l’aide de petites fiches consacrées à chacun de  ses patients.

 

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Augustin Lesage

 

Vous aurez, bien entendu, noté les similitudes entre leurs œuvres. Symétrie, couleurs, architectures d’influence indoue ou égyptienne en fait c’est surtout la dimension des œuvres qui font la différence, Lesage peint de très grand tableaux, tandis que Crépin s’en tient à des dimensions raisonnables. Sur des reproductions, il est assez difficile de reconnaître leur travail. Il y a aussi un côté mandala, sans doute accentué par la symétrie. Ces peintures sont très modernes pour l’époque, à mi-chemin entre la figuration et l’abstraction, il n’y a là aucune influence d’autres peintres, ou même d’école. Bien entendu, par la suite les surréalistes revendiqueront ces œuvres. Aujourd’hui elles sont généralement assimilées à l’art brut. Mais en fin de compte tout cela n’a pas beaucoup d’importance.

 

 

Pour ceux qui ne les auraient pas lus voici la copie des deux articles consacrés à ces peintres.

 

 


 

Voyage au pays de l’Art brut

 

Augustin Lesage

 

 

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Augustin Lesage peintre, medium et guérisseur

 

“Mon seul mérite est la sincérité.

Que les hommes ne me l’arrache pas..”

                                            A.    Lesage

 

Nous sommes le 1er mars 1911. Augustin Lesage, âgé de trente-cinq ans, travaille au fond de la mine. Il est seul dans une minuscule galerie où il pioche depuis plus de deux heures. Il s’arrête un instant pour se désaltérer, lorsqu’il entend un énorme grondement venu de nulle part, suivi d’une voix qui lui dit : ”Un jour, tu seras peintre.”

Inutile de dire qu’en tant que mineur de fond, il ne connaît rien au monde de l’Art. Cette voix provoque chez lui une immense frayeur. Il ne comprend pas pourquoi “on” lui a dit cela...

 

Un an plus tard, dans un café, il a une discussion avec un collègue qui le convainc de participer à une réunion spirite organisée par monsieur Jean Beziat, guérisseur de son état.

 

C’était la grande époque du spiritisme, aussi se laissa-t-il convaincre assez facilement. Avec quelques amis, il va participer à une séance, au cours de laquelle, par écriture automatique, le medium va lui révéler ceci :

“Sois sans crainte, suis bien mes conseils. Oui, un jour tu seras peintre et tes œuvres seront soumises à la science. Tu trouveras cela ridicule dans les débuts. C’est nous qui guiderons ta main. Ne cherche pas à comprendre. Surtout, suis bien nos conseils. Tout d’abord, nous allons te donner par l’écriture le nom des pinceaux et des couleurs que tu iras chercher chez monsieur Poriche à Lillers. Tu trouveras chez lui tout ce qu’il te faudra.”

 

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Augustin Lesage - Peinture

 

Peu de temps après, il reçoit une grande toile de trois mètres sur trois dont il ne se souvient pas avoir passé commande… La trouvant beaucoup trop grande pour un débutant comme lui, il décide de la découper en plusieurs morceaux. Au moment d’agir, la main qui tient les ciseaux tremble de telle façon qu’il se ravise et décide de la laisser entière. Et sa voix intérieure de lui dire :” ne découpe pas la toile; elle se fera, tout s’accomplira.”

Cette peinture, presque abstraite – pour l’époque, c’était plutôt étonnant – ne sera terminée qu’un an plus tard.

 

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Augustin Lesage – Peinture

 

Lesage participe maintenant régulièrement aux séances spirites. Il pense que ses œuvres lui sont dictées par des Esprits, en particulier sa petite sœur Marie, décédée en bas-âge. Mais aussi par Léonard de Vinci et Apollonius de Tyane, qu’il appellera “Marius de Tyane” (????).

Il travaille douze heures par jour dans la mine. Puis, s’ensuit la peinture… mais toute la fatigue s’envole dès qu’il commence à peindre..

 

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Augustin Lesage - Peinture

 

Il va produire plusieurs tableaux puis va se découvrir un don de guérisseur. C’est à ce moment-là – et sur les conseils des “Esprits” qu’il va quitter la mine et son dur labeur.

 

Pendant quelque temps il ne peint plus et consacre le plus clair de son temps à ses patients.

Très vite, les médecins du coin le traduisent en justice pour exercice illégal de la médecine. Trente personnes viennent témoigner à son procès. Il sera acquitté le 14 janvier 1914.

 

Au cours de ce procès, Augustin s’adresse au président et lui prédit ceci :

“Monsieur le président, dans quelques temps vous viendrez me voir en tant que patient."  Prédiction qui s’est effectivement réalisée.

 

En 1916, Augustin est mobilisé. Il se retrouve dans la région d’Auchel, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort.

 

En 1923, il entame une carrière de peintre professionnel. C’est à cette même époque qu’il renconte l’égyptologue Moret et découvre grâce à lui la peinture égyptienne.

 

1937 : Augustin peint une toile intitulée “La moisson en Egypte”. Pendant son exécution, ses guides lui disent “Tu retrouveras la fresque authentique lors d’un voyage”. Quelques semaines plus tard, il va effectivement en Egypte. Au cours d’une visite, le guide présente une fresque qui vient juste d’être découverte. A ce moment-là, aucune reproduction n’existe. Personne ne la connaît. Il s’agit, si l’on peut dire, d’une “réplique” exacte du tableau de Lesage. Le peintre égyptien, dont on connait le nom, s’appelait Mena. Bien entendu, Augustin décide qu’il est une réincarnation de Mena.

 

Ces rapports avec le milieu spirite lui permettent d’entrer en contact physiquement avec des écrivains, des peintres et des scientifiques.

 

Les plus grandes sommités du monde scientifique et médical décident de tenter une expérience. Ils l’installent durant six semaines dans un laboratoire. Là, coupé du monde, il peint cinq heures par jour, observé par neuf scientifiques, venus des quatre coins du monde.

C’est la réalisation de la prédiction qui lui avait été faite. On s’en souvient : “Tes œuvres seront soumises à la science”.

En 1925, il expose à Paris et connait un franc succès.

 

A partir des années 30, sa peinture semble décliner; elle devient de moins en moins intéressante. De 1950 à 1953, il devient presque aveugle et peint avec difficulté. Le président Roosevelt lui achète une toile dont il ne se séparera jamais.

 

1954 : décès d’Augustin Lesage.

 

 

Augustin Lesage produira environ huit cents tableaux. Tous sont soigneusement répertoriés.

 

 

Voyage au pays de l’art brut.
Fleury-Joseph Crépin

 

 

 

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Fleury-Joseph Crépin

 

Dans le genre allumé, celui-là il est pas mal non plus…

Durant son enfance et son adolescence, il souffre de troubles oculaires. Il sera opéré deux fois, mais conservera toute sa vie une très mauvaise vue.

Après son certificat d’études, il apprend le métier de plombier-zingueur en même temps que la musique, pour laquelle il semble très doué.

 

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Fleury-Joseph Crépin - Peinture

 

Dans les années 1900, il compose pour clarinette des polkas que le soir il va jouer dans le café-bal que tient son papa. Toujours dans le domaine de la musique, il dirige une fanfare composée de trompettes et de cors (!).

 

En 1901, il se marie et s’établit comme plombier-zingueur tandis que son épouse tient une quincaillerie

.

À cause de (ou grâce à) sa mauvaise vue, il ne sera pas mobilisé pour la grande guerre (1914).

 

Madame Crépin mettra au monde deux filles dont l’aînée deviendra folle en 1927.

 

À la suite de cette épreuve, notre homme abandonne la “direction d’orchestre”.

En 1931, il commence à s’intéresser à la radiesthésie; bien que continuant son métier, il devient officiellement sourcier et radiesthésiste.

 

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Fleury-Joseph Crépin - Peinture

 

  La même année il entre en relation avec le cercle spiritualiste de Douai où il rencontre le docteur Victor Simon qui lui présente le pas encore célèbre peintre medium Augustin Lesage.

 

L’année 1931 semble bénéfique pour lui : c’est cette même année qu’il va découvrir ses dons de guérisseur. Il soigne par imposition des mains et même à distance, par télépathie.

 

Un soir, alors qu’il copie de la musique (il est à ce moment-là âgé de soixante-trois ans), sa main se met à tracer automatiquement un dessin et une voix mystérieuse résonne à ses oreilles : “Peins trois cents tableaux et la guerre s’arrêtera”.

 

Ne connaissant rien à la peinture et bien qu’ayant une très mauvaise vue, il va d’abord tracer des croquis sur un cahier d’écolier, pour ensuite les agrandir en se servant d’une règle et d’un compas et ainsi les transposer sur toile.

 

Il dessine et peint dans un état médiumnique. Sur sa droite, il voit des ombres : ce sont ses anges gardiens qui viennent le soutenir dans son travail. Ils lui dictent les couleurs qu’il doit mettre.

 

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Fleury-Joseph Crépin – Peinture

 

Pendant toute la réalisation de l’œuvre, il entend de la musique.

Sa vue ne l’empêchera pas de peindre des sujets d’une très grande précision. Il ne révèlera jamais le procédé qui lui permet de consteller ses œuvres de gouttelettes de peinture parfaitement calibrées, ressemblant à des perles. Il dira à leur propos : “Sur certaines toiles, j’ai fait jusqu’à 1 500 points à l’heure”.

 “Je ne comprends pas ce qu’on me fait faire”, ajoutera-t-il.

 

Ses tableaux représentent le plus souvent des architectures symboliques, des temples. Ce sont des sortes de mandalas. Il arrive qu’il y ait de curieux personnages ou des animaux.

La symétrie semble jouer un rôle important. Tous les tableaux sont soigneusement datés et numérotés.

Il est intéressant de noter la ressemblance entre les œuvres d’Augustin Lesage et les siennes – la méthode de création étant la même.

 

Le trois-centième tableau sera achevé le 7 mai 1945, veille -  comme chacun sait - de l’armistice, signée le 8 mai 1945.

 

En novembre 1947, Fleury-Joseph Crépin entend à nouveau des voix : “Tu dois réaliser à nouveau quarante-cinq merveilleux tableaux pour obtenir la paix dans le monde”. Cette même voix le prévenait également qu’il mourrait après avoir réalisé son trois-cent-quarante-cinquième tableau…

 

En fait, il est mort bien avant, d’une congestion cérébrale, le 8 novembre 1948. Et le monde n’a toujours pas retrouvé la paix…

 

On enfermera toutes les esquisses qui lui avaient servi de base pour ses peintures, dans son cercueil.

 

Certains prétendent que  ses œuvres ont un pouvoir magique bénéfique.

Aujourd’hui, ses tableaux se vendent entre 4 et 6 000 €, ce qui, bien entendu était loin d’être le cas de son vivant…

 

 

   

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RECTIFICATIF 

 

J ’ai  fait une confusion en confondant Victor Simon avec son homonyme, le docteur Simon. Je prie le lecteur de bien vouloir m’en excuser.

 

Pour ceux qui désireraient avoir plus de détail sur Victor Simon et les peintres médiumniques je ne saurai trop que leur conseiller de se rendre sur ce blog:

 

victorsimon.nexgate.ch 

 

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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

Jean Genet - Le condamné à mort

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Peinture BMC

 

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.



Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne,
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.



Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

 



Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

 



Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour.

 



Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l’escalier, plus souple qu’un berger,
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes.

 



Ô Traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.
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B.M.C. Vanité
 
 
Peu d’artistes modernes ou contemporains se sont adonnés à l’art de la Vanité, du moins en peinture (dans leur vie, c’est une autre histoire ! ).

La vanité est issue directement de la nature morte. En fait, c’est une nature morte à laquelle on aurait intégré des éléments symboliques ayant une connotation philosophique. Tous les symboles représentant, d’un côté les richesses, les plaisirs de l’existence, de l’autre, la mort, le temps qui passe, y figurent.

 Dans une Vanité, on va trouver le plus souvent, des ossements, un crâne, un sablier. Tout ce qui peut nous amener à méditer sur  notre existence. Parfois des phylactères avec des citations latines.
 Si vous ne souhaitez pas vous poser de questions sur votre condition  ici-bas, ne mettez pas ça au mur de votre chambre, ça pourrait vous empêcher de dormir. Pourtant il en existe de fort belles.

Voici quelques-unes de "mes vanités "


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B.M.C. Vanité


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B.M.C. Vanité

Entretiens le feu, entretiens la lumière, ne deviens pas poussière avant la mort...



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Où il est encore question de vanités


 
 
 
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Publié le par la Muse

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Vous ne le savez peut-être pas… Victor Hugo était un grand dessinateur. Il a laissé plus de 3000 dessins ; ils sont souvent rehaussés à l’aquarelle, à la gouache ou au fusain. Ce sont de petits formats, mais cela ne retire rien à leur valeur.

 

Et comme une image vaut mieux qu’un long discours, regardez la suite.

 

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Un couple entre dans un restaurant. Ils s’attablent. La femme prend le bras de son mari et lui susurre ; “Chéri, chéri, y a Victor Hugo !!!!”

  “Mais non – lui répond le mari - il est mort depuis très longtemps…”

 

On sert l’apéritif et là…

 

“… Non, non, il est pas mort !!! il vient de bouger !!!”

 

 

C’était juste une histoire « drôle »  de B.M.C. ….

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.



 

 

 
Fra Angelico - Le couronnement de la vierge
 
J’avais décidé de vous parler de ce qu‘en peinture, on appelle « les primitifs ». Seulement voilà, les primitifs, il y en a beaucoup, et comme il faut bien choisir, le premier nom qui me vient à l’esprit c’est Fra Angelico.

 
Fra Angelico - La conversion de Saint Augustin
 
Vous ne le savez peut-être pas mais le 18 février de l’an de grâce mille neuf cent quatre-vingt-quatre (c’est paraît-il comme ça qu’il faut dire), le pape Jean Paul II autorisa l’Ordre des Prêcheurs à rendre un culte au bienheureux Fra Angelico. Il alla même jusqu’à le déclarer saint-patron des artistes peintres. Pour une fois où il n’était pas en croisade anti-pilule, ou anti-préservatif, c’était une bonne idée.

 
Fra Angelico - L'annonciation
 
 Et dire que les peintres n’ont même pas droit à un saint comme patron. Personnellement ce bienheureux-là me convient tout-à-fait, les peintres sont en général assez modestes, et même généralement, fiers de l’être.
Fra Angelico - L'adoration des mages
 
 
Guido di Pietro est né à Vicchio di Mugello dans les années 1400. Il est décédé à Rome en 1455.

Il passera sa jeunesse à apprendre la peinture et la miniature. Vers 1420, il entre dans l’ordre des Frères Prêcheurs au couvent de Fiesole dont le prieur n’est autre que Saint Antonin. Il va étudier la théologie, il y  sera ordonné prêtre.
Fra Angelico - La cène
 
Sa réputation de sainteté lui vaudra le surnom d’Angelico. À partir de maintenant « notre ange » ne va plus arrêter de peindre. Le plus souvent sur commande, et en particulier pour des banquiers, qui, n’ayant pas toujours la conscience tranquille, commandaient une œuvre d’art en échange de la rémission de leurs pêchés. Pratique qui, malheureusement pour les artistes, n’a plus cours de nos jours.


 
Fra Angelico - L'annonciation
 
Il n’y a pas grand-chose à dire d’une vie consacrée toute entière à  l’art et à la méditation. Que l’on ait la foi ou pas, je ne connais aucune peinture qui ressemble plus à une prière que la sienne. Certaines images ont ce pouvoir d’élever l’âme que l’on ne retrouve pas souvent, sauf  peut-être dans certaines icônes.
 
 
 
Fra Angelico
 
 
Sa peinture était , de son vivant, considérée comme dépassée ;  aujourd’hui on dirait qu’elle n’était pas à la mode. Il ignorait volontairement la perspective, que beaucoup de peintres maîtrisaient déjà. Fréquemment, il utilisera des perspectives différentes sur le même tableau. Si vous préférez : différentes lignes de fuite. Cette « technique » crée un effet étrange, irréel, mais qui donne plus de charme, qu’il ne dérange.

 
 
Fra Angelico L'annonciation
 
 
Il pratiquera beaucoup la technique de la fresque et de la détrempe, comme le fit Giotto. Il fut convoqué à Rome par le pape où il décora la chapelle papale. En remerciement, le pape voulut le nommer évêque. Il refusa, et demanda qu’un autre fût nommé à sa place.

 
Fra Angelico est retourné voir ses frères les anges en 1455. Son véhicule terrestre a été inhumé dans l’église de Minerve à Rome. (Minerve déesse de la guerre ????).



 
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Publié le par BMC
Publié dans : #B.M.C.

 

Y a un os !

 

 

Toute une histoire pour quelques vieux ossements.

 

 

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Tricheur.

Huile sur toile 94,3 x 131,10 cm.

Kimbell Art Museum Fort Woreth (Texas).

 

 

La mort du Caravage est assez mystérieuse, on croit savoir qu’il serait mort en 1610 et que “les restes de son véhicule terrestre” auraient été jetés dans une fosse commune et transférés par la suite dans la crypte de la petite église de Porto Ercole.

 

Aujourd’hui l’Italie est en émoi, grâce à l’ADN de ses descendants, les spécialistes prétendent pouvoir identifier les restes de l’illustre peintre.

 

J’imagine d’ici les scientifiques faisant le tri parmi quelques 200 squelettes pèles mêles ! On sait que Caravage était grand et costaud, ce qui facilitera la recherche, mais quand même…

 

Une fois trouvé, un crâne, un bout de clavicule, que va-t-on en faire ? On pourra toujours les exposer dans un musée, peut-être même dans une chasse en or massif, ça nous fera une belle jambe de savoir que ce bout de fémur a appartenu au Caravage. En tout cas vu la vie qu’il a eue ne vous attendez pas à des miracles !

 

Permettez-moi ici de faire une parenthèse : A quoi cela va-t-il servir ? Je pense qu’on est en droit de se poser ce genre de question.

 

S’il est vrai que la recherche ADN a permis des découvertes étonnantes, savoir par exemple que Diane de Poitiers a été empoisonnée par l’or qu’elle ingurgitait tous les jours par petite dose (que ne ferait-on pas pour rester jeune). Mais dans le cas qui nous intéresse je doute fort que l’on découvre quelque chose de très intéressant.

 

 

Sur la mort du Caravage, jusqu'à  aujourd’hui on ne savait pas grand-chose. Il semblerait qu’un certificat de décès ait été récemment trouvé ; le peintre atteint de paludisme serait mort dans un hôpital de Porto Ercole.

 

 

Peut-être, si on retrouve son crâne on pourra reconstituer son visage, c’est à mon avis le seul enjeu intéressant. L’équipe du professeur Giorgio Gruppioni avec l’aide de l’informatique a bien reconstitué le visage de Dante d’après son crâne.


 

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Ottavio Leoni - Portrait du Caravage.

Dessin aux trois crayons vers 1620 / 21.

 

 

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Reconstitution de la Tête de Dante par l’équipe du Professeur Giorgio Gruppioni.


 

Aujourd’hui on ne connaît de Caravage  que le portrait aux trois crayons qu’en a fait Ottavio Leoni en 1620, Caravage était mort depuis 10 ans lorsque fut exécuté ce portrait, peut-on se fier à une œuvre faite de mémoire (je rappelle pour ceux qui ne le sauraient pas qu’a cette époque, la photo n’existait pas ) ? On a prétendu que dans les deux tableaux représentant David et Goliath Caravage se serait “autoportraituré” en Goliath, le Bacchus de la Galerie Borghèse serai aussi un autoportrait ? Difficile de le prouver.

 

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David et Goliath.

Huile sur toile 110 x 91 cm.

Musée du Prado - Madrid.



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David et Goliath. (Authenticité douteuse).

Huile sur toile 90,5 x 116,5 cm.

Kunsthistorisches Museum Vienne.



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Autoportrait en Bacchus.

Huile sur toile 66 x 52 cm.

Galerie Borghèse - Rome.

 

 

Pour les Italiens, qui ont un certain culte de la mort, il est sans doute très important de donner au Caravage une sépulture décente (tant pis pour les 199 autres qui ont jusqu’à présent partagé son tombeau !). La plupart des grands peintres sont le plus souvent enterrés dans des églises, c’est probablement ce qui arrivera au Caravage, 400 ans après sa mort !

 

Dans un prochain article, je vous conterai l’histoire de  Michelangelo Merisi da Caravaggio dit : Le Caravage. Mais soyez patients…

Merci !!!


 

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Le Caravage 2

 

 

 

Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
Amis musicophiles, si vous voulez sortir un peu des sentiers battus et rebattus par le marketing des maisons de disques (même si elles font parfois de bonnes choses), je vous inviterai à découvrir quelques groupes que je trouve particulièrement intéressants.

Avant tout, je vous situe mes goûts musicaux. J’aime Radiohead (mes dieux), Placebo (mes anges), David Bowie, Noir Désir, Goldfrapp, Portishead, Morcheeba, Massive Attack, P.J. Harvey, etc…


Donc, parmi les trucs moyennement connus, qu’on ne voit pas à la télévision et qu’on n’entend pas sur les ondes, le chef rock vous propose :


 
-    le Tigre, un petit groupe de filles qui déchire sur un rythme qui fera peut-être peur aux garçons… à tester pour tous les amateurs de musiques qui réveillent le matin…

-    ensuite, un groupe que certains connaissent déjà, Sneaker Pimps… Des filles là aussi, mais sur un rythme beaucoup plus trip-hop, qui rappelle un peu Portishead ou Massive Attack… moins violent donc, plutôt pour le soir, et ça ne fera pas peur aux garçons…

-    enfin, un groupe du joli nom de Crustation, dont l’album Bloom, aux résonnances trip-hop, avec, encore et toujours,, une fille qui chante, m’enchante… A tester si vous voulez planer…

-    Et sinon, je sais que je radote, mais le dernier Placebo est une bombe. Que ceux qui ne l’ont pas encore écouté s’y précipitent…


Voilà, voilà… Pour tous ceux qui veulent un peu renouveler leur discothèque, je proposerai régulièrement les derniers trucs que j’ai découverts… Donc, ouvrez grand vos oreilles, et évadez-vous…


P.S : J’ai oublié, mais le dernier album d’Hubert Félix Thiéfaine (Scandale mélancolique) est un bon antidote à toutes ces nouvelles stars qui arrivent à faire plusieurs chansons avec dix mots de vocabulaire

 

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