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ENTREZ LIBRES

Articles avec #guest stars catégorie

Publié le par Clémence Tombereau
Publié dans : #Guest Stars
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B.M.C - L'enfer du décor
 
 
J’ai découvert le monde de B.M.C lorsque j’avais treize ans. Aujourd’hui, presque quinze ans après, cet univers me fascine toujours. Il y a des goûts que l’on a à treize ans et que l’on perd ensuite. Mais il existe des goûts qui perdurent même après l’adolescence, que l’on garde toute une vie, il en va ainsi de l’œuvre de B.M.C …

Le monde de B.M.C est un monde parallèle, comme un reflet criant de la réalité, comme une anamorphose de nos états d’âme, des paysages ou des visages, des restes du monde qui contemplent la vraie vie.

 

Dans le monde de B.M.C, on trouve des yeux ronds comme le monde, des yeux pleins de questions, des mains qui s’accrochent, d’autres qui se détachent ou invitent le spectateur à visiter une autre réalité.
On y trouve des cris colorés, des sourires morbides, des soupirs plus vivants que les nôtres.
On y voit la douleur, et les angoisses de l’humain y côtoient une grâce éternelle. Il y a du sang aussi, l’essence de la vie qui en effraie certains.
Les crucifiés, les toreros, les fameux touilleurs, la négresse verte, les squelettes, les grands hommes comme Antonin Artaud, Francis Bacon, Nicolas Flamel et bien d’autres encore, tout ce petit monde se pose sur la toile… J’ai bien dit « se pose »… Et pourtant…
Pourtant le spectateur voit le mouvement, la marche, les sentiments mobiles. Il voit la torsion, l’œuvre n’est pas statique, c’est peut être pour cette raison que certains ont le mal du réel face à ces vies de tableaux.
Mais si l’on accepte d’y plonger, de visiter de l’œil chaque recoin, alors là… C’est un microcosme complexe qui s’ouvre, et Sésame crie… sur un monde à part.

Dans tous les cas, qu’on aime ou qu’on déteste, on ne peut rester insensible face à une œuvre de B.M.C, tout être normalement constitué aura une réaction, il paraît donc judicieux d’avoir la curiosité d’y jeter un (voire de multiples) coup(s) d’œil…

 

 

                                     Clémence Tombereau

 


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B.M.C. - Les gros yeux


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B.M.C. - Mes naissances

  


 

 
 
 
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Publié le par BMC
Publié dans : #Guest Stars

Avec l’aimable autorisation de Richard Kriegel voici la reproduction d’un panneau qui devrait figurer en de nombreux lieux pour nous rappeler à de meilleurs sentiments concernant nos devoirs de respect envers la nature. Sans  oublier les conséquences sur la faune.

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LIENS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le par BMC
Publié dans : #Guest Stars

Photo richard kriegel,

 

Photo Richard Kriegel

  (Manifestation du 2 octobre 2010 à Chartres)

 

 

Le photographe Richard Kriegel fait partie de ces artistes sans doute trop modestes pour être connus du grand public, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de lui consacrer cet article. Richard qui, comme il est coutume de le dire, est un ami de plus de trente ans est un excellent photographe. J’ai connu ses débuts dans ce domaine, j’ai vu la formidable évolution (et ce n’est certainement pas fini) de son travail. Moi qui aurais aimé faire de la photo, j’ai renoncé du jour où j’ai vu que  Richard faisait exactement les photos dont je rêvais. Après tout chacun son métier !

 

Regardez ces quelques images, et pour en savoir davantage allez sur son blog (lien en fin d’article), vous y verrez plus de 2000 photos parmi lesquelles il m’a été bien difficile de faire un choix, vous pourrez aussi y mettre des commentaires, bonne visite.

 

Maintenant ouvrez grand vos petits yeux !

 

 

 

Photo richard kriegel

 

Photo Richard Kriegel

 

 

Photo richard kriegel

 

Photo Richard Kriegel

 

 

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Photo Richard Kriegel

 

 

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Photo Richard Kriegel

 

 

 

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Photo Richard Kriegel

 

 

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Photo Richard Kriegel

 

 

 

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Photo Richard Kriegel  

 

 

 

Photo Richard Kriegel  

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LIEN

 

 

 

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Publié le par Dorine
Publié dans : #Guest Stars

 Aujourd'hui, je laisse la parole à Dorine, qui est forestière et militante syndicale à l'OFFICE NATIONAL DES FORÊTS, en précisant seulement que la pétition dont il est question peut être signée après le 13 Novembre.

Photo Richard Kriegel
 
Bonjour,
 
Je suis  Secrétaire Générale Adjointe d’un petit syndicat, le SNUPFEN Solidaires (Syndicat National Unifié des Personnels de la Forêt et de l’Espace Naturel). C’est le syndicat le plus représentatif de l’Office National des Forêts (900 adhérents sur moins de 7000 personnels). C’est un syndicat avec une longue expérience (plus de 40 ans) de la forêt et de l’espace naturel.

Quelques actions (parmi d’autres) du SNUPFEN :

- Au début des années 80, lors du problème des pluies acides, alors que la direction de l’ONF avait décidé de l’ignorer, nous avons alerté l’opinion publique et réussi à nous faire entendre.

-  Au début des années 90, nous avons proposé, en en connaissant les risques et les limites, le bois en tant que source d’énergie. La direction de l’ONF se précipite maintenant, avec 10 années de retard dans cette voie, de manière anarchique.

Le SNUPFEN tire maintenant la sonnette d’alarme face à un train de mesures qui met en péril la gestion durable des forêts publiques françaises.
 
NON AU DEMANTÈLEMENT DE
 L'OFFICE NATIONAL DES FORÊTS !
 
A travers la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), le gouvernement actuel entreprend de démanteler les services publics pour les conduire vers la privatisation. La Poste est la dernière victime en date de cette politique. Sa transformation en société anonyme est en effet programmée pour début 2009.

L'Office National des Forêts (ONF) est la prochaine proie visée. L'ONF est un Etablissement Public chargé d'assurer la gestion durable des forêts qui appartiennent à l'Etat et aux collectivités locales.

Le Directeur Général de cet Etablissement a révélé le 25 septembre 2008 un plan de restructuration visant à faire suivre à l'ONF le même chemin que La Poste. Il prévoit ainsi des suppressions massives d'emplois alors qu'en l'espace de vingt ans, l'ONF a déjà perdu le tiers de ses effectifs ! Il prévoit également des fermetures de services de proximité, la suppression de 11 agences départementales, d’une direction territoriale et la délocalisation du Siège de Paris à Compiègne.

 
Pour répondre aux exigences de l’Etat, il est prévu une augmentation sans fin des récoltes de bois pour permettre de verser des dividendes au futur   “Etat-actionnaire” sans souci de la gestion durable des forêts.
C’est donc bien le démantèlement de l’Etablissement Public et sa transformation en opérateur privé qui est au bout de cette logique !
Une gestion forestière durable ne pourra être menée que par un service public doté de moyens humains suffisants et libéré des contraintes du marché du bois !
En hypothéquant ainsi l’avenir de nos forêts, c’est le futur de nos enfants qui est bradé .
Nous sollicitons votre soutien pour que demain, vos enfants puissent bénéficier d’une forêt qui joue pleinement sont rôle environnemental et demeure un lieu récréatif.

 
Il faut ensemble dire non à cette hypothèque sur le futur en revendiquant un grand service public pour la forêt et les milieux naturels !
Pétition en ligne sur notre site
SNUPFEN




 
Le site de la pétition: ICI



Merci d'avoir bien voulu prendre le temps de lire cet article


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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

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Ceci n’est qu’un article de plus sur le coup de maître que vient de faire Radiohead, mais je ne peux m’empêcher d’en parler…

A une époque où l’industrie du disque est bouffée par le commercialement correct, où les pires artistes ont du succès au détriment des meilleurs, voilà que le groupe de Thom Yorke, tel le torero qui fait une estocade finale, vient planter le coup de grâce.

Leur dernier album est disponible UNIQUEMENT sur le net par téléchargement (légal), et l’internaute décide lui-même du prix d’achat. Il peut le payer cinq euros ou beaucoup plus cher : la liberté !!!  Voilà de quoi faire vaciller le pdg d’Univers-sale et ses pairs, il était temps !

Certes, ce ne sont pas les premiers à faire ainsi, Prince avait déjà donné le ton, Madonna vient de claquer la porte de sa maison de disques (bien que, question commerce équitable Madonna ait encore quelques leçons à recevoir).
Certes, ils sortiront une version spéciale de l’album pour Noël chez les disquaires, avec des inédits et des vinyles, pour les fans purs.
Certes, vu l’argent qu’ils ont gagné auparavant, et vu leur notoriété ils peuvent se permettre un tel coup, laissant ainsi aux jeunes groupes tout le loisir de s’épanouir sans l’ombre des grands…

Mais quand même, il fallait oser, il fallait le faire pour endiguer le phénomène de massification et commercialisation musicale qui empêche les jeunes groupes de se faire une place malgré leur talent…

Je ne suis pas objective évidemment, mais le monde de l’art se résume si souvent à un marché imbuvable, qu’un tel acte mérite d’être souligné et réitéré.

Dans la lignée, je signale aux personnes qui viennent sur ce blog que ce samedi 24 novembre a lieu la journée sans consommation, organisée par les casseurs de pubs (le terme est un peu brutal mais il faut ce qu’il faut). Pour en savoir plus, rendez-vous sur
casseurs de pub.




 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

Les amateurs de science-fiction, de vampires et d’autres histoires réjouissantes connaissent, au moins de nom, la romancière Anne Rice, ne serait-ce que par le succès de l’adaptation cinématographique d’Entretien avec un vampire

Ses Chroniques des vampires (Lestat le vampire, Pandora, Le sang et l’or, etc) offrent un univers inquiétant et baroque. Ses personnages, quoique inquiétants, fascinent le lecteur : leur inhumanité les rend bizarrement humains.
Et le lecteur en vient à éprouver une paradoxale attirance pour ces vampires : même s’il les craint, il se damnerait pour connaître la suite de leurs aventures, et Anne Rice, généreuse, est très productive (un filon d’or et de sang).

Sa série de romans sur les sorcières Mayfair est, il me semble, moins connue, alors que ce sont les œuvres où transparaît le plus son génie. Cette saga des sorcières entraîne le lecteur dans une histoire forcément étrange : un esprit surpuissant domine des sorcières depuis des siècles et cherche à s’incarner… Racontée comme ça l’histoire paraît banale, mais l’intrigue est ficelée par une main de maître.
 L’intérêt de ses personnages particulièrement romantiques (dans le VRAI sens du terme) est de ne se placer au cœur d’aucun manichéisme. Le mauvais finit par être attachant, le bon devient lassant et inquiétant. Les actions se déroulent dans des décors résolument baroques, au cœur d’une société dont les moindres méandres sont décrits.
En suivant la lignée des sorcières, le lecteur pénètre les siècles de façon inédite, trouve devant ses yeux une fresque fascinante.


Je pourrais écrire un roman sur Anne Rice, mais il vaut mieux la lire. 


 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 




 

Cirkus… ou comment la voix de Neneh Cherry met du baume au cœur

Un petit album fort agréable à découvrir pour tous les amateurs de trip-hop et de musiques à écouter du fond du lit –et du fond de l’âme.

Neneh Cherry n’est pas inconnue du grand public (son duo Seven seconds avec Youssou’n dour fredonne forcément à l’oreille de certains). Même si vous n’êtes pas fan de ce qu’elle fait habituellement, jetez une oreille à Laylow (album où elle est très très bien entourée, notamment par son époux)…
Il y a des voix qui épongent les larmes du cœur, des voix semblables à des pansements pour l’âme. Elle se posent sur nos cicatrices et les adoucissent un peu, ça ne fait jamais de mal.
Il y a des musiques qui vous font voyager à l’intérieur de vous-mêmes, et vous transportent vers des lieux soigneusement recouverts de l’épais brouillard de l’inconscient.
Cet album réunit la voix et la musique, il panse et fait penser bien des choses…

Je sais que je ramène souvent tout à lui, mais Laylow me fait penser à Thom Yorke. Alors…

Un titre à écouter absolument : SUNNY TUESDAY. A bon écouteur, salut !


 

 

 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 

 




 

« [Dieu]  avait fait l’homme à son image, mais il l’avait pétri dans la boue qui contient en puissance toutes les pourritures du monde… »

Il fut un temps où l’on faisait lire en collège La nuit des temps de Barjavel, et c’est bien dommage qu’on ne le fasse plus (mais « on » est un con, ne l’oublions pas)…

Pas mal de gens n’associent Barjavel qu’aux prémisses de la science-fiction française, mais c’est bien plus que ça…

A l’instar d’un George Orwell ou d’un Aldous Huxley, Barjavel propose dans ses œuvres des univers futuristes qui prennent de plus en plus aujourd’hui une tournure réaliste.
Mais Barjavel ne se contentait pas d’imaginer le futur, non. En décrivant ces mondes de demain, Barji en profite au passage pour fustiger les écarts de la race humaine, écarts qu’elle connaît depuis… la nuit des temps (arf arf) –et c’est pas demain que ça s’arrête.

Par une écriture simple (certains pourront la trouver désuète) mais touchante, il nous entraîne dans ses délires qui, même s’ils s’apparentent au registre fantastique, perturbent le lecteur dans sa réalité. Le lecteur plonge, se cherche, se perd, à travers des personnages qui résonnent en chacun. Lire Barjavel est un moment de détente, mais derrière la détente affluent les questions… Si nous posons notre réalité sur celle de ses œuvres, nous voyons avec effroi que le fossé n’est pas si grand entre les deux.

J’ai lu dernièrement Le voyageur imprudent, où le héros effectue des voyages dans le temps pour comprendre les grands drames récurrents qui jalonnent l’histoire de l’humanité, et je n’aurai que deux mots : LISEZ LE (la fin est terrible)…






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Publié le par Jacques
Publié dans : #Guest Stars
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Essayons de différencier ces deux mots que l’on confond bien trop souvent et qui sont presque  l’antithèse l’un de l’autre.
La mondialisation c’est avant tout ce qu’on nomme « l’économie de marché » c’est à dire des techniques de marketing et de communication pour  intégrer et profiter (c’est bien le terme !) du marché mondial. L’universalité c’est la recherche des valeurs et des droits de l’homme.
Mais si la mondialisation et l’économie de marché sont aujourd’hui irréversibles, l’universalisme serait plutôt en train de disparaître……
Nous appelons de nos vœux un monde universel et fondé sur la fraternité. Ces deux adjectifs sont la définition même de la révolution française qui se voulait universaliste.
L’Assemblée constituante, je cite : « …jusqu’ici vous délibériez pour la France ; désormais vous allez délibérer pour l’Univers. »
Je cite encore : « L’Assemblée constituante déclare solennellement qu’elle regarde l’ensemble du genre humain comme ne formant qu’une seule et même société. »
Cela va déboucher sur la Déclaration des droits de l’homme.
Mirabeau , dans le projet de cette Déclaration, s’écrie à l’assemblée nationale :
« C’est pour le monde entier que vous allez travailler et l’espèce humaine vous comptera au nombre de ses bienfaiteurs. Il ne s’agit pas de faire une déclaration seulement pour la France mais pour l’homme en général. »
Je remarque que la formule « tout homme » revient à maintes reprises dans la déclaration de 1789 et affirme bien sa portée générale et universelle.
Dans la philosophie des Droits de l’homme rien ne peut réduire la conscience au silence et c’est là pour moi un point de rencontre.
Lutter par tous nos moyens pour que la conscience soit ou…..devienne Universelle…..
C'est-à-dire relier la dimension de la raison avec la dimension des droits de l’homme ?...C’est le but qu’il faut nous fixer.
Là se pose l’éternelle question : Comment ?
Mais avant de réfléchir à cette question il m’a paru bon de refaire rapidement l’historique de l’universalisme.
L’UNIVERSALITÉ c’est que,  pour la première fois dans l’histoire de l’homme, nous vivons dans un seul monde !  La communication, mais oui, remonte au fond des âges, au fond des temps. C’était d’abord une communication immédiate et de proximité, c’était un universalisme « modèle réduit » par force, compte tenu des moyens de communication « ante- diluviens ! » Ce fût le point de départ, dès l’apparition de la conscience, de tout ce qui aurait dû devenir beau : voir l’autre, le reconnaître ; s’ensuivre la solidarité, l’entraide, la générosité, le respect et pour tout dire l’amour de l’autre.
Tout ce qui fait que la vie pourrait être belle non pas pour quelques uns, mais pour tous.
Je ne peux ici faire l’historique de l’évolution (encore que cela aurait été utile), alors
franchissons allègrement plusieurs siècles et nous constatons que c’est essentiellement à l’époque de la Renaissance qu’un nouvel appétit de savoir et de vie a saisi les hommes de ce siècle. Ils veulent découvrir ou re-découvrir tout ce qui concerne l’homme et, alors, se forge l’idée de l’homme humaniste et universel.
Le monde d’aujourd’hui est arrivé à un enfantement nécessaire d’un nouvel art de vivre sous les risques que l’homme moderne a créés. La planète est en sursis..Climat, espèces en voie de disparition, science et technique utilisées trop souvent à contre sens…
L’homme se réveille et, peut-être pour la première fois, entrevoit le futur. La vieille histoire trop étroite  des pays et des nations est révolue.
Dans les siècles qui nous précédèrent nul savoir n’eut à concevoir de projet pour sauver l’humanité…Aujourd’hui il faut reformer l’universalité de l’individu, il nous faut tout repenser. Michel Serres le dit mieux que moi, je le cite : « Ou apparaîtra un nouvel homme, citoyen du monde, ou l’humanité chancellera. Nous devons décider la paix entre nous pour sauvegarder le monde et la paix avec le monde afin de nous sauver. »
Dans ma recherche sur ce sujet, j’ai fait des découvertes très intéressantes. Je suis né à 40 km . de Cahors et je découvre seulement aujourd’hui qu’en 1945 les habitants de Cahors et du Lot avaient imaginé un monde sans frontières, une humanité unie et plus forte, une société internationale solidaire, fondée sur l’égale dignité de tous . C’était l’époque du citoyen américain Garry Davis, devenu apatride et que l’on prenait à l’époque pour un doux innocent quand il campait à Paris devant l’UNESCO en se proclamant « citoyen du monde » Je cite un de ses credo : « Je n’étais pas Américain, Français ou Japonais en sortant du ventre de ma mère, j’étais entré dans la famille Monde pour le meilleur et pour le pire. »

 


Ce fût alors « l’appel de Cahors » pour l’essor de ce qu’ils appelaient le mondialisme se comparant à l’appel de Vizille en 1788 donnant naissance aux Etats- Généraux. Saviez-vous, que cet appel fût soutenu par des grands noms de l’époque, une vingtaine d’intellectuels dont je cite quelques noms : Albert Camus, André Gide, Jean-Paul Sartre, l’abbé Pierre, André Breton et d’autres. N’oublions pas qu’à l’époque des savants comme Einstein disait, je cite, « One world or non » - un monde unique ou rien.  Des politiques, Gandhi notamment, ou encore des acteurs comme Orson Welles soutenaient également la démarche de Garry Davis et l’appel de Cahors !
Je ne dirai pas ici comment ce très beau mouvement s’est peu à peu dissous dans le temps mais nous pourrons en parler si vous le souhaitez. Il en reste quelques vestiges dans le Lot à St Cirq Lapopie.
Mais revenons au titre de cette réflexion en inversant les termes car je crois qu’il vaut mieux dire « Universalisme et Mondialisation»
Comment arriver ou tendre vers l’universalisme ?
La morale, aussi belle soit-elle, ne peut pas résoudre les problèmes car c’est à la politique de le faire.
Ne tombons pas dans un angélisme de tolérance qui nous conduirait vers la faiblesse de la complaisance, on ne peut pas toujours employer des moyens absolument purs pour agir face à la barbarie que nous avons connue et que nous connaissons encore. Il faut aussi apprendre à dire non.
Nous sommes bien obligés de trouver le juste milieu entre ces deux extrêmes.
Essayons de réunir morale et politique. Les valeurs dont nous avons besoin aujourd’hui ne sont-elles pas les mêmes qu’il y a vingt-cinq siècles ? Ce sont les valeurs traditionnelles.
Relisons les sages anciens qu’ils soient Grecs ou, plus près de nous Latins : « Nihil novi sub sole »  Rien de nouveau sous le soleil’ comme ils disaient !
Mais puisque j’ai mis en exergue un peu plus haut les Droits de l’homme et notre belle maxime « liberté, égalité, fraternité » écoutons un instant Edgar Morin qui prône le retour à ces valeurs oubliées pour régénérer la démocratie, je le cite : « ..Cette formule est complexe, les trois termes sont à la fois complémentaires et antagonistes. La liberté toute seule tue l’égalité et même la fraternité. Imposée, l’égalité détruit la liberté sans réaliser la fraternité. Quant à la fraternité, qui ne peut être instituée par décret, elle doit réguler la liberté et réduire  l’inégalité. Cette valeur relève de la liaison de soi-même avec l’intérêt général, c'est-à-dire du civisme. Là où dépérit l’esprit citoyen, là où l’on cesse de se sentir responsable et solidaire d’autrui, la fraternité disparaît. Ces trois notions sont donc très importantes. » -fin de citation.
Autrement dit Edgar Morin ne nous indique pas d’autre voie que la SOLIDARITE. Etre solidaire ne veut-il pas dire être solide avec l’autre, le soutenir, l’aider, en un mot essayer de le comprendre et de l’aimer. Dans la diversité du monde il y a paradoxalement l’unité car le même sociologue dit encore : « C’est la différence des hommes qui fait l’unité de l’humanité. » .Aller vers les autres…peut permettre ce que j’appelle « la rencontre ».
Me revient en mémoire la belle phrase qu’une jeune femme avait écrite la veille de sa mort sur un bout de papier à Aix en Provence, je la cite : « Il faut regarder les autres avec un esprit aimanté de sympathie, sinon le monde gardera pour vous son indifférence éternelle… »
L’homme d’aujourd’hui doit tout simplement appliquer ce regard tourné vers les autres, l’altérité c’est de savoir que les autres existent, c’est le passage généreux du moi à toi du nous aux autres. Comme le disait un prof de philo: « Je pense donc tu es. » N’est-ce pas ce que nous comprenons si bien mais que nous appliquons si difficilement ? Soyons responsables comme le disait Saint Exupéry :   « Chaque sentinelle, je la veux responsable de tout l’empire. » Et transposons cette idée à nous tous, soyons responsables du monde. Rappelons –nous le célèbre discours du chevalier de Ramsay (1736) je cite encore : « L’humanité n’est qu’une grande république dont chaque nation est une famille et chaque particulier un enfant. »
Tout espoir demeure puisqu’on voit aujourd’hui, timidement, se tenir le « Forum social  du monde » à Bamako. C’est bien le signe que « l’altermondialisme » réveille la conscience des hommes !
Quand on parle d’universalisme il y a forcément aujourd’hui encore plus qu’ hier une part d’utopie compte tenu de ce que nous voyons tous les jours sur la planète terre. Est-ce une raison pour ne pas entamer le long processus de réconciliation de tous les peuples ? Nous vivons aujourd’hui dans un seul monde et l’extension de la liberté n’est encore qu’une idée. C’est à tous les hommes qu’il appartient de reconnaître tous les autres « sans distinction de race, de nationalité ou de croyance. »  Et, si certains ne participent pas à cette reconnaissance, c’est bien à nous de la leur rappeler. Après tout la question du « comment » que je posais plus haut n’a-t-elle pas une seule réponse toute simple : que chacun d’entre nous commence à regarde les autres, tous les autres, « avec un esprit aimanté de sympathie » Il ne nous reste plus qu’à travailler sur nous-mêmes pour essayer de devenir ce que nous devons être.
Malgré toutes les tragédies qui accablent notre planète, gardons l’espoir.Teilhard de Chardin disait déjà dans « La Planétisation humaine » : « On n’espère jamais assez de l’unité croissante du monde. »


 
 
 
 
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
Je m’appelle Merlin, je suis un chat roux qui porte bien son nom. J’ai un regard souvent étonné, je suis plutôt peureux
(enfin, je fais semblant d’être peureux, je suis magicien quand même) et j’aime bien faire le con parfois.

Mais quand même, faut pas croire, un chat ça réfléchit.

Là j’ai l’air de rien, posé sur un de mes fauteuils favoris, je viens de lire avec ma maîtresse Demian d’Hermann Hesse. J’ai l’air tranquille. Mais si vous saviez…

Si vous saviez combien la vie intellectuelle d’un chat est riche… Si vous saviez ce que je vois… c’est grâce à tout ce que j’ai vu que j’ai les yeux aussi écarquillés (certains médisants diront toujours que ça me donne un air stupide…), mais ça je vous le raconterai une autre fois.

Là j’ai un grave problème. Enfin, un grave problème pour un chat…

Je suis posé sur un de mes quatre fauteuils favoris. Le problème, c’est que le fauteuil d’en face m’appelle : il a l’air plus confortable. Je sais qu’il est plus confortable maintenant car il est vingt-deux heures. Et, tous les soirs, de vingt-deux heures vingt-trois heures trente, le coussin bariolé qui est dessus se réchauffe légèrement. Oui, il se réchauffe. Tout simplement parce que la muse de ma maîtresse vient y danser tous les soirs. Elle est d’une ponctualité exemplaire.

Et moi, je l’aime bien, sa muse. Ca me fait trop rire d’ailleurs : aux heures où la muse vient danser sur ce fauteuil, je sais que, dans l’autre pièce, ma maîtresse, hypnotisée par son écran d’ordinateur, attend que sa muse revienne. Pendant ce temps, la muse danse, elle s’évade, cherchant elle-même l’inspiration.

Et là il est bientôt vingt-deux heures. J’entends la musique en sourdine dans le bureau, les touches du clavier dansent de plus en plus rapidement. La muse s’apprête à quitter sa maîtresse. Sa maîtresse le sent, essaie désespérément d’accélérer le rythme avant que le néant n’arrive, pendant que Thom Yorke susurre. C’est la lutte contre le temps. C’est la lutte perdue d’avance.

Les touches hésitent, s’énervent, puis s’arrêtent. Ca y est. Elle arrive.

C’est là qu’arrive mon problème. Je suis bien au chaud installé sur mon coussin, mais j’ai envie d’aller sur l’autre, celui de la muse. D’un autre côté, j’ai mis trois heures à réchauffer le coussin sur lequel je suis, c’est dommage de l’abandonner maintenant qu’il est à point. Mais quand même, quand la muse danse, ce n’est pas la même chaleur. J’aime bien la regarder danser. On dirait un oiseau. Je n’ai jamais essayé de la chasser, de m’amuser avec elle : je ne m’y risquerais pas.

Bon, allez. Le spectacle vaut le déplacement quand même. Tant pis, je laisse mon coussin juste chauffé.

Je me suis donc posé sur l’autre fauteuil. Elle a débarqué en sautant de partout, luciole bleue dans l’ombre du salon. J’étais aux premières loges. Elle fuse vers moi, grimpe sur le coussin, et effectue un véritable feu d’artifice. Ca réchauffe. Je suis ses mouvements incessants, son aura passe par toutes les couleurs.
Pendant une heure et demi, je ronronne, les yeux plissés, enivré par son spectacle. J’essaie de la retenir en ronronnant plus fort, mais c’est peine perdue : après avoir dansé, il faut qu’elle retourne au travail. C’est à ce moment là que je suis le plus jaloux de ma maîtresse. J’ai envie de retenir la muse, j’ai envie qu’elle reste. Mais les muses ne restent jamais. Alors je la laisse retourner à son destin, encore une fois.

Je suis sur le coussin chaud. J’entends ma maîtresse pousser un soupir de soulagement, puis le cliquetis des touches qui se remettent à danser.


 
 
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Il y a des questions, comme ça, qu'on ne se pose pas, et pourtant...
Le comportement d'Orphée m'intrigue. Pour ceux qui ne connaissent pas, je fais un pitch rapide : 
Orphée, poète et musicien (sur une lyre en carapace de tortue) est amoureux d'Eurydice. Celle-ci, piquée par un serpent, meurt, et part donc aux enfers.
Orphée décide d'aller en Laconie, où se situe l'entrée des enfers, et descend au Tartare courageusement.
Désespéré d'avoir perdu son amour, Orphée chante sa tristesse avec sa lyre. Ses chants, emplis d'une grâce presque divine, interpellent Charon (le passeur), Hadès et Perséphone.
Ces derniers lui donnent la permission de ramener Eurydice dans le monde d'en haut. Mais Hadès impose une condition : Orphée ne doit pas se retourner jusqu'à ce qu'elle soit revenue sous la lumière du soleil. Lorsqu'il voit poindre la lumière du jour, Orphée se retourne pour voir si Eurydice est encore là : il la voit alors disparaître définitivement.
  De retour chez les vivants, il se fera massacrer par les Ménades de Dionysos. Elles le déchiquètent et balancent sa tête à la flotte, mais la tête d'Orphée continue inlassablement à clamer le prénom de sa bien-aimée.
 Cette tête fut transportée à Antissa, où elle émettait des oracles jour et nuit.
Voilà pour le pitch.
 

Mais pourquoi Orphée s'est-il retourné ? Pourquoi n'a-t-il pas attendu d'être sorti totalement ? Pourquoi, lui qui était quand même supérieurement sensible et intelligent, n'a-t-il pas respecté la condition imposée par Hadès ???

Son comportement est assez incompréhensible...

On sait que les dieux pouvaient être parfois très joueurs, et promettre aux hommes des actes qu'ils n'accomplissaient pas. Peut-être Orphée s'est-il méfié des dieux, il ne les a pas crus??? Mais, même si vous ne croyez pas une personne, lorsqu'il s'agit de récupérer l'être aimé, vous suivez les conditions de cette personne, juste pour vérifier. Au pire les dieux lui faisaient une bonne blague, et Orphée ne revoyait plus Eurydice (mais au moins il ne se sentait pas coupable).

Mais non, cet étourdi d'Orphée se retourne JUSTE AVANT d'être sous la lumière du jour, comme s'il n'aurait pas pu patienter deux secondes !!! A s'être tapé tout le chemin, c'est assez stupide de se retourner au dernier moment...

 
Peut-être voulait-il simplement faire son malin, et montrer aux dieux qu'il n'avait pas confiance en eux (quel rebelle cet Orphée!!!)
Peut-être s'est-il dit, inconsciemment : « Si je fais ce genre de plan, on parlera de moi pendant longtemps. Déjà que je suis le père de tous les poètes, ce serait cool si, en plus, je pouvais faire un truc vachement osé et incompréhensible, histoire de laisser une trace... »
Ou alors il pensait que son amour pour Eurydice ne pouvait définitivement pas être heureux, ce qui donnait à leur histoire une dimension tragique unique (on ne se rend compte de la véritable valeur des êtres que lorsqu'on les a perdus)...
Ou encore, chemin faisant dans le tunnel qui le remontait jusqu'à la terre, il s'est dit que, finalement, Eurydice ne méritait peut-être pas tout cet héroïsme; après tout, elle n'avait qu'à pas mourir...
Enfin, peut-être s'agit-il simplement de conscience professionnelle pure et dure : en tant que Poète, Orphée se devait d'accomplir un acte étrange et d'avoir une vie de malheur...

Voilà le genre de questions que se pose une prof lorsqu'elle a de la fièvre...


 
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Publié le par complik clé
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   Je vous avais déjà parlé de Manu Larcenet et de  son combat ordinaire, B.D qui alterne humour et sujets graves…

Dans un esprit beaucoup plus léger (le lecteur rit presque à chaque page), ce cher Manu propose pour la rentrée le quatrième tome du Retour à la terre, une série de « sketches » décrivant la vie à la campagne d’un jeune couple. Dit comme ça, ça paraît pas passionnant, sauf que c’est à mourir de rire : le pauvre Manu (héros de l’album grâce à une habile mise en abyme) découvre les affres de la paternité, et renforce ses liens avec ses nouveaux voisins. Le meilleur personnage est à mon avis la mère Mortemont, une vielle campagnarde au sale caractère, pleine de bons dictons et de belles expressions ( « me petcho pas les burnjes » par exemple, est-il besoin de traduire ???)
Manu Larcenet est un bourreau de travail, il dessine et imagine des planches tous les jours, et ce qui ressort de son œuvre n’est pas habituel : il parvient, grâce à des dessins très simples, à questionner le lecteur sur la vie et le cours des choses.
Je sais bien que les B.D sont devenues un luxe (j’étais moi-même une grande consommatrice jusqu’à l’euro), mais celle-ci vaut vraiment le détour…
A bon lecteur… salut



B.D. Rare Manu Larcenet Par Complik Clé

 

Publié le par Complik Clé
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Après des vacances bien chargées en glandouille (il faut assumer son statut de prof, c’est pas facile), je re-tâte du clavier pour parler un peu musique…
Le chanteur de Radiohead, Thom Yorke donc (pour les néophytes) a sorti un album cet été, The eraser. Il n’a pas vraiment besoin de pub, Thom en personne ne m’a rien demandé (putain j’aurais bien aimé) mais j’ai juste envie d’inciter ceux qui ne connaissent pas à y jeter une oreille, car des artistes comme ça, c’est de plus en plus rare.
Ecoutez, juste pour voir. Attention hein, c’est pas la super joie, c’est pas le petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien.
 Non, Thom son truc c’est plutôt le désespoir, les questions existentielles face à certaines injustices… Mais son vrai truc, c’est sa voix. Même si vous ne comprenez pas les paroles (en english bien sûr), l’émotion vous gagne avant même qu’on ait le temps de s’en apercevoir.
Les arrangements musicaux sont surprenants, la pochette de l’album est à elle seule une œuvre, et l’album en lui-même est un petit bijou.
Thom est anti-conventionnel, il a du mal avec l’industrie du disque, il a du mal avec les jugements à l’emporte-pièce que les gens ne peuvent s’empêcher d’avoir, et pour cause : aveugle d’un œil depuis son plus jeune âge, il a subi très tôt les moqueries super intelligentes des autres (ces autres là qui aiment bien Patrick Sébastien…) et, c’est con à dire, mais ça lui a permis de développer autre chose, une intelligence, une sensibilité que ses détracteurs n’atteindront jamais.
Sa voix chante le désespoir comme d’autres chantent la joie de vivre, faut aimer. Perso ça me déprime plus d’écouter le petit bonhomme en mousse que Thom, d’autres trouveront que c’est de la musique de dépressif… Tant pis. Car, comme le disait ce cher Alfred (de Musset, grand amateur de Patrick Sébastien)
« les plus désespérés sont les chants les plus beaux/Et j’en connais certains qui sont de purs sanglots »…

A bon écouteur….

… deux-trois trucs que j’ai découverts en musique (et pas forcément désespérés) :

Smooth, Sporto Kantes, Red Snapper et Four tet…





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Publié le par Calaube
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(Par Calaube)


 
Les petites filles se pavanaient devant la glace. Elles tournaient, viraient, et leur robe à volants s’envolaient au gré de leurs voltes. Leurs cheveux enrubannés léchaient leurs joues roses de bonheur. Bientôt elles pourraient montrer à tous et toutes leur beauté juvénile. Pour le moment elles riaient, et leurs bras potelés frôlaient leurs jupons aériens. La fête était proche ! La musique par moments se glissait dans la pièce et les fillettes aussitôt valsaient de plus belle.

Dehors, les adultes finissaient d’installer les nappes immaculées. Les parasols parsemaient le jardin comme des confettis dispersés ça et là. Des rires fusaient. La grande fête approchait, l’ambiance s’échauffait. On sentait la fébrilité dans l’imminence des festivités.

Dans sa chambre, Clara se préparait, son visage irradiait de bonheur. Bientôt, elle serait la reine de la fête. Sa robe de soie semblait avoir été taillée sur elle tant elle était ajustée. Dans ses cheveux noirs, des fleurs multicolores semblaient attendre d’être butinées tant elles étaient fraîches.

Elle était enfin prête. Elle s’assit précautionneusement pour ne rien déranger de sa tenue. Elle ferma les yeux. Son visage changea progressivement d’expression. Ses traits se tendirent, sa bouche se pinça légèrement. Elle craignait un peu de ne pas être à la hauteur du rôle qui lui incombait cette année. Pourtant, elle avait bien écouté les consignes, bien répété après son père tout ce qu’elle devait faire. Des centaines de fois, elle avait imaginé cette journée. Cela lui semblait à présent moins facile. Son cœur palpitait un peu fort et sa respiration était un peu haletante. Bien sûr les précédentes élues ne lui avaient rien raconté. A chaque fois l’expérience était neuve et rien ne filtrait de cette fabuleuse journée.

Ici, depuis quelques jours, elle regrettait de ne pouvoir serrer ses parents contre elle. Tout à l’heure, ils ne seraient pas là. D’ailleurs, elle ne connaîtrait sans doute personne. Cette fête ne ressemblerait sûrement pas à celles organisées par les gens de sa famille ou les amis. Son quartier n’était pas aussi beau. Les maisons moins grandes et les gens moins heureux.

Mais elle ne regrettait pas d’avoir eu la chance d’être là. Elles étaient nombreuses à postuler, à espérer d’entrer dans ce lieu magique afin d’y être fêtée.


Dans le quartier d’en bas, les habitants s’étaient enfermés dans leurs maisons. Ces jours là, personne n’osait sortir. Les femmes, les hommes se terraient. Personne ne voulait parler, personne ne voulait reconnaître la probable vérité. Chacun préférait le silence à une éventuelle confrontation qu’elle soit visuelle ou verbale. Ce malaise se poursuivait quelques jours, le temps de passer à autre chose. D’être obligée de reprendre le rythme routinier de la vie d’en bas.
 
La princesse du jour avançait dans la lumière, les fillettes hilares, la saupoudraient de minuscules fleurs multicolores qui faisaient écho à celles de sa coiffure. Les spectateurs se taisaient, ils portaient tous un masque d’oiseau. On entendait des bruissements d’ailes comme si des centaines de volatiles étaient contenus dans une volière trop petite. Les seuls sons humains étaient les rires des enfants mais qui progressivement devenaient étranges, au point de ressembler à des cris nerveux. Leur comportement semblait peu à peu devenir agressif, les fleurs étaient à présent jetées violemment sur l’innocente beauté qui devait de plus en plus se protéger sous la violence de leurs jets. La malheureuse roulait des yeux effarés, elle ne comprenait plus, cela ne ressemblait pas à ce qu’elle s’était imaginé, l’auditoire ne paraissait plus très amical et commençait à s’agiter tandis qu’un murmure sourd s’élevait dans l’air. On attendait quelque chose, un signal. La mise en route d’un processus inexorable qui paraissait imminent.

Le silence se fit. Plus rien ne bougeait. Même les bruissements d’ailes s’étaient tus. Les fillettes elles aussi étaient immobiles. La demoiselle délicieuse était figée dans une posture crispée. La fête, à peine commencée, était finie, elle le savait. Tout à coup des milliers de rapaces apparurent dans le ciel limpide. La nuée se dirigeait vers eux. En même temps les spectateurs formèrent un cercle autour des enfants et de la jeune fille. Telle une infernale spirale les oiseaux se laissèrent choir sur leurs proies.

La curée commença… des hurlements retentirent. Le jardin magnifique se transforma en arène de mise à mort. Seules au milieu du cercle, les sacrifiées se débattaient, essayant de repousser les attaques virulentes de leurs attaquants qui cherchaient de leurs serres ou de leur bec à se repaître d’un morceau de choix, leurs jolis yeux à présent terrorisés. Une fois arrivés à leurs fins, le combat perdit de sa brutalité. La plupart étaient à genoux les mains sur leur visage, comme dans une étrange prière. Des larmes de sang coulaient le long de leurs avant bras. Certaines, inconscientes, gisaient sur le sol. Les rapaces lissaient leurs plumes maculées de sang. Quelques instants plus tard, ils reprirent leur envol. Le ciel se voila sous leur nombre. Le cercle qui était resté immobile et silencieux se resserra progressivement autour des suppliciées agonisantes. Les masques tombèrent. La physionomie accueillante des habitants de ce palais avait disparu laissant place à des personnages faméliques. Leur beauté et leur jeunesse avaient disparu. Les vieillards squelettiques s’approchèrent à pas hésitants des corps à présent presque immobiles. Quelques unes, encore, essayaient de se débattre contre ces attaquants devenus à présents imaginaires, mais leur esprit était devenu fou, elles n’aspiraient qu’au repos. Et… seule la mort, à présent, pourrait les délivrer de cette indicible souffrance. Le cercle se refermait lentement, un murmure lancinant s’échappait du groupe. Puis doucement, comme au ralenti, les hommes et les femmes décharnés se baissèrent sur les corps maintenant immobiles des enfants et de Clara. Presque tendrement, de leurs doigts déformés, ils effleurèrent les corps. Puis, ils léchèrent avec avidité leurs mains couvertes de sang. Ce fut sans doute le goût métallique de ce sang frais qui déclencha la curée Et tels des charognards ils portèrent à leurs bouche les morceaux de chair qu’ils arrachaient de la dépouille qu’ils s’étaient choisie, certains s’étaient jetés au sol et plongeaient leur visages directement dans les entrailles des enfants. Seuls les bruits de mastication, de craquement d’os, de succion résonnait dans le silence pesant du jardin. Le festin se poursuivit longtemps. Et, c’est tard dans la nuit, repus et sanguinolents que les convives du macabre repas se retirèrent. Leurs silhouettes s’éloignèrent en silence vers leurs appartements.

La noirceur de la nuit prit possession du parc et dans un bruissement léger, d’innombrables oiseaux lilliputiens envahirent les lieux du carnage. En l’espace de quelques minutes la place fut nettoyée. Plus rien ne pouvait permettre d’imaginer les atrocités qui s’y étaient déroulées. Les arbres s’étaient redéployés, l’herbe et les fleurs avaient repris leur aspect printanier. Même l’eau de la rivière voisine semblait à nouveau reprendre vie et son gazouillis ne semblait ne s’être jamais tu.

La nuit se poursuivit sereine.

L’aube pointa. Le soleil caressa de ses rayons le domaine à présent tranquille.

La vie de ses habitants, jeunes et resplendissants, heureux, reprit son cours.


Le village d’en bas sortait lentement de sa torpeur. La vie aussi, ici, reprenait son cours. Mais ils savaient déjà, que c’’était un répit. Les familles des enfants disparus avaient préféré partir, La douleur de leur absence, trop aigüe, avait eu raison de leur réticence.


 
Publié le par Calaube
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(Par Calaube)

 
Je supporte difficilement les réveils brutaux, le matin. Ce que j’aime c’est quand elle vient doucement près de moi et que je sens son souffle tiède sur ma nuque. C’est un jeu, elle le sait. Je joue aussi, et même si ses pas se font légers sur le parquet, je l’entends arriver, mais, je garde les yeux fermés et surtout, même si mon cœur s’emballe un peu, je maîtrise ma respiration pour qu’elle ne me trahisse pas. C’est un moment merveilleux d’amour et de tendresse qui nourrit chacun de mes débuts de journée. Ce matin là, le chat en s’étirant, avança l’heure de mon éveil, mais, hors de question de me lever et de commencer ma journée sans mon plaisir quotidien. Je restais donc sans trop bouger, goûtant les minutes qui me séparaient de mon ravissement. Le chat lové contre moi ronronnait, chacun son plaisir. Le ciel progressivement s’éclaircissait. Bientôt, l’été ! J’adore l’été, l’océan, faire du vélo sur les chemins. Je pense aussi au bassin, quand on se promène ensemble, main dans la main. Et que de temps en temps, elle s’arrête, elle se tourne vers moi, me regarde, et me dit : « tu sais quoi ? » là, encore je joue, alors bien sûr, je réponds : « non ». Et, avec un sourire immense, elle : « hé bien, je t’aime !! ». Allez ! Sans exagérer, elle a du me poser cette question au moins un millier de fois. Mais même si parfois, je réponds : « je sais, je sais », je reçois son amour en plein cœur. Je l’aime aussi. Donc ce matin là, j’attendais sa venue. La maison encore silencieuse, elle dans son lit, moi dans le mien, je n’ai jamais obtenu d’elle, qu’elle m’accepte dans son nid à demeure. De temps en temps quand vraiment, vraiment ma solitude nocturne me pèse trop, elle ouvre ses bras et ses draps. Et je peux me lover contre elle et m’enivrer de sa douceur. L’attente de ces moments intenses augmente le bonheur que j’ai à la retrouver.
Même le chat s’est arrêté de ronronner, dans la quiétude matinale, le moindre son prend de l’ampleur. Les volets en s’ouvrant habillent le silence. La journée commence ! Ses pas furtifs se rapprochent. Fermer les yeux, respirer calmement et régulièrement, et, surtout positionner ma nuque, adroitement mais, négligemment découverte. La porte doucement s’entrouvre, sa chaleur la précède. Elle entre précautionneusement, son plaisir étant de me surprendre… je ne frémis pas. Elle retient ses cheveux pour ne pas qu’ils la devancent. Elle se penche, son odeur exquise me fait frissonner. Son souffle, enfin s’égare dans les cheveux fins de ma nuque. « Bonjour… mon ange » je soupire de ravissement. «As-tu bien dormi… mon trésor » je vibre de contentement. « Huuummm ! Oh oui, maman ! ». « Il est l’heure ma chatte, l’heure du petit déjeuner… tu me retrouves dans la cuisine ? ». La petite fille que je suis, jubile, encore une fois. J’ai pu savourer de ce moment magique. Mais avant de la rejoindre en me délectant des effluves de chocolat échappés de la cuisine, je glisse une main derrière mon oreille et je la referme délicatement autour de l’un des baisers déposé par ma mère. Puis je le dépose délicatement dans ma boite à bonheurs. Je fais des provisions.
La journée commence et, c’est en chantant que je me précipite vers la source chocolatée





 
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Publié le par Complik Clé
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Louis Calaferte
                                          


B.M.C m’a gentiment prêté deux livres de Calaferte (auteur que je ne connaissais pas jusqu’alors)… « Tu verras, je pense que ça te plaira… »
Sacré B.M.C, tu ne m’avais pas précisé l’ampleur de la claque que j’allais me prendre, et c’est mieux comme ça (une claque est toujours plus efficace quand on s’y attend le moins)… Non, tu m’as juste dis : « c’est bien… »
Je me suis donc plongée dans le "Requiem des innocents", et je n’en suis pas ressortie indemne. J’ai été surprise, choquée, je ne trouve pas le mot correct, de voir que les problèmes de banlieues, avec les misères sociales, étaient aussi lourds il y a cinquante ans qu’aujourd’hui. Je ne suis pas débile non plus, j’ai bien conscience que la misère n’est pas la spécialité de notre époque. Tous les hommes qui nous gouvernent (berk, je n’aime pas ce mot !) devraient lire ce livre, et je n’écris pas cela à la légère… Encore une fois, si j’avais de supers pouvoirs, je collerais le nez de chaque « gouvernant » dans ce bouquin, juste pour qu’ils voient…
Parce que, quand même, ça fait bizarre que Calaferte rapporte le discours d’un gars imbuvable qui vient dans la Zone (la banlieue si vous préférez) et qui s’exclame : « Il faut chasser la racaille !!! » Je rappelle que Calaferte a écrit ce bouquin il y a plus de quarante ans, ça fait froid au cœur…
Oh, ne vous inquiétez pas, il ne nous fait pas du misérabilisme Calaferte, il n’essaie pas de se faire plaindre, il avait bien compris que la pitié des autres ne servait pas à grand’chose. Non, il se contente de raconter sa vie. Sa vie et celle des oubliés, des écorchés, de ceux que ni la société ni les parents ne veulent, les Innocents, comme il les nomme si bien. SI VOUS POUVIEZ LIRE CE LIVRE, et sa suite, "Le partage des vivants", je pense que ça remuerait pas mal de choses en chacun. Et ça fait du bien, parfois, de remuer en nous…
A bon lecteur, salut…

Et merci encore à B.M.C …

 
 
 

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B.M.C.  -  de la série “ L'enfer du décor”


 
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David Beckham
www.feromono.com

 
 
On trouve souvent, via le net, une liste des « perles » du bac renouvelée chaque année, où l’on peut admirer à loisir les bourdes, les boulettes que certains élèves commettent à leurs épreuves écrites.
Je ne sais pas si ça vous rassurera, mais, aux épreuves orales de français, on a droit aussi à des perles exceptionnelles, face à face avec l’élève, en direct-live comme dirait l’autre… Et je dois dire que j’ai failli m’arracher les cheveux mercredi dernier, en faisant passer sept élèves de première STG.
J’ai des premières STG toute l’année, j’ai donc bien pu me rendre à l’évidence que le français n’est pas leur matière favorite (ils ne sont pas en section littéraire non plus, c’est donc normal), ils ont de gros coefficients en gestion, informatique, communication, etc. Alors, le français, c’est un peu leur dernière préoccupation… Mais quand même… Quand même… J’ai quand même l’impression, ou la folle illusion, que mes élèves ne s’en sortaient pas trop mal. Mais mercredi… Mercredi j’ai eu devant les yeux un joyeux défilé de clones de David Beckam de dix-huit ans (cheveux en crête et nuque longue, un diamant ou, mieux encore, le sigle « chanel » en strass, à chaque oreille, des bijoux, des t-shirts siglés Dolce-Gabanna ou Diesel…), c’était le festival des coqs.
Mais bon, on ne les note pas sur leur look, et j’ai eu, moi aussi, un certain mauvais goût vestimentaire pendant l’adolescence. Ca m’a quand même fait un peu flipper tous ces David Beckam, j’avais l’impression de faire un mauvais rêve.
Mais bon, on peut avoir l’apparence d’un coq et s’en sortir pas trop mal, certains étaient assez intéressants (les deux qui n’étaient, comme par hasard, pas lookés comme David B.)
J’ai interrogé un de ces coqs sur un passage de Zadig, de Voltaire, dans lequel les personnages débattent à propos de la religion, un passage plein d’ironie (pour Voltaire c’est original).
Chez Voltaire il y a du second degré qui n’est pas forcément accessible à tous, ok.
Ce coquelet me lit nonchalamment le texte, et je remarque, surprise, qu’il lit « … vous ne savez pas que le [kaoss] (pour chaos) est le père de tout… ». Le coq fait un petit commentaire plus ou moins nul (première partie de l’oral), puis je l’interroge (seconde partie de l’oral), en me disant, bien naïve que je suis, que le stress l’a fait mal lire. Je lui demande donc de relire la fameuse phrase où le chaos est le père de tout. Et là, rebelote, il lit « kaoss » (je précise à tout hasard que le coq en question n’est pas d’origine étrangère, ça aurait pu l’excuser)
-    « Etes vous sûr que ce mot se lit [kaoss] ???
-    Euh… peut-être pas… on dit [chao] ??? »

Silence médusé de ma part…

-    « Ben, non, on dit [kao], le –ch- se prononce [k], le chaos se dit [kao]…

Regard surpris de David Beckam…
Je choisis de creuser un peu, maso que je suis…

-    « Que signifie, d’après vous, le mot chaos ???
-     … euh, ben, je sais pas trop… c’est un monstre ???

Et là, j’ai senti que c’était le kaoss dans ma tête…
Je veux bien que la notion de chaos soit difficile à définir, mais j’estime que chacun sait plus ou moins vaguement, à dix-huit ans, que le chaos peut être assimilé à une destruction, au big-bang, ou même au bordel, je sais pas… C’est quand même un terme relativement commun… Et ce pauvre coquelet était incapable de m’expliquer le chaos. Il n’avait pas besoin, remarque, il était en train de l’illustrer sans le savoir…
Ce n’est pas grave, c’est plutôt drôle après coup, mais sur le moment j’ai ressenti une angoisse… Il a avoué qu’il se moquait éperdument du français, qu’ils n’avaient pas bien travaillé ce texte avec le prof, etc. Bref, il se cherchait des excuses, alors que la seule vraie raison de cette ignorance (excusez-moi mais je ne vois pas d’autre mot) était le manque de curiosité intellectuelle.
Lui, il s’en fout de ne pas savoir ce qu’est le chaos, ça ne le gênait pas du tout. Il a du se dire que j’étais une conne d’intello, lui il a bien mieux à faire que de comprendre tous les mots, c’est pas ça qui l’intéresse, non. Ce qui l’intéresse, c’est de ressembler à David Beckam, d’avoir un jour autant d’argent que lui, ah ça, l’argent, ça avait l’air de le faire rêver, c’est bien plus important que Voltaire.
Tout ça parce qu’on (souvent « on » est un con) les persuade que leur bonheur tiendra à l’argent et à la célébrité, à la parade, y a que ça de vrai. Avoir de beaux diamants dans les oreilles, passer à la télé, avoir une mega voiture, c’est sûr, le mot bonheur, il aurait pu me le définir à sa façon…

C’est une perle parmi d’autres, mais ça fait réfléchir… Si certains jeunes ne savent pas définir le chaos, comment feront-ils pour le reconnaître, pour l’empêcher ???
Je suis une jeune adulte, peut-être un peu vieille dans ma tête, et je me fais du souci pour demain… Heureusement, je regarde les nuages…



 


David Beckham
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    Comment décrire la naissance d’une muse ?             Comment définir ce qui est, par essence,  

indéfinissable ???Les muses ne naissent pas dans les roses (quoique ?), les muses ne se clonent pas, ne sont pas issues de fécondations in-vitro, non. On ne peut décrire la naissance d’une muse, car une muse ne naît jamais, elle est latente.
On ne commande pas une muse comme un enfant gâté commanderait le dernier jouet à la mode au Père Noël, ce serait trop facile. La muse arrive lorsqu’on s’y attend le moins, lorsqu’on n’attend plus rien. Celui qui désire ardemment avoir (sic) une muse peut toujours courir, on n’attrape pas les muses avec du vinaigre.
La muse est, par nature, capricieuse, insaisissable, et pourtant… Pourtant, quand on frôle du bout des doigts ses ailes en filigrane, rien d’autre ne semble exister. Chaque artiste a sa muse, même celui qu’on déteste (même Pascal O. en a une, je la plains d’ailleurs, elle devrait arrêter la picole…). Parfois il est heureux de la voir (l’avoir ?), à d’autres moments il la déteste, d’être aussi peu inspirante. Un rapport passionnel (je t’aime/je te déteste) s’instaure entre elle et l’artiste, c’est la fusion, c’est la haine. Elle ne vient pas lorsqu’on veut la voir, elle est là lorsqu’on aimerait qu’elle s’en aille, bref, elle n’en fait qu’à sa tête, qu’elle a souvent fort bien faite.
Le maître devient esclave de sa muse. Il l’implore et la déplore, la supplie, lui crache dessus. Il la torture, fait des prières pour qu’enfin elle apparaisse. Mais elle n’apparaît pas, elle s’amuse ailleurs, dans des mondes certainement bien préférables au notre. Alors, une fois qu’il abandonne, qu’il abandonne VRAIMENT, alors mademoiselle daigne revenir, daigne se sacrifier un peu pour inspirer son Homme.
Vous allez dire : « si on sait qu’une muse ne vient que lorsqu’on ne l’attend pas, alors pourquoi l’attendre ? Pourquoi ne pas rester, tranquille, l’air de rien, l’air de ne pas attendre, l’air de ne pas entendre en nous la haine qui nous fait la maudire ? C’est simple après tout : on ne l’attend pas, elle vient, et tout le monde est content… »
Mais rien n’est simple dans la vie, encore moins dans la vie artistique. Il ne faut pas croire, les muses sont fatigantes, plus d’un a sombré dans la folie à cause des caprices de sa muse.
Ca se paye une muse. Ca se paye sans argent, ça se paye en peinture, en encre, en souffrance, en bonheur, il lui faut bien tout ça pour qu’elle nous donne autant.
Ma muse n’est pas diurne, elle aime bien venir en pleine nuit, de préférence quand je suis bien fatiguée, de préférence quand j’ai envie de tout, sauf d’écrire. Tu es pénible, ma muse, mais je n’y peux rien…
Elle débarque en pleine nuit, donc, des trompettes triomphantes annoncent sa venue… Tan tan tanan… Roulement de tambours…
Attention, mesdames et messieurs, Mademoiselle la muse sera parmi nous exceptionnellement cette nuit. Son intervention sera courte.  Profitez en bien messieurs-dames… Réveillez vous vite !!! Vous n’aurez peut-être plus l’occasion d’assister à un tel spectacle !!! Envoyez la musique !!!

Et là, bien obligée, pauvre pseudo-artiste que je suis, je me réveille, je me lève, j’applaudis dignement le spectacle, et j’allume mon ordi qui, comme pour me narguer, m’annonce gaiement qu’il est trois heures du mat, tout le monde s’y met… Surtout moi…
Dans le meilleur des cas j’écris quelques pages, en ayant l’impression que je ne suis plus tout à fait la même. J’écris sans m’en rendre compte, ma muse guide mes personnages, mes paysages, je n’existe plus.
D’autres fois (et je suis sûre qu’elle en tire un sadique plaisir) elle disparaît avant même de m’avoir inspirée, et elle me laisse là, comme une abrutie devant mon écran vide. J’appuie sur les touches mais y a rien qui vient, rien de bien en tout cas. Alors j’attends un peu, je fais autre chose pendant cinq minutes, me disant qu’elle va revenir, qu’elle n’a pas fait autant de bruit pour rien. Puis je me rends à l’évidence. Elle ne reviendra pas. Pas cette nuit en tout cas. Dans ces moments là, je ne sais pas qui je déteste le plus : moi, d’être aussi stupide, ou elle, d’être aussi capricieuse, ou peut-être nous deux, puisque nous sommes liées, au sens le plus profond que peut avoir ce verbe. Peut-être que quand je mourrais ma muse survivra, qui sait ??? La métempsychose des muses, ça existe peut-être (j’espère juste qu’elle n’ira pas s’acoquiner avec le premier imbécile venu…)
Pour l’instant je vis, du moins j’en ai l’impression. Et, malgré ses incessantes sautes d’humeur, j’adore ma muse, même si parfois elle me laisse tomber. Je sais qu’elle rôde…
Et je sais aussi que l’artiste ne sait rien (un élan socratique ???), c’est sa muse qui sait tout…

Je dis merci à toutes les muses du monde (quelques lignes de plus et je vous fait des paroles de Pascal O. !!!) Merci de nous supporter…

 
 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars



 
Je marche à la recherche
Des ombres qui m'attendent.
J'languis d'les retrouver,
que mes ombres m'entourent,
que mes ombres m'étouffent,
et je les mêle aux tiennes...

Quittons la sphère infecte
Adieu les nouveaux hommes,
Moi j'préfère les insectes.
Pégase est dépassé,
enfourche le serpent...

Entre ombres on tourbillonne,
lentement mais sûrement
Et on s'laisse aller,
sans chercher à comprendre
Sans plus savoir comment

Si j'avais du te dire
Si j'avais pu le pire,
Sûr que je l’aurais fait

J’aurais chassé les ombres,
Explosé nos reflets,
Ton regard dans la glace
Avant que l’on ne sombre…

Je marche à la recherche
Des hommes qui sont partis,
Happés par le désir
D’un monde sans névrose.

Ils sont loin, devant moi,
Je les vois en mirage
Tuer leur nouveau roi,
Chercher le dernier sage

Le chemin continue,
Infini, hors du temps.
Marchons, mon ami,
Allons au bout du rien,
Jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus

Si j'avais du te dire
Si j'avais pu le pire,
Sûr que je l’aurais fait


 
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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
 
 
     Si les murs étaient vivants, ils seraient mes amis.

  Vous vous dites « ça y est, Complik-clé a pété les   plombs, elle a du trop écouter un certain P.O… »

Eh bien non, je ne suis pas plus folle que d’hab (est-ce seulement possible ???), je suis relativement à jeun (à moins que le Yop à la noix de coco ait des effets secondaires jusque là inconnus), et je me dis que, décidément, les murs pourraient avoir une vie intéressante.
C’est peut-être parce que je suis timide, d’ailleurs je me demande si d’autres timides se posent ce genre de question : « que pensent les murs ? ».
Quand on est timide on parle peu, ça, tout le monde est bien d’accord. Quand on est timide on ne regarde pas toujours les gens en face, jusque là vous suivez.
Mais, lorsqu’à la timidité se superpose une imagination débordante (ou pathologique, c’est au choix), alors le silence crée d’autres mondes.
Ce n’est pas parce que le timide ne parle pas qu’il ne pense pas, il ne faut pas tout mélanger. Non, le timide pense. Il pense souvent trop, il pense parfois mal, mais il pense. Il observe.
Et au bout d’un moment de pensée, de silence et d’observation, il quitte un peu le monde des parleurs pour se perdre. Les yeux un peu dans le vague, ou fixant un point invisible sur un mur, sur une porte ou sur un ciel, le timide n’est plus là. Si vous lui posez une question à ce moment-là, vous serez sûrement surpris par sa réponse, qui sera à tous les coups à côté de la plaque. Il ne faut pas lui en vouloir, ce n’est pas qu’il n’écoutait pas. Il était juste happé par un autre monde (le monde de la porte, du mur, ou du ciel).
Quand je sens monter la timidité, je regarde souvent les murs, les fissures, les aspérités. Quand je ne me sens plus à ma place avec les humains, je cherche un soutien, un salut dérisoire dans un mur (une porte ou un ciel). J’imagine alors la vie de la fissure, la vie du mur. Ce mur qui contemple éternellement les humains, ce spectateur contraint et silencieux qui en sait plus sur le jeu des acteurs que les acteurs eux-mêmes, je le contemple à mon tour et j’essaye de deviner tout ce qu’il a bien pu voir jusqu’à présent. Donc, le temps d’un instant, le temps d’une contemplation, le timide devient mur, devient porte ou devient ciel.
Il ferait certainement mieux de parler, de faire une tentative d’intégration mais, que voulez vous, notre nature prend souvent le dessus… J’espère alors que vous ne regarderez plus les murs (les portes ou les cieux) du même œil, vous entr’apercevrez peut-être les myriades de vies qui ont défilé devant eux…

  Peinture B.M.C.

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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars


Bon, vous connaissez mon amour démesuré pour Pascalou, mais bon, c’est bien de diversifier ses goûts aussi… Alors, pendant que ce cher Pascal vend des milliers d’albums, j’ai envie de parler un peu de ceux qui n’en vendent pas autant, et qui pourtant font des paroles ou des musiques d’une qualité surprenante…


-    Tout d’abord, le groupe Aston Villa, qui est quand même un peu connu. La voix de Fred Chanchitti est, à mon goût, bien plus sensuelle que celle de Pascal, les paroles déchirent et les riffs sont rocks, voire hypnotisants. Leur dernier album,"De jour comme de nuit" est particulièrement abouti, et les précédents valent aussi le coup…

-    Serge Teyssot-Gay, lui, ne chante pas, sa musique suffit à vous transporter. Des paroles seraient superflues. Son album "Interzone" séduira les connaisseurs en guitare, les mélodies sont planantes, l’ambiance détendue…

-    Dans la lignée du groupe Indochine (on aime ou on n’aime pas), le groupe Daisy Box propose un album pop-rock (Diagnostic) un peu dépressif, mais intéressant par la voix androgyne du chanteur et des paroles « folles »…

-    Le groupe montpelliérain Rinocérôse, avec Schizophonia, démontre que la capitale française n’a pas le monopole de la bonne musique. Là encore, il s’agit d’électro-pop-rock, les morceaux ne se ressemblent pas, c’est l’album idéal pour des soirées qui bougent…
 
Voilà voilà, j’en oublie certains, mais, si vous êtes un peu curieux, allez jeter une oreille sur ces albums, qui mériteraient d’être un peu plus connus (eux, au moins, ils ne pompent pas tout le monde, de Baudelaire à Ferré, pour arriver à faire de la musique correcte…)
A bon écouteur, salut…

 

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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
  

Ma muse n’est plus là, elle a du s’enfuir par la fenêtre, ou grimper sur le dos du chat, encore une fois, pour partir en vadrouille avec lui. Encore une fois, elle en a eu marre. C’est dur d’être muse, surtout à notre époque. Elle est jolie, si vous saviez, avec ses petites ailes couleur scarabée. D’habitude elle est là, elle danse sur le clavier de mon ordi, entraînant dans sa ronde mes doigts malhabiles. Parfois elle se pose, sur le bouton volume, inhalant doucement les volutes de mes cigarettes, ou s’enivrant des vapeurs de mon thé, puis elle reprend sa danse, enchaîne la transe et je pars avec elle. Ma muse est ennuyée et ne s’amuse plus. Plus je l’appelle, moins elle répond, capricieuse par nature.
Ca a du la vexer que je réponde au téléphone alors qu’elle était en plein tourbillon créatif. Il faut me comprendre, ma muse, j’attends des nouvelles d’un moment à l’autre pour mon voyage en Italie. Tu sais que c’est important pour moi, et pour toi aussi d’ailleurs. Ce voyage est peut-être une des raisons de ta survie, tu sais. C’est ça qui te fait peur ? Tu crains que je te plante là ? Mais tu es du voyage ma belle, c’est en partie pour toi que je veux partir…

 Enfin, tu vas me dire, elle a bon dos, ta muse, car les muses n’ont besoin d’aucun voyage pour se maintenir en vie. Les plus petits cachots, les plus sombres endroits ont souvent accouché de muses plus impressionnantes que celles des luxueux voyages. Les égarements de l’âme sont pour elles de plus grands tours du monde. Et je suis prétentieux, faible peut être, de vouloir partir pour trouver l’inspiration. Mais j’ai envie, moi, de te faire découvrir ce pays dont je rêve, depuis six ans que j’y suis allé. Ca t’importe peu, mais je veux retoucher ces pierres, revoir ces fresques, respirer à nouveau cet air qui m’inspire tant.

 Tu es jalouse peut être, femme que tu es, qu’un pays ait l’audace de te concurrencer ? N’aie pas peur, ma muse, tu t’y plairas aussi, comme il y a six ans, quand tu n’étais encore qu’une enfant. Tu riras et pleureras avec moi à la vue de ces splendeurs, et si une beauté italienne tente de te détrôner, je saurai  fièrement protéger ma préférée, ne t’inquiète pas. Mais reviens s’il te plaît, parce que là je m’ennuie. Laisse donc un peu ce chat, même si ses yeux répondent plus que les miens à ton idéal esthétique. Ne m’abandonne pas. Pas maintenant ma douce verte. J’ai encore trop besoin de toi. Maintenant plus que jamais. Without you I’m nothing.

 Tu tardes à revenir, je suis habitué. Tu me fais suffisamment de scène quand je te délaisse au profit d’une humaine pour que je comprenne ton retard aujourd’hui, mais s’il te plaît… L’humaine, elle, s’épuisera, se lassera de mes états d’âme, mais toi, toi tu vas revenir, sinon tu ne vis plus. Ca t’embête, hein, de dépendre de moi comme ça… Tu t’y es faite, à la longue, comme un malade se fait  à sa morphine, même si ma comparaison te semble stupide. Allez, reviens… Il nous reste tout à faire et toi tu tardes à venir… Que veux-tu ? Rien, d’habitude. Une larme, un regret ou une joie suffisent à t’appeler d’habitude. Ton silence veut dire que je ne ressens plus rien ? c’est ça? Bon, je vais te mettre de la musique, tu ne résistes guère à ces sirènes, il me semble. Seulement je sais pas trop quoi mettre, moi, pour te faire venir, pour te dire combien tu me manques… Mes goûts musicaux sont variés mais toi tu en préfères certains… Plutôt les voix d’hommes, il me semble. Les hommes étranges et comme moi. J’ai envie de mettre du Bertrand mais j’ai peur que ça me déconcentre trop. Et que ça me fasse pleurer. Je pleure assez en ce moment, de t’avoir perdue, ma belle. Un truc en anglais ça irait mieux, non ? Une chanson qui te correspondrait particulièrement ? Une chanson pour ma muse que je cherche tous les soirs au fond des cendriers ? Ashtray Girl, remixée s’il vous plaît ! Ashtray girl… You know we miss her/ We miss her picture… Ca paraît de circonstance. On mettra l’album entier, après, si tu veux, si tu es là. Je sais que tu as du mal à résister à Brian Molko…
I’ve hold an image of the ashtray girl/of cigarette burns on my chest/I wrote a poem that describe her world/And put our friendship to the test…

A cette chanson se superpose la  mélodie de tes petits pas, qui reviennent de loin, apparemment sans le chat. Enfin, ma muse ! Tu restes sur la terrasse, comme pour me narguer, je te regarde danser. Je sais que c’est  pas parce que tu es sur la terrasse que tu vas rentrer de suite. Tu fais ton petit cinéma de muse, adorable et hypnotisant. Le chat danse un peu avec toi, charmé lui aussi. Et les poussières se figent dans un rayon de soleil pour te faire une auréole.
 Tu danses et tu me rends fou, car j’aimerais que tu rentres maintenant. J’aimerais bien écrire moi, mais sans toi j’ai du mal. Tu dépends de moi comme je dépends de toi, c’est tragique, non ?
 Bon, j’ai mis la chanson en mode « repeat », tu finiras bien par en avoir marre de danser comme une folle comme ça. En attendant je m’en roule une. Je souffle ma première bouffée vers ton joli minois, ça fait voler tes cheveux verts, tu aimes bien ça, non ? Allez… Tu sautilles en riant sans me regarder. Tu es vraiment pénible aujourd’hui ma muse. C’est l’été qui arrive qui te met dans cet état ? A moins que ce soit moi qui t’aie fait fuir à cause de ma mauvaise humeur ? Je suis un goujat ma muse, et tu as raison de le penser. Mais je ne suis goujat qu’avec les humaines, avec toi je suis mieux, non ?
 Allez, reviens… Troisième bouffée, vers le chat cette fois-ci. Dis moi, il serait pas de ton côté, ce traître, à danser avec toi comme ça ? Sacré chat, tu la connais mieux que moi peut-être ? Il louche sur ta tunique scintillante, sans se soucier de la fumée que je lui envoie. Ca y est, tu fatigues, ma muse ? La transe t’a suffisamment ressourcée ? Le chat ne te regarde plus, tu rentres doucement, reconnaissante envers le seul spectateur qu’il te reste. Tu sautilles à mes pieds, grimpes lestement sur mes genoux, avant de venir déposer un baiser sur mon nez… Te voilà revenue ! Tes cils papillonnent et tu glisses sur mon bras avant d’atterrir sur ta piste de danse préférée. Mes doigts sont prêts, ils n’attendent que toi pour commencer la valse. Allons-y ma muse, entraîne-moi vers tes limbes inspirées…
Ma cigarette est finie, le chat se repose. La musique t’hypnotise à nouveau, tu me regardes en riant. Ferme les yeux ma belle, inspire-moi. C’est pas le tout de danser comme une dératée sur de la musique de jeunes, c’est pas le tout de faire la maline. Il va bien falloir à un moment ou un autre que tu t’actives, la transe, ça va un temps, mais il faut en rendre compte, après, de ta transe, sinon ta vie deviendrait bien morne. Tu deviendrais même folle, qui sait ? Tu ne serais pas la première muse à te suicider à cause de l’ennui de son maître. Les plus grandes ont du périr ainsi, celles dont les maître ne se sont pas tués avant.   
 « Maître » est un bien grand mot… Je me trouve plutôt par moments esclave. Esclave de ton bon vouloir. Combien de fois j’étais prêt alors que tu n’étais pas là ? Combien de rendez-vous avons nous manqués, pris tous les deux dans les affres de nos existences respectives ? Combien d’heures ai-je passé, comme un pantin devant mon écran, à attendre que tu prennes mes fils entre tes doigts diaphanes ? Je ne pense pas perdre mon temps, à t’attendre comme ça, en sachant pertinemment que ta venue ne dépend finalement que de moi.
 Le problème, c’est que j’ignore encore aujourd’hui ce qui en moi te fait venir. Je n’ai su encore définir quelle larme, quelle flamme intérieure peut être responsable de ta venue. J’ai cru au début qu’il fallait être triste. Ca, c’est quand j’étais gamin. J’avais l’impression que tu venais quand je pleurais, quand ça n’allait pas, parce que tu arrivais toujours dans les moments les plus maussades. Sauf qu’un jour tu n’es pas venue alors que je vivais la plus grande déchirure de ma vie. Tu m’as laissé seul, y avait plus personne. Je n’ai pas compris sur le moment, ça n’a fait qu’accroître ma mélancolie. Je me suis résigné et j’ai remonté le gouffre, tout seul comme un grand que je ne suis pas.
Après j’ai pensé qu’il fallait être déchiré pour te faire venir. Tout ça parce que t’es revenue, après des mois semblables à des siècles, un soir où j’étais littéralement en transe après avoir consommé diverses drogues. Je crus d’abord à une hallucination puis j’ai rapidement compris que c’était toi qui revenais.

Quelle fête ce soir là ! Je m’étais précipité sur mon clavier et on avait dansé pour nos retrouvailles. Quel meilleur moment que celui où l’on retrouve sa fiancée que l’on croyait morte ? Ensemble on avait rattrapé les nuits perdues et les pages s’étaient enchaînées sans que je comprenne qui menait la danse.        



 Voilà, c’est l’histoire, ou plutôt l’une des histoires, de ma muse. J’ai préféré, par pudeur, faire parler (écrire ?) un homme. Mais bon, c’est quand même à ma muse (quel est le masculin de muse, muson ???) que s’adresse ce texte, je suis sûre que c’est une amie de La muse gueule…



 
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars
I don’t need no more
Some man to tell me
What I have to do
What I have to understand
 
I don’t need no more
Some man to care of myself.
I just need a little boy
Like a nice little toy
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency.
I had chucked up everything
I am just an empty
 girl
 
I don’t need no more
People who give me lessons
How you have to love
How you have to learn your life.
 
My life is burning
I don’t need anything
Just some craking matches
To fling in your faces
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency
I had chucked everything
I am just an empty
Girl
 
I just want to have it off
My husband had kick me out
I gonna to rip me off
I gonna shed tears of joy
 
What I need is nothing
Just a little more
Independency
 


 
*
Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 
 
 
 
 
Joey s’est affalé depuis peu,
A cause d’un vice ou bien des cieux,
Joey a froid maintenant, il ne pense qu’à ça…

Haine en suspens, gestes déplacés,
Sa place, Joey, il l’a perdue
Sans le faire exprès…

Il était bon joueur, pourtant, et pas vraiment martyr.
Dans sa cellule il compte les hyènes
Pour s’endormir

Tant pis joey,
Faut pas jouer,
On t’l’avait dit,
A ce jeu là
on y perd tous.

Il erre, il ne pleure plus,
Juste de temps en temps le cauchemar qui revient,
Tantale a survécu

Et Joey se relève
Sans trop savoir pourquoi.
Il se couche dans ses cendres,
Cherche encore à comprendre…

Mais tu comprendras pas, Joey,
Transforme les voix en fées,
Plane jusqu’à jamais,
Tente de pas revenir…

Tant pis pour toi, hey Joe,
Ils t’laissent pleurer, ces fous.
J’t’attends quand même
Même si le jeu
Est déjà perdu

Y en a qui y ont cru…





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Publié le par Complik Clé
Publié dans : #Guest Stars

 

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Baudelaire doit se retourner dans sa tombe… J’espère pour lui qu’il n’a pas la télé là où il est, du moins j’espère qu’il ne l’a pas regardée vendredi soir.
Le titre de cet article vous paraît obscur, ne vous inquiétez pas, c’est normal, j’ai moi-même du mal à apposer deux noms qui n’ont (d’après moi) rien à faire sur une même ligne…
Charles et Pascal donc… Le poète maudit et le chanteur sans mots…
Je sais, c’est mal de juger, il faut d’abord comprendre… Sauf que, comprendre quelque chose aux paroles d’Obispo, j’suis désolée, j’ne suis pas fabriquée avec cette option.
On ne comprend pas forcément tout quand on lit, par exemple, Les Illuminations de Rimbaud, mais, même sans comprendre, on ressent l’émotion, le mal-être, la magie de tous ces mots qui font la ronde.
Je suis désolée, mais chez Obispo je cherche, et je ne trouve pas cette magie (altérée peut-être par son chant si… faux ?), ce n’est pas pour autant que je vais lui cracher dessus, il en faut pour tous les goûts…
Mais quand même, y a un moment où il va falloir arrêter, parce que, donner comme titre à son dernier album LES FLEURS DU BIEN (non, vous ne rêvez pas), ça veut vraiment dire que ce pauvre Obispo n’a

1)    … rien compris à Baudelaire, puisque tout l’intérêt d’un titre comme les FLEURS DU MAL est d’associer deux notions habituellement opposées (ces oppositions entre le beau et le laid, le bien et le mal ont fait d’ailleurs partie des grands thèmes du Romantisme, dis, Pascal, tu connais le romantisme ???). A la rigueur, il aurait appelé son album les Fleurs du pire, je me serais moins énervée…
2)     … pas beaucoup de personnalité. Je n’ai rien contre les gens qui reprennent un titre ou un texte et le parodient avec habileté, mais j’ai comme l’impression que ce n’est pas le cas ici. Pascalou était juste en panne d’inspiration, dans ce cas-là il faut se mettre à autre chose, le macramé, la peinture sur soie, n’importe quoi, mais pas CA, pitié. J’ai un profond respect pour les auteurs, en particulier les Romantiques (Gautier, Nerval, Lautréamont, même, qui était romantique à sa façon…)
3)    … aucune honte à remanier un titre pour lui ôter son essence…

Bref, personnellement je trouve cette idée assez nase. Le pire (le mal ?), c’est que deux grandes chaînes nous aient proposé, le même soir (remarquez l’intelligence des programmateurs…) une émission spéciale dédiée à ce poète du vingt et unième siècle…

Voilà, c’était le coup de gueule du jour, y en aura d’autres…

 
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tRADUCTION DANS TOUTES LES LANGUES

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